mercredi, 18 janvier 2012

L'AMOUR DURE TROIS ANS de Frédéric Beigbeder °°°

L'Amour dure trois ans : photo Frédéric Beigbeder, Gaspard Proust, Joey Starr

Avant la fin du générique de début, Marc Marronnier tombe amoureux, est heureux, se marie puis divorce. La bonne nouvelle c'est que cela nous permet d'être débarrassé d'une non actrice exaspérante en moins de cinq minutes. Mais c'est à peu près la seule bonne nouvelle que j'ai à vous annoncer car le reste sera inversement proportionnel au petit bruit joyeux qui ouvre le film : celui d'un bouchon de champagne qu'on débouche. Notre Marc est à la fois critique littéraire et serial noceur noctambule. De son mariage raté il tire des généralités et décrète que l'amour dure trois ans. Il rédige  donc, tout en pataugeant dans son vomi, un roman qui sera refusé par deux grandes maisons d'édition et accepté par une troisième ah ah ah ! Evidemment toutes les femmes (sauf une) se ruent sur le livre qui devient un best-seller mais Marc désire rester incognito car il est tombé amoureux de la femme de son cousin, Alice (rencontrée lors de l'enterremment de sa grand-mère), et elle a détesté le livre. Mais c'est compter sans la roublardise de l'éditrice qui révèle l'identité de Marc. Du coup, Alice qui avait quitté son mari (je n'ai pas bien compris comment elle s'était laissé séduire... mais c'est un fait) pour Marc, quitte Marc et retrouve son mari à qui elle annonce qu'il a un micro pénis, ce qui est très désagréable. Entre autre...

Mais Marc a des amis ou des parents tout aussi puants, superficiels et indécis que lui. Un père (choix judicieux de Bernard Menez à qui Gaspard Proust ressemble comme deux gouttes d'eau) très fier d'être priapique à 70 ans avec sa jolie femme de 50 ans sa cadette, une mère féministe libérée (j'imagine) qui écrit des best-seller comme son fils, aux titres chic et choc "Je suis une mère célibataire et je vous emmerde" et méprise ses lectrices (ah la séance de signature !!!), un copain ex noceur qui se range auprès de sa compagne, une snobinette qui parle anglais parce que c'est plus... c'est plus quoi au fait, j'ai oublié ! Et toute une galerie de portraits de personnes qui gravitent plus ou moins dans le monde de la littérature, dans des appartements avec piscine intérieure, un verre d'alcool dans une main, une jolie fille à portée de l'autre. C'est consternant, exaspérant et surtout JAMAIS drôle. Et pourtant sont convoqués à intervalles réguliers : Shakespeare, Bukowski (pour le côté trash je suppose), Finkelkraut et j'en oublie, pour démontrer à quel point tous ces gens sont des intellectuels. Le pauvre Marc Levy s'en prend plein la tête pour pas un rond. Mais pour prouver que nous sommes finalement bel et bien dans le monde des bisounours, Marc Levy en personne apparaît à la fin du film avec la première femme de Marc l'actrice qui sert à rien. Le roman de Marc est refusé par de grands éditeurs parisiens, cela prouve à quel point Beigbeder est beau joueur. Il y a même de virulentes critiques de ce roman  preuve que Fredo n'a peur de rien et qu'il accepte même la critique. Et quelle mise en abîme !!!, imaginez que le personnage du film écrit un  livre qui s'appelle "L'amour dure trois ans" à l'intérieur du film qui s'appelle "L'amour dure trois ans" tiré d'un livre écrit par le réalisateur qui s'appelle... ouh j'en ai le vertige !

Que vous dire encore ! La bluette sentimentale ??? Sans intérêt et pas crédible pour deux sous. Comment imaginer que cette grande gigue de Louise Bourgoin qui pète la santé puisse tomber amoureuse d'un bonnet de nuit chétif et souffreteux tel que ce Marc/Gaspard ? Qui a fait croire à Gaspard Proust qu'il était acteur d'ailleurs ? Ce monde est cruel. Quant à Louise Bourgoin, elle est trop grande, trop belle, trop vivante pour un type qui va lui pourrir la vie par sa jalousie et son manque de confiance en lui. Il n'empêche que c'est une femme qui dit qu'Alice/Louise a un fort capital d'emmerdeuse ! Les femmes sont des emmerdeuses, c'est un fait indiscutable, c'est Beigbeder qui le dit. On croit rêver !

Le film est donc à l'opposé des légères petites bulles du breuvage haut de gamme qu'on entend pétiller dès l'ouverture : complètement patapouf, bête, prétentieux, snob, faussement intello mais vraiment misogyne. Cela dit si les femmes ne sont que des harpies nymphomanes et vulgaires, les garçons ne sont pas mieux servis tant ils sont repoussants d'immaturité et de couardise.

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Néanmoins, mais le film (où est le cinéma là dedans d'ailleurs ?) n'en est pas moins mauvais et ennuyeux pour autant, il y a Joey Starr ! Ce garçon est vraiment incroyable. Dans le rôle du copain, il semble être le seul à avoir un cerveau. Et, ô miracle, il réussit à TOUT faire passer : une allusion pédophile, un mariage homosexuel. C'est parce que je l'ai vu apparaître que je me suis décidée à ne pas quitter la salle avant la fin. Hélas il n'a que trois scènes trop courtes et le réalisateur a l'idée tout aussi absurde qu'inattendue (mais est-ce étonnant ?) d'interrompre celle où il chante avec Michel Legrand.

