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<title>Sur la Route du Cinéma - -_les_films_ah_oui.</title>
<description>Sur la Route du Cinéma</description>
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<lastBuildDate>Thu, 11 Mar 2010 08:50:52 +0100</lastBuildDate>
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<title>LA RAFLE de Rose Bosch **</title>
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<author>noreply@surlarouteducinema.com (Pascale)</author>
<category>** INTERESSANT</category>
<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 08:10:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.surlarouteducinema.com/media/01/02/155520793.jpg&quot; alt=&quot;19269205_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100308_012827.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2327197&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.surlarouteducinema.com/media/00/02/275145317.jpg&quot; alt=&quot;19269184_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100308_012616.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2327200&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;img src=&quot;http://www.surlarouteducinema.com/media/02/01/825729377.jpg&quot; alt=&quot;19269200_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100308_012824.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2327142&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;En France, dès juin 1942, les juifs ont dû porter l'étoile jaune et se faire recenser. Un mois plus tard&amp;nbsp;13 000 d'entre eux, juifs&amp;nbsp;français&amp;nbsp;ont été &quot;raflés&quot;&amp;nbsp;dès le&amp;nbsp;petit jour&amp;nbsp;le 16 juillet, entassés au Vélodrome d'Hiver dans le 15ème arrondissement,&amp;nbsp;&amp;nbsp;puis internés dans des camps et enfin déportés vers Auschwitz pour&amp;nbsp;y être exterminés. Parmi eux, 4 050 enfants dont un, Jo Weissmann toujours&amp;nbsp;en vie, a réussi à s'échapper du camp de transit&amp;nbsp;de Beaune La Rolande dans le Loiret. Aucun des autres enfants n'a survécu. Anna Traube, toute&amp;nbsp;jeune fille à l'époque&amp;nbsp;réussit quant à elle à s'échapper du Vel d'Hiv'. Le dernier témoin de ces quelques journées au bout de l'enfer&amp;nbsp;est un pompier de Paris.&amp;nbsp;Tous les&amp;nbsp;personnages du film ont vraiment existé et la réalisatrice utilise le véritable nom de certains d'entre eux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cette abomination décidée par Hitler et les nazis fut orchestrée et accomplie en France avec beaucoup de zèle et d'application par le gouvernement de Vichy, Pétain, Laval, Bousquet, aidé par la police qui manifestement s'est peu posé de questions face à ces ordres insensés. Aucun allemand n'intervient dans cette rafle. Et alors qu'ils ne souhaitent déporter &quot;que&quot; les adultes, les français se demandent ce qu'ils vont bien pouvoir faire de tous leurs enfants ! Qu'à cela ne tienne, les enfants seront déportés également. Il s'agit donc de la première guerre de toute l'histoire de l'humanité délibérément faite à des enfants. Ce n'est pas l'unique atrocité de cette période mais elle est de taille.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Si on s'en tient aux faits, à l'histoire, à cet épisode innommable, je dirais que ce film est nécessaire, indispensable. D'autant qu'il est le premier à traiter ce fait précis, même s'il a déjà été évoqué par ailleurs. C'est donc courageux de la part de Rose Bosch de s'y être attaqué, d'autant que les français&amp;nbsp;cherchaient&amp;nbsp;moins à témoigner que les allemands qui ont toujours photographié ou filmé leurs crimes, puisqu'il paraît qu'il n'existe aucune image de ces quelques jours de juillet 42. Par conséquent, entrer dans ce Vél d'Hiv' reconstitué&amp;nbsp;pour la toute première fois est un choc considérable car on est instantanément projeté à l'intérieur d'un stade immense où 13 000 personnes, hommes, femmes et enfants sont entassés par une chaleur accablante, sans eau, sans nourriture. Le bruit qui y règne, le brouhaha des discussions, le cri des enfants, les plaintes des malades, l'atmosphère moite sont saisissants. Le désarroi, la peur et l'incompréhension se lisent sur les visages. Un médecin et quelques infirmières sans matériel ni médicament essaient tant bien que mal de palier&amp;nbsp;les maladies infantiles,&amp;nbsp;les blessures,&amp;nbsp;les malaises. Tout cela en plein Paris...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L'arrivée des pompiers qui vont dérouler les lances pour amener de l'eau à toutes ces personnes est vécue comme une victoire, une libération. Ils sont acclamés par la foule. C'est un passage très fort du film&amp;nbsp;d'autant que ces hommes, saisis de stupeur et de compassion,&amp;nbsp;vont également se charger de faire passer des messages à l'extérieur. Les passages bouleversants&amp;nbsp; et véritablement traumatisants se succèdent. Après quatre jours passés dans cet endroit, les 13 000 juifs sont tout aussi brutalement et toujours sans aucune explication, emmenés dans des trains vers des camps de transit dans le Loiret où ils &quot;patienteront&quot; sans qu'aucune justification leur soit jamais donnée... sans doute les fait-on attendre que les crématoires en Pologne&amp;nbsp;soient opérationnels. L'écrire ou le dire c'est une chose, le voir en est une autre et le coeur se serre d'incompréhension devant ce &quot;spectacle&quot; inqualifiable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Que des hommes aient pu faire &quot;ça&quot; à d'autres hommes restera à jamais inconcevable, inimaginable et pourtant ça a bien existé. Voir des trains à bestiaux, des barbelés, des étoiles jaunes, des baraquements insalubres... est toujours insoutenable. Comme entendre ces cris de terreur brusquement assourdis par une porte qui se&amp;nbsp;verrouille sur eux&amp;nbsp;définitivement ! Comme il est déchirant d'entendre le père de famille en arrivant à Beaune La Rolande dire à ses enfants pour les rassurer : &quot;&lt;em&gt;vous voyez, nous n'avons pas quitté la France&lt;/em&gt; !