vendredi, 03 juillet 2009

Le Hérisson de Mona Achache °

 Josiane Balasko, Mona Achache dans Le Hérisson (Photo)

Paloma est une petite fille de 11 ans surdouée et suicidaire. Pour son 12ème anniversaire dans 165 jours, elle le jure, elle passera à l’acte. Hélas, elle ne le fera pas car cette peste insupportable à qui j’aurais volontiers fichu un aller-retour dans sa tête de chipie (bien que je sois non violente et n’ai ENCORE frappé aucun enfant (sauf en rêve)) est une tête à claques comme on en voit parfois au cinéma.

Mais celle-ci mérite l’Oscar.

Espérons que ses parents s’ils ne sont pas trop vénaux, lui proposent de passer son bac d’abord, de faire de très très très longues études qui lui ôtent définitivement l’envie de se montrer devant ou derrière une caméra. Ouf c’est dit !

Hélas, en consultant sa « fiche » sur Allociné, je m’aperçois que cette petite teigne n’en est pas à son coup d’essai… Nous ferons donc avec. En ce qui me concerne, j’éviterai consciencieusement tout film où son nom apparaît. Ici, elle est donc une pimbêche exaspérante qui juge non stop tout le monde, mime des tentatives de suicide par diverses méthodes, se regarde longuement dans des miroirs, chuchote ses jugements définitifs à l’emporte pièce sur ceux qui l’entourent et au-delà et, ô malheur décide de filmer tout ce qui bouge autour d’elle en murmurant des sentences péremptoires d’une épouvantable petite voix susurante qui vrille les tympans comme un ongle qui crisse sur un tableau !

Hélas (et oui encore !!!) la réalisatrice filme aussi mal bien que la gamine avec sa petite caméra, ce qui donne un film mal cadré (pour que je voie « ça » il faut vraiment que ça se voit) avec une lumière désastreuse. Tout est gris, sinistre et moche à pleurer.

Paloma vit dans un immeuble très chicos dans une famille de bourges pas trop satisfaits, le père est absent (même quand il est là) et brillant (nous affirme t’on), il fume en cachette, la mère est dépressive et alcoolique évidemment et la sœur ronchon.

La concierge de cet immeuble c’est Renée Michel (« alors la Mère Michel ? t’as perdu ton chat ??? » MDR !), cinquantenaire grincheuse et taciturne qui cache un grand secret :

elle lit des livres !!!

Un jour, un nouveau locataire japonais (donc sage et ultralucide) Monsieur Ozu s’installe dans l’immeuble. Il devient l’ami de Paloma et de Renée. Il parvient même à les dérider toutes les deux !

Le livre de Muriel Barbery dont est inspiré le film, fut un best seller inattendu… il semblerait qu’il soit devenu aujourd’hui la pire chose jamais écrite. Je fais partie de ceux qui l’avait beaucoup aimé, malgré une fin curieusement, maladroitement et inutilement dramatique, il m’avait semblé incroyablement délicat, merveilleusement bien écrit, à la fois drôle et émouvant.

Bizarrement, il me semble que le film en est l’adaptation quasi parfaite.

Alors pourquoi est-ce si mauvais malgré Josiane Balasko touchante, Ariane Ascaride meilleure que dans tous les Guédiguian réunis, Anne Brochet exquisement farfelue… ?

A cause d’une gamine absolument horripilante, une laideur ambiante envahissante, une musique déplorable etc… la suite ici moi j'en peux plus.

mercredi, 24 juin 2009

NOTORIOUS B.I.G. de George Tilman Jr. °

 Derek Luke, Jamal Woolard, George Tillman Jr. dans Notorious B.I.G. (Photo)

La vie, les débuts difficiles, l'ascension et la mort du rappeur Christopher Wallace alias Notorious B.I.G, assassiné en pleine gloire à 24 ans.

Je l'ai vu, il y a plusieurs mois lors d'une avant-première. Je n'arrivais pas à savoir si j'avais aimé un peu ou pas du tout. Avec le recul et la digestion lente... je n'en garde pratiquement que le souvenir d'un film antipathique et n'ai absolument aucune envie de le revoir.