jeudi, 22 décembre 2011

HAPPY NEW YEAR de Garry Marshall °°°

Happy New Year : affiche 

En ce jour béni du 31 décembre, New-York est en effervescence, c'est la nuit incroyablement romantique où tout le monde s'aime, se le dit et se le prouve. Et ceux qui se sont ratés l'année précédente peuvent se retrouver sous le gui pour chanter "Minuit Chrétien". C'est le jour du grand pardon et des résolutions. Et lorsque retentiront les douze coups de minuit, ou plutôt lorsque le décompte sera amorcé 10, 9, 8... tout sera possible à nouveau car le monde sera redevenu beau comme au premier matin. Les gens ne seront plus  que joie, allégresse, douceur et amour. On repart à zéro, on efface tout, on recommence, on jure, on promet et surtout, surtout, il faut absolument embrasser quelqu'un à minuit pétantes lorsque la grosse bouboule de verre et de lumière descendra comme chaque année sur Time Square et que des millions d'américains lèveront la tête pour voir le spectacle en live ou pour le suivre à télé. Quel bonheur ! Tant de bonheur fait suffoquer. En écrivant ces mots, je tremble, je transpire. Je revois ces images effroyablement belles, cette lumière qui se répand sur le monde, les chants et les clochettes qui tintinabulent. Il y avait longtemps que je n'avais été autant émue, que dis-je bouleversée par une histoire chorale où des personnages tellement proches, toi, moi, nous terminent l'année en souriant, en espérant, en s'embrassant. Sans oublier les morts auxquels on pense, car il y a toujours une place pour eux dans notre coeur. Surtout en ce jour tellement éblouissant. Alors je dis, merci, merci Garry Marshall. Si tu n'existais pas, qui oserait t'inventer ? Tu es un être de lumière, tu n'es qu'amour, tendresse et suavité et ton film pétri d'humanité, de bonté et de délicatesse est un bienfait pour l'humanité entière.

Evidement il n'y aurait pas de film si quelques embûches n'étaient semées sur le parcours incroyablement romanesque des protagonistes du film. Mais c'est dans une explosion de douceur et de quiétude que j'ai reçu ce film cadeau qui m'a effleurée comme une caresse.

Comment te dire merci Garry et comment tes acteurs vont pouvoir à tout jamais te prouver leur reconnaissance ? Toi qui permets à des has-been de revenir en pleine lumière ! Toi qui leur donnes l'occasion de tenir le rôle de leur carrière, de leur vie ! Celui qu'ils attendaient et dont ils n'osaient plus rêver ! Toi qui permets aussi à de jeunes acteurs de pouvoir graver ton nom dans le marbre de leur CV !

Comment retenir ses larmes lors des scènes d'hôpital où Robert De Niro seul comme un chien et mourant reconnaît qu'il n'a été qu'un salaud et rêve de voir la fameuse bouboule pour la dernière fois ? Comment ne pas s'extasier devant la prestation hallucinante d'Halle Berry, si gentille infirmière qui à minuit se pare de ses plus beaux atours pour joindre son mari militaire au loin (je sanglote encore) par webcam interposée et lui montrer ses seins ? Comment ne pas craquer devant le charisme irrésistible d'Ashton Kutcher en pyjama qui arrache toutes les décorations de fête dans son immeuble et se retrouve bloqué toute la soirée dans l'ascenseur avec une fille (Lea Michelle, inconnue mais ça ne saurait durer tant elle est un mélange de charme et d'élégance) qui va en quelques heures lui faire perdre toutes ses manies de misanthrope ? Comment ne pas envier l'errance nocturne de Zac Efron (bouffi) et Michelle Pfeiffer (plus ridicule petite fille tu meurs !) à travers New-York en scooter ? Comment ne pas s'émouvoir devant l'histoire d'amour avec un grand A entre Jon Bon Jovi (entièrement repeint à l'autobronzant) et Catherine Heigl (qui avait oublié de faire ses racines noir corbeau) ? Comment ne pas s'identifier à cette mère de famille monoparentale (Sarah Jessica Parker au visage de plus en plus interminable et en sabots) face à son ado de fille (Abigail Breslin, méconnaissable et maquillée comme une voiture volée) qui rêve d'embrasser un boutonneux sous la bouboule ? Comment ne pas trembler qu'Hilary Swank (toute en dents et en bouclettes) ne perde son boulot puisqu'elle est responsable de la descente de la bouboule coincée à mi-parcours ? Et surtout comment soutenir ce suspens de savoir qui de Jessica Biel (pas maquillée donc méconnaissable) ou de l'autre actrice (pas connue) va empocher 25 000 dollars pour avoir enfanté le premier babe new-yorkais de l'année ?

Pour ces deux heures de rêve intenses que je n'aurais osé espérer ; pour ce cinéma rare et précieux qui nous rend meilleurs, ces stars que tu illumines, ces histoires si proches du commun, cette musique qui se déverse sur nous et en nous comme de la mélasse du sirop de glucose, merci Garry. Merci de nous démontrer à quel point le monde, la vie, les êtres sont bons !

Surtout le 31 décembre.

NB. : vivement déconseillé aux diabétiques !

mardi, 01 novembre 2011

KILLER ELITE de Gary McKendry °°°

Le film est à l'image de l'expression de ces... acteurs ! A vous de trouver l'adjectif correspondant.

NB. : Il n'y a rien à gagner !

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Danny le jeune (Jason Statham) et Hunter le vieux (Robert RIP De Niro) sont baroudeurs, mercenaires, bérets verts, barbouzes... 'fin des métiers pas déclarés qui leur permet de dézinguer du bronzé dans les brousses planétaires (appréciez au passage l'allitération en "b"). Mais un jour le regard bovin de Danny croise celui terrifié d'un très jeune garçon et... chabadabada...oups, pardon... et du coup, il décide de se ranger des voitures, qu'il n'en peut plus de toute cette violence et s'en va vivre au fin fond du milieu de l'Australie à bord d'une caravane ! Seul. Et se met à restaurer une bicoque en ruines alors qu'une blonde sortie de nulle part surgit et se retrouve petite fille sur une photo que le witloof tient à la main et qu'en fait les deux ont été élevés ensemble et vont finir dans la cahute sus citée... A moins que... En fait, je ne sais pas s'ils vont finir par se rouler des pelles chez les kiwis parce que, oui j'ai très honte, et le nombre de fois où j'ai commis cette bassesse se compte sur les doigts de ma main gauche, JE SUIS SORTIE AVANT LA FIN. Oui, j'ai jeté l'éponge, rien qu'un petit quart avant la fin mais c'était trop et je n'en pouvais plus. Et si j'étais restée je me serais vue dans l'obligation de créer une nouvelle rubrique °°°° et je trouve que se limiter à °°° est déjà largement suffisant. En tout cas, je crois que je tiens MON navet de l'année. Ce film m'a filé des envies de meurtres, des nausées, des palpitations et j'ai ressenti brusquement le besoin de me ruer dehors à l'air libre, d'entrer dans n'importe quel magasin et de faire chauffer ma carte bleue pour me remonter le moral. J'ai opté pour une ravissante robe hippie chic, trop mon staïle de it girl... pardon, ce film provoque vraiment tous les symptomes de l'insolation !

