18/04/2013
PROMISED LAND de Gus Van Sant °

Steve Butler (avec un tel patronyme j'aurais dû flairer le guet apens !!!) et sa collègue Sue sont mandés par le grand capital groupe énergétique GLOBAL afin de proposer aux péquenauds d'une petite ville aux sols riches en gaz de shiste de signer un contrat leur permettant de forer. La contrepartie financière sera juteuse. Ces deux personnes au rendement admirable, capable de faire signer un contrat au plus réticent n'en doutent pas, en deux jours, ils auront bouclé l'affaire et pourront repartir vers des contrées plus peuplées. En attendant, ils passent à la Station Service du coin (qui vend aussi des guitares et des armes, lol) se relooker en pedzouilles afin de mieux embobiner le bouseux. Être "couleur locale", ça inspire confiance ! A partir de là, tous les clichés peuvent pleuvoir en rafales...
Sauf que Steve et Sue vont tomber sur un os et même DES os. En effet, vlà t'il pas qu'un cul terreux a googueulisé le gaz de shiste et qu'il a trouvé que c'était pas forcément bonito pour les cultures et l'avenir de la vache du coin. En plus, le même paysan à chemise à carreaux (il est temps que Hal Holbrook soigne cette cataracte !) a été jadis ingénieur chez Boeing, c'est dire s'il en connaît un rayon en science et vie de la terre. Sans compter l'arrivée d'un écolo qui va se mettre toute la communauté dans la poche en chantant (très faux, c'est plus lol !) du Bruce Springsteen à la fête du vendredi soir et chiper la bonne amie que Matt... euh Steve était en train de pécho le soir même de son arrivée, en prenant une cuite de permission...Certaines filles trouvent ça sexy un mec qui se torche et finit la nuit dans son vomi. Il faut dire que l'instit' du coin est prête à se donner au premier mec qui passe par là à condition qu'il ne soit pas autochtone. On y croit !!! Et j'en passe et des plus croustifondantes !
Au secours !!!
Gus Van Sant qui s'occupe de crise économique et d'écologie c'est OUI OUI au pays des Bisounours ! On aurait bien envie de lui confier l'avenir de la planète parce qu'il a un argument de poids : le gaz de shiste c'est pas bien, l'écologie c'est mieux ! Mais finalement non. De clichés niaiseux en tirades démonstratives et pesantes, d'intrigues secondaires godiches (ah la belle idylle !!! ah le fils de Frances McDormand !!! ah l'organisation de la fête entre les meules de foin !!!) en personnages caricaturaux, Gus nous assène un préchi précha niveau CM2 avec un personnage principal qui se débalonne au premier contre argument. Et ce ne sont pas les divers revirements, rebondissements et le twist final, les effets gnangnans et larmoyants qui peuvent redonner un peu de punch et de crédibilité à cette jolie carte postale des Etats-Unis profonds.
Néanmoins, il faut reconnaître que Gus promène une caméra amoureuse sur cette petite ville et sa jolie campagne environnante et que Matt Damon est parfait, comme d'hab'.
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04/04/2013
EFFETS SECONDAIRES de Steven Soderbergh °

Synopsis : Jon Banks est un psychiatre ambitieux. Quand une jeune femme, Emilie, le consulte pour dépression, il lui prescrit un nouveau médicament. Lorsque la police trouve Emilie couverte de sang, un couteau à la main, le cadavre de son mari à ses pieds, sans aucun souvenir de ce qui s’est passé, la réputation du docteur Banks est compromise…
Si vous vous attendez à un brulot contre l'industrie pharmaceutique, passez votre chemin et soyez rassurés, le prozac et l'effexor sont réhabilités dans le film : ouf ! Le premier quart d'heure, malin et palpitant nous laisse beaucoup espérer. Un psychiatre multiplie les heures de travail et s'accoquine avec un labo pour arrondir les fins de mois. Un jeune marié sort de prison après avoir purgé sa peine pour délit d'initié et rejoint sa jeune épouse dépressive récidiviste...Hélas passé ce préambule prometteur, Soderbergh fait volte face, triture, manipule et entreprend un virage à angle droit pour bâcler un petit trhiller misogyne où les filles sont des poules de luxe prêtes à tout pour que leur niveau de vie ne baisse pas. Minable !
