30.07.2010
L'ÂGE DE RAISON de Yann Samuell °

08:00 Publié dans 6 ° Que suis-je allée faire dans cette galère ? | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : sophie marceau, jonathan zaccaï, marton csokas, cinéma, l'Âge de raison de yann samuell
20.11.2009
L'homme de chevet de Alain Monne **


Léo ex champion de boxe devenu alcoolique devient garde malade au chevet de Muriel, jeune femme jadis libre et indépendante, devenue tétraplégique suite à un accident de voiture. L'amour, improbable s'invite au pied du lit.
Pourquoi le réalisateur ne s'est-il pas concentré sur la relation de son couple vedette, d'autant plus crédible qu'on sait qu'à la scène comme à la ville Sophie Marceau et Christophe Lambert s'échangent ces regards de crapauds morts d'amour ? Cette histoire d'amour atypique et cousue de fil blanc dans une Colombie de cartes postales aux couleurs et à la lumière prodigieuses, bien écrite et très bien interprétée, se suffisait largement à elle-même. Nous laisser au contact de ce beau couple qui se cherche et se trouve aurait bien suffi aux coeurs d'artichaut conquis d'avance. Evidemment, ce film est tiré d'un roman d'Eric Holder mais pourquoi Alain Monne s'est-il senti obligé d'illustrer cette histoire de boxeuse prostituée violée à 11 ans, pleine de rage ? Voulait-il nous rappeler que la Colombie n'est pas un paradis et que la misère est tout aussi pénible au soleil ? Merci, on ne s'en doutait pas.
Bref, en un mot, ce film qui parle de dépendance extrême, du handicap, de dignité, de renaissance et d'amour est beau quand on ne quitte pas l'homme du titre, blessé lui aussi, mais bien différemment puisque encore debout, et de cette femme anéantie qui n'a plus rien et s'accroche parfois avec désespoir.
Christophe Lambert, sa voix, son regard trouble/troublant (une coquetterie dans l'oeil des garçons est ma deuxième "fixette" (voir Andy Garcia), juste après leur nez... NDLR), sa douceur, sa nonchalance font de Léo un homme brisé, sobre (au sens "mesuré" du terme) d'une belle délicatesse.
Quant à Sophie Marceau, que je continue d'aimer, malgré Lol, malgré De l'autre côté du lit, malgré tout... elle est capable d'être belle, drôle, autoritaire, acariâtre, injuste, énervée, douce, désespérée, vivante, impatiente etc, sans jamais quitter son lit et en restant parfaitement immobile. Je ne sais si c'est une prouesse mais si ce n'est pas une (excellente) actrice !!!
14:32 Publié dans 4 ** INTERESSANT | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : l'homme de chevet, alain monne, sophie marceau, christophe lambert, cinéma
03.06.2009
Ne te retourne pas de Marina de Van *


Tout fout le camp le jour où Jeanne, écri-vaine, se fait rembarrer par son éditeur qui lui affirme que son roman est mauvais. A partir de ce jour cruel, Jeanne constate que son appartement se transforme. Les meubles changent de place, les pièces se modifient, son mari et ses enfants changent d’apparence et Jeanne elle-même commence à se transformer physiquement. Personne ne semble s’apercevoir de rien et Jeanne a l’impression de devenir folle.
Ce film a frolé la bulle et puis finalement l’indulgence a le dessus car même s’il compte une interminable demi-heure de trop (ce que ça peut être long une demi-heure), l’idée est tellement géniale, les effets spéciaux tellement incroyables et Sophie Marceau tellement merveilleuse (pourtant toujours affublée de son horrible "balayage piano" de LOL !) que je ne peux décidément pas tout jeter à la poubelle… Cela dit, si la première partie démontre (enfin !) ou plutôt nous rappelle quelle bonne actrice est notre Sophie, tout se barre en sucette dans une deuxième partie (la faute à Monica ???) qui hésite entre drame familial et épouvante pour finir dans une résolution un peu/beaucoup pathogène… mais bon, il fallait bien conclure. La réalisatrice semble nous dire (si j’ai bien compris) que ce n’est qu’en comprenant et en se libérant de son enfance (et du traumas qui va forcément avec) que l’on peut avancer. Pour y arriver, elle cherche à nous faire sursauter, sans y parvenir (ce qui est un exploit me concernant J ) en multipliant les grincements de violon, comme si les images et la bonne interprétation de Sophie ne suffisaient pas. Avant qu’elle ne soit complètement Monica, Sophie reste elle aux trois quart (la voix, le bas du visage)… ce qui est ni plus ni moins que monstrueux mais fascinant à regarder. On cherche réellement ce qui appartient à l’une ou à l’autre et comme Marina de Van aime rien tant que torturer les corps, elle les couvre toutes les deux de plaies, de bosses, de cicatrices et présente même pendant un temps une Jeanne/Monica plus repoussante que Quasimodo.
Film étrange, oui, mais sans grand intérêt, sauf celui de se demander, en qui préférerais-je me transformer ?
En Sophie, sans hésitation.
17:18 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : ne te retourne pas, maria de van, cinéma, sophie marceau