Revenons-en à notre chicon abandonné seul chez les kangourous. Alors qu'il est en train de faire chauffer ses musiciens haricots en boîte, il reçoit un fax (on est en 80) avec photo lui annonçant que Hunter le vieux, son maître à... penser ??? s'est fait pécho et qu'il est otage chez les barbus. Ni une ni deux, Jason/Danny plisse le front et reprend du service pour aller libérer son potalavie. Le chef des barbus dit "j'ti rends ton coupain si ti vonges mi trois fils qui z'ont iti tués par di vilains et en plus j'ti donne di sous !" Danny dit "OK (avec sa grosse voix) mais je veux voir mon Hunter". Hunter se fait iéch dans sa geôle et il s'est laissé pousser la barbe parce que c'est la mode dans la région. Les deux se roulent des palots, le vieux dit "fous le camp d'ici fils", le jeu dit "jamais sans toi mon vieux"... Ils tuent deux trois types et finalement sont repris. Alors Danny s'en va en disant qu'il va revenir, mais que d'abord il va vengi li vieux barbu. Il s'entoure de deux décérébrés prêts à tout pour se faire du pognon alors que Danny dit qu'il va faire ça gratos...

Dans une confusion la plus totale (mais j'ai des circonstances atténuantes car j'étais aussi en direct live sms-ique avec la fille aux pets conceptuels une certaine à qui j'étais obligée d'expliquer en temps réel un film auquel elle ne comprenait rien) est apparu Clive RIP Owen, avec un oeil de verre et une mégère et à un moment il est énervé et il casse tout dans sa propre maison. J'ai pas compris. Ces types sont violents parfois contre eux-mêmes. Clive faisait partie des SAS qui sont devenus une organisation à buts lucratifs mais secrète avec un nom de plume ou un truc comme ça. Il doit mettre Danny hors d'état de nuire. Me demandez pas pourquoi, j'étais au téléphone. Ya plein de gens qui meurent dans d'atroces souffrances. Rares sont ceux qui s'en réjouissent, mais faut bien faire le sale boulot. Bref, ça canarde à tout va mais on n'y comprend que dalle et on s'en fout puissance maximale.

Voir Robert de Niro continuer de flinguer sa grandeur d'antan fait mal au bide. N'y a t'il pas un Martin Scorsese pour venir sauver le soldat Bob ? Mais la réponse est peut-être ici même ! Bob ne cessant d'appeler Jason "fils" tout au long du film, doit-on considérer que ce rutabaga en est le successeur désigné ? Au secours ! Lorsque Jason Statham à l'automne de sa (hum hum) carrière se retournera sur sa filmographie, parviendra t'il à distinguer ses rôles les uns des autres (Transporteur, Cellular, Braquage, Revolver, Chaos, Hyper Tension, Rogue, Course à la mort...) ? Une chose est sûre, sa mémoire ne se fera pas de noeuds pour ses monologues. Ce type n'est pas seulement moche et nain (oui je sais, pas le physique, mais CHEZ MOI je traite qui je veux, comme je veux !), il est figé, inerte, inexpressif ! Remarquez je dis ça, je ne devrais pas me plaindre car je suppose que tous les films qu'il tourne ont été refusés par Gérard Butler (ou réciproquement !).

Je vous vois trépigner ! Vous n'en avez pas assez ? Vous voulez un ptit panel des dialogues ? Je suis vraiment trop bonne :

"Je vais m'faire une pute à sa mémoire, il aurait aimé".

"Dans la navy, c'est des folles tordues".

"Tu veux une sucette à la fraise ou à la bite ?"

Vous n'en avez pas assez ?
Vous en voulez encore ?

Une seule solution, courez voir ces killers méchamment burnés, plein de cette hormone stéroïdienne du groupe des androgènes qui rendent les films totalement crétins.

P.S. : ce film est un premier film, c'est pourquoi je suis si indulgente, j'ai trop de respect pour le travail.

vendredi, 25 mars 2011

MA PART DU GÂTEAU de Cédric Klapisch °°°

MA PART DU GÂTEAU de Cédric Klapish, gilles lellouche, karin viard, cinémaMA PART DU GÂTEAU de Cédric Klapish, gilles lellouche, karin viard, cinéma

L'usine où travaille France ferme ses portes. Au chômage, seule avec trois filles à élever et après une tentative de suicide... elle profite d'une opportunité de formation de femme de ménage pour "monter" à Paris. Là, elle se fait embaucher par Stéphane (ou Steve pour les intimes) le trader précisément responsable (en partie) de la fermeture de son usine. Au début elle n'en saura rien mais plus tard si, et ça ne va pas se passer comme ça. Non mais.