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mais&amp;nbsp;cette barbarie insondable commençait d'abord par de la cruauté mentale dont le paroxysme est atteint lors de cette scène où les wagons n'étant pas assez nombreux pour contenir tout le monde, les enfants sont séparés de leurs mères ! De l'autre côté des barbelés, les hommes épouvantés assistent à la scène, impuissants. Jamais ni les uns ni les autres ne se reverront. Et là, les mots me manquent pour exprimer ce que j'ai ressenti...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;C'est donc un film témoignagne nécessaire je pense,&amp;nbsp;courageux, mais difficile à supporter.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Et parce que ce sujet est révoltant,&amp;nbsp;j'ai un peu de réticence à évoquer les faiblesses du film... Mais bon, on est au cinéma quand même !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Si j'ai trouvé Mélanie Laurent et Jean Réno vraiment très bien, très profonds, vibrants et touchants. J'ai eu plus de difficultés à voir en Gad Elmaleh ce père de famille protecteur. Le tout petit Nono, zozotant et très mignon, brusquement seul à la mort de sa mère que personne n'ose lui révéler, joue tellement comme une savate que chacune des ses apparitions censées être touchantes j'imagine, m'ont agacée au plus haut point. Par contre, le jeune garçon qui joue le rôle de Jo Weissman (le seul à s'être échappé) est une vraie petite graine de star. Face à tous les autres gamins qui jouent horriblement faux, il est tout à fait surprenant. J'ai également trouvé particulièrement maladroites les scènes où l'on découvre Hitler (interprété par un très joli acteur aux yeux bleus !!!) écouter Wagner, faire sauter de beaux petits enfants aryens sur ses genoux, obéir au doigt et à l'oeil à cette tarée d'Eva, s'offusquer des conditions d'abattage des bêtes dans les abattoirs etc... A-t'on vraiment encore besoin de nous dire que ce monstre était un homme ? Quant à Pétain marchandant avec Laval qui marchande à son tour avec les allemands sur le nombre &quot;d'unités&quot; à exterminer&amp;nbsp;sont aussi lamentables qu'ils devaient l'être dans la réalité. Evidemment le Paris et plus précisément le Montmartre de carte postale du début sert à nous montrer qu'une période de bonheur peut basculer d'une seconde à l'autre ainsi que le contraste avec la noirceur qui va suivre... mais en 42, Paris était bel et bien occupé non ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le film mentionne également les 10 000 juifs &quot;introuvables&quot; lors de cette rafle mais rien sur les &quot;justes&quot; qui les ont sans aucun doute aidés à y échapper. Ce n'est pas le sujet.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>A SINGLE MAN de Tom Ford **</title>
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<author>noreply@surlarouteducinema.com (Pascale)</author>
<category>** INTERESSANT</category>
<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 23:16:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;493&quot; src=&quot;http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/73/33/14/19242464.jpg&quot; alt=&quot;A Single Man&quot; height=&quot;371&quot; /&gt;&lt;img width=&quot;494&quot; src=&quot;http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/73/33/14/19242404.jpg&quot; alt=&quot;A Single Man&quot; height=&quot;378&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.surlarouteducinema.com/media/00/00/192401409.jpg&quot; alt=&quot;A-Single-Man.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2301560&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;George ne se console pas de la mort de Jim&amp;nbsp;son grand amour,&amp;nbsp;le&amp;nbsp;compagnon qui partageait sa vie depuis 16 ans. Au bout de huit mois de chagrin et alors que &quot;&lt;em&gt;se réveiller le matin&amp;nbsp;est devenu une douleur concrète&lt;/em&gt;&quot;, qu'il faut chaque jour se dire qu'il va falloir tenir jusqu'au bout d'une nouvelle journée, George décide d'en finir. Il va passer cette journée qui ne sera définitivement pas comme les autres à préparer méticuleusement son suicide. Faire des choses essentielles, symboliques et d'autres tout à fait quotidiennes et ordinaires. En&amp;nbsp;outre, il assurera les cours de linguistiques qu'il donne à l'université de Los Angelès.