mercredi, 04 février 2009
LOL de Liza Azuelos °°°

ou la boom 3 !!! Sauf que Vic ne s’appelle plus Vic mais Anne et c’est toujours Sophie Marceau (plus belle que jamais malgré une coloration ratée "touche de piano"). Elle est divorcée, raide dingue de son pull en cashmere et vit avec ses trois enfants (dont une ado, Lola dite Lol pour les intimes) dans un 800 m² en plein Paris. C’est Françoise Fabian qui se colle au rôle de la grand-mère in the wind.
Si vous espérez voir un film sur la génération actuelle d’ados, passez votre chemin. On est ici en plein XVIème arrondissement, les ados sont des tarés incultes, les parents des adultes incompétents et les profs des caricatures de crétins. C’est d’une bêtise crasse et on nous rabâche pendant 1 h 47 mn (interminable) que fumer un oinj de temps en temps ou se torpiller à la Vodka dans des bouteilles d’eau minérale à 16 ans, ce n’est pas bien grave. Ben voyons. Je ne sais si ce film pourra plaire à quiconque a dépassé cette limite d’âge. Je trouve quant à moi qu’il serait d’utilité publique de l’interdire et tant pis si je passe pour une odieuse réac.
L’interprétation des ados, n’en parlons même pas… les autres ? N’en parlons pas non plus.
Quant aux dialogues, grandioses : c’est juste trop pas kiffant.
Jamais drôle, pire que relou, souvent consternant, avec ce film, Liza Azuelos transforme l’essai de « Comme t’y es belle ».
Beurke.
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mercredi, 14 janvier 2009
Un homme et son chien de Francis Huster °°°

Charles, vieil homme malade est mis à la porte du jour au lendemain par Jeanne la bourgeoise veuve qui l’hébergeait. Jeanne que Charles a jadis aimée se remarie et Charles se retrouve donc à la rue avec son chien.
J’aurais aimé pouvoir aimer ou simplement être indulgente avec ce film qui me permet de retrouver une des stars de mon panthéon… mais le film est tellement mauvais, grotesque, aberrant (les mots me manquent) et ce, dès les premières secondes que je ne trouve rien à sauver de ce naufrage ennuyeux, ridicule, jamais crédible une seconde. Une vraie torture, un cauchemar de tous les instants qui met mal à l’aise plus qu’il n’émeut ! Car si l’on retrouve bien le visage et le merveilleux sourire de Belmondo et que, malgré tout, il parvient à sauver sa dignité, le malheureux, assez diminué et manifestement incapable de prononcer plus de trois mots audibles à la suite, est contraint le plus souvent de rester immobile et de répéter « mon chien » à moult reprises.
Il doit y avoir pas loin de 80 acteurs français au générique sans doute venus là rendre les honneurs à l’immense star qui a accompagné ma cinéphilie avec quelques chefs-d’œuvre. Hélas ici, cela ressemble plus à un enterrement troisième catégorie qu’à un véritable hommage. Les scènes stupides et invraisemblables se succèdent et mettent de plus en plus mal à l’aise. Le summum revenant sans doute à celle où l’on retrouve éructant en clodots abandonnés : Robert Hossein, Charles Gérard, Jean-Marc Thibaut, Micheline Presle, Pierre Mondy et j’en passe… Dans des scènes sans intérêt, sans queue ni tête viennent également faire une apparition Michèle Bernier, José Garcia, Françoise Fabian, Tchéky Karyo, Daniel Prévost, Jacques Spiesser, Nicole Calfan, Jean Dujardin et j’en oublie…
Je vous passe les détails sur les absurdités du style : la maîtresse de maison organise une grande fête guindée pour son anniversaire et joue les pucelles effarouchées quand on le lui souhaite, les scènes interminables à la SPA et les travellings sur le « visage » si expressif des chiens. Je ne vous parle pas des dialogues d’une platitude exemplaire et de la musique sirupeuse jusqu’à la nausée. Non, je ne vous en parle pas.
Un fiasco aussi absolu est une rareté. L'amour que je porte à Belmondo est intact mais ce film très bête est une torture.
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mardi, 06 janvier 2009
Tout… sauf en famille de Seth Gordon °°°

Brad (2m12/300 kgs) et Kathe (1m20/37 kgs) forment un couple auto-proclamé modèle. La preuve : il l’appelle « petite pute », (la classe !), elle l’appelle « mon bébé », (cro mignon !). Ils baisent dans les toilettes d’une boîte de nuit. Ils mangent des spaghettis en jouant au scrabble. Mais surtout, SURTOUT, vu qu’ils sont issus de familles (divorcées) où ils ont beaucoup souffert, d’un commun accord, ils ne passent jamais, mais alors JAMAIS Noël en famille.