Je ne vais pas m'apesantir et m'éterniser sur un film aussi mauvais et ridicule. Mais qu'a essayé de prouver ou démontrer Klapisch en tournant cette chose plutôt laide et bête ? Même Venise parcourue lors d'une scène honteusement balourde et misogyne, est sans âme. Mais là je ne résiste pas au plaisir de vous relater l'intermède vénitien : une très très jeune et très maigre mannequin draguée à la rustaude par Gilles Lellouche est emmenée pour un week end dans la Sérénissime. Arrivée sur place Tessa (oui Tessa, car les parisiennes s'appellent Tessa ou Melody... les filles du Nord se prénominent France ou Josy !!!) s'extasie "ôôô c'est beau" lit-on sur ses lèvres alors qu'elle vaporette sur le Grand Canal ! Mais le soir, alors que Gilou lui offre une nuisette (bien moche d'ailleurs) et lui demande de lui faire la danse des sept voiles avant de lui faire subir les derniers outrages... la belle jeunette est toute surprise : "mais euh... monsieur, je ne couche pas le premier soir !!! Il faut que je sente les choses moi !". En gros, "tu te la mets sur l'oreille mon Gilou, tu te la fumeras plus tard". Mais le Gillou n'est pas du genre à se laisser berner par la minaudeuse, et après un temps de réflexion s'exprime : "ah tu veux sentir des choses et bien tiens je vais t'en faire sentir une !!!" Le "viol" n'est que suggéré bien sûr, mais il est difficile d'appeler différemment ce qui se passe lorsqu'une fille n'est pas consentante et qu'un garçon la plaque sur un plumard !!! En résumé, la Tessa de Paris est fort naïve et un rien couillonne. Elle peut embarquer avec un quasi inconnu pour un week end en Italie et supposer que le garçon ne va QUE la couvrir de cadeaux. Cadeaux qu'elle rendra plus tard, la Tessa étant finalement naïve, couillonne mais honnête. Quant à l'homme, ce pourceau libidineux, il ne peut imaginer qu'une fille ne peut "s'obtenir" qu'en l'achetant. Beurcke.

Bon je ne vous parle même pas de la mer du Nord filmée comme dernier terrain vague... En tout cas ici, c'est assez simple finalement, les traders/riches sont des hommes et des femmes puants, mauvais et vaniteux qui ne peuvent que se reproduire entre eux. Les prolos sont pauvres et gentils. Ils se serrent les coudes et boivent des coups dès que ça va mal et rentrent en titubant le soir chez eux. Surtout s'ils sont du Nord, pensez donc !

C'est peu dire que tout sonne faux. D'autant que pour rendre encore ce film plus insauvable, il souffre d'un "mis-casting" définitif. Gilles Lellouche n'a pas la mâchoire carrée de Michaël Douglas et en trader à cravate, il n'est jamais crédible. Idem pour Karin Viard, malgré tous ses efforts et elle est le seul point positif du film avec l'énergie qu'elle met à tenter d'être cette femme de ménage... ça ne passe jamais. Comment évoquer aussi les répliques et les dialogues débités comme des sentences ou des maximes censés symboliser la lutte des classes et le goufre entre les nantis et les démunis ?

Et puis que dire finalement du virage opéré dans le dernier quart d'heure qui fait définitivement sombrer ce film dans les abysses du ridicule qu'il avait jusque là frôlé à de nombreuses reprises ?

Pouah.

P.S. : je ne parle pas de Jean-Pierre Martins qui une fois de plus gâche son talent dans un film râté. Regardez le sur la photo, n'a t'il pas l'air de dire : "pendant que vous faites les cons dans cette bouse, je joue avec le moutard !". Il ferait mieux de lire les scenarii.

lundi, 14 mars 2011

LE RITE de Mikaël Hafstrom °°°

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Michael est un garçon tout ce qu’il y a de plus choupi, le genre qui (à première vue) fait saliver la donzelle (pour rester correcte). Il fait un drôle de boulot pour aider papa à son entreprise de Pompes Funèbres : il coud les bouches des morts pour pas qu’ils claquent des dents. Total self control le minot. Michael est aussi étudiant et c’est là que ça se gâte, vu qu’il est séminariste, moi je dis que c’est un foutu gâchis pour l’évolution de l’espèce. Michael a un papa très traumatisé depuis qu’il a peint les ongles de sa femme morte en rouge en lui psalmodiant le talmud au creux de l’oreille. Il a transmis le traumas au fiston et lui laisse deux choix de carrière : curé ou toiletteur de macchabées.

A deux doigts de renoncer à prononcer ses vœux… Non, je me trompe. Juste avant de faire le grand plongeon dans le vide, il envoie une lettre à son chef de religion et lui dit (en gros hein !) « la religion, la foi, Dieu, Jésus, Marie, Joseph, l’âne* et le bœuf je m’en cogne le coquillard. Je renonce, je reprends ma liberté, mes photos tout ça ! »… *quoique l’âne… mais nous y reviendrons en son temps. En gros il envoie une lettre de démission et Truman Capote la refuse. On ne sait ni comment ni pourquoi. Une intuition de curé sans doute, un troisième œil, une longue vue, un sens ultime… un truc qui fait affirmer au chef que notre Michounet le bellâtre (qui se révèle rapidement être une endive d’envergure) est une tronche en psychotrucs et qu’il devrait se rendre derechef au Vatican. Avec un peu de bol, il arriverait sans doute à temps pour le casting du Calendario Romano 2012Au lieu de ça il va à des cours d’exorcismes et là encore, alors qu’on ne sait pas pourquoi, il est aussitôt repéré pour être celui qui comprend tout et qui est pile poil adéquat pour aller rendre visite au Père Lucas qui est THE référence en matière d’exorcisme. Et là notre Michael fait « pffffff ! exorcisme my ass, même pas ça existe, c’est rien que des fous de la tête qui font rien qu’à se rendre intéressants pour faire croire qu’ils sont possédés et tout ça ! Ces gens là c’est pas un curé et de l’eau bénite qu’il leur faut. C’est un psy et du prozac ! ».

Jusque là, je me disais que bon ben, c’est sûr ça casse pas quatre pattes à un canard mais ça se laisse voir et peut-être que pour une fois on va découvrir un américain qui face caméra va nous dire « je ne crois pas en dieu ! même pas peur ». Tu parles Charles. J'appréciais aussi qu'il n'y ait pas une musique zim boum qui fait sursauter parce que précisément, il ne se passe pas grand-chose. Et paf, le chat, juste à ce moment, Michy Chou arrive chez le Padre et un chat lui saute en plein dessus ou presque avec un grand coup de cymbale qui me fait décoller et me projeter trois sièges sur le côté ! A partir de là, pas une porte ne va s’ouvrir sans que le préposé aux percussions vienne nous en mettre plein les oreilles et me faire frôler l’arrêt cardiaque.

