05.06.2011
MA SEMAINE AU CINEMA
Pour lire mes articles cliquez sur le titre ou l'affiche.
X MEN LE COMMENCEMENT de Matthew Vaughn ***
LE CHAT DU RABBIN de Joann Sfar et Antoine Delesvaux **
RENDEZ-VOUS AVEC UN ANGE de Yves Thomas et Sophie de Daruvar *
UN BAISER PAPILLON de Karine Silla °
MES COUPS DE COEUR DE LA SEMAINE


20.05.2011
LE GAMIN AU VELO de Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne ***




C'est l'histoire d'un gamin de 12 ans qui a échoué dans un foyer pour enfants sans comprendre pourquoi. Il s'appelle Cyril et il ne peut pas croire que son père l'ait placé là. Tout comme il traite de menteurs tous ceux qui prétendent que ce même père a vendu son vélo (qu'il récupèrera) parce qu'il manquait d'argent. Comment éviter de tomber dans la délinquance quand on est encore si petit et tellement en colère, qu'on a plus de maman et que papa ne veut plus de vous ? Sans doute faut-il rencontrer ou plutôt tomber sur une Samantha coiffeuse qui a un coeur grand comme ça et va accepter malgré la violence et les mensonges de Cyril de l'accueillir le week-end chez elle puis de devenir sa tutrice ! C'est tout le mal qu'on peut souhaiter à tous ces pauvres Cyril perdus sans collier.
Le nouveau film des frères belges qui une fois de plus l'ont tourné à Liège dénotera sans doute dans leur filmographie tant il est éclairé de soleil, et aussi, inutile de le nier par la lumineuse présence de Cécile de France. Pour l'occasion celle qui a bu des bières avec Clint elle a repris son accent belge et déborde ici de gentillesse, d'humanité, de générosité et de compréhension. Et pourtant ce n'est pas gagné de prendre sous son aile un garçon tel que Cyril, boudeur, râleur, fugueur, menteur. Affronter sa colère, son agitation et son chagrin totalement compréhensibles n'a rien de facile ni d'évident. Il n'empêche que Cyril est un enfant vraiment attachant et certaines scènes qui le confrontent à des situations inconcevables sont de véritables crève-coeur. La première demi-heure est une enquête menée à un train d'enfer où Cyril, aidé de quelques adultes bienveillants dont Samantha, met toute son énergie pour retrouver ce père parti sans laisser d'adresse. La scène de retrouvaille (bravo à Jérémie Rénier d'accepter et de réussir ces rôles de père inaptes qu'on a envie de baffer copieux) est déchirante. Comment un père peut-il noter le numéro de téléphone de son fils sur un morceau de papier gras qui ne résistera pas longtemps à l'appel de la poubelle ? Comment peut-il lui faire croire qu'il l'appellera alors que toute son attitude prouve qu'il ne le fera jamais ? Comment peut-il affirmer ensuite qu'il est en train de reconstruire sa vie et que la présence de Cyril serait vraiment "trop" ? Jérémie Rénier y parvient. Mais Cyril ne veut rien entendre et le colle littéralement tentant par là de prolonger l'instant où la porte va se refermer sur lui !
Lorsqu'il se résoudra à admettre enfin qu'il n'a plus rien à tirer de ce père-enfant, il tentera d'offrir sa tendresse et son dévouement à Wes, délinquant bas de plafond mais malin quand même, qu'il considèrera sans doute un court temps comme une sorte de père de substitution. Le tour dramatique que prend leur curieuse association fait froid dans le dos.
Le pauvre Cyril accumule les revers et les déconvenues, n'abandonne que rarement lors de très rares sourires son air frondeur et désenchanté. On ne donne pas cher de son avenir qui se construit sur des bases aussi fragiles sauf s'il cesse de résister enfin et se laisse aller à la promesse de bonheur que peut lui offrir Samantha.
La rencontre percutante de Cyril et Samantha est l'une des plus belles et originales vue depuis bien longtemps et le jeune Thomas Doret est formidable.