A l'époque j'avais écrit :

Il paraît que ce film n'est pas uniquement destiné au seul public féru et amateur de hip hop. Moi j'y ai quand même beaucoup vu tout l'empilement de clichés du gansta rap : provocations, culte du look, grosses bagnoles, chaînes en or, filles faciles très déshabillées, musique inexistante et rimes approximatives...

jeudi, 09 avril 2009

Villa Amalia de Benoît Jacquot °

Villa Amalia - Isabelle Huppert

Un soir de pluie, Ann surprend son compagnon embrasser une jeune femme. Le soir même, elle retrouve un ami d’enfance devenu homosexuel. Dès le lendemain, elle organise tout pour « éteindre sa vie d’avant ». Elle chasse Thomas, vend son appartement, ses pianos (elle est concertiste de renom), dit au revoir à sa mère malade et part seule à l’étranger. Sur une île italienne, elle tombe littéralement amoureuse de la « Villa Amalia », une maison aux volets verts qui domine la baie de Naples (vraisemblablement) et va y vivre, seule ou presque…

Dès la scène d’ouverture tout sonne faux… l’ami qui surgit de nulle part est providentiel, la vieille dame italienne est providentielle, la maison, la jeune femme qui sauve Ann de la noyade… tout, absolument tout semble tomber du ciel de façon opportune et donc on… enfin, je n’y ai pas cru une seconde. Le réalisateur essaie de nous faire croire à une renaissance initiatique où une femme abandonnerait tous ses biens matériels pour revivre enfin, ne plus être cette femme qui dit « oui » mais devenir une femme qui dit « non » !!! Apparemment c’est quand même beaucoup plus facile de renoncer à tout quand on a les poches qui débordent de milliers d’euros et que tout le monde est fasciné dès que vous apparaissez etc etc… !!!

Ce film censé aborder la solitude, le renoncement extrême, le silence, est souvent encombré d’une musique assommante. Il n’apaise pas, au contraire, il met en colère tant il est vain, invraisemblable, à la limite du ridicule.

 

P.S. : attention Isabelle Huppert réalise les cascades elle-même :

- elle va trois fois à la piscine,

- elle se baigne deux fois dans la mer,

- elle se fait couper les cheveux en direct.

mardi, 24 mars 2009

Une famille brésilienne de Walter Salles et Daniela Thomas °

Une famille brésilienne - Vinicius de Oliveira, José Geraldo Rodrigues, Kaique Jesus Santos et João BaldasseriniUne famille brésilienne - Sandra Corveloni

Dans cette famille brésilienne très très pauvre, il y a :

- la mère (Sandra Corveloni, Prix d’Interprétation à Cannes 2009, excusez du peu… mais il faudrait qu’on m’explique pourquoi !) enceinte de son cinquième enfant qu’elle a tous eus de pères différents. « Pourvu que ce soit une fille !!! » se désole t’elle ! ça la changerait effectivement de ses quatre autres branleurs plus antipathiques les uns que les autres,

et les quatre fils donc :

- Dinho, le seul qui travaille (dans une station-service) et qui, pendant ses crises mystiques fréquente une église où un prédicateur cinglé demande aux infirmes de se lever de leur fauteuil roulant bon dieu !

- Dénis qui travaille un peu, mais beaucoup moins, baise tout ce qui remue, essaime au passage (il a déjà un enfant) mais est très tenté par l’argent facile (vol à la tire). Basculera t’il dans la délinquance ?

- Dario qui rêve d’être footballeur mais à 18 ans est déjà pratiquement atteint par la limite d’âge et ravagé par un acné purulent du plus bel effet. On peut, lors des nombreux gros plans sur son visage grêlé s’occuper à compter les boutons.

- Reginaldo, le plus jeune, beaucoup plus noir que les autres (sosie de Michaël période Jackson Five) recherche son père en faisant des doigts d’honneur à tout bout de champ.

Et aussi le chien de la voisine, un rotweiller prêt à tuer et qui s'appelle "Gandhi". ah ah ah ! c'est marrant !

Il y a des films dont on a presque honte de ne pas les avoir aimés tant ils semblent dépeindre une réalité dont on doit se faire un devoir d’y compatir… La phrase est lourdingue mais le film aussi, alors, camembert ! Mais il y a tellement longtemps que je ne me suis pas autant ennuyée dans une salle que je ne peux passer cet ennui sous silence !