Et puis, arrive (sous vos applaudissements) celui que l’on attendait tous et par qui le vilain périra : ANTHONY HOPKINS !!! Et dieu me chatouille, ce film est l’occasion pour moi de me remémorer la carrière de l’incontournable terreur et de me demander pourquoi je ne l’avais pas fait plus tôt pour me dire que finalement ce type (je veux dire cet acteur) est une imposture, un charlatan. Plus de quarante ans de carrière et plus du double de films et quoi ??? Quatre films en ce qui me concerne où il domine le casting de sa belle présence : « Elephant man », « Le silence des agneaux », « Retour à Howards Ends » et « Les vestiges du jour ». Depuis, quoi ? Rien. C’est quand même pas bézef. Même si Woody laissait espérer un grand retour l’année dernière. Erreur supplémentaire avec ce Rite et ce n’est sans doute pas le Thor à venir qui va arranger le bousin. Tonino estime t’il qu’il suffit de faire de très gros yeux, de plisser le front et de sourire en coin pour qu’on se prosterne en entonnant le kyrie ? Caricature de sa propre caricature, il n’est que grimaces, singeries et excès en tout genre et tout ça avec néanmoins une économie de mouvements exemplaire. Sauf lorsqu'il fout une mandale en pleine rue à une gamine qui lui demandait de bénir sa poupée. Je l'avoue, j'ai péché, j'ai ri ! Dès lors tout ce qu'Anthony Hopkins fait n’est qu’un pitoyable, pathétique et grotesque numéro de cirque. Dans un premier temps, il exorcise (ou tente d’exorciser) une gamine mise enceinte par son père (il s’en passe de belles à Rome !) devant les yeux interloqués de Michaël qui semble bien déçu que ce ne soit pas plus spectaculaire. Devant la mine déconfite du jeunot, notre vieux briscard de Père Lucas explique : « et oui, pas de tête qui tourne et de vomi vert !!! ». Diantre, fichtre, foutre et palsembleu, y'aurait-il un chouille d'humour dans ce film ? Et « ta mère, elle suce des queues en enfer ? » a-t-on envie de lui rétorquer puis lui prouver que nous aussi on a nos lettres en cinéphilie de l’enfer !

Cette simple petite réplique qui a l'air de ne pas y toucher a l’avantage de nous faire croire que nous avançons vers un renouveau de l’art de traiter le possédé au cinéma. Erreur monumentale car au contraire, dès lors le film ne va plus rien faire d'autre que de tenter inlassablement de copier le modèle du genre absolument indépassable, jusque dans la petite malette très Père Merrin et une arrivée dans la pénombre derrière une grille.. pour s’enfoncer inexorablement jusqu’à s’engloutir dans un néant d’ineptie et de nullité comme on n’en voit peu.

Après que le démon ait eu gain de cause sur la pauvre fille violée, nos deux curetons se rendront chez une maman fort déconfite que son petit garçon se soit réveillé un beau matin avec le dos et le torse lacérés. Ce n’est que l’œuvre d’un equus asinus (ou âne noir du Berry) à l’œil vermillon-sanglant qui hantera plus tard les hallucinations de Michaël. Le grand show d’Anthony à ce moment vaut tous les navets de la création. Et ce n’est rien encore à côté de son air docte et menaçant lorsqu’il va sortir de sa manche un tout petit crapaud vert de peur et le brandir à la face de tous les incrédules. J’en conclus que si le diable est un âne ou un crapaud, dieu est un cygne ou une libellule. Qui pourra me contredire ?

Je vous fais grâce de la suite et de la transformation du Père Lucas ainsi que du retournement de situation aussi soudain qu’inattendu de notre Michaël qui va finalement laisser quelques baveuses désolées sur le carreau.

Il n’y a rien de pire que les films cons et prétentieux et celui-ci remporte la palme haut la main. Il ne démontre rien, n’explique rien, ne justifie rien et se dédouane lâchement du moindre point de vue en apposant le désormais indispensable cachet vu à la télé « histoire vraie » ! C’est un peu court jeune homme.

Si vous souhaitez vous documenter davantage sur le sujet et le film. Je vous recommande une sain(t)e lecture ici-même.

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Souvenir de Venise 2009

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mardi, 19 octobre 2010

DONNANT DONNANT de Isabelle Mergault °°°

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Constant purge une peine de prison pour avoir tué un banquier « par accident, le coup est parti tout seul » MDR. Sa femme, une rombière acariâtre lui rend visite et lui annonce qu’elle souhaite divorcer car elle lui a trouvé un remplaçant « par accident le coup est parti tout seul » PTDR. Le même soir, Constant est victime d’un Accident Vasculaire Cérébral. Plus jamais il ne reparlera normalement ce qui donnera lieu à des échanges surréalistes plein d’erreurs, de sous-entendus mais toujours du même acabit humoristique que  « le coup est parti tout seul ». LOL. A l’hôpital il parvient à s’échapper déjouant la vigilance d’un flic endormi et d’une infirmière stupide. Il parvient à prendre un train et se retrouve en pleine cambrousse. Là il tombe sur Sylvia qui lui propose un marché : elle ne le dénonce pas à la police s’il accepte de tuer sa mère adoptive dont elle souhaite hériter du magot, quitter ce trou perdu au milieu de n'importe où et partir vivre à Paris, devenir concertiste etc…Evidemment, tout ne va se passer comme prévu et c’est bien dommage car s’il avait réussi à dégommer la vieille dans le premier quart d’heure, je n’aurais pas eu à subir cette purge dont, j’ai beau chercher, il n’y a rien à sauver… si ce n’est peut-être le sourire de Medeea Marinescu qui doit absolument se sortir des pattes d’Isabelle Mergault tout en lui assurant une reconnaissance éternelle. Ça n’empêche pas.

