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a l'ouest de pluton de henry bernadet et myriam verreault

  • A L'OUEST DE PLUTON de Henry Bernadet et Myriam Verreault *

    Film en compétition - Québec

     Festival International du Premier Film d'Annonay

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    Quelques jeunes ados d'une banlieue québécoise ont un exposé à faire devant leurs camarades. Ils doivent évoquer une de leur passion. Ainsi Pierre-Olivier s'indigne t'il du fait que Pluton ait été débaptisée et ne soit plus la 9ème planète du système solaire mais un simple numéro, Nicolas et Steve musiciens (très laborieux) cherchent un nom à leur groupe de punk et s'arrête sur "Wet dreams" qu'il trouve particulièrement hot, Jérôme compose des poèmes qu'il déclame en pleine forêt intimidé de révéler ses sentiments à Kim qui se laisse facilement séduire par un autre...

    On suit pendant 24 heures quelques jeunes si différents et si semblables qui expriment leurs doutes, leurs rêves, leurs espoirs, leurs révoltes. La journée se poursuit par une soirée très arrosée et très "fumée" où l'on sent poindre le drame qui finalement n'arrivera pas mais démontrera que les ados d'ici et d'ailleurs ont ce don instinctif et quasi animal de flirter avec les situations à risques...

    Je n'ai pas été du tout sensible ni séduite par le style vidéo, les éclairages au néon, les plans fixes incertains ou brusquement frénétiques suivis de plans plus "travaillés" avec lampadaire pour faire joli etc... qui confèrent au film un aspect bricolage éminemment sympathique mais un peu brouillon. Evidemment il s'agit d'un film sur les ados, *ceci expliquant peut-être cela. Mais bon, je suis vieille et n'ai jamais été ado*.

    Néanmoins, je dois avouer que j'ai ri pas mal grâce à l'abattage irrésistible des jeunes comédiens qui n'ont manifestement pas beaucoup à forcer leur talent pour faire croire à leurs personnages. Des scènes franchement hilarantes telle celle où deux copains se demandent pourquoi ils prennent toujours leur repas de midi au même endroit sont à la fois surréalistes et totalement cocasses. Le flegme des lascars est essentiel. En règle générale leur éloquent bagou assorti des cocasses expressions typiquement québecoises et de l'exquis accent local font sans aucun doute beaucoup pour rendre ce petit film aimable et chaleureux.

    Mais osti l'adolescence, c'est pas toujours une partie de plaisir, c'est crissement vrai tabarnak'.