On ne peut certes faire le reproche aux réalisateurs (se mettre à deux parfois ça peut être utile !!!) de nous offrir un dépliant touristique de leur pays. Ici pas de Corcovado qui domine la baie ou de plages de rêve. Les pauvres sont très très pauvres, les riches très très riches. Sao Paulo est une ville grouillante, très embouteillée et très moche. Et à l’image de la ville contrastée, cette famille cohabite en s’ignorant. Les quatre garçons se croisent parfois en se traitant de « fils de pute » (leur mère donc !), en se chamaillant la place très enviée du canapé face à la télé et en se fichant éperdument de ce que les uns et les autres font ou deviennent. Moi aussi, je m’en suis complètement fichue.

On passe continuellement d’un personnage à l’autre et comme chacun a une particularité (le foot, la religion, le foot, la recherche du père, le foot, gagner de l’argent, le foot), chaque scène revient à peu près une cinquante de fois. L’ennui est pesant, la lassitude envahissante et cette heure quarante dénuée de la moindre émotion m’a paru interminable… d’autant plus qu’au final j’ai eu l’impression d’assister à un match de foot sans fin !

lundi, 16 février 2009

Doute de John Patrick Shanley °

Doute - Meryl StreepDoute - Philip Seymour Hoffman

Au milieu des années 60 dans le Bronx, la directrice d’une école catholique Sœur Aloysius soupçonne et accuse le Père Flynn de pédophilie sur un élève noir de 12 ans.

Les discussions interminables sur la foi, l’engagement, la morale, la confession, le pardon, la rumeur s’enflamment. La mère supérieure s’acharne sans preuve réelle à établir la culpabilité du prêtre qui se défend parfois mollement, parfois avec ambiguïté. Philip Seymour Hoffamn joue de son physique et de sa personnalité qu’il peut rendre tour à tour séduisants ou inquiétants. Méryl Streep, sévère, rigide raide dans sa soutane multiple les 24 rictus secondes. Tous deux finissent par éructer, des larmes plein les yeux, Amy Adams disparaît sous la coiffe de Sœur James en pleurnichant beaucoup et la mère du jeune garçon qui l’a peut-être bien cherché pleure aussi en avalant trois kilos de morve.

Coupable, pas coupable, doute ou pas : on se fiche de ce film qui sent la boule à mites...

Si les Oscars se méritent au nombre de litres de larmes versées, les trois acteurs principaux l’emportent haut la main.

Vous me pardonnerez, je profite du fait que des réalisateurs passent parfois ici pour me permettre une annonce personnelle.

 

P.S. : propriétaire du blog surlarouteducinema.com , passionnée de cinéma depuis avant « La Grande Vadrouille », n’ayant aucun talent pour la comédie, aucun humour mais souffrant de conjonctivite chronique (se réveillant parfois le matin avec des yeux plus rouges qu’un lapin russe albinos) cherche emploi de pleureuse à Hollywood (ÉCONOMIE DE MAQUILLAGE GARANTIE !).

z'yeux rouges.JPG

 

mardi, 27 janvier 2009

Choke de Clark Gregg °

Choke - Sam Rockwell

Victor est un « sex addict ».Il participe à des réunions de groupe pour obsédés sexuels ce qui lui permet de rencontrer des jeunes femmes atteintes de la même obsession et de s’envoyer en l’air sans s’engager. Son job consiste à se déguiser en domestique irlandais du XVIIIème dans un parc d’attractions. Lorsqu’il va au restaurant avec son meilleur ami (un gros lourdaud un peu niais comme il se doit), il s’étouffe volontairement pour qu’un client lui sauve la vie et le prenne sous sa protection (car quand on sauve la vie de quelqu’un on lui reste attaché à tout jamais). Le reste du temps il le passe à l’hôpital psychiatrique où se trouve sa mère qui ne le reconnaît plus et meurt peu à peu de la maladie d’Alzheimer. Victor aimerait qu’elle lui révèle avant de mourir qui était son père.

Autant dire qu’on assiste assez abasourdi à l’adaptation pataude et ratée d’un roman délirant de Chuck Palahniuk. Tout ici est téléphoné et sans surprise et l’excellent (et trop rare) Sam Rockwell est étonnamment sage dans un rôle qui devait lui permettre toutes les pitreries dont il est capable. Apparemment l’acteur et le réalisateur ont préféré se concentrer sur quelques scènes d’émotion aux yeux humides (loupées) entre le fils et la mère qui ne sait plus qui il est.