Rooney Mara est toute mimi et fait très bien la dépressive mais ne dégage rien aucun mystère. Jude Law est aussi désincarné que Gigolo Jo et il est grand temps que quelqu'un ose lui suggérer de se débarrasser de la houpette ridicule posée sur le sommet de son crâne. Il me fait trop penser à ça. Catherine Zeta Jones est transparente. Vinessa Shaw ne sert à rien et Channing Tatum a une panne d'érection !
J'étais triste d'entendre ce matin dans le poste que Soderbergh souhaitait arrêter le cinéma. Après avoir vu ce film je me demande si ce n'est finalement pas une bonne nouvelle.
20/03/2013
QUEEN OF MONTREUIL de Solveig Anspach °

Agathe se trimballe avec une urne funéraire contenant les cendres de son époux fraîchement décédé. Alors qu'elle se demande quoi faire de l'objet, elle rencontre deux islandais paumés et sans abri (une mère (Didda Jonsdottir, actrice catastrophique ! et son grand dadais de fils) ! Les deux hurluberlus trouvant Agathe bien sympathique, s'installe chez elle sans lui demander la permission.
Il semblerait que le film veuille traiter de "thèmes" forts tels que le deuil, la solidarité et la crise pourquoi pas, tant qu'on y est... sauf qu'à force de vouloir à tout prix mettre de la loufoquerie dans des sujets forcément dramatiques, la réalisatrice ne parvient qu'à accoucher d'un machin pas drôle, pas triste et sans intérêt. Les acteurs se débattent, se démènent devant nos yeux consternés.
Projeté et vu dans la belle et grande Salle Darsena au dernier Festival de Venise, je suis restée (difficilement, nous avons failli quitter la salle !) après la projection pour entendre ce que l'actrice principale Florence Loiret-Caille et Solveig Anspach avaient à dire de ce film. Comment elles le défendaient !
Hélas, la réponse est à l'image du film : VIDE, NEANT, RIEN. Aussi gênées que peu prolixes, les deux femmes étaient ridicules.
Je suppose que la réalisatrice a eu très envie de filmer une grue (l'engin de chantier) et un phoque (la bête de zoo)... C'est son droit le plus strict et grand bien lui fasse. Mais de là à faire un film... L'absence visible de moyens n'excuse et n'explique en rien ce gâchis.
13:42 Publié dans 6 ° Que suis-je allée faire dans cette galère ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : queen of montreuil de solveig anspach, florence loiret caille, cinéma
18/03/2013
LE MONDE FANTASTIQUE D'OZ de Sam Raimi °

Oscar, Oz pour les intimes, est un magicien miteux, menteur, baratineur et coureur de jupons d'un petit cirque itinérant du Kansas. Son aplomb n'a d'égal que sa mégalomanie. Poursuivi par un rival jaloux, Oscar s'envole à bord d'une montgolfière. Aspiré dans l'oeil du cyclone, il s'écrase au Pays d'Oz qui semble n'attendre que lui pour être libéré d'une malédiction. Les sorcières qu'il rencontre lui promettent amour, gloire et fortune. Oz, malgré son incompétence mais égoïste et vénal, consent à se faire passer pour le héros attendu. Sa rencontre avec un singe volant aussi insupportable que l'âne de Shrek et une poupée de porcelaine va pimenter son voyage vers la sorcière noire !
A part le mot Oz et le cyclone... je cherche vainement over the rainbow le rapport entre cette grosse meringue boursouflée et le Magicien d'Oz de Victor Fleming en 1939. Mis à part le chemin de briques jaunes, le fait que l'insipide Mila Kunis ressemble comme deux gouttes de perlimpimpin à la méchante sorcière de l'Ouest,
où sont Dorothy, l'épouvantail, l'homme en fer blanc, le lion ? Cela dit j'aurais pu me passer aisément de ces personnages si Sam Raimi avait renouvelé ou inventé quelque chose.
Ici les gentils sont trèèèèèès gentils et on sait que les méchants ont toujours des pouvoirs limités et se feront couillonner par l'habilité de la force pure ! Fatigant, gnangnan, nonchalant, dépourvu du moindre humour et d'une laideur à donner la nausée, on se demande vraiment où ce film veut en venir et surtout, surtout à qui il est destiné. Les plus petits sursauteront car c'est le seul ressort trouvé par le réalisateur pour qu'on ne s'endorme pas : faire surgir des bestioles au moment où on s'y attend plus ou moins... et les plus grands normalement constitués bâilleront d'ennui.