&amp;nbsp;Mais la vie, le destin, les rencontres, les imprévus font que tout ne se passe pas toujours comme on l'a décidé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Alors que la famille de Jim a refusé que George&amp;nbsp;assiste aux obsèques, il entreprend seul le fameux travail de deuil, parfois aidé par sa meilleure amie&amp;nbsp; (Julianne Moore : EXASPERANTE) qui, amoureuse de lui, se désole qu'il la repousse &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;on le comprend, un tel pot de colle !!! mais on la comprend aussi, Colin, on a très envie de le coller&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Pour incarner cet homme fier et&amp;nbsp;blessé qui doit cacher sa souffrance parce qu'aimer un homme au grand jour quand on est un homme est encore inconcevable dans l'Amérique de 1962, Tom Ford a choisi&amp;nbsp;le stradivarius des acteurs de grande classe. J'avoue que sans lui, ce film m'aurait sans doute laissé indifférente.&amp;nbsp;&amp;nbsp;Tout chez Colin Firth est synonyme d'élégance et de distinction. Mais sous l'apparente froideur couve le feu de la passion, c'est évident. Sur son visage que le réalisateur inspecte au plus près passe toutes les émotions d'un homme qui ne sait plus s'il doit vivre ou mourir, qui ne conçoit plus la vie sans la personne qu'il a le plus aimée mais qui s'aperçoit aussi que séduire et être séduit peut encore redonner un sens à l'existence. Et puis lors d'une longue séquence muette, George/Colin mime et répète&amp;nbsp;plusieurs fois et en différents endroits de sa maison la scène de son futur suicide. Avec un flegme tout british mais parfaitement hilarant, il cherche manifestement&amp;nbsp;à ce que le coup de révolver fasse le moins de dégât possible. C'est un moment très drôle et j'espère que c'est volontaire &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;parce que j'étais la seule à rire&lt;/span&gt;... Mais&amp;nbsp;ce moment&amp;nbsp;est quand même relativement surprenant, il faut l'avouer, dans un film qui se prend au sérieux. Il aurait pu ou&amp;nbsp;dû être un grand mélo mais Tom Ford a choisi de soigner davantage l'esthétique que l'émotion. Tout comme il ne fait&amp;nbsp;que survoler le thème de la différence évoqué lors d'un&amp;nbsp;cours en amphi. Incontestablement tout est très beau à regarder, tout est parfaitement propre, bien rangé, à sa place. Pas la moindre poussière dans les maisons, pas le moindre brin d'herbe qui dépasse dans les jardins, un plan fixe interminable devant une affiche géante de &quot;Psychose&quot;, des pauses absolument pas naturelles, des conversations qui tombent comme des cheveux sur la soupe avec de jolis garçons de passage, un jeune homo avec son pull en mohair blanc, un autre qui joue torse nu au tennis, l'intérieur très raffiné de la maison d'architecte de George... tout, absolument tout semble être là pour faire beau, nimbé de beaucoup de couleurs et enveloppé d'une bande sonore très &quot;in the mood for lovienne&quot;...&amp;nbsp;&amp;nbsp;mais toute cette application&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;manque furieusement&amp;nbsp;de naturel. Comme cette scène insupportable où Julianne Moore a un fourire. J'ai rarement vu une scène aussi ratée !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Tom Ford refuse qu'on parle de son film comme d'un film traitant de l'homosexualité. Pour lui il s'agit d'une histoire d'amour universelle. Sans doute, mais un réalisateur hétéro n'aurait sans doute pas promené sa caressante caméra sur Colin Firth qui se déshabille, (et s'habille avec beaucoup de classe et de raffinement) et ça c'est plutôt une bonne nouvelle pour les filles comme pour les garçons qui aiment les garçons !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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<title>ENSEMBLE C'EST TROP de Léa Fazer **</title>
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<author>noreply@surlarouteducinema.com (Pascale)</author>
<category>** INTERESSANT</category>
<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 23:08:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.surlarouteducinema.com/media/00/02/1490465039.2.jpg&quot; alt=&quot;19215509_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20091222_104557.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2297394&quot; /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.surlarouteducinema.com/media/02/00/2040731135.jpg&quot; alt=&quot;19215507_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20091222_104556.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2297399&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Au cours d'un dîner &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;inferna&lt;/span&gt;l&amp;nbsp;familial et dominical, Marie-France découvre que son mari la trompe. Folle de colère et de douleur elle va se réfugier chez son grand garçon Sébastien qui est marié avec Clémentine avec qui il a deux enfants. Le provisoire s'éternise car non content de l'avoir trompée, ce mari presque soixantenaire a une liaison avec une jeune femme de 30 ans sa cadette qui attend un enfant de lui... Tout se complique évidemment et lorsque l'enfant paraît, l'infidèle s'aperçoit qu'il a fait fausse route, qu'il s'ennuie avec sa nouvelle très&amp;nbsp;jeune femme. Il aimerait bien rentrer au bercail mais Marie-France a de son côté pris goût à sa nouvelle liberté.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je vous passe les détails vaudevillesques et abracadabrants&amp;nbsp;de cette comédie joyeuse et grave qui pointe quelques aspects de la vraie vie d'aujourd'hui même s'il est évident que rarement toutes les catastrophes&amp;nbsp;s'abattent sur la même famille, quoique...