Pour le reste trois séquences se répètent indéfiniment : celles de cul pour attirer le chaland sans doute (rassurez-vous on ne voit que les seins et les fesses des jolies filles !), celles où Victor s’étouffe au restaurant pour tenter de nous faire croire qu’il va mourir (peut-être !!!), celles où le meilleur ami se masturbe, pour faire rire j’imagine etc…

Bref un court métrage rincé jusqu’à plus soif pour tenir une interminable heure et demie… C’est moche, pas drôle, pas émouvant, sans intérêt.

jeudi, 15 janvier 2009

Les insurgés d’ Edward Zwick °

Les Insurgés - Daniel Craig

En 1941, les 4 frères Bielski, juifs biélorusses, se réfugient dans la forêt après que leurs parents aient été assassinés sous leurs yeux. Devenus des héros à leur insu, ils ne tardent pas à être rejoints par d’autres juifs traqués qui comme eux vont tenter de survivre face aux nazis. Grâce à l’aîné des frères, Tuvia, qui organise la résistance, plus d’un millier de juifs seront sauvés !

La bonne idée est d’avoir exhumé cette histoire vraie inconnue d’un « juste ». C’est tout car à part cela, il n’y a pas grand-chose à défendre et ce n’est pas ce film sans âme filmé avec 3 pétards dans 4 m² de forêt qui rendra hommage à la mémoire des frères Bielski. Il ne suffit pas de mettre une centaine de personnes en haillons au milieu des arbres pour intéresser ou émouvoir. Rien ne fonctionne ici. Aucun personnage n’attire la sympathie, ou l’antipathie voire l’attention et chaque scène, chaque dialogue sont « téléphonés » avant qu’ils n’aient lieu. La plupart du temps on frôle même le grotesque avec les querelles des frangins qui finissent par se réconcilier, les soi-disant joutes verbales (qui sont en fait d’une pauvreté incomparable) de deux intellectuels égarés, le rôle des femmes toutes prêtes pour le repos du guerrier avec interdiction de se reproduire etc…

Vers la fin du film, Tuvia se prend pour Moïse (fou rire garanti… oui, je sais ça ne se fait pas, mais quand c’est mauvais, c’est mauvais) !!! hélas les eaux d’une rivière ne s’ouvrent pas devant lui et les pauvres malheureux sont obligés de traverser les pieds dans l’eau pour échapper à leurs poursuivants.

Plonger dans le regard céruléen de Daniel Craig ne suffit même pas et j’ai toujours espéré qu’il finirait par ressortir son maillot de bain bleu des mers du sud : que dalle. Quant à Liev Schrieber, il ressemble tellement à Michaël Youn qu’on s’attend à tout moment à ce qu’il agite un mégaphone et se mette à courir en string en hurlant pour amuser la galerie. Rien.

Next.

samedi, 10 janvier 2009

Twilight – Chapitre 1 : Fascination de Catherine Hardwicke °

Twilight - Chapitre 1 : fascination - Kristen Stewart et Robert Pattinson

Isabella, Bella pour les intimes, revient vivre avec son père dans la triste ville de Forks où il pleut toujours parce que sa mère s’est remariée avec un autre dans la youpitralala ville de Phoenix où il ne pleut jamais. Bella intègre le lycée en plein milieu de l’année, si vous croyez que c’est facile ? Heureusement, elle tombe amoureuse du très très pâle Edward qui va le lui rendre après avoir hésité un peu en mettant sa main devant sa bouche à leur première rencontre (c’est comme ça qu’on voit qu’un vampire a le coup de foudre je crois !). Pas d’bol donc, j’ai déjà vendu la méche : Edward est un vampire et pendant que Mademoiselle tremble de désir en soupirant dans son lit, monsieur est obligé de redoubler de fantaisie pour la calmer et se calmer… car s’il l’embrasse, il la mord et ça craint du boudin pour elle. Et pourtant Ed est un vampire végétarien.