Seule une petite poupée de porcelaine cassée et totalement craquante parvient à attirer l'attention en de rares moments.
Ce film c'est n'importe quoi et bizaremment il aboutit à une scène assez incroyable où les gentils triomphent des méchants par le pouvoir enchanteur, troublant et manipulateur...
du cinéma !!!
14/03/2013
JAPPELOUP de Christian Duguay °

En 1988 Pierre Durand et sa vaillante monture Jappeloup de Luze remportaient en couple la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Séoul. Joie, bonheur et félicité à Saint Savin en Gironde où l'homme et la bête virent le jour. Mais avant d'en arriver là, Pierre a d'abord été un tout jeune cavalier soutenu par son père dans toutes les compèts pendant que maman lâchait parfois sa caméra quand le petit tombait. Lorsque Pierrot obtient son baccalauréat, le cheval ne l'intéresse plus et il devient avocat. Mais avocat, ça l'ennuie. Alors il redevient cavalier et son papounet lui achète Jappeloup, un dada tout noir, tout petit et totalement caractériel. Figurez-vous que parfois le zèbre (façon de causer) refuse de sauter. Manque de bol. La spécialité de Pierrot c'est le saut d'obstacles. Bref, je vous la fais courte. Pierre gagne des compètitions, perd un championnat de France à cause de Jean Rochefort, fait partie de l'équipe de France, ne s'entend pas avec son entraîneur (perso, je crois que je m'entendrais bien avec Tcheky Karyo moi... mais bon je ne fais pas de cheval !), n'a pas confiance en lui, se marie avec Nadia, fait un enfant (le genre qui s'élève tout seul), ne cause pas à son cheval, apprend à causer à son cheval... et remporte les jeux olympiques de Séoul ! Joie, bonheur et félicité !
Si comme moi vous n'avez JAMAIS entendu parler de Pierre Durand. Si le nom de JAPPELOUP ne vous évoque strictement RIEN. Si l'équitation vous intéresse autant que les Chevaliers paysans de l'an mil au lac de Paladru :
FUYEZ PAUVRES FOUS !
Deux heures et dix minutes... ça dure 2 heures et 10 minutes... et j'ai eu l'impression d'en avoir passé au moins 5 dans une écurie ou sur un circuit de sauts d'obstacles. Des heures interminables à voir des canassons sauter des barrières, des rivières... et que je te fais tomber une barre et que je me ramasse le portrait et que j'entends la cloche, et que je l'entends plus, et que je fais la gueule parce que j'ai perdu, et que je boude parce que j'ai pas gagné, et que je veux faire plaisir à papa et puis plus ! Ce film est une punition. Et encore je ne vous parle pas des ralentis, de la musique sursignifiante et assommante (si je tenais le morveux qui l'a écrite, je lui fais bouffer sa baguette) et de la psychanalyse de bazar. Entre le père : "ah mon fils on s'est saigné aux quatre coins des veines pour t'offrir le bourrin de tes rêves mais si tu veux faire avocat on t'en voudra pas, on t'aime fils", et l'épouse légitime : "ah je veux pas d'un père couilles molles pour mon enfant, je te donne un quart d'heure pour te ressaisir... et puis, je t'aime bien mais, laisse moi dormir !", Freud n'est jamais loin.
Les acteurs très appliqués, très concernés, dignes et graves ont pris leurs rôles et cette histoire très au sérieux. Guillaume Canet est un super cavalier. Mais malgré ça, au bout d'un moment je n'en pouvais plus de toute cette gnangnanterie autour d'une success story entre un dada et son cavalier !
21/02/2013
DIE HARD 5 : BELLE JOURNÉE POUR MOURIR de John Moore °

Je ne vais pas perdre temps et énergie à vous parler de ce film bourrin, indigent. Quelques mots quand même pour vous dire à quel point il est con et peut-être vous faire économiser quelques deniers. Figurez-vous que John McClane (cte bombasse de Bruce Willis) que tout le monde appelle "papy" ou "grand-père" MDR... a un fils et une fille aussi. Le genre d'accessoires dont je ne me souvenais absolument pas. Comme Johnny Chou a passé sa vie à traquer le terroriste et le nazi, il a raté toutes les fêtes d'anniv' et les matchs de base-ball des moutards. Ouiiiiiiiiiiiiiiin. Du coup le filston, John Junior (ct'endive deJay Courtney... comme quoi la bombasse attitude est pas génétique !) est devenu grand délinquant, comprenez agent de la CIA. PTDR ! Il foire copieux une mission à Moscou et papa déboule dare dare chez les vilains ruskofs pour ramener le minot à la maison. Oui, mesdames et messieurs, l'infâme soviétique est de retour, mais Moscou est belle à tomber et fort embouteillée.