Ben, si c’est pas de l’anti-conformisme ça ?
Pour échapper à la corvée annuelle, ils…
MENTENT…
oui, vous avez bien lu : ils mentent à leur famille ! En fait, comme ils sont très malins et pas beaufs pour deux sous, très classe même, ils leur font croire qu’ils vont au bout du monde pour des œuvres humanitaires, alors qu’ils ne pensent qu’au fric et aller se dorer la couenne à Bora Bora. Sauf que cette année, pour cause de brouillard l’avion ne décolle pas et comme c’est rare (le brouillard et les avions qui décollent pas), une équipe de tournage est sur place et Kathe et Brad (en fait il s’appelle Orégon ou Orlando mais ce serait trop long à expliquer pourquoi) se trouvent piégés et interviewés pour la télé et du coup, toutes leurs familles sont devant le poste et re-du coup, ils ne peuvent plus passer au travers des invitations des pères, des mères… Bref, en moins de temps qu’il ne faut pour passer quatre réveillons dans la même journée (trop forts…), ils vont découvrir les joies toujours imitées, jamais égalées de la famille, de la marmaille et tutti frutti.
Lorsqu’ « elle » m’a dit « as-tu vu ce film consternant ? »… je me suis dit « elle exagère. Un film avec presqu’écrit Noël dedans ne peut pas être consternant ». Et pourtant, il se trouve qu’effectivement « elle » exagère, mais comme « elle » je ne connais pas de terme plus fort et plus éloquent que consternant.
Affligeant peut-être ?
Vous me direz, qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à aller voir un film qui s’appelle « Tout… sauf en famille ? » alors qu’en vrai il s’appelle « Four Christmases » ? L’envie de reprendre un peu de bûche glacée ? Un amour inconditionnel pour Vince Vaughn (et oh, ça va pas non ? J’ai vu le torse NU, complètement naked du Drover au ralenti avec de l’eau qui coule dessus moi ! alors Vince Vaughn cte gros nounours à tronche de cake, non merci !) ? Le menton en galoche de Reese Witherspoon ? Non franchement, je ne sais pas ! En fait, si, je sais mais ce serait trop long à raconter et ça n’a rien à voir.
Bon alors, vite fait, parce que c’est vous. Quatre réveillons dans la même journée pour vous faire changer d’avis, modifier à 300 % votre vision de la vie, vos principes et vos idées… c’est pas rien mais Seth Gordon (mais non pas "lui") l'a fait, et pourtant je vous jure sur la tête de mon premier sapin que les modèles proposés devraient plutôt faire fuir toute personne sensée, faire castrer les mâles, stériliser les filles, ne plus jamais se reproduire !.
D’abord, le réveillon chez le père de Brad. Là on tombe directement et sans préavis dans BeaufLand où le père (Robert Duval… qu’il soit pardonné !) vit avec ses deux fils et sa belle-fille (une pondeuse à forte poitrine). En résumé, je dirais que l’homme de Néanderthal devait avoir plus de savoir vivre…
Ensuite, c’est au tour de la mère de Kathe (Mary Streenburgen dans son niénième rôle de pub pour la chirurgie esthétique), une « chaude » qui change de fiancé comme de vernis à ongle et qui s’est accoquiné là avec un pasteur. D’où une très jolie scène de messe avec crèche vivante…
Puis vient le tour de la mère de Brad (Sissy Spacek…), une obsédée libidineuse (c’est sa seule caractéristique) un peu sosotte qui vit avec un jeune de 30 ans de moins qu’elle, plus laid et stupide qu’un pou.
Et enfin, le père de Kathe (John Voigt droit dans ses bottes), un bourge qui explique à sa fifille que des fois c’est pas grave de mentir… euh… ou l’inverse peut-être, je ne sais plus.
Quant à Reese et Vince... comment dit-elle déjà ? Ah oui : consternants.
S’il y avait un best-of à la fin, je ne l’ai pas vu. Je me suis tirée à toutes jambes dès le début du générique jinglebellien. Pardon.
