18.02.2008
Promets moi d’Emir Kusturica °°

Un grand-père paysan sentant sa fin proche, envoie son petit-fils chéri à la ville vendre la vache, acheter une icône de Saint Nicolas, un souvenir et une femme !!!
Ça commence comme du Kusturica. Une voiture bringuebalante transporte trois zigotos plus gros que l’auto, ils se balancent en écoutant de la musique. On sourit. Ensuite, ça s’agite en tous sens. Tous les ingrédients kusturiciens sont là, les fanfares, la musique omniprésente (qui n’arrive pas à la cheville de celle de Goran…), les personnages hauts en couleurs, les femmes aux gros seins, « la » très jolie fille, les veaux, les vaches, les oies et les cochons, les drôles de machines, l’ingéniosité de certains personnages, un homme canon (pas drôle du tout) qui traversera le film à intervalles réguliers, un enterrement qui croise un mariage… Mais rapidement tout est gavant, gonflant, moche, bête et pas drôle. Tous les personnages tombent au moins 10 fois chacun, se prennent des portes ou des trucs sur la tête, tous les décors s’écroulent… tout est répétitif mais sans le comique qui en principe va avec. Ajoutez à cela que tous les personnages sans exception sont libidineux, qu’un gamin d’une dizaine d’années va faire succomber une belle fille de deux fois son âge et qu’il l’épousera, qu’un taureau et un homme seront castrés, que les scènes de zoophilie vont se succéder avec des poules, des oies, une vache, un sanglier… à vomir ! Tout ici m’a paru dégradant aussi bien pour les femmes, toutes des putes, que pour les hommes, tous tarés, proxénètes ou tueurs. On dirait le film d’un vieux vicelard qui souhaiterait faire un film porno sans l’oser.
Beurcke !
07:20 Publié dans 7 °° En route vers le néant absolu | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : promets moi, cinéma