Quoique fâché tout rouge contre son papounet qu'il appelle John, John-Junior finit par être contraint de faire équipe avec lui et d'en revenir aux bonnes vieilles méthodes de l'âge de pierre pour venir à bout des affreux. Il ne faut pas plus de 10 minutes à Bruce/John pour mouiller et tâcher son marcel et démontrer qu'il en a encore sacrément sous le capot malgré ses tempes grisonnantes. Hélas, trois mille fois hélas... l'humour est resté dans le stylo du scénariste et Bruce n'a qu'à répéter des phrases aussi miteuses et ridicules que le scénario : "mais j'suis en vacances !!!... appelle-moi papa... tu veux un câlin..." Si j'ai éclaté de rire à plusieurs reprises c'était indépendant de la volonté du réalisateur. Après une course poursuite interminable dans les rues et sur le périph' moscovites aussi moche que débile, imaginez que John et John se retrouvent à Tchernobyl (oui le vrai Tchernobyl et pas la station de ski Suisse, Grenoble... je n'invente rien...) et qu'il suffit d'arroser la zone pour qu'elle ne soit plus radio-active entre autre absurdité. Tout explose de partout à tout bout de champ et je vous laisse le suspens de deviner si les deux John s'en sortent.
Imaginer que John Junior puisse reprendre les rênes de la franchise est un scandale car Jay Courtney entre directement dans la catégorie witloof, la team Worthington/Butler/Statham sans même passer par la case départ et toucher 20 000 balles ! Mais où vont-ils chercher ces acteurs bovins ?
25/01/2013
ZERO DARK THIRTY de Kathryn Bigelow °

Et bien voilà, le récit de la traque d'Oussama Ben Laden, c'est fait. Il ne reste plus à Kathryn Bigelow qu'à faire le film qui démontre pourquoi cet assassinat n'a RIEN changé au terrorisme mondial puisque la dame prend tellement de recul par rapport à l'histoire. Ici il est donc question de l'acharnement 10 années durant de Maya, très jeune et très rousse agent de la CIA à traquer le responsable de l'attaque du W.T.C. et de la mort de 3 000 personnes le 11 septembre 2001.
Cela commence par un chantage à l'émotion, à l'américaine. Alors que l'écran reste noir, on entend les derniers messages téléphoniques envoyés à leurs proches par certaines victimes juste avant de mourir. Gros potentiel lacrymal inside !
Ensuite, ça s'arrange, le premier quart d'heure est consacré aux interrogatoires très musclés, disons la torture, d'un terroriste Ammar (notre français Reda Khateb qui aura donc sur son CV Kathryn Bigelow et les meilleures scènes du film, bravo !) par Dan, agent zélé des forces spéciales. Ammar détient des informations et des noms qui permettraient de faire avancer l'enquête. Maya assiste avec une légère moue de dégoût, son collègue est particulièrement raffiné dès qu'il s'agit de faire mal, mais en prend rapidement de la graine. Elle remplacera Dan en tant qu'experte ès tortures lorsque ce dernier préfèrera retourner faire bureaucrate à Langley Virginie (lol) écoeuré parce qu'on lui a tué ses singes (je ne peux tout vous révéler) !
S'ensuit donc l'enquête... sur place là-bas au Pakistan, un peu aux Etats-Unis aussi. Et on apprendra strictement RIEN. C'est-à-dire que nous entendrons défiler toute une série de noms arabes qui deviennent chacun leur tour la bête à abattre mais susceptible de mener à Ben Laden. Le moment le plus intense du film est celui où les forces spéciales suivent en voiture un des messagers les plus proches de Ben Laden dans les rues embouteillées de Abbottabad. A plusieurs reprises la caméra se fixe sur le visage inquiet (traqué ?) d'un arabe... qui se révèle finalement être, attention je spoile... un agent de la CIA. MDR.