Un film aussi con, aussi laid, avec les dialogues les plus bêtes et prévisibles jamais entendus depuis le cinéma parlant (y compris « 300 »), il faut le voir pour le croire. Je vous invite donc à y aller pour comprendre que je n’ai rien exagéré, et comme moi vous aurez sans doute le menton qui se pose directement sur les genoux façon le loup de Tex Avery en mode Bimboland, les bras ballants, les yeux plus gros que le ventre et j’en passe ! Prenez ma rubrique °°° et multipliez par 814 toutes les conneries et horreurs que j’ai vues jusque là et vous aurez une idée approximative du châtiment que je me suis infligé… que je me demande encore ce que j’ai fait pour m’imposer un tel supplice !
19:24 Publié dans - LES FILMS °°° - Insupportables | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : tout... sauf en famille, cinéma
mercredi, 24 décembre 2008
Australia de Baz Luhrmann °°°


Sarah Ashley (Boss ou Lady pour les intimes très proches) est une pimbêche anglaise qui marche avec un manche à balai en guise de colonne vertébrale. Son mari, qui la trompe, elle en est sûre, possède un domaine en Australie, « Faraway Downs » qu’il s’appelle (le domaine, pas le mari) où il élève du bétail fougueux ou un truc comme ça. La miss le rejoint, le mari se fait assassiner et du coup vla ti pas qu’elle doit emmener 1 500 têtes de bétails de là à là en passant par là. Elle engage Drover, que dis-je, LE Drover, THE, pour emmener les bêtacornes aidée d’un enfant (qu’elle va adopter, mais c’est pas simple), d’un ivrogne, d’une femme et d’un autre (je ne sais plus qui, de toute façon il va crever dans d’atroces souffrances). Amour, aventures et exotisme ??? Mon œil !
Et moi qui pensais voir l’ « Out of in the wind in Australia » du troisième millénaire !!! Ce film devait être une splendeur, c’est un navet d’une puissance incommensurable de la première à l’ultime seconde. Vous allez me dire : et les paysages alors, t’en fais quoi des paysages ? Oui bon ben ce sont des paysages et si on me disait, à moi qui ne suis jamais allée plus loin que Leffrincoucke que c’est le Colorado ou le Nevada, j’opinerais du chef comme Oui-Oui. Parce que bon des déserts et des canyons, j’en ai déjà vus, je suis pas née du dernier John Ford quand même ! Sans compter que parfois le Baz abuse parce que son port de Darwyn qu’il nous montre environ 28 fois, c’est tout juste si on ne voit pas la silhouette des acteurs qui se profilent sur un fond bleu. Lamentable les effets spéciaux !
Sinon y’a le rouge vif façon incendie d’Atlanta, le ocre/jaune style Kenya et si le film est si long : 2 H 40 interminablement poussives et sans grand intérêt c’est parce que tout le monde se déplace au ralenti avec les cheveux qui font comme ça parce que je le vaux bien. Ça commence mal tout de suite, une petite voix qui se veut enfantine nous raconte l’histoire et nous la racontera tout du long, c’est-à-dire qu’elle commentera constamment ce qu’on voit sur l’écran au cazou on aurait trop forcé sur la bière australienne (apparemment ils boivent la bière directement au litre là-bas). Rapidement on fera connaissance avec le moutard en question qui s’appelle Nullah et qui l’est comme son nom l’indique. Il n’est ni noir ni blanc, bien au contraire, c’est un sang mêlé ce qui est mal vu à l’époque (on est dans les années 40). C’est donc un petit sauvage et dans la vraie vie il s’appelle Brandon ce qui est une preuve supplémentaire… Il a le regard fixe des enfants singes savants, des cheveux et plein de dents de lapin dans la bouche qui le font ressembler à Bugs Bunny. Bon je ne vous en dis pas plus, tellement ce gosse m’a agacée que même quand on le voit plus, on l’entend. A un moment je suis même allée voir derrière l’écran (et oui, je crois toujours à la magie du cinéma moi) s’il n’y était pas et je lui aurais foutu la déculottée du siècle ; mais il n’y était pas ! Dommage pour moi je me serais bien défoulée.
Je peux vous parler des dialogues. Ça doit être de l’art abstrait, et je suis totalement hermétique face à l’art contemporain. C’est comme ça, les machins intellos j’capte pas. Par exemple, quand il pleut, Le Drover dit « oh, il pleut ! ». Quand le Drover est là, Sarah dit « Oh tu es là !». Et parfois, on entend des trucs encore plus énigmatiques dans la bouche de la têtabaffes comme : « je t’ai chanté comme pour moi ! » ou « sacrebleu » et puis tout ça. Pourquoi pas "tu n'as rien vu à Hiroshima" tant qu'on y est !
