18.04.2010

MA SEMAINE AU CINEMA

VOUS VOULEZ ÊTRE MEMBRE DU JURY

AU FESTIVAL DU FILM DE CABOURG ?

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GREEN ZONE de Peter Greengrass ***

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REMEMBER ME de Allen Coulter **

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HUIT FOIT DEBOUT de Xabi Molia **

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LE CHOC DES TITANS de Louis Leterrier °

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MES COUPS DE/AU COEUR
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PS. : j'espère que vous remarquerez que cette semaine dans mes coups de coeur figurent deux garçons qui arborent les nez les plus catastrophiques du cinéma mondial ! Comme quoi...
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Et rien que pour ELLE qui les aime TOUS même inexpressifs et sans cerveau ouh ha ! :
SAMMY !!!
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bouh qu'il est laid !

26.03.2010

LE GUERRIER SILENCIEUX, Valhalla Rising de Nicolas Winding Refn°

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Je sais, je vous vois venir, je vous entends, je vous connais...
l'absence de °°° et de ***** va vous surprendre, voire vous déconcerter. Mais je suis moi aussi très embarassée de ne pouvoir trancher tant l'une ou l'autre des "évaluations" me semblerait injuste et inappropriée.
Alors je vais essayer de vous parler de ce film qui s'insinue peu à peu pour ne plus vous lâcher. Je crois qu'il est unique en son genre. Mais quel genre d'ailleurs ? J'en sais rien. Sensoriel, mystique, métaphysique ? Va savoir ! En tout cas, je n'ai pas le souvenir d'une pareille "expérience" car cet ovni filmique va bien au-delà d'un simple gadget telle que la 3 D par exemple.
Je ne suis pas surprise de la part de son surprenant et très singulier réalisateur qui m'avait déjà bien secouée avec l'étonnant "Bronson" qui était néanmoins beaucoup plus "abordable" que ce Guerrier !
C'est un film d'une beauté foudroyante, d'une brutalité et d'une âpreté incomparables. Mais il est aussi insaisissable, énigmatique. Il semble tellement se prendre au sérieux qu'on se demande parfois si le réalisateur n'est pas en train de se foutre de nous ouvertement et nous murmurer de chercher à comprendre parce que même lui ne sait plus où il nous entraîne. Alors il s'amuse et traficote ses images avec des filtres vert, jaune ou rouge dans des paysages sublimes qu'il nous laisse tout le loisir de contempler en d'interminables plans fixes !
Samedi 27 mars : Après réflexion, j'ai tranché : ce film est vide !
C'est donc un film beau et chiant, comme il en arrive parfois. Mais pas exaspérant comme certains, majestueux, abscons, découpé en chapitres : Le Courroux, Le Guerrier Silencieux, *La terre Sainte, L'Enfer, le Sacrifice où la rage, la brutalité, la cruauté alternent avec la lenteur, l'hébétude et l'asphyxie !
(*j'ai oublié le nom du 4ème chapitre, si quelqu'un peut me le souffler...).
Bon allez j'arrête d'aligner des mots, je vais finir par m'étouffer avec.
C'est l'histoire d'un gars presque nu qui a dû beaucoup souffrir car son visage a été lacéré, couturé. Il n'a plus qu'un oeil et d'ailleurs plus tard, parce qu'il lui faut bien un nom, on l'appellera "One Eye". C'est un film avec de l'humour dedans. Le guerrier ne parle pas. Jamais. Il est l'espèce d'esclave d'un type chelou qui le garde enchaîné et le fait combattre parfois contre d'autres affreux qui eux ne sont pas enchaînés. Les combats ne sont pas équitables mais il est très fort le borgne, il bat tout le monde sauvagement. Un jour alors qu'il prend son bain, il trouve un petit bout de flèche dans l'eau. Il va lui servir à s'échapper. Mais avant de partir définitivement, il ouvre le ventre de son geôlier et en sort toute la barbaque. C'est très choupi mais le gars meurt dans d'atroces souffrances. Il massacre le reste de la bande sauf un ptit garçon aussi moche que blond qui va dès lors le suivre partout. Chemin faisant ils rencontrent une nouvelle horde de furieux qui sont manifestement en train de faire croisade vers la terre sainte. Le bigleux et le moutard se joignent à eux. Ils prennent un bateau, et pendant deux heures où il ne se passe rien,
il ne se passe rien...
et le bateau se perd dans le brouillard. Parfois un type dit "c'est une malédiction" et un autre qui ressemble au chef répond "non c'est du brouillard". Humour viking. Lorsque le bateau arrive à terre, la bande de crasseux est bien décîmée, rapport à des qui ont bu de l'eau salée. Il doit rester 4, 5 bonhommes pas plus, mais le chef, qui a le cerveau un peu endommagé ou alors c'est moi dit :
"bon les mecs, on n'est pas à Jérusalem, pas grave, on va évangéliser ce pays de sauvages, et que ça saute, encerclons-les".
"Euh, chef, c'est pas pour contredire mais on n'est plus que quatre ou cinq là !".
Et en plus, moi je ne suis que spectateur mais euh... comment dire, chef, c'est pas pour déranger mais "qui tu veux encercler ??? y'a personne !". C'est pas grave.
Oeil crevé ça le gave toutes ces fariboles et billevesées, il se casse, avec le moutard à ses basques toujours. Mais on voit qu'à force, il l'a à la bonne. Le chef enfonce un couteau dans le bide du père de Billy Elliot et une flèche lancée par un snipeur invisible le tue (le chef hein, pas le père à Billy). Pendant ce temps là, on voit pour la quarante huitième fois en plan fixe de trois quart d'heure, le profil de Mads Mikkelsen. Pour avoir eu bien le temps de l'observer, je dirais que son meilleur profil c'est le droit. Et je m'y connais en profil de garçon.
Il arrive en haut d'une montagne et là il se met à empiler des cailloux. Parfois les cailloux tombent mais c'est un patient, ça le démonte pas, il recommence. Vingt fois sur le métier il remet son ouvrage. A la fin, il a l'air content de lui. Il a fait une pile comme ça
et ça a l'air de lui plaire. Bon. On est content pour lui. Moi aussi j'aime bien. Mais les indiens arrivent et il ferme les yeux. Fatale erreur.