Que dire ? La situation de départ est d’une bêtise à pleurer (mais je ne vais pas pleurer pour si peu) et tout ce qui suit est du même tonneau, balourd, invraisemblable. Aucune situation n’est crédible, les dialogues sont niais ou vulgaires. Quand un type regarde un feu d’artifice, il dit « oh je regarde un feu d’artifice ! ». Quant à l’interprétation : au secours ! Les seconds rôles sont à l’avenant du ratage intégral : bêtes. Pour la réalisatrice il est évident que la campagne et la province sont peuplées de crétins des Alpes tendance yétis et d’un coiffeur efféminé qui parle à un perroquet qui ne lui répond plus.

Quant au trio de tête, je l’ai dit Medeea Marinescu est mimi comme tout. Daniel Auteuil démarre l’histoire comme un parfait abruti pour évoluer vers un séducteur très au fait de la psychologie féminine. Si je vous dis que dans ce film il se « depardieuïse », vous comprenez ? Et Sabine Azéma, plus sorcière que jamais, elle nous refait pour la énième fois son numéro bien rôdé bien que totalement lassant de grand-mère bien conservée, fofolle et infantile !

Affligeant, absolument jamais drôle, à fuir de toute urgence.

dimanche, 27 juin 2010

FATAL °°°

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Lorsque je suis rentrée du cinéma, la tête dans les épaules, accablée, sidérée, honteuse, brisée, mon Jules m'a dit :
"Ben, qu'ec té tu allée voir donc ?
- gné ?
- une comédie ?
- pfff.
- une comédie Française ?
- noooon.
- une Comédie AMERICAINE ???
- naaaaaaaaaaaaaan !!!
- UNE COMEDIE SENTIMENTALE AMERICAINE ?? MDR KIKOO LOL !!!
- gnoooooooooooooooooooooooooon.
- Non, dis moi pas... mouarf mouarf mouarf ... dis moi pas que... mouarf mouarf mouarf mouarf mouarf i m'énerrrrrrrrrrve mais i m'énerve quand i fait ça !!!... dis moi pas que t'as été voir Fatal Bazooka ???
- eh oh ! ferme ta biiiiiiiiiiiiip, j't'embiiiiiiip, nique ta biiiiiiiiiiiiiiiip, biiiiiiiiiiiiiiiiip ta cagoule !!!
- ben ma chougnougnette, comme c'est que tu causes tu à présent ?
- mouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin. Laisse moi mouriiiir !!!"
Bon je vous la fais courte.
J'ai survécu.
Ce machin puant est donc l'histoire de Fatal Bazooka, de son vrai nom Robert LaFondue (mdr, il est né en savoie !) la star number ouane du rap hard core qui dès sa sortie de garde à vue pour trafic de drogues sur le tour de Flandres (lol) est devenu numéro 1 des ventes de disques avec son délicieux "Don d'orgasmes" et la chanson "j'veux du uc, j'veux du uc, j'veux du uc uc uc à m'en briser la nuque" ! Devenu multimillionnaire, multimégalo et multicon, il raffle toutes les récompenses aux Music Awards de la Musique (ah ah !) car c'est bien connu le public est très con aussi.
Jusqu'au jour où débarque Chris Prolls, le meilleur dans un genre tout à fait différent voire opposé : l'Electro bio (il fait caca dans son jardin ah ah ah !) qui détrône la star en moins de "fuck you" qu'il ne faut pour le dire ! Mais bon, c'est Stéphane Rousseau et lui, il est beau, il est drôle. Et surtout, on a vraiment l'impression d'un acteur qui interprète un rôle de composition. Alors qu'en ce qui concerne le Fatal, j'ai vraiment eu le sentiment de voir Michaël Youn faire DU Michaël Youn et rien d'autre.
Le mégalo c'est Michaël Youn et pas Fatal sa marionnette, son faire-valoir !
Il s'agit donc d'une physical comédie ainsi que la nomme la star Michaël Youn. A vrai dire, Michael Youn, je savais que ça existait mais comme il fut un temps où il sévît dans la télé à une heure où je l'allumais encore moins que le soir... je n'ai rien connu du "Morning Live". J'ai découvert les hurlements puis les fesses de Michaël Youn plus tard, lors de différents zappings. J'ai entendu des interviews et je me suis pensée dans le fonds de mon moi-même : "on peut vivre sans Michaël Youn". Ce que j'ai fait. Très bien merci. Je n'ai donc vu ni "Les clés de la bagnole", ni "Iznogoug", ni "Les onze commandements"... rien je vous dis. Et puis là encore, je comptais passer mon chemin sans m'arrêter. Rien que l'affiche. Pouah ! Mais j'ai lu de la plume de certains ces choses plutôt encourageantes et fort intrigantes (oui je cherche à justifier mon erreur fatale et alors ?) :
Figaroscope : "la comédie de Michaël Youn est cocasse, drôle et tendre".
Métro : "Michaël réussit une savoureuse satire du milieu du show biz".
Première : "Avec un humour épatant, Michael Youn impose une déconne extrêmement recommandable".
Excessif : "Michaël Youn réalise une comédie complètement barrée. Le voilà sur la bonne voie".
Filmsactu : "Proposant un univers cynique et sans concession franchement pas désagréable".
Le journal du dimanche : "On rit beaucoup et souvent... satire saignante et percutante".
Le Parisien : "comédie satirique aussi drôle que grinçante"...
Bon, j'arrête. Vous ne le savez peut-être pas, je ne suis pas la dernière pour la déconne et je me fais parfois sortir des salles de ciné manu militari parce que je ris trop fort. Alors, je me suis pensé dans mon for : "fi de tes a priori, perds pas une bonne ocase de rigouler comme une bécasse... et va t'en changer d'avis sur Michaël Youn... et en même temps peut-être que ça ne te mettra plus de l'urticaire de voir les mots acteurs et Desagnat et Eboué accolés"... Tout ça. En plus, "on" m'a dit qu'un jour peut-être (mais ça m'étonnerait) que je changerai d'avis à propos de Gérard Butler !! Alors why not !
Sauf que hélas, mille fois hélas. Je n'ai rien vu de la satire annoncée, pas plus que je n'ai trouvé l'humour caustique prédit. Tout ici sonne faux mais très fort et ce n'est pas drôle. Enfin, je n'ai pas ri.  Que prétend dénoncer le "réalisateur"... les dérives des stars qui empochent des millions, sombrent dans l'alcool, la drogue et la débauche... les abus des prétendus concerts caritatifs... le vote du public tarifé... la perte des "valeurs", la mégalomanie, la télévision, les présentatrices (et tateurs d'ailleurs) au QI de bulot qui s'époumonent à "faire du bruiiiiiit" et j'en passe ?
Ah bon ?
Il est certain que pour faire sa démonstration, Michaël Youn n'hésite pas à payer de sa personne, en donnant à son personnage l'intelligence d'un âne décérébré (pardon aux ânes et à leurs familles), le rendant particulièrement laid et antipathique. Lors de sa descente aux enfers, il sera vêtu pendant un long moment d'une tenue de Bunny Playboy avec un pompon sur les fesses. Lors de son retour aux sources dans sa Savoie natale auprès de sa maman qui l'appelle "mon caillou" (Catherine Allégret : adorable !), il aura une coupe de cheveux de débile mental et une tenue toute pourrave car n'oublions jamais que dès qu'on s'éloigne de la capitale on s'habille comme des cons.
De retour aux affaires lors d'une battle en direct laïve à la tivi contre son ancien challenger Chris Prolls (la seule scène à peu près visible pour moi !) , Fatal ira même de son discours chamallow... mais là encore : grosse plantade. Michaël Youn se permet une leçon de morale à SON public en lui disant que si la télé trash-poubelle existe c'est parce que c'est lui, le public, qui la réclame ! J'ai trouvé ça vraiment gonflé de la part de celui qui en a fait son fonds de commerce.
J'arrête... Ah non, une dernière choses : un petit aperçu de la dénonciation très mordante de la misogynie vue par Michaël Youn.
UNE fan en extase devant la femme (Athéna Novotel !!! ptdr) de Fatal :
"- han lala, mais qu'est-ce qu'elle fait comme métier ?
- c'est une salope !
- oui mais pour gagner sa vie, elle fait quoi ?
- c'est une salope !
- han la chance !!!"."
CQFD.
NEXT.
............................
P.S. : je ne dénonce pas Melle In the mood qui m'a dit mollement que ce film n'était pas terrible et que Stéphane Rousseau valait le déplacement, au lieu de me dire de fuir devant cette sombre bouse malhonnête ... Non, je ne la dénoncerai pas, car nous serons collègues d'ici peu et j'entends tout mettre en oeuvre pour que ça se passe au mieux, mais si je peux lui faire un croche pieds sans qu'elle s'en aperçoive je ne me priverai pas !