Question casting, sacrebleu en effet, mais bizarrement et contrairement à ce que j’ai lu de ci de là cahin-caha, c’est Hugh Jackman qui s’en tire le moins mal, même s’il murmure à l’oreille des chevaux et qu’il se lave les cheveux torse nu (mamma mia, le torse nu d’Hugh Jackman !!!!) et au ralenti, il n’est pas Robert Redford ou Clark Gable mais il a un petit côté Clint Eastwood qui ne me déplaît pas. Lui et Sarah vont s'aimer pratiquement au premier regard. Il lui fera le coup du faux départ puis reviendra quand la saison des pluies s'achève et tralala.
Le mutchachu, c’est bon, j’ai fait le tour de la question, on n’en entendra plus parler. David Wenham fait son méchant comme d’hab’ et Bryan Brown aussi (dommage pour les deux, je les adore mais bon, ils ont le fond mauvais, c’est ainsi !).
Ah oui, il y a aussi un vieux débris aborigène qui fait son malin en proférant des incantations absconses en se tenant sur une patte comme un flamand. Il est gavant, c’est rien de le dire. Les Raymond la science qui savent tout sur tout ça m’a toujours fait chier !
Et sinon, il y a Nicole qui a deux pneus à la place de son ex fine bouche et arbore les coiffures les plus amochisantes d’une carrière ! Exceptée son incomparable taille fine et sa silhouette parfaite, son teint pâle, ses yeux rougis et son sourire gingival ne font pas merveille ici. Je comprends néanmoins pourquoi elle croit tenir le rôle de sa vie. C’est en effet son plus mauvais. Son débarquement en Australie copié sur celui grande classe de Meryl Streep dans « Out of Africa » est d’une laideur à pleurer de honte pour elle. Elle est d’un ridicule achevé qui ne se démentira jamais tout au long du film. Elle trottine d’abord comme une souris en poussant des petits cris méprisants face à tout ce qu’elle croise. Son premier quart d’heure censé sans doute être d’un comique irrésistible met mal à l’aise tant ce comique lui sied mal et la rend grotesque. Puis, en moins de temps qu’il ne faut pour dire « Kangourou grillé », de perruche prétentieuse elle se transforme en défenseuse de la cause aborigène et surtout des enfants livrés à un sort pas enviable quand ils sont des sangs mêlés. Les australiens sont des gros racistes, ils se font bombarder par les japonais, tout est détruit, on croit que le Nullos est mort, la Sarah aussi, le Drover pleure… Huit fois j’ai cru que c’était fini et à un moment ça l’était vraiment, et j’étais anéantie. Même la musique est atroce. Je ne sais si c'est son âme d'adulte ou son âme de cinéphile qu'il fallait laisser au vestiaire, en tout cas avec tout ce sirop gluant à la guimauve sucrée, je suis pas en pleine forme pour attaquer le Chapon farci !!!
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lundi, 15 décembre 2008
Le jour où la terre s’arrêta de Scott Derickson °°° !!! ???

Un ermite barbu se chauffe à son feu de camp au milieu de nulle part où il y a plein de neige, même sa barbe est gelée, c’est dire. Un jour, il tombe nez à nez avec une grosse bouboule fort jolie qui brille quand il la touche. Ni une ni deux, le gars débarque sur terre au volant de la bouboule qui est accueillie manu militari par les tazuniens. Normal.
Entre temps, on a fait connaissance avec Helen, brillante scientifique (le genre classe mannequin, taille 36/38, yeux mauve vif, avec néanmoins une écharpe tricotée main que même moi je la mettrais pas en vente dans un vide grenier. La fille c’est Jennifer Connely) qui professe à l’université et vit avec le fils (une vraie tache) que son mari (mort) a eu d’un précédent mariage avec une meuf morte aussi. On comprend, avec un fils pareil, on n’a qu’une envie : DISPARAITRE. Et le moutard qui s’y colle c’est Jaden Smith (oui, le fils de…) qui prouve que le cabotinage est héréditaire mais pas le talent. Quand c’est Will qui fait le cabot, ça a de la classe, quand c’est son rejeton on a juste envie de lui coller des tartes pour lui apprendre à vivre. Tout, même dans sa démarche pue le petit con qui se la raconte. Passons. Revenons-en à notre bouboule.
Bon, comment dire. Dès qu’elle atterrit (devinez qui c’est qui morfle ??? Allez je vous donne un indice.