Bon, pour tous les trucs de vampire, il faudra vous la mettre sur l’oreille car ici, il n’y en a pas et si la question avant que j’entre dans cette salle était de savoir si j’avais perdu mon âme d’ado (pourtant je croyais que plus midinette que moi tu meurs), la réponse est oui définitivement ! Je n’ai jamais lu la bibliothèque rose mais des bazars à l’eau de rose comme ça, je ne sais où les scénaristiques sont allés les chercher ? En plus, visuellement c’est très laid, les effets spéciaux (en gros, voler d’arbre en arbre… Tarzan le faisait déjà en 1933 !) sont réalisés à la bétonneuse, la grande scène de la « révélation » : « J’SUIS UN VAMPIRE » est gnangnan à hurler. Réaction de la boutonneuse : « oh, tu es très beau, tu brilles !». Le maquillage tout à la farine est moche à pleurer. Les deux jeunes premiers sont d’une insignifiance déconcertante et aussi sexys que le lapin Duracell. Moi qui fais une fixette sur les nez (oui, y'en a d'autres, ce sont les chaussures ou les seins, moi c'est d'abord le nez que je regarde chez un garçon), le Robert Pattison (mouarf le nom de star, tiens !), il a une petite patate en guise d'excroissance qui lui fait un profil de fouine ! Quant à leur « jeu » d’acteurs, il consiste à hocher la tête en faisant des mines déconfites et en bégayant sur chaque réplique. Exemple :

« hum… hum… tu veux danser ?

« mais… hum… c’est que je ne sais pas… hum… danser ! »

« oh ? mais tu as hum… un lecteur de CD ? »

« oui… hum… j’aime écouter de la musique »

« oh !... hum… j’aime aussi le … hum Clair de Lune de Debussy ».

Ce Twilight n’a donc rien de merveilleux, bien au contraire et si la réalisatrice a voulu évoquer la vie des jeunes tazuniens de 16/17 ans (ils sont en première !) c’est assez inquiétant. Imaginez votre ado qui va à l’école en voiture (j’y connais rien en bagnole mais c’est le style des voitures de James Bond ou des pick-up comme ils disent), revient quand il a le temps, fait sa valise quand il est véner en vous disant « t’inquiète pas pour moi mais là, il faut que je parte » pendant que vous restez là bras ballants sans vous préoccuper de qui c’est qui qui va la finir l’année scolaire… et j’en passe. Mais évidemment votre ado ne pense qu’à UNE CHOSE : le bal de fin d’année (qui se révèle ici aussi tarte que la foire aux cochons à Gif Sur Yvette (mes plus plates aux Giffois)) !!!

Bref, c’est moche, c’est con, je cherche encore de quelle fascination il est question mais je suppose que c’est la dernière trouvaille conçue pour lutter contre une sexualité précoce à risques : l’abstinence. J’attends la suite avec impatience, ce sera sans moi.

jeudi, 08 janvier 2009

Un barrage contre le Pacifique de Rithy Pahn°

Un barrage contre le Pacifique - Gaspard Ulliel Un barrage contre le Pacifique - Isabelle Huppert

En 1931 au Cambodge (ex Indochine) une mère et ses deux enfants Joseph 20 ans et Suzanne 16 ans se battent pour tenter de sauver leur exploitation inondée. La mère multiplie les lettres de réclamation de plus en plus désespérées à l’administration coloniale qui lui a vendu cette terre en sachant que la zone était inondable, donc incultivable.

Du début à la fin, le film ou plutôt les paysages filmés sont une splendeur visuelle qui provoquent le dépaysement et mieux encore invitent au voyage. Mais deux heures de diapositives c’est très très long quand tout le reste, malgré la consistance de l’histoire et  ses enjeux, est filmé sans passion ni lyrisme.

On s’ennuie, on s’ennuie ferme et rapidement même si on comprend que chaque actrice rêve de trouver un jour son « Out of Africa » ou son « Indochine ». On en est à des années lumière ici. Isabelle Huppert (d’une maigreur à faire peur) censée être une vieille femme malade, peine à restituer l’exaltation qui anime cette femme  plus que tout attachée à sa terre. Elle manque d’épaisseur (c’est le cas de le dire) et c’est surprenant de sa part, pour rendre attachant ou bouleversant cette solitaire aigrie et souffreteuse, un peu amoureuse de son fils, un peu jalouse de sa fille, prête à tout pour trouver de l’argent jusqu’à se transformer en mère maquerelle. On ne croit pas plus à son intérêt soudain lorsqu’elle se met à plaindre les paysans locaux exploités…

La fille est le type même de l’actrice/ado (Astrid Berges-Frisbey) interchangeable, ronchon, à la mine comme à l’humeur boudeuses. Seul Gaspard Ulliel (« un peu sauvage et très très beau », passé au kärcher intégral de l’auto bronzant), manifeste un peu de fièvre mais le pauvre n’a que la même scène à rejouer tout au long du film et il ne nous reste plus qu’à contempler son physique irréprochable avec l’envie de croquer dans sa jolie fossette.