&amp;nbsp;et qu'elles sont encore plus rarement résolues en quelques&amp;nbsp;coups de cuillère à pot&amp;nbsp;! Entre les envahissants, les velléitaires, les irresponsables, les donneurs de leçons, les anxieux, les insouciants... la famille trimballe son lot de boulets. Mais je dois dire qu'il y avait bien longtemps que je n'avais tant ri à une comédie française et que ce sont plus les&amp;nbsp;acteurs que le film lui-même qui sont responsables de mon hilarité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Evidemment retrouver pour la dernière fois Jocelyn Quivrin à qui ce film est dédié est une raison suffisante pour le&amp;nbsp;voir. Mais il faut reconnaître que Nathalie Baye, complètement déchaînée, d'une fantaise rare, d'un abattage réjouissant, d'un naturel, d'une classe et d'une drôlerie exquis est absolument irrésistible.&lt;br /&gt; Et puis, le petit plus vient d'Eric Cantona, que j'ai toujours trouvé grand, grand acteur et qui est ici très à sa place en Prince Charmant...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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<title>HORS DE CONTRÔLE de Martin Campbell**</title>
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<author>noreply@surlarouteducinema.com (Pascale)</author>
<category>** INTERESSANT</category>
<pubDate>Sun, 21 Feb 2010 12:05:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/70/45/25/19223930.jpg&quot; alt=&quot;Hors de contrôle&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/70/45/25/19223927.jpg&quot; alt=&quot;Hors de contrôle&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Thomas Craven est un inspecteur de police de Boston&amp;nbsp;fatigué (ça se voit à son imper mastic... &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;dans ma famille&lt;/span&gt; chez moi on appelle ça &quot;un Colombo&quot;). Il a élevé seul sa fille Emma&amp;nbsp;qui est partie faire ses études en Pensylvannie. Alors que la chérie de 25 ans revient passer quelques jours chez son papounet d'amour, elle se fait assassiner devant lui sans qu'il puisse rien faire. Persuadé que la fusillade lui était destinée, il mène l'enquête qui le conduit sur de fausses pistes&amp;nbsp;mais rapidement lui fait découvrir les secrets de sa fille, de son travail et de ses implications politiques.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;On comprend avant Thomas que le boulot d'Emma, ingénieur dans une gigantesque entreprise qui chipote avec le nucléaire, est au centre de l'histoire. Les intérêts qui mettent en cause les marchands qui arment les pays en guerre, les terroristes, la cuisine et les manoeuvres politiques, l'intervention de l'Etat à tous les niveaux, le secret défense, la CIA qui manoeuvre, tout ça... on s'en fiche un peu. On peut&amp;nbsp;bien sûr,&amp;nbsp;si on est de mauvaise humeur faire les gros yeux au côté justicier MAIS hors la loi/de contrôle de Thomas qui venge sa fille en faisant des cartons sur tout ce qui gigote... mais bon, moi j'ai décidé que j'allais voir Mel Gibson au cinéma et que de toute façon j'ai parfois envie de déboulonner tout ce qui remue pour moins que ça !!!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Et il est vrai que du Mel, si t'en veux pas, t'en re-auras&amp;nbsp;quand même&amp;nbsp;! En effet, mis à part &lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Danny Huston dans son sempiternel &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;et fatigant&lt;/span&gt; rôle de méchant patron&amp;nbsp;vraiment pas subtil,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; quelques conversations énigmatiques&amp;nbsp;avec Ray Winstone qui joue un agent nettoyeur de la CIA,&amp;nbsp;et quelques jolies scènes où sa fille lui revient en fantôme, Mel est seul, bien seul. Et le solitaire misanthrope hermite las et dégoûté de la vie, il fait ça très très bien. Et encore mieux je dirai après quelques années d'absence sur les écrans&amp;nbsp;qui lui ont harmonieusement buriné le visage (pourquoi ça va si bien aux garçons et que ça fait si moche chez une fille ????), il est ici particulièrement malheureux, sombre et accablé ce qui est parfaitement compréhensible. Mais surtout, il semble avoir gommé tous ses tics et une sobriété vraiment bienvenue le rend encore plus touchant. D'autant que le réalisateur évite de lui mettre en bouche des répliques où l'humour à deux balles auraient démontré le cynisme du bonhomme. Quand on vient de perdre son enfant (et Mel s'y connaît... peu de films je crois où il ne soit veuf ou n'ait perdu un enfant) on n'a plus trop envie de faire dans la blagounette grasse, et Mel est donc exemplaire, comme absent mais déterminé, uniquement habité par sa vengeance (roooo, c'est pas bien, faut pas le faire !),&amp;nbsp;il est le mec qui n'a plus rien à perdre et se fout de tout,&amp;nbsp;avec son oeil bleu acier mais constamment très humide.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Bon, de toute façon, moi, voir un papounet et sa fifille marcher bras dessus bras dessous au ralenti, ça me fait fondre !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>L'AUTRE DUMAS de Safy Nebbou **</title>
<link>http://www.surlarouteducinema.com/archive/2010/02/14/l-autre-dumas-de-safy-nebbou.html</link>
<author>noreply@surlarouteducinema.com (Pascale)</author>