17:33 Publié dans 3 *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : le gamin au velo de jean-pierre dardenne et luc dardenne, cécile de france, thomas doret, jérémy rénier, cinéma
20.01.2011
HEREAFTER de Clint Eastwood *(*)



Marie journaliste à la télévision française réchappe à un tsunami, Marcus petit londonien d'une dizaine d'années perd son frère jumeau dans des circonstances tragiques et George américain de San Francisco subit son don de voyance comme une malédiction. Marie pense avoir connu l'expérience de mort imminente avec lumière blanche au bout du tunnel et tout le bazar, Marcus cherche à entrer en contact avec son frère mort et George qui "voit des gens morts" dès qu'il touche quelqu'un voudrait se débarrasser de ce pouvoir maudit. Au travers de ces trois histoires disséminées au trois coins du monde (oui, le monde a trois coins, c'est ainsi !) Clint entend poser cette question : qu'y a t'il dans l'au-delà ? Et il met plus de deux heures à ne pas y répondre !
Je suis remise de l'émotion, vraiment mal agréable, de n'avoir RIEN ressenti et d'avoir trouvé le temps long parfois. Mais il fallait bien qu'il y ait un accident dans mon adoration inconditionnelle sinon la vie serait vraiment trop parfaite. Je n'ai pas encore commencé à visionner les 35 films de mon cadeau de Noël :
mais je crois pouvoir d'ores et déjà affirmer de mémoire de clintoridienne que cet "Au-delà" est le plus mauvais Eastwood jamais vu, de mémoire défaillante d'eastwoodienne. La faute à une narration vraiment platounette qui fait se succéder chapitre après chapitre les trois diffférentes histoires avec de grosses ficelles de plus en plus apparentes pour tenter de les rapprocher les unes des autres. La faute à un casting pas bien convaincant qui navigue à vue. Cécile De France toujours parfaite par ailleurs ne parvient jamais ici à faire croire qu'elle est cette star du 20 h du petit écran. Le petit Franckie McLaren, amorphe et inexpressif est parfaitement transparent. Quant aux autres, ils semblent être venus faire leur panouille tout foufous d'avoir été choisis par Clint. Thierry Neuvic est très beau torse nu, Marthe Keller est souriante, Mylène Jampanoï (MDR), Bryce Dallas Howard est aussi désolante que Zoey Deschanel dans "Phénomènes", j'ai même cru à un moment qu'elle allait nous dire qu'elle avait mangé un tiramisu avec Joey, les français sont élégants, les anglais ont l'air de misérables... Quant à la musique, Clint a dû écouter en boucle les concertos pour piano de Tchaikovski avant de pianoter à son tour...
Alors voilà, "Hereafter" est une parenthèse, le repos du guerrier avant "J. Edgar" avec Leo qui devrait sortir en 2012. C'est promis.
Mais, me direz-vous, que reste t'il ? Et bien il reste :
- la scène d'ouverture et de tsunami. Aucun autre film catastrophe n'avait réussi jusque là à rendre une catastrophe aussi flippante et réaliste,
- des images ou plutôt des plans uniques car Clint sait comme personne où il faut poser sa caméra,
- quelques scènes "différentes",
- et puis surtout, il reste un acteur solide, puissant, meilleur de film en film... et qui sauve celui-ci in extremis. Je sais, je dis ça pour chaque film avec Matt Damon, mais ce garçon est vraiment étonnant. Capable d'être successivement Jason Bourne, une taupe grisouille du FBI, un GI en Irak, un rugbyman des springboks, puis cet américain ordinaire mal dans sa vie... pour ne citer que ses dernières compositions, Matt Damon avec ses nouvelles tempes grisonnantes qui lui vont à ravir est en train de devenir un des meilleurs acteurs américains actuels.
Dernière chose, dès que Clint nous aura conté l'histoire de J. Edgar Hoover, il FAUT absolument qu'il se remette et en revienne au drame ou à la comédie sentimentale car la toute dernière scène d'Au-delà qui me fait croire que le film s'achève là où j'aurais aimé qu'il commence, prouve qu'il reste un grand sentimental, fleur bleue et romantique et qu'il pourra encore me faire pleurer.
PS. : c'est ce genre de plans que je trouve renversant et Clintoudien :

