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LE CHANT DES OLIVIERS

d'Alex Camilleri **

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MALTE

Avec Michela Faruggio, Nenu Borg

La mère de Mar vient de mourir.

Les deux femmes étaient en froid et la famille de rapaces estime qu'elle n'a aucun droit sur l'héritage des trois terrains que sa mère possédait... Mar souhaite les vendre et quitter l'île dans laquelle elle ne trouve aucun avenir.

Elle fait la connaissance de Nenu un vieil homme, une gloire locale qui a passé sa vie à perpétuer un chant ancestral (le gñana) fait d'improvisations. Comme dans les battles de rap, deux chanteurs se font face et se balancent la plupart du temps des vérités (plutôt des vacheries donc). Cela peut être comique ou vachard et le public se régale. Ces parties chantées, accompagnées de musique à la guitare aux sonorités sans doute maltaises mais qui évoquent la Grèce sont les meilleures.

Pour le reste, j'ai fini par lâcher le road trip entrepris par Mar très jeune et Nénu très vieux... Trop systématique, trop d'embrouillaminis avec les familles des deux personnages car la petite fille de Nenu finira aussi par lâcher des vérités (impardonnables !!!) à propos du vieil homme.

Je n'ai pas toujours compris pourquoi Nenu et Mar finissaient par s'envoyer ces vacheries pas plus que pourquoi ils s'attachent tant l'un à l'autre. Pourquoi il lui balance : "après TOUT ce que j'ai fait pour toi ?"... Mais, qu'à t'il fait pour elle ? Ils se connaissent à peine. Pourquoi elle dort dans sa voiture, vole une trottinette...

Les deux acteurs principaux sont vraiment formidables et l'île est belle (quoique envahie par de bruyants touristes) mais quelque chose m'a manqué voire gênée.

(Vu au Festival Efferverscence de Mâcon)

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