<category>** INTERESSANT</category>
<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 09:40:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/73/76/14/19221346.jpg&quot; alt=&quot;L'Autre Dumas&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/73/76/14/19221365.jpg&quot; alt=&quot;L'Autre Dumas&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/73/76/14/19221345.jpg&quot; alt=&quot;L'Autre Dumas&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Alexandre Dumas et son &quot;nègre&quot; Auguste Maquet essaient de trouver l'inspiration au bord de la mer à Trouville.&amp;nbsp;Charlotte, jeune admiratrice de l'écrivain dont Maquet tombe instantanément amoureux croit qu'il est le grand homme ! Malgré les tentatives pour révéler à la jeune fille qui il est réellement, le malentendu s'installe.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il y a des &quot;choses&quot; vraiment formidables dans ce film. Voir de la littérature au cinéma, moi, j'adore. C'est l'assurance la plupart du temps, et c'est le cas ici, d'avoir à se mettre dans les oreilles de beaux dialogues&amp;nbsp;joliment troussés et un rien ampoulés comme j'aime. Aucune phrase ne commence par &quot;à la base&quot; et ne se termine par &quot;c'est clair&quot;. Et ça, c'est &quot;juste&quot; délicieux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Et puis il y a les acteurs. Le tandem de deux &quot;monsieur plus&quot; excessifs et d'ordinaire plus tonitruants fonctionne admirablement, tous deux ayant choisi (ou ayant été contraints par leur réalisateur)&amp;nbsp;d'être plus &quot;intérieurs&quot; et d'opter pour une simplicité, une humilité et une subtilité qui leur conviennent parfaitement. Aucun des deux ne tirent la couverture. Et il se glisse derrière leur complicité parfois teintée de doute&amp;nbsp;et&amp;nbsp;de jalousie, beaucoup de mélancolie, une certaine lassitude qui s'accomodent incroyablement bien à la personnalité de ces deux acteurs parfois/souvent travaillés par le découragement. Depardieu/Dumas reste l'ogre épicurien qui baise et qui bouffe viscéralement mais ici plus fragile, parfois ridicule, il est vraiment touchant. Quant à Poelvoorde/Maquet, talentueux mais besogneux, c'est tout en finesse, humilité et douceur qu'il compose ce personnage fasciné et rebuté par son &quot;maître&quot;. Il est extraordinaire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les femmes de ces monstres envahis par leur ego sont sublimes. En tête Catherine Mouchet qui&amp;nbsp;avec sa voix envoûtante, son physique incomparable compose une savoureuse Madame Maquet capable de beaucoup de&amp;nbsp;distance et qui joue de sa fantaisie. Dominique Blanc en ombre jalouse et protectrice de Dumas est finalement plus despote qu'elle ne paraît avec un art consommé&amp;nbsp;de se rendre indispensable. Et enfin Mélanie Thierry est parfaite en jeune féministe rebelle et prête à la révolution.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Hélas, en mélangeant les histoires : littéraire, amoureuse, révolutionnaire (j'y ai perdu mon latin parfois à savoir qui est républicain qui est monarchiste et je m'en foutais éperdument)... j'ai l'impression que Safy Nebbou se prend un peu les pieds dans le tapis. Chaque histoire mérite qu'on s'y attarde mais ici j'aurais eu envie de me concentrer exclusivement&amp;nbsp;sur Dumas et Maquet.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>LOVELY BONES de Peter Jackson **</title>
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<author>noreply@surlarouteducinema.com (Pascale)</author>
<category>** INTERESSANT</category>
<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 09:50:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/73/95/40/19222974.jpg&quot; alt=&quot;Lovely Bones&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/73/95/40/19222972.jpg&quot; alt=&quot;Lovely Bones&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/73/95/40/19245417.jpg&quot; alt=&quot;Lovely Bones&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Susie vit avec sa famille Ricorée (son fère, sa soeur, ses parents, parfois sa grand-mère) une vie d'ado de 14 ans qui va à l'école, au ciné-club et rêve de son premier amour en lorgnant un &quot;grand&quot; et beau garçon&amp;nbsp;de terminale. Un soir elle est attirée&amp;nbsp; puis piégée par son voisin pédophile qui la viole, la&amp;nbsp;tue et fait disparaître son corps. Dans un &quot;entre deux&quot; de l'au-delà elle continue à pouvoir observer sa famille anéantie et à semer des indices&amp;nbsp;afin que l'enquête pour retrouver son assassin aboutisse.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Peter Jackson mêle dans une même histoire enquête sur un serial-killer et le drame d'une famille, de parents confrontés à la plus grande douleur de leur vie. Il alterne la découverte d'une espèce de paradis idéal que les occupants peuvent imaginer à leur façon&amp;nbsp;et le quotidien terrestre&amp;nbsp;qui observe l'enquête et les diverses réactions des membres de la famille face à la tragédie. Autant le dire carrément, la partie enquête est pratiquement absente voire ratée. C'est dommage mais ce n'est sans doute pas le propos du film. La vision du paradis donne à Peter Jackson l'occasion d'explorer une nouvelle fois son...