Quant à la relation de la mère avec ses enfants faite d’amour et de haine, d’insultes, de coups, puis de caresses et de mots doux, elle surprend et met mal à l’aise au début puis on s’habitue et on finit par s’en désintéresser comme de tout le reste. Dommage, vraiment.

mercredi, 17 décembre 2008

Largo Winch de Jérôme Salle °

Largo Winch - Tomer Sisley

A la mort de son père adoptif (assassiné), Largo, fils caché du milliardaire se retrouve à la tête de l’Empire W. Se sentant victime d’un complot visant à l’écarter, Largo veut montrer de quel bois il se chauffe et également trouver les coupables de la mort de son père.

Ça commence plutôt bien et je me suis même surprise à me dire dans mon for intérieur et à penser in petto : « waoh, c’est beau, qu’on dirait de la BD dis donc ». Quand je me parle à moi-même, je fais pas dans la dentelle t’vois. Et je peux pas dire le contraire, car beau, ça l’est, à peu près jusqu’à la fin. Parce qu’on fait un grand tour du monde de cartes postales ou presque et que même quand on n’a rien lu sur le film avant d’aller le voir, on se dit « tiens tel acteur, telle actrice !». .

Ouah Miki Manojlovic, je l’adore cet acteur. Il cause bien français et en plus, il joue super bien. Mais surtout j’adore son accent.

Ouah, Gilbert Melki !!! Mais... c’est quoi cette balafre sur sa joue gauche ??? Et puis il fume trop Gilbert, faut qu’il arrête.

Ouah, Mélanie Thierry, ça lui va pas les cheveux courts, pis elle est moche sa perruque, on dirait du crin de cheval (pardon mon Dada), mais elle a toujours les yeux transparents, c’est joli mais ça sert à rien.

Ouah Kristin Scott Thomas ! Qu’est-ce qu’elle est mince dis donc et puis elle s’est toute défripée depuis “Il y a longtemps…”.

Et puis qui encore ? Je sais pas, y’en a des que je connais pas. Ah si, y’a Nicolas Vaude, c’est celui qui fait le majordome Gauthier. Je l’aime bien. C’est lui le mieux dans le film.

Ah oui aussi, y’a Anne Consigny. Rolala la pauvre, un jour elle va sûrement se trancher les veines en direct. Elle transpire la déprime cette fille !

Quand Tomer Sisley arrive pour la première fois, il est tout nu… Mais non, bande de folles obsédées, que le haut, pas le bas. On se dit, le Tomer il a dû pousser de la fonte. Y’a plus de muscles que de gras si tu vois ce que je veux dire. A part ça, je crois qu’on tient notre Keanu local !!!

Bon oui, je l’avoue maintenant, je me suis ennuyée cent sous de l’heure. J’ai tripoté mes cheveux, je me suis arrachée les fourches (des cheveux !), je me suis massé les cervicales, j’ai regardé mon nouveau portable tout neuf (celui-là, il fait photo, mail et tout le toutim…) et au bout de la quarante huitième découverte du vingt-quatrième agent double ou triple, de la quatre vingt douzième trahison… j’ai lâché prise, en me disant « je m’ennuie, mais qu’est-ce que je m’ennuie !!! ».

Tomer, il a de la chance, il est mimi tout plein et il a une jolie voix douce comme j’aime bien, le genre qui s’énerve jamais (comme mon Jules) et puis il a des prénoms vachement chicos aussi bien dans la vie que dans le cinéma : Largo c’est beau…  moi je trouve… mais sinon question personnage et interprétation, il lui manque les deux choses essentielles pour ce genre de rôle : le charme et l’humour !!!

GRRRRRRRRRRRR !

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