06.01.2010

Coco Chanel et Igor Stravinsky de Jan Kounen °

Coco Chanel & Igor StravinskyCoco Chanel & Igor Stravinsky

Lors d’une représentation du « Sacre du Printemps » d’Igor Stravinsky au Théâtre des Champs Elysées, Coco Chanel est subjuguée par la musique du maître. La salle doit être évacuée par les forces de l’ordre tant le public manifeste violemment sa désapprobation envers cette œuvre encore trop avant-gardiste pour l’époque (1913). Pour fuir la révolution russe Stravinsky se réfugie à Paris avec sa famille. Coco lui propose de s’installer dans sa maison de Garches où, d’après elle, il sera plus à l’aise qu’à l’hôtel pour travailler. L’attirance est réciproque, Coco et Igor deviennent amants.

Chabadabada ? Même pas.

Dans la petite maison (« sans prétention n’est-ce pâs mon chêr !!! » mais grande comme le Trianon) décorée comme un tailleur Chanel (blanc à liseré noir ou noir à liseré blanc) Coco et Gogo se cherchent, se font des mines, se lancent des regards par en dessous, se sourient timidement et se jettent finalement l’un sur l’autre par terre, ça fait sauvage et insoumis j’imagine. Tout ceci sous l’œil vitreux mais néanmoins affûté de Madame Stravinsky, une mocheté sans sourcil, pondeuse de moutards qui sert à rien sauf à tousser dans son lit en disant «je tousse dans mon lit keuf keuf crotte». Les deux amoureux ne seront pas plus bavards car ils n’ont pas plus envie de discuter chiffons que clés de sol (ou de fa… je vous parle même pas de la ut), mais de s’enfiler (ah non, ça c’est dans Esther… l’autre film que j’ai vu)… mais bon, le résultat c’est trois scènes de cul grotesques plus tard : une par terre sans préliminaires, une à dada sur mon bidet alors qu’Igor travaille une sonate pour piano en fa dièze mineur et la troisième où Igor est au-dessus et nous spectatrice au-dessus d’Igor (vous visualisez le sandwich ?)… ce qui nous permet donc d’étudier les jolies fesses de Mads. Sinon pas un mot, sauf à un moment leur plus grande conversation sera :

«- Igor : vous n’êtes pas une artiste Gabrielle, vous êtes une vendeuse de tissus !

- Gaby : rolala, euh l’autre bah quand même ! ».

A la suite de quoi, vexée comme un poux, elle va lui faire comprendre que « ceinture mon gaillard, tu te la mets sur l’oreille, tu la fumeras plus tard ! ». Lui du coup, ça va trop l’exciter et il va composer jour et nuit. Pendant ce temps là, Coco file à Grasse faire du sent-bon qui pue la fleur.

Ne plus baiser, les génies ça les rend hyper créatifs. Comme elle s’aime bien Coco, son parfum elle va l’appeler Chanel et comme c'est la 5ème version, bla bla bla

Bon, maintenant je sens que vous allez me demander ce que je porte comme parfum si j’ai aimé ce film !

Non, non et renon.

Ça se veut chic et subtil, c’est snob et froid. Parler d’une prétendue passion de façon réfrigérante qui laisse de marbre je ne vois pas l’intérêt. Ce film me semble inutile tant il est glacial. Anna Mouglalis cou de girafe et raide comme un passe-lacet confond élégance, autorité et dédain ; Mads Mikkelsen (presque moche, faut le faire !) semble complètement engoncé derrière ses binocles et guindé sous sa ridicule moustache.

La dernière scène où les deux ont 120 ans (chacun) et sont maquillés au couscous et à la frangipane est encore plus absurde que le reste. Et 10 minutes de sublime musique, ce n’est pas suffisant.