&amp;nbsp;goût pour les décors gigantesques et fantastiques. C'est la plupart du temps extravagant mais il tombe parfois dans une surenchère de couleurs acidulés qui va de la meringue pastel à la boulaneige scintillante et c'est assez surprenant. Accordons au réalisateur le bénéfice du doute en précisant qu'avant d'aller vraiment au paradis la petite Susie &quot;vit&quot; dans un entre-deux qui est représenté tel qu'elle l'imagine... Comme&amp;nbsp;il s'agit d'une fille encore petite, disons que son&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;bon&lt;/span&gt; goût n'est pas encore affirmé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La partie la plus réussie est donc&amp;nbsp;celle qui ausculte les effets de la mort du Susie sur ses parents et sa soeur. Evidemment Peter Jackson ayant déplacé son équipe aux Etats-Unis se plie aux diktats d'une fin hollywoodienne (je n'ai pas lu le roman dont est tiré le film) mais je pense que dans la vraie vie il y a deux façons de réagir pour des parents. Soit cette épreuve quasi insurmontable les soudent à tout jamais soit elle les éloigne l'un de l'autre. Ici, le père fou de sa fille et fou de douleur veut comprendre et trouver le coupable. La mère quant à elle s'isole et se sépare un temps de sa famille pour s'abrutir dans un travail de cueillette de quelque chose (je ne sais plus quoi).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Finalement il semblerait que, contrairement à ce que nous disent d'habitude les films, ce n'est pas aux vivants de laisser symboliquement &quot;partir&quot; les morts pour un repos éternel mais aux morts de cesser de venir hanter les vivants pour leur permettre de continuer à vivre. Soit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>DISGRACE de Steve Jacobs  **</title>
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<author>noreply@surlarouteducinema.com (Pascale)</author>
<category>** INTERESSANT</category>
<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 18:34:56 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/68/21/42/19218379.jpg&quot; alt=&quot;Disgrace&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/68/21/42/19218372.jpg&quot; alt=&quot;Disgrace&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;David est prof de littérature dans une Université du Cap en Afrique du sud. Il recherche des femmes beaucoup plus jeunes que lui pour assouvir sa libido très active, parfois contre espèces sonnantes d’autres fois pas. Sa relation avec une de ses étudiantes à laquelle celle-ci veut rapidement mettre fin va provoquer un scandale le forçant à démissionner. Il choisit de s’isoler chez sa fille Lucy, espèce de baba cool solitaire qui habite une ferme très isolée où elle cultive des fleurs, des légumes et élève des chiens. Les rapports entre le père et la fille sont cordiaux, sans plus. David ne comprend pas la façon de vivre de Lucy qui ne cherche pas à lui expliquer. Néanmoins il témoigne beaucoup d’affection et une sorte d’admiration pour cette fille qu’il a délaissée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Un jour, ils sont agressés par trois jeunes noirs. David enfermé et brûlé vif se trouve dans l’impossibilité de défendre Lucy qui se fait violer. Il pense pouvoir lui faire quitter cet endroit qu’il juge dangereux mais elle refuse de partir. Malgré les risques et les compromissions qu’elle doit consentir, elle se sent chez elle et aime ce sublime pays.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Manifestement après avoir été dominés par les blancs, les noirs de ce pays les tolèrent tout en cherchant à leur faire comprendre qu’ils seraient aussi bien ailleurs. Une jeune femme seule est d’autant plus exposée que la femme là-bas comme dans beaucoup d’endroit est souvent la plus sacrifiée. Lucie peut obtenir un soutien en se mariant car une fois mariée elle se retrouverait systématiquement sous la protection d’un homme. Son père est scandalisé par ces pratiques… mais peu à peu, il va réaliser que son attitude vis-à-vis des femmes était d’une certaine façon tout aussi dégradante et condamnable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il n’est pas aisé de comprendre tous les tenants et aboutissants de cette histoire et «&amp;nbsp;d’entrer&amp;nbsp;» dans ce film tant il reste opaque et mystérieux la plupart du temps. Mais il faut admettre que John Malkovich est un acteur fascinant. Toujours calme et doux, inquiétant puis inquiet, ambigu la plupart du temps, on ne sait jamais vraiment s’il est sympathique ou antipathique. S’il faut croire à son repentir ou y voir de l’ironie. C’est la force de cet acteur de semer le trouble dans tous les sens du terme dès qu’il apparaît.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mais le film quant à lui, on dirait vraiment qu’il ne sert à rien…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>BROTHERS de Jim Sheridan **</title>
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<author>noreply@surlarouteducinema.com (Pascale)</author>
<category>** INTERESSANT</category>