Cela dit je n'ai pas dormi. J'ai pu constater une fois encore à quel point Jessica Chastain est magnifique et bien l'une de mes actrices américaines préférées actuellement, même si ici elle n'a qu'à prouver qu'elle peut être un homme comme les autres. Donc, zéro émotion et pas une seule expression sur le visage. Par ailleurs Jennifer Ehle est le sosie incroyable de Meryl Streep et Mark Strong toujours aussi sexy.
J'ai eu un regain d'intérêt lorsqu'enfin la maison présumée de Ben Laden est découverte. Et là, Jessica/Maya doit environ une dizaine de fois venir écrire au feutre sur la vitre du bureau de son chef le nombre de jours qui s'écoulent depuis la découverte de la maison et l'absence d'action programmée. J'ai failli rire. Mais ce n'était pas au bon moment.
Quand enfin arrive le moment de l'attaque et là, Jessica/Maya doit tenir tête à des GI Joe méchamment burnés prêts à en découdre, je me suis dit que ça allait commencer à bouger. Et bien pas du tout, l'absence d'action et de tension fait peine à voir. Tout se passe dans le calme, le noir et le (quasi) silence... Et c'est à ce moment précis qu'il n'est pas interdit de rire franchement. GI Joe se poste derrière des portes et interroge : "Oussama ? Oussama ?"
Pour une fois, je suis d'accord avec Pierre Murat, voilà ce qu'il dit : "Qui a envie de regarder un "Envoyé spécial" de deux heures trente-sept ?"
Je crois que décidément je n'aime pas le cinéma de Kathryn Bigelow et j'avais été l'une des rares à trouver en son temps, son oscarisé Démineurs particulièrement nul !
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03/01/2013
L'ODYSSÉE DE PI de Ang Lee °

Pendant la traversée, un gros orage envoie le rafiot par le fond et Gérard Depardieu aussi. Seuls sur un canot de sauvetage, ne restent que Pi, un zèbre à la patte cassée, une hyène moqueuse et hargneuse, un singe qui a des montées de lait et Richard Parker qui est carnivore.
Et ce n'est pas le petit twist final qui sauve cette gentille histoire simplette destinée aux enfants de 8 à 12 enfants. Les plus jeunes risquent de sursauter quand le gros tigre surgit, les plus âgés de rire ou de s'ennuyer copieusement comme ce fut mon cas. Sans compter qu'il faut attendre au moins trois quarts d'heure avant que l'histoire commence réellement et c'est bien long !
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18/11/2012
TWILIGHT : REVELATION 2ème Partie de Bill Condon °
Il existe UNE photo où Kristen Stewart sourit. Je crois que c'est collector ! 

Franchement, je ne suis pas fâchée que ça s'arrête. Je peux dire que dès le premier épisode j'ai trouvé cette saga moche à regarder et pas folichonne à suivre. Mais j'ai gardé l'espoir que ça s'arrangerait au fil du temps et l'épisode de l'année dernière où il y avait un peu de sexe chair et de sang m'avait laissé espérer un final en apothéose. Hélas, il n'en est rien et ce dernier acte étrangement nommé une fois de plus "Révélation" est catastrophique !!! Bella a accouché d'une métisse mi humaine mi vampire, un MONSTRE et l'espèce de poupée animée est hideuse et vraiment flippante. Cela ne s'arrange guère avec le temps qui passe. La petite qui fait office de Renesmée (merci le prénom !) a un visage de cire inexpressif. Bien qu'il ne se passe strictement rien, on peut aisément s'occuper à admirer ou à s'effrayer devant la galerie freak qui nous est proposée ici. Mention spéciale à Michaël Sheen au sommet du ridicule. Les visages enfarinés, les regards fixes, les bouches surdimensionnées des filles sont un spectacle permanent.