Indice : Central Park !)

Dès qu’elle atterrit donc, le FBI débarque chez Helen et l’embarque (presque) de force. Elle dit « mais-quoi-qu’est-ce-y’a-erreur-qui êtes-vous-dans quel état j’erre-faites moi descendre… ». Rien n’y fait. Elle se calme. Mais ce qui la rend vraiment dingue de frayeur c’est de constater qu’il n’y a personne sur la route !!!
« Hein ???? qu’elle dit, vous avez coupé la quatre voies ??? ».
On arrive au milieu d’ailleurs où il y a plein d’hélicos, plein de militaires en tenue de camouflage étou qui courent partout, on colle plein de scientifiques dont un qui s’appelle Youssef dans un gros hélico et on leur met une combinaison d’astronaute avec des tuyaux partout et on les envoie en première ligne voir qui c’est qui descend de la bouboube.
Qui c’est qui descend de la bouboule ?
Gagné, Keanu Reeves. Mais là il s’appelle Klaatu et il ressemble à que dalle. Au début il se fait mitrailler mais grâce à son placenta il est sauvé. Il en gardera dans une petite fiole (du placenta) comme ça quand ça ira pas fort il en sniffera un peu, et hop ça repart. Au début on comprend pas bien ce qu’il fait, pourquoi il est là, tout ça. Et puis c’est Helen/Jennifer qui capte. Le Klaatu, c’est un farceur. Il dit « je viens pour sauver la terre ». Cool ! Et la Jenn elle comprend à un moment donné : « ah ça y est je comprends maintenant, t’es venu pour sauver la terre mais pas les humains !!! Ooooooooooh nooooooooooooooon ! fais pas ça mon Klatounet, donne nous une chance, on peut changer ».
« Non, qui répond, les humains c’est rien que des vilains qui font rien qu’à tout détruire. Le processus a démarré, je ne peux rien faire ».
Bien sûr, le président et son vice sont partis se planquer dans l’abri anti bouboules MAIS il reste Condol… oopsss, Hilary (Kathy Bates, marrante comme tout !) qui est aux manettes. First, elle fait sa sévère et après elle s’adoucit, elle comprend Helen et Klaatu… mais c’est encore Djordje qui est aux commandes en fait, et lui il veut que ça saigne. Alors tu parles…
A un moment, Jacob (c’est la têtabaffe) saigne du nez et Helen aussi et là… Klaatu i dit « ah, je comprends, vous les humains vous pouvez changer quand vous êtes au bord du précipice ». Mais cette phrase là je l’avais déjà entendue mais en mieux dans « Starman » qui disait: « les humains, vous êtes à votre meilleur quand les choses sont au pire ». C’est plus beau non ??? Alors du coup Klaatu décide d’inverser le processus, il met ses mains devant les libellules tueuses qui crament tout sur leur passage et il se casse pour un ailleurs meilleur et la terre s’arrête et paf : générique !
Evidemment, si vous devez payer, je ne peux que vous dire de ne pas claquer 4 à 10 €uros et gaspiller votre pognon. Mais si vous avez une carte illimitée, allez voir Keanu Reeves. Il est grandiose. Il est impayable. Il faudrait lui décerner un Oscar pour le récompenser de tout ce qu’il fait (ou ne fait pas). Ce type n’a pas dû bouger une paupière depuis 1993, depuis qu’il se prend pour Buddha ou Nemo. En tout cas, il croit vraiment une fois de plus qu’il est le Messie. Mais je suis sûre que même les apôtres devaient s’en payer de sacrées tranches avec Jésus. Keanu Reeves ne rit jamais, ne sourit pas plus et en plus là, il pique le costume d’un mec pour pas aller cul nu, et dans son costume du FBI il est vraiment tordant.
Mais c’est quand même le critique de Chronic’Art qui résume le mieux la situation je trouve :
« Au milieu de ce naufrage, Keanu Reeves : nul, génial. (...) Il sauve presque le film, l'aspirant comme un vortex dans la contemplation de ce visage résolument alien où chercher, en vain, un reste naufragé d'humanité dans un océan de spleen et de botox. » Magnifique.