08:00 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : hereafter de clint eastwood, matt damon, cécile de france, thierry neuvic, cinéma
11.04.2010
MA SEMAINE AU CINEMA
18:36 Publié dans BILAN DE LA SEMAINE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dragons, gardiens de l'ordre, nicolas boukhrief, cécile de france, fred testot, julien boisselier, cinéma
10.04.2010
GARDIENS DE L'ORDRE de Nicolas Boukhrief ***



Mais le véritable coup de génie, en ce qui me concerne je n'y croyais pas du tout, c'est d'avoir choisi Fred Testot pour être le flic un peu insaisissable prêt à aller jusqu'au bout. Chacune de ses scènes est une réussite totale. Certaines sont même absolument bluffantes et saisissantes telle celle où il est obligé d'ingurgiter le fameux"Sphinx" fluo pour rester crédible aux yeux des truands. Observer les effets de la drogue sur son visage et dans tout son comportement est un grand "numéro" d'acteur. La caméra est instantanément amoureuse de lui et il forme avec Cécile de France un couple tout ce qu'il y a de plus séduisant.
19:45 Publié dans 3 *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : gardiens de l'ordre de nicolas boukhrief, cécile de france, fred testot, julien boisselier, cinéma
30.10.2009
Aimer Clint, Être Cécile...
Clint Eastwood tournait à Paris et en France avec Cécile de, quelques scènes de son prochain film "Hereafter" un thriller surnaturel avec aussi Matt Damon, Mylène Jampanoï, Thierry Neuvic, Marthe Keller...
Vous pouvez trouver quelques images du tournage en cliquant sur la vidéo ici.
Vidéo Pure People
10:14 Publié dans JE DOIS VOUS EN PARLER | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : clint eastwood, hereafter, cécile de france, cinéma
29.04.2009
Sœur Sourire de Stijn Coninx ***


Dans les années 50, Jeannine Deckers qui deviendra plus tard Sœur Sourire, entre au couvent pour échapper à une mère autoritaire et à un père sans envergure. Elle cherche un sens à sa vie qu’elle ne trouvera pas non plus chez les dominicaines qui prônent le silence en accomplissant des travaux ménagers sans intérêt. Son seul réconfort, elle le trouve dans la musique dès que la mère supérieure accepte de lui rendre sa guitare. Elle va composer un véritable hymne à son ordre religieux « Dominique » qui va devenir en un temps record un tube quasi planétaire, détrônant même un temps les Beatles en tête des hit-parades de l’époque.
D’abord utilisée par l’Église qui voit en « Sœur Sourire » un bon moyen de faire parler d’elle et de renflouer les caisses (la séance de photos où on lui demande de poser de dos pour qu’on ne voit pas son visage mais uniquement son costume, est d’une cruauté inouïe), elle ne va pas tarder à déranger puis à choquer avec son franc-parler, ses positions plutôt audacieuses concernant la liberté féminine et la pilule contraceptive. Elle va rapidement quitter la soutane pour tenter de vivre de son talent. Hélas, sans son habit de religieuse, la chanteuse ne fait plus vraiment recette. L’Église ayant signé un contrat avec la maison de disques, jamais Jeannine ne toucha le moindre centime sur ses droits.
Ce film un peu trop sage retrace non seulement l’itinéraire de ce « tube » mais surtout la vie ratée, bouleversante et tumultueuse de son auteur. Personnage complexe, plutôt solitaire, autoritaire, égocentrique, intransigeante, pleine de doutes et de douleur, Sœur Sourire dût constamment lutter contre ses parents, le couvent, l’Église, sa foi, son homosexualité, pour finir criblée de dettes, menacée par le fisc et décider de se suicider avec sa compagne Annie.
Sans la force, le charme, le talent, l’énergie de Cécile de France, ce film aurait sans doute moins d’intérêt. Mais comme toujours, elle est remarquable, exceptionnelle et porte cette douloureuse histoire avec ardeur, classe et conviction.
08:34 Publié dans 3 *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : soeur sourire, cécile de france, cinéma