Bella est donc devenue un vampire (la preuve, elle a la peau lisse et les yeux rouge) et a donné naissance dans les pires souffrances à ce bébé qui grandit à une vitesse vertigineuse et qui fait l'admiration de tous. Car tout le monde vit ensemble. Toute la famille Cullen mais Jacob le loup-garou aussi. Et tout le monde passe le plus clair de son temps groupé en paquet de deux autour du canapé où Bella et Edward se font des mamours. Pour une intimité un peu plus poussée, ils ont un petit cottage au fond du jardin où ils peuvent donner libre court à leurs plus bas instincts de fornicateurs. Il faut dire qu'ils ont patienté longtemps et Bella adore ça. Elle ne s'en lasse pas. Elle pourrait faire ça à longueur de journée. Même pas ça l'essouffle. Pourtant elle fait toujours la gueule. Son accouchement a été une terrible épreuve mais en deux jours elle est remise sur pieds et elle part avec son Edward et ils volent d'arbre en arbre et ils écoutent les écureuils grignoter des noisettes et c'est le bonheur. Bella doit juste apprendre à maîtriser sa soif et ne pas se ruer sur le premier humain inconscient qui fait de la varape dans le coin. Sûr qu'elle va devenir végétarienne comme son Edward. C'est peut-être pour ça qu'elle fait la gueule non stop. Rarement, jamais il nous a été donné de voir une actrice Kristen Stewart donc, qui à aucun moment ne change d'expression du début à la fin d'une saga. Cette fille est exceptionnelle, le regard vitreux et la bouche tordue en une unique mimique de dégoût, elle aura traversé Twilight en faisant la gueule. Edward/Robert Pattinson n'a lui pratiquement rien à dire ici. Il ne fait que s'extasier, hilare devant les prouesses vampiriques de sa douce. On dirait qu'elle a fait ça toute sa vie. Elle peut mettre minable des mecs au bras de fer et quand on fait du mal à son mec elle peut faire bouclier vivant en faisant comme ça avec les yeux. La concentration quoi.
Pendant un temps on a vraiment l'impression que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes vampiresques. Sauf que ce puant de Jacob (il schmek le loup) qui a passé sa vie à se faire bâcher par la Bella se permet de surnommer le babe "Nessy" et là, Bella devient enragée : "gné ???" qu'elle dit, "tu as donné à ma fille le surnom du monstre du Loch'Ness ??? Nan mais ça va pas nan ? Et dis moi pas que tu t'es IMPREGNé d'elle ?". Sauf que si. Il l'a fait ! Apparremment, s'imprégner c'est pas bien et croyez le ou pas, Jacob qui s'est pris tôle sur tôle avec la mère... a décidé de se faire la fille. Amis pédophiles, bonjour ! En même temps, la petite est consentante et les parents ne sont pas hostiles. Là, on a quand même un peu tendance à écarquiller les yeux comme des soucoupes. Les parents (Bella et Ed') ça ne les défrise pas, même qu'à un moment où ça farte avec les Volturi qui ont déclaré la guerre aux Cullen (apparremment, ils ne supportent pas les êtres mi-figue mi-raisin et se sentent menacés par la Renesmée) ils lui confient leur progéniture ! Bon, je ne suis pas totalement au fait des moeurs de vampires non plus.
Et puis, alors qu'il ne se passe toujours strictement rien et que les Cullen ont réuni toute leur famille de par le monde, ils se retrouvent face aux Volturi dans une grande plaine enneigée et la grande baston de tous les temps commence enfin. Et ça défouraille et bastonne dans tous les coins. Il y a même des têtes qui tombent et non des moindres... Là, le plus hostile à ce néant sans âme, sans action se réjouit et s'étonne de tant d'audace en se disant que finalement tout ce vide n'aura pas été vain.
Et bien si, erreur... ce carnage, ce massacre, cette hécatombe n'était qu'un leurre. Ridicule.
Une chose est sûre, la famille Cullen ne me manquera pas.
17/11/2012
LE CAPITAL de Costa Gavras °

"La résistible ascension d'un valet de banque dans le monde féroce du Capital", dit le synopsis. Et effectivement, Marc Tourneuil n'est qu'un petit fouille-merde aux dents longues qui trottine à l'ombre de Jack Marmande, Président de la Banque Phénix qui va renaître de ses cendres, ah ah ah ! Mais lorsque ce dernier, atteint d'un cancer des couilles, est hors circuit, il nomme à sa place pour le représenter provisoirement ce qu'il croit être un second couteau. Fatale erreur, Marc Tourneuil est un requin qui va bouffer tout le monde et même les américains au dessert !