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mercredi, 08 octobre 2008
De la guerre de Bertrand Bonello °°°

En repérage dans un magasin de pompes funèbres pour son prochain film, le réalisateur Bertrand (mouarf, trop drôle !) se fait malencontreusement enfermé dans un cercueil. Contrairement à Black Mamba, il n’a pas été éduqué à l’art d’ouvrir un cercueil avec les doigts, il est donc contraint d’y passer la nuit. Brrrr, j’ai peur. Lorsqu’il sort le lendemain, il est un peu choqué et souhaite retrouver l’état d’hébétude dans lequel il était. Ça tombe bien, Mathieu Amalric a pile poil le regard qu’il faut pour jouer l’hébétude pendant deux heures dix (c’est long !). Bon, il veut bien retrouver cet état mais il ne veut pas repasser la nuit dans le cercueil parce qu’en plus, c’est con, il ne sait pas nager. Mais, la vie est parfois bien faite et il rencontre TrucMuche (c’est Guillaume Depardieu, et malgré tout sa présence est toujours magique, c’est comme ça) qui lui dit « suis moi mon gars, j’ai ce qu’il te faut ». Et voilà notre Bertrand intégré dans une secte « bienvenue mon frère » dont la devise est « quand on ne jouit pas on se repose » avec à sa tête, une allumée qui se bande les seins avant de composer des morceaux abscons sur son orgue bontempi (Asia Argento, comme d’hab’, fatigante et toujours phonétiquement incompréhensible).
La vie dans le château, oups pardon « Le royaume » est simple : on boit, on dort, on danse, on écoute la chef lire des textes pornos en se carressant le bras, on écoute Mozart en prenant des poses alanguies, on assure qu’on est joyeux (alors que tout prouve le contraire et surtout la gueule d’enterrement que tout le monde tire). Parfois toute la clique se rend dans les bois et entre en transe jusqu’à tomber au son de musiques tribales, ou se met à ramper en treillis dans la boue, ou à se tirer dessus dans des tranchées improvisées.
C’est la guerre, bordel ! Vous avez lu le litre ou il faut que je vous fasse un dessin ?
Parfois aussi, un jeune gars se suicide mais ce n’est rien, on le fout à l’eau pour s’en débarrasser… Des trucs chouettes quoi.
Soudain, Bertrand/Mathieu se transforme en Martin Sheen et veut tuer le colonel Kurtz. Alors, on entend la voix de Marlon Brando et Michel Piccoli se lève de son lit pour dire qu’il est le Messie. Aurore Clément pique sa crise parce qu’elle se souvient qu’elle a tourné dans « Apocalypse Now » mais que toutes ses scènes ont été coupées au montage. Bertrand tue le Colonel Kurtz qui fait des bruits de lion et du coup il devient Capitaine alors qu’il ne fait même plus partie de cette putain d’armée.
En fait, le seul grand malheur de Bertrand, il le dit à plusieurs reprises « c’est de ne pas savoir chanter » et surtout de ne pas chanter comme Bob Dylan. Mais je vous jure la vie c’est que du bonheur. A la fin, il écoute son poste et qui c’est qui chante dans le poste ??? Bob Dylan.
Quelque chose a dû m’échapper car je me suis retrouvée dans le même état que lorsque j’ai vu « Inland Empire » de David Lynch. Un peu énervée. Mais les lapins de Lynch m’avaient fait rigoler, le lapin de Bonnello ne m’a pas fait rire du tout. Et au fait, pourquoi ne s’applique t’il pas la réplique qu’il fait dire à son acteur « tout le monde fait des films alors ça va, pas un de plus » ?
08:11 Publié dans - LES FILMS °°° - Insupportables | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : de la guerre, cinéma
jeudi, 02 octobre 2008
Vinyan de Fabrice Du Welz °°°

Jeanne et Paul ont perdu leur fils Joshua lors du tsunami de 2005. Le couple est néanmoins resté en Thaïlande, persuadé de l’avoir aperçu sur une vidéo et de pouvoir le retrouver vivant. Jeanne et Paul s’enfoncent dans la jungle et nous avec…
Si un jour j’ai envie de voir un film d’horreur, je me renseignerai mieux. Ce film est un cauchemar, une épreuve alors que bizarremment à aucun moment, je n’ai ressenti la tension ou l’angoisse censée étreindre le spectateur comme les personnages. Malgré tous les efforts du réalisateur, la laideur des images, la violence de la pluie, la grisaille permanente, la puissance des sons, il ne se passe rien qu’un profond ennui qui s’installe rapidement devant ce ratage total, vide et prétentieux. Devant l’incapacité à faire ressentir la moindre émotion, le moindre malaise, le moindre suspens, on est littéralement assommé par des images d’une touffeur embrumée, une musique et des bruits assourdissants qui jamais ne nous placent en empathie avec les personnages et la monstruosité de ce qu’ils endurent. Si cela reflète une effroyable réalité, des enfants abandonnés en pleine jungle et rendus à l’état de bêtes sauvages criminelles, des adultes qui sont tous devenus menteurs, tricheurs, voleurs, tueurs, mendiants par la violence du drame qu’ils ont vécu, ce film ne leur fait pas honneur et ne rend pas hommage à la catastrophe humanitaire qui s’est déroulée là-bas.