<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 23:24:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/73/39/48/19222943.jpg&quot; alt=&quot;Brothers&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/73/39/48/19222947.jpg&quot; alt=&quot;Brothers&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Sam et Tommy sont frères. Sam fait la fierté de son père puisque comme lui il est militaire. Tommy quant à lui sort de prison et est la honte de la famille, surtout du père qui était militaire. Pourtant les deux frères s’aiment, car oui, il peut arriver que des frères s’aiment&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Lors d’une mission en Afghanistan l’hélicoptère dans lequel se trouve Sam est abattu par des talibans et il est considéré comme mort. Tommy va se charger de consoler Grace la femme de son frère ainsi que ses deux petites filles.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Bravo à Jim Sheridan pour son beau casting de très beaux et bons acteurs. Les superbes Jake Gyllenhaal, Tobey Maguire et Natalie Portman sont très agréables à regarder et à voir pleurer, sourire, revivre, souffrir, péter les plombs etc... Ils prennent de la bouteille et peuvent jouer aux papas et à la maman de façon crédible. D’autant qu’ils ont devant eux deux petites actrices miniatures absolument craquantes, surtout Bailee Madison qui ferait fondre un iceberg. Mais bon, si les scènes en Afghanistan sont un peu flippantes, mais pas trop, celles aux Etats-Unis idéales (tout le monde trouve toujours le mot exact au moment précis&amp;nbsp;! j’en rêve) juste ce qu’il faut, tout ceci laisse un arrière goût de pas abouti.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il manque l’émotion car ce qui arrive à ces gens est absolument insoutenable mais franchement, le vilain délinquant alcoolo qui se retrouve soutien de famille, refait la cuisine du sol au plafond, devient le père idéal pour les deux petites orphelines (il fait du patin à glace et fabrique un bonhomme de neige), la femme parfaite qui résiste à son beau-frère… Tout est trop, too much et trop beau et pas assez. Oui je sais c’est confus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Lorsque Sam revient, eh non, il n’est pas mort, bien perturbé par ce qu’il a vu, voire traumatisé à cause d'une chose pas jolie-jolie qu’il a faite, tout ne s’arrange pas facilement. Les œillades, les regards, les sous-entendus, les non dits pleuvent en abondance.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Grace a-t-elle couché avec Tommy&amp;nbsp;? Sam va-t-il reconquérir Grace&amp;nbsp;? Est-ce que la guerre en Afghanistan c’est comme la guerre du Vietnam&amp;nbsp;? Est-ce que papa aime pareillement ses deux garçons alors que l’un n’est pas un héros et l’autre un héros surestimé&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;En gros, on s’en fiche un peu, mais on ne s’ennuie pas parce que les acteurs sont jolis et pas mauvais du tout, et que la petite Bailee Madison déchire le cœur… C’est déjà pas mal mais ce n’est pas assez.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>UNE EXECUTION ORDINAIRE de Marc Dugain **</title>
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<author>noreply@surlarouteducinema.com (Pascale)</author>
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<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 13:50:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/73/44/82/19203134.jpg&quot; alt=&quot;Une exécution ordinaire&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/73/44/82/19203137.jpg&quot; alt=&quot;Une exécution ordinaire&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Anna et Vassili s'appliquent plusieurs fois par jour à essayer de faire un enfant. Elle est médecin dans un hôpital de Moscou, il est physicien. Tout serait&amp;nbsp;relativement ordinaire&amp;nbsp;pour ce couple amoureux si l'on n'était pas en 1952 et si Anna n'avait ce talent de magnétiseuse pour soulager ses patients de la douleur. Staline, malade, quasi mourant&amp;nbsp;fait appeler Anna auprès de lui pour qu'elle le soigne. Comme un dernier tour de piste il va&amp;nbsp;exercer sur elle son &quot;pouvoir&quot;,&amp;nbsp;s'appliquer consciencieusement à détruire&amp;nbsp;sa vie...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le tableau est assez&amp;nbsp;fascinant mais hélas plutôt froid. Pourtant le parti pris de nous &quot;montrer&quot; la terreur exercée uniquement sur deux personnages et toujours dans l'intimité quasi claustrophobe d'un bureau ou d'un minuscule appartement est audacieux. Mais bizarrement on reste constamment à l'extérieur en contemplant les dégâts qu'un monstre abominable est capable de concevoir et de mettre à exécution sur deux êtres&amp;nbsp;résignés par la force des choses. Evidemment au travers de ce couple il s'agit de l'expression de ce que ce&amp;nbsp;&quot;petit père du peuple&quot;&amp;nbsp;a pu infliger à tout un peuple mais on est quand même au cinéma et j'aurais aimé pouvoir m'attacher davantage à Vassili et Anna et détester encore plus Staline.