Je ne vais pas gâcher le peu d'énergie que j'ai en ce moment pour déboulonner un film mauvais, un peu risible et très chiant. Mais quand même sâchez que l'erreur de casting est monumentale et le film ne s'en relève jamais. Je n'ai jamais été attirée par les prestations d'humoristes qui cherchent à faire leur "Tchao Pantin" et Gad Elmaleh se vautre lamentablement. A aucun moment il n'est crédible. Tout chétif dans ses beaux costumes qui coûtent une blinde, il passe son temps à faire des mines graves pour montrer que tout ça, c'est du sérieux et que la finance c'est trop un monde de pourris. Je m'attendais à tout moment à ce qu'il retire son nez rouge et nous lance : "J'suis dons zune mirde intirnationale, j'suis poursuivi, an peut pas rester ici y'a trop di suspense". Et puis non ! Il joue le rôle d'une grosse ordure pourrie jusqu'à l'os qui parfois néanmoins s'imagine pouvoir faire le bien ou dire franchement ce qu'il pense. Ces scènes sont totalement ratées, tout comme celles encore plus inutlies où il s'adresse au spectateur face caméra.
En outre, Costa nous rabache ce qu'on entend à longueur de journée dans le poste : le monde est gouverné par la finance, les banques, les salauds qui s'enrichissent, prennent aux pauvres pour donner aux riches. Et que voit-on ? Des mecs plus ou moins jeunes, plus ou moins bedonnants, se réunir dans des bureaux plein d'acajou et parler de nombres à 12 chiffres, de machins virtuels, de pouvoir et surtout de l'appât du gain toujours plus essentiel. Bref, plus ils en ont, plus ils en veulent. Mais comment, en moins de temps qu'il ne le faut pour dire "tarte aux myrtilles", Marc/Gad qu'on appelle "Président" (il n'est pas interdit de loler) ascensionne au point d'aller jusqu'à grignoter Gabriel Byrne (sexy, merci) aux statesses ? Mystère. On n'y comprend rien. Marc/Gad regarde des écrans, parle dans son téléphone, organise des visio-conférences, est odieux avec sa femme, court après une top-model inaccessible, prend l'avion... Miami le matin, Londres l'après-midi, Paris dans la soirée. Et c'est RIDICULE.
Pour faire bonne mesure et bien enfoncer le clou, nous faire comprendre qu'on est dans un monde manichéen, on a quand même droit au discours gauchisant du tonton, pas rasé, en chemise de bûcheron (l'image du travailleur syndicaliste pour Costa j'imagine) qui s'agace : "les délocalisations, les licenciements c'est pas bien !" Trop fort.
La cerise sur l'horreur est la vision catastrophique de Monsieur Gavras sur les femmes. On n'évolue pas dans le monde des bisounours, merci, j'ai bien compris. Néanmoins, ce sont toutes des putes ou des sottes ou les deux. La seule personne traitée d'incompétente est une femme. La femme de Marc/Gad (Natacha Régnier, très belle) ne cesse de répéter qu'elle n'a pas besoin de tout cet argent ni que l'homme qu'elle aime gagne 150 000 €uros par mois pour rester. Elle ne bouge jamais un ongle manucuré et accepte de porter une robe de 22 000 €uros. La secrétaire est une nunuche à qui on fait dire "j'ai lu un livre !" La mère, la belle-mère sont des crétines qui tapent des mains en sautillant devant la réussite du petit. Bon, il y a bien Maud Baron (Céline Sallette) qui a l'air d'avoir un cerveau. Mais là encore on tombe dans les extrêmes avec la fille incorruptible, raide comme un passe-lacets, responsable dans une grande banque londonienne, spécialiste de l'Asie, polyglotte, qui préfère discuter qu'aller au restau (impensable pour une fille !) et qui a écrit "LE" livre !
Le summum de l'exaspération est atteint grâce au personnage aussi inutile qu'absurde et pitoyable de Nassim, pute de luxe dont on ne comprend jamais les aspirations et dont l'actrice qui l'interprète pourra postuler au titre envié de plus mauvaise actrice de tous les temps. A force de tergiverser et de louvoyer sans lui donner satisfaction, elle finira par se faire violer par Marc/Gad... car c'est bien ainsi qu'on traite les femmes dans le monde de Costa la finance.
Gros suspens à la fin. Gad ne porte plus de cravate... va t'il choisir entre l'hônneteté (le bien) et le délit d'initié (le mal). Si vous me le demandez gentiment je vous le dis...
11:29 Publié dans 6 ° Que suis-je allée faire dans cette galère ? | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : le capital de costa gavras, cinéma, gad elmaleh, gabriel byrne, natacha régnier

