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8 °°° Touche le fond et creuse encore

  • THE BIG SHORT d'Adam Mc Kay °°°

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    Synopsis : Wall Street. 2005. Profitant de l’aveuglement généralisé des grosses banques, des medias et du gouvernement, quatre outsiders anticipent l’explosion de la bulle financière et mettent au point… le casse du siècle ! Michael Burry, Mark Baum, Jared Vennett et Ben Rickert : des personnages visionnaires et hors du commun qui vont parier contre les banques … et tenter de rafler la mise !

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  • WE ARE YOUR FRIENDS de Max Joseph °°°

    WE ARE YOUR FRIENDS de Max Joseph, cinéma, Zac EfronAvertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

    Synopsis : Cole, un DJ de 23 ans vit dans le milieu de l’électro et des nuits californiennes. La journée, il traîne avec ses amis d’enfance. La nuit il mixe, dans l’espoir de composer le son qui fera danser le monde entier. Son rêve semble alors possible lorsqu’il fait la connaissance de James, un DJ expérimenté, qui décide de le prendre sous son aile…

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  • L'EX DE MA VIE de Dorothée Sebbagh °°°

    L'EX DE MA VIE de Dorothée Sebbagh , géraldine nakache, kim rossi stuart, pascal demolon, cinéma

    Synopsis : Ariane, une jeune violoniste française, accepte la demande en mariage enflammée de Christen, un irrésistible chef d’orchestre. Seul hic : elle est encore un tout petit peu… mariée ! Séparée depuis deux ans de Nino, un instituteur italien au caractère bien trempé, elle parvient à le convaincre de la suivre à Paris pour divorcer en 8 jours chrono. Mais leur voyage à deux dans la ville de l’amour s’annonce beaucoup plus mouvementé que prévu…

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  • UPSIDE DOWN de Juan Solanas °°°

    Upside Down : Affiche Jim Sturgess, Kirsten Dunst

    Je sais, je DOIS vous parler de Mud et vous pouvez d'ores et déjà vous précipiter pour le voir. Mais avant, comme je me sens parfois un peu responsable de votre argent de poche, je tiens à vous mettre en garde contre cet Up Side Down ! En effet, nous ne sommes qu'en mai et déjà je crois tenir MON navet de l'année. Je me demande comment il serait possible d'atteindre ce degré de nullitude et de mochitude. Par contre si vous êtes l'heureux  détenteur d'une quelconque carte illimitée vous pouvez toujours aller perdre deux heures de votre précieuse vie pour évaluer l'étendue de l'horreur !

    Qu'en est-il donc ? Et bien la terre a été détruite, ou presque, encore. La guerre, le pétrole tout ça. Une voix off miello-dépressive nous explique qu'il y a désormais deux mondes : çui d'en bas (les pauvres, sales, puants qui travaillent), çui d'en haut (les riches, beaux, blonds, pleins aux as, qui... travaillent aussi !). Quand on passe d'un monde à l'autre, on voit pas la différence à l'oeil nu : c'est moche ! Un peu comme si la pelloche de 300 hou ha avait été repeinte en marron caca chiasseux. La voix off du début est tellement anémiée qu'on ne comprend rien du tout de toute façon. En bas, chez les moches qui puent vit un petit garçon orphelin Adam. Sa tata lui fait des crêpes volantes et rose. C'est moche et il aime ça. Sa tata est une fée. Mais moche. On est en bas.

    Adam est comme il se doit un garçon solitaire astucieux et en levant la tête il aperçoit Eden (lol les prénoms non ? Pourtant les serpents c'est dans Mud qu'on les trouve)... Et leurs mutchachus Caïn et Abel tant qu'on y est... mais je vais trop vite, je m'emballe !). Ils se font coucou tête bêche (je déteste cette expression mais elle va bien avec le film) et par un astucieux système de cordages ils se retrouvent en haut de la montagne et quand ils sont ados, ils se roulent des pelles car l'up side down kiss c'est un peu la spécialité de Kirsten Dunst ! Mais un jour cette couille d'Adam lâche la corde et Eden tombe par terre, la faute à Voltaire et ya du sang qui coule.

    10 ans passent.

    Adam travaille dans un atelier pourrave avec un gros noir boîteux et un moche jeune et barbu. Il est en train d'inventer une crème anti-rides, redensifiante anti-âge qui repulpe et remodèle le visage. Il se fait embaucher par la très très grosse entreprise d'en haut (j'ai oublié le nom) mais garde la tête en bas quand même. A la télé il voit une belle fille avec une belle peau, des belles dents et une chevelure belle color blond lumière. C'est elle. Eden. Grâce au gros noir qui boîte il rejoint le monde d'en haut (interdit aux pauvres sinon c'est la pendaison direct) en mettant du plomb dans ses bottines mais au bout d'une heure ça chauffe et ses pieds crament, il doit vite redescendre... enfin, remonter mais à l'envers. Eden est devenue amnésique à cause de sa chute sur la tête. Pendant trente trois secondes, elle ne se souvient pas d'Adam et puis elle s'en souvient. C'est cool.

    Et là, j'ai dû cligner des yeux parce que même pas ils couchent et elle attend des jumeaux qui vont sauver le monde... parce que dans le liquide amniotique les bébés ils flottent tous égaux entre eux non ? Simple.