mardi, 25 mai 2010

FILM SOCIALISME de Jean-Luc Godard °°°

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Est-ce que balancer des images et des mots sur un écran suffit à faire un film, un pamphlet, parler d'une révolte, d'une colère, d'un espoir, évoquer le désordre et l'échec ? Moi je dirais que non, mais à vous de voir !
Ce film socialisme c'est du bruit - du son - de la musique - des images - des mouvements - des couleurs - Gaspar Noé est un apprenti - du bleu - beaucoup de bleu - la croisière ne s'amuse pas - le rêve des états est d'être seul - le rêve des individus est d'être deux - Staline - nkvd - Hitler - nazi - débarquement en Afrique du sud - Hollywood inventé par les juifs - holocauste - mon coeur n'est pas dans ma bouche - revoir l'Europe heureuse - pourquoi tu ne nous aimes pas Flo ? - garage Martin - n'utilisez pas le verbre être - on distribue au lieu de produire - 4 août - des choses comme ça - il faudra un programme - à cause de la lumière - à cause de l'obscurité - j'accueille un paysage d'autrefois - le silence est d'or - j'attaquerai aussi le soleil si un jour il m'attaquerait - l'espace se meurt - démocratie et tragédie sont nées à Athènes - X + 3 = 1 - la personne à venger c'est Jésus Christ - Odessa - hélas - alors Cassandre tu vas être raisonnable...
Et qu'on ne vienne pas me dire que cette note n'est pas constructive. Allez plutôt voir ce film.
MOI J'EN AI MA CLAQUE DE FAIRE SOURIS DE LABO POUR RÉALISATEURS TORTURÉS !
No comment,
comme dit JLG. 
 
Et comme je ne suis pas du genre à vous faire rater un chef-d'oeuvre sous prétexte que j'y suis complètement hermétique, voici l'avis de ceux qui ont tout compris, aimé et qui donnent envie :
 
CRITIKAT - Arnaud Hée :
Inégal et passionnant, Film Socialisme, méditation filmique ardue et émouvante, porte la contradiction d'un cinéaste toujours plus isolé et mélancolique, mais terriblement présent et contemporain : parmi nous.

LES INROCKUPTIBLES -  Jean-Marc Lalanne !

Sans tellement modifier sa langue ou sa méthode, le cinéma de Godard s'est rebranché sur le contemporain. (...) Le socialisme du film commence par là : la constitution d'une république des images, iconoclastement égalitaire, où le copyright est aboli, où les dénivelés statutaires qui séparent chacune d'elles sont comblés par le collage. (...) C'est de toute façon plus encore dans sa pratique que dans ses visions que le film éblouit.

CHARLIE HEBDO - Jean-Baptiste Thoret :

Un grand moment de "cinéma pur".

EXCESSIF - Jean-Baptiste GUEGAN :

Dense et sublime, expérimental et difficile.

L'HUMANITE - Michel Guilloux :

Cet art de la citation, d'oeuvres de la pensée, picturales, musicales, dites, montrées ou sonores, n'est pas nouveau chez Godard, disons qu'il atteint, à l'image de son propos, un point de non-retou

LIBERATION - Gérard Lefort :

(...) sur le territoire de ces lieux communs, il construit un nouveau chromatisme qui les transforme du dedans, crée des thèmes, développe en force une forme gorgée du dernier cri (de souffrance) des moyens modernes de la communication (fil à la patte des mal nommés portables qui, telle la drogue, nous fixent), autant dire un formidable nomadisme.