Quant aux acteurs, je dirais que Rufus Sewell s’en tire miraculeusement bien et reste digne (sauf peut-être quand il force sa femme à faire l’amour… mais cela va bien avec l’ensemble du film et on n’a pas tous des besoins identiques même face au drame !). Emmanuelle Béart par contre fait peine à voir, roulant des billes pour mimer la folie, chaque plan semble être une ode à sa beauté (Emmanuelle en maillot de bain, Emmanuelle nue sous la moustiquaire, Emmanuelle et son décolleté…Je précise que j'adore cette actrice, mais là vraiment, quelle galère !). Après plusieurs nuits en pleine jungle tropicale, elle a toujours le cheveu propre et luisant et un savant coiffé/décoiffé. Vraiment hors sujet.
Les deux scènes finales forgeant le destin des deux personnages achèvent de plonger le film dans une surenchère grand-guignolesque hideuse et ridicule.
Pouah !
P.S. : ah oui, au fait Vinyan signifie : "âme errante qui tourmente les vivants" si ça intéresse quelqu'un.
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lundi, 16 juin 2008
Phénomènes de M. Night Shyamalan °°°

Je crée la rubrique °°° spécialement pour ce film et encore plus particulièrement pour et à cause de M. Shyamalan. Je n’arrive pas à croire que ce même réalisateur qui nous a scotché et mis KO en 2000 avec un « Sixième sens » ébouriffant puisse être à l’origine de cette chose niaise, laide, stupide, mal jouée, mal filmée, ennuyeuse à périr et souvent risible et ridicule. Armé de bonnes intentions écologiques, le scénario disparaît sous un salmigondis de préchi précha, d'invraisemblances et autres niaiseries à la mormoile.
Je n’aurai donc que trois mots à vous dire : FUYEZ, PAUVRES FOUS !
Ça commence par une série de morts aussi étranges que suspectes. Evidemment comme d’hab’, c’est New York qui morfle en plein Central Park. Rien ne sera jamais épargné ni pardonné aux New-Yorkais. C’est eux qui trinquent, point, c’est comme ça.
Direct, c’est moche, filmé et joué avec les pieds. Les ouvriers qui voient leurs collègues se jeter du haut d’un building en construction sont complètement stoïques et impassibles… sauf celui qui est en gros plan qui déverse des jeysers de larmes ! Ce « phénomène » intrigue aussitôt les gens de Philadelphie (normal, ce doit être le syndrome aile de papillon ou un truc de ce genre…) qui ont sans doute des trucs à se reprocher comme les New-Yorkais. Les philadelphiens décident de faire leurs valises et de partir sur les routes, à pied, à cheval, en train. C’est l’exode. Elliott, une tronche en science (il en faudra bien un qui se creuse et donne des explications tous les quarts d’heure… c’est lui qui s’y colle, Mark Whalberg qui fait ce qu’il peut pour sauver le néant mais avec un prénom de klebs, il fait ce qu’il peut effectivement… peu) part avec sa femme (une espèce de poupée Chuckie qui roule des billes, a l’air d’avoir 12 ans, se gratte le bras en attendant les résultats de son test de grossesse etc… et j’apprends, ention et damnafère que cette quiche a tourné dans LE chef d’œuvre 2007 !!!), le meilleur pote et la fille dudit meilleur pote sont là aussi (consternants d’effarement l’un comme l’autre). La femme du pote est partie à Portland acheter une maison de poupée à la fille, parce qu’il n’y a pas de magasins de jouets à Philadelphie (sâchez-le), mais elle les rejoindra plus tard. Ben c’est ça, t’as qu’à croire ! La fille, c’est une pleureuse aux oreilles décollées qui chuchotent quand elle est émue. Moi, elle m’agace. Le père la confie à Elliott et madame et paf le chien, il meurt en route (pas le chien, y'a pas de chien dans le film (étonnant d'ailleurs ?), le père de chou-fleur... c'est lui qui meurt. Essaye de suivre sinon on va pas y arriver !