    Je ne m'éternise pas. C'est laid... mais d'une laideur peu commune. C'est bête, simplet, mal bidouillé avec une bonne idée de départ totalement dissoute dans une storiette d'amour dont on se fout comme de son premier patin, des personnages dont on n'a que faire. Mais le miracle c'est que Jim Sturgess (cte pauvre Adam !!!) parvient à ne pas être ridicule malgré la pauvreté de son rôle. Quant à Kirsten Dunst (cte pauvre Eden), elle n'a pas grand chose à faire que de jolis sourires Ultra Brite et boire des coups à l'envers ou danser le tango argentin... une parmi d'autres des étrangetés sans signification ni justification de ce film fatigant à regarder par sa laideur et le fait que la moitié des acteurs ont la tête en bas ! Et je ne vous parle pas de la BO new-âge volatile et éphémère ! Non, je ne vous en parle pas.

  • THE GRANDMASTER de Wong Kar-Waï °°

    The Grandmaster : Affiche

    Un vieux maître du nord (ou peut-être du sud) de la Chine, à la tête de l'Ordre des Arts Martiaux sentant sa fin prochaine veut passer la main et trouver lui-même son successeur.

    Un combat amical doit avoir lieu et désigner le meilleur d'entre tous.

    Ip Man (prononcez YipMan), maître du sud (ou peut-être du nord) s'en vient combattre tous les grands maîtres du sud ouest (ou peut-être du nord est) et démontre qu'il est pas mauvais en castagne. Même son chapeau blanc ne tombe pas.

    Ip passe plusieurs ateliers et combat des vieux roudoudous qui ont de jolies ballerines. Il affronte le grand maître très menaçant : "si tu casses mon biscuit, c'est que t'es le plus fort !!! (gros gros fourire entre le Warrior et moi-même... j'ai cru que j'allais devoir quitter la salle ou faire pipi sur place).

    Personne a jamais cassé mon biscuit autant que tu le sâches".

    Il casse le biscuit. Il est fort.

    Puis il se bat contre la fille du grand maître du début. Elle connaît la Botte de Nevers et lui met une râclée. Celui qui casse un meuble est le vainqueur.

    Elle lui montre ses 64 mains et lui ses 8 pieds. Il lui dit "montre moi ta fleur sous ta feuille". Elle dit... elle dit rien en fait, genre "t'es pas celui à qui je montrerai ma fleur". Elle finit assise sur la rampe d'escalier fière comme un bar tabac et lui s'en va avec un sourire en coin. Genre, même pas peur.

    Le vieux du début est assassiné par un traître. La fille veut se venger. Mais ça ne se fait pas. Les filles doivent se marier et faire des enfants. "Tant pis je me vengerai quand même" qu'elle dit. Alors le train passe pendant 10 minutes et elle se venge. Mais elle saigne de la bouche. Du coup, elle fume de l'Opium et écrit des lettres : "avec ma fleur sous ma feuille je rêve de toi".

    Ip Man s'en bat le chifumi, il a une femme et deux enfants en 1936 mais il écrit des lettres : "celui qui se couche avec le..." non pas ça "si tu ne regardes pas en arrière c'est que tu vas de l'avant". Non, "si tu vis dans le présent, c'est que l'avenir te regarde"... Euh, non, "si tu t'intéresses au passé..." Enfin bref.

    Pendant quarante ans, il est très très riche et n'a pas besoin de travailler. Sa vie est un éternel printemps. Joie. Sa femme lui lave le torse avec une éponge, il lui lave les jambes avec un chiffon. Ils se regardent et font des enfants. Mais les filles,  ça sert à rien alors il les laisse crever de faim.

    Après c'est l'hiver. Tout le temps. Il neige.

    Ip va connaître l'impérialisme, la république, l'invasion japonaise, la guerre de sécession pour finir avec un passeport hong-kongais sous la bannière d'Elizabeth deuxième du nom. Il va créer une école de formation de petits scarabées et aura pour élève Bruce Lee. Mais ça, c'est une autre histoire qui nous sera contée dans The GrandMaster II, le retour du KungKungFufu si on est très sages. Je sens que je vais être très très vilaine.

    Pourquoi mais pourquoi ce film ?

    Alors réglons la question du comment. C'est sublime. Tout en ocre et en noir, en ombres et en scintillements. Les ralentis ralentissent admirablement et les accélèrés accélèrent comme des pros. Les combats sont de somptueuses chorégraphies (même si je regrette l'absence de combat dans les bambous) et Monsieur Wong filme comme personne la pluie, les gouttes qui s'écrabouillent dans les flaques et les combats dans la fausse neige. Ses gros plans interminables sur ses deux magnifiques et imperturbables acteurs (enfin surtout Tony Leung je t'aime d'amour Chiu Wai) sont... interminables. Et la musique est sublime, parfois très Ennio Morriconnienne. Ce qui n'est pour me déplaire

    Mais sinon. Why ? Pourquoi ? Perche ?  为什么 ???

    On n'y comprend rien de rien. Les personnages apparaissent et disparaissent. On passe d'une époque à l'autre, sans transition, sans justification. La leçon d'histoire tombe comme un cheveu sur la soupe. Les personnages sans âme ne s'expriment que par citations tarabiscotées de Lao Tseu pour changer la vie. Et un quart d'heure avant la fin, Monsieur Wong nous explique qu'on a failli voir un film d'amour, oh et puis non. Puis il nous somme de nous émouvoir sur le destin de personnages qu'il a fait disparaître sans raison...

    Alors le code de l'honneur, la vengeance et tout le tralala, on s'en cogne un peu. Quand le sublime ressemble autant à un big big porte nawak, on quitte la salle un peu énervé.