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Alors, je vais me concentrer sur l'interprétation irréprochable de l'ensemble du judicieux casting. Les acteurs sont parfaits :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;- Denis Podalydès en concierge veule et jaloux qui épie sa jolie voisine. Il met toujours ce qu'il faut de mollesse et d'obséquiosité pour rendre ses personnages grotesques, minables et antipathiques ;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;- Edouard Baer en intellectuel dépressif, fataliste, un peu absent au monde qui survit uniquement grâce à l'amour qu'il partage avec Anna ;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;- Marina Hands victime touchante et déconcertante, forte et fragile. Scrupuleuse et intègre dans son métier. Capable d'affronter seule l'ogre cannibale et d'envisager le pire pour y échapper ;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;- et surtout évidemment André Dussollier époustouflant sous les traits et la carapace qui se fissure&amp;nbsp;de Staline. Il livre ici une composition toute en finesse sans jamais rien forcer. Il joue uniquement de sa voix pour énoncer les pires horreurs parfois avec délectation. Lorsqu'il lit sans émotion à Anna le rapport qui détaille les conditions de détention et de torture de son mari, il semble y&amp;nbsp;prendre un plaisir sadique. Lorsqu'il lui annonce avec malice qu'il a trouvé une solution pour qu'elle garde son logement... on croit réellement qu'il est capable d'humanité tant il se montre rassurant (je vous laisse découvrir et apprécier...). Lorsqu'il dit que toutes les personnes qui se prétendaient indispensables et dont il s'est débarrassé, ont prouvé depuis qu'elles n'étaient pas indispensables, on dirait qu'il jouit, mais sans plaisir ni même satisfaction. C'est ainsi. Pour lui, le peuple a besoin d'être aveuglé par des actions fortes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Jamais il n'y aura&amp;nbsp;la moindre&amp;nbsp;complicité entre le tyran et&amp;nbsp;ce médecin malgré elle. Il l'utilisera, la manipulera parfaitement conscient qu'elle n'a ni choix, ni alternative. Les dialogues admirablement écrits&amp;nbsp;démontrent la folie, la démesure de ce despote qui faisait trembler tout le monde autour de&amp;nbsp;lui. Anna lui dira timidement mais bravement qu'elle a envisagé de se suicider pour échapper à la torture ou à son exécution sachant que sa&amp;nbsp;logique n'est compréhensible que de lui seul...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Rien que cette phrase : &quot;&lt;em&gt;Une seule mort est une tragédie ; un million de morts est une statistique&lt;/em&gt;&quot; proférée par Staline prouve&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;la barbarie du bonhomme. Mais j'aurais aimé &quot;trembler&quot; davantage...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>ORADA (Là-bas) de Hakki Kurtulus et Melik Saraçoglu **</title>
<link>http://www.surlarouteducinema.com/archive/2010/02/06/orada-la-bas-de-hakki-kurtulus-et-melik-saracoglu.html</link>
<author>noreply@surlarouteducinema.com (Pascale)</author>
<category>** INTERESSANT</category>
<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 09:17:00 +0100</pubDate>
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&lt;div class=&quot;texte_article&quot;&gt; &lt;h2 class=&quot;titre_article&quot;&gt;&lt;/h2&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Festival International du Premier Film d'Annonay&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Film en compétition -&amp;nbsp;Turquie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2262925&quot; src=&quot;http://www.surlarouteducinema.com/media/02/01/803903517.jpg&quot; alt=&quot;orada_2009.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2262925&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2262927&quot; src=&quot;http://www.surlarouteducinema.com/media/00/00/1503187084.jpg&quot; alt=&quot;4192980139_cd68bb8500.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2262927&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Dans u&lt;/span&gt;ne maison de retraite une femme écrit une lettre qu'elle adresse à ses enfants et à son mari. Elle la termine par ces mots : &quot;&lt;em&gt;si vous ne m'avez jamais aimée, moi&amp;nbsp;je vous ai toujours aimés&lt;/em&gt;&quot;. Elle quitte la maison et se rend seule sur la route en chemise de nuit. Le lendemain matin, elle est retrouvée morte,&amp;nbsp;noyée. La&amp;nbsp;fille aînée Neslihan&amp;nbsp;va chercher son frère Mazhar à l'aéroport qui vit en France depuis plus de 10 ans où il s'est d'ailleurs fait naturaliser. Après des funérailles sinistres, le frère et la soeur décident de rendre visite à leur père pour leur annoncer la nouvelle. Ils ne l'ont pas vu depuis plusieurs années car il vit sur une île isolée au large d'Istanbul.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Un film d'une évidente et indiscutable beauté formelle, aux images et aux plans absolument magnifiques, mais d'une telle austérité et sous une telle&amp;nbsp;influence bergmanienne qu'il en devient parfois hermétique. Beaucoup d'application pour des retrouvailles non désirées qui d'ailleurs n'en seront pas.&amp;nbsp;Tout est douloureux, teinté de regrets et de reproches des uns et des autres puis l'apparition de la mère qui vient &quot;régler ses comptes&quot; et hanter la mémoire et renforcer&amp;nbsp;la culpabilité de chacun m'ont un peu laissée à l'extérieur voire lassée...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cela dit, la rencontre avec les réalisateurs complètement habités par leur passion du cinéma et leur histoire fusionnelle avec Bergman à propos de qui ils réalisent un documentaire, leur façon d'en parler avec humour et adoration était l'un des moments les plus forts de la rencontre de ce matin, surtout lorsque l'un des deux&amp;nbsp;a dit : &quot;&lt;em&gt;Bergman et nous, c'est du sérieux&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;
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