En fait les morts suspectes sont des suicides. Donc, si un jour vous voyez votre meilleur pote marcher à reculons, tenir des propos incohérents « Dieu existe »… « Shyamalan est un génie »… « les plantes aiment la castagne »… « ET téléphone maison » etc.., abrégez ses souffrances car il est atteint d’une attaque terroriste irrémédiablement mortelle qui conjugue pollénisation et vitesse du vent (l’âge du capitaine n’est pas dit dans la chanson). Cet état de fait donne l’occasion à M. Night de laisser libre court à ses instincts gore. Nous assistons donc à diverses formes d’autolyses (suicidaires de tous pays prenez en de la graine, il y a 100 % de réussite dans ce film) : sauts dans le vide, plantage d’objets contondants dans l’œil ou la gorge, tranchement de veines, duel bagnole contre platane (c’est le platane qui gagne), défénestration, mort par balle (minable)… et pour le top du top, j’hésite entre ces deux délicieuses formules :
- mettez calmement en route une moissonneuse batteuse en plein champ (évidemment cette méthode exige quelques moyens matériels, mais il faut savoir ce qu'on veut dans la vie), allongez-vous tranquillement devant l’engin et attendez…,
- rendez-vous au zoo le plus proche, entrez dans la cage aux lions (affamés les lions je vous prie) et laissez-vous grignoter sans broncher !
ATTENTION ! WARNING ! HARTUNG ! AMES SENSIBLES NE LISEZ PAS LA SUITE.
En effet, ici interviennent deux extraits de dialogues que je vous livre in extenso :
1er dialogue :
- Elliott, faut que je te parle !
- Oui !
- Tu sais, les coups de fil que je reçois que je te dis toujours c’est personne quand tu me demandes c’est kiki t’appelle !
- Oui !
- C’est quelqu’un
- !!!
- C’est un collègue !
- ???
- C’est Joey !
- J’ai mangé un tiramisu avec Joey l’autre jour !
2ème dialogue :
- Machine ? Faut que je te parle !
- Oui !
- Tu sais l’autre jour, je suis allé à la pharmacie et la pharmacienne était drôlement jolie !
- Oui !
- Je lui ai demandé du sirop alors que j’avais pas mal à la gorge, et même pas je toussais !
- !!!
- Ben tu vois, j’ai failli acheter une bouteille de sirop alors que j’étais même pas malade !
- ???
- Le sirop !!!
- Oui ?
- Il coûtait 6 dollars !
AMES SENSIBLES, VOUS POUVEZ REPRENDRE VOTRE LECTURE.
Ce film est donc, vous l’avez compris, un film route (un road movie si vous préférez) et grâce soit quand même rendue à Shyamalan, les fuyards n’ont pas décidé de se rendre en Californie mais juste de Philadelphie à la banlieue de Philadelphie… c’est vous dire le niveau de gamberge des philadelphiens, mais au moins, on a qu’une heure et demie à souffrir. Imaginez qu’ils aient traversé les Tas Unis tiens, on était beaux ? En route, à un carrefour providentiel au milieu de nulle part, ils croisent plein de gens qui se sauvent : un couple barge qui aime les hot-dogs avec de la moutarde, un bleubite deuxième classe obligé de se prendre pour un général et donner des instructions, des jeunes, des enfants, des gens quoi ! Tout le monde crève, même une pauvre vieille qu’en a rien à foutre du monde qui le lui rend bien et qui brusquement se met à marcher à reculons etc… mais pas notre couple vedette et la gamine à tête de choux (rapport aux oreilles !). Eux ils continuent à marcher droit devant, tête haute, « tant qu’à crever, crevons debout ! ».
Un premier épilogue s’envase dans la guimauve la plus sirupeusement écoeurante… et puis notre Shyamalan a finalement retrouvé une bobine. « Tiens si je tournais un autre épilogue avec ma bobine que j’ai retrouvée ? » qu’il s’est dit, et là, il règle son compte à la France.
Shyamalan, t’es con ou quoi ??? Y’avait plus qu’en France qu’il te restait quelques fans ! T’es grillé mon gars. De toute façon, envisage une reconversion, vends ton matos, t’es vraiment plus digne de toucher une caméra !
Moralité : choisissez bien vos partenaires de Tiramisu.
10:08 Publié dans - LES FILMS °°° - Insupportables | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : phénomènes, cinéma






















