MARIANNE - Danièle Heymann :

Godard, dans son kaléidoscope chromatique, politique, irritant et exaltant, a mis à l'abri tout le langage des images.

TELERAMA - Jacques Morice :

Son film suscite plus une impression de nostalgie que de désespoir. Le tout dans une clarté qui rappelle Eloge de l'amour, son dernier bon film, vieux de neuf ans déjà. (...) Il semble ne plus chercher l'affrontement (...) et on le sent prêt à passer le relais. (...) Etre un poisson des abysses et regarder vers le haut : c'est la profondeur délivrée du langage, dont Godard a toujours rêvé. Enfin une image de paix.

mardi, 11 mai 2010

ENTER THE VOID de Gaspar Noé °°°

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Oscar et Linda sont frère et soeur et s'aiment d'un amour à la limite de l'inceste mais ils ne feront finalement que se lécher l'oreille. Ils connaissent de gros malheurs et notamment la perte de leurs parents, les deux, d'un coup, dans un accident de voiture alors qu'ils sont encore tout minots. Ils étaient à l'intérieur du véhicule. On reverra d'ailleurs l'accident 4 ou 5 fois (je n'ai plus compté au bout d'un moment... mais c'est pour ça que le film est si long, on revoit les scènes plusieurs fois !) et surtout la toute petite Linda hurlant, que dis-je s'égosillant, s'époumonant, gesticulant pour essayer de se dépétrer de sa ceinture de sécurité. J'ai toujours aimé qu'on torture les enfants et cette scène est très fraîche. Pas longtemps plus tard, la mémé chargée de s'occuper des enfants se retrouve dans une chaise roulante avec un respirateur artificiel dans le pif, preuve qu'elle ne peut plus s'en occuper, donc elle les envoie à l'orphelinat mais comme ce serait trop simple et pas assez moche : on sépare les enfants. Alors Linda hurle encore plus fort "Oscaaaar ne m'abandonne paaaaaaaaaaaaaaas !!!!!!!!!!!".  Linda, c'est le genre de fille à qui on fait des tas de promesses dès la naissance "je ne te quitterai jamais... je te protègerai toujours... je te le promets", et on n'en tient aucune. Une qu'a la poisse quoi.
Plus tard Oscar vit à Tokyo, il ne travaille pas parce que c'est trop un rebelle. Faut pas déconner "les gens qui travaillent c'est des esclaves" qu'il dit, alors il deale mais pas que. Il consomme aussi. Des tas de substances avec des noms d'initiales.
La première demi-heure est filmée en caméra subjective et en 2D. Pour les béotiens, je précise que dans ce cas le spectateur se trouve à la place du personnage. Ici, on est Oscar. Donc ça donne ça mettons :
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Oscar, on ne le verra jamais ou presque jamais, sauf quand il se regarde dans la glace et qu'il dit "j'ai une sale gueule" et je suis d'accord. Vous avez compris ? Le spectateur EST Oscar TU es Oscar, JE suis Oscar... euh non, pas moi, merci ! C'est chouette comme aventure non ? Pendant une demi-heure, il se drogue et on voit les effets que ça a sur son cerveau. C'est un peu comme si on regardait un feu d'artifice dans un kaléidoscope. ça mange pas de pain. Franchement quand il fait ça il dérange qui ?

Mais ça dure quand même un chouya trop longtemps. C'est un peu comme un trip chamanique transpersonnel mais sans les poils de Juliette Lewis.
Le bon point c'est que c'est une drogue tout ce qu'il y a de plus choupinoute car il suffit de se passer un coup d'eau froide sur la figure, l'eau qui coule du robinet de la nature... et hop, ça passe, t'es frais comme un gardénia...  oopsss, j'ai trop fixé le kaléï moi, frais comme un gardon je crois qu'on dit. Oscar a un copain, un moche avec des poils, qui parle tout le temps avec une grosse voix et il veut aller au "Void" mais d'abord Oscar doit passer voir machin pour lui donner ses trucs. Et là, à cause que Oscar a couché avec la mère de machin qu'il doit retrouver, machin le dénonce aux flics qui le tuent.
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Là, c'est quand Oscar et toi spectateur, vous vous apercevez que vous êtes touchés/coulés/morts : "oh du sang !!!".
Et du coup, de caméra subjective, on passe (encore plus fort) en caméra sub-subjective. Mais avant de mourir, ça tombe bien, son copain moche et poilu lui a fait lire le "Livre des morts" un truc tibétain drôlement balèze qui explique comment après ta mort tu reviens et si tu veux tu peux choisir où tu vas aller poser tes guêtres.
Ce film foutument intello, respect, il sert donc à expliquer, comme dans le livre, qu'avant ta re-naissance, tu passes par des états de conscience et de perception. Ce qui fait que Oscar sort de son corps (un peu comme Patrick Swayze dans "Ghost" "L'amour qu'on porte en soi et blablabla..."). Et Oscar, enfin son esprit ou ce qu'il en reste, il en profite pour voyager entre les immeubles drôlement éclairés de plein de lumières colorées dans les rues de Tokyo pendant que sa petite soeur se lamente et dit "je me suiciderais bien mais j'ai l'impression que Oscar est là, pas loin" et moi j'ai bien envie de la pousser du haut du 18ème étage pour abréger ses souffrances, elle a trop souffert, et peut-être que le film s'arrêterait là, faute de personnages.
Donc, du coup, à partir de maintenant, Oscar sera toujours en premier plan de dos. Normal puisqu'on est Oscar qui regarde la vie d'Oscar, ça s'appelle des expériences géniales de réalisation cinématographique et ça donne ça :
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Des fois j'avais envie de lui dire "euh bouge toi de là, Oscar, merde tu gênes quoi", et après je me souvenais que c'est fait exprès.
Tu suis ??? On devient, enfin toi, spectateur, tu deviens Oscar sorti de Oscar mort qui regarde la vie de Oscar du temps qu'il vivait mais aussi du temps qu'il est plus là  ! Tu piges ? Ah la la, où avais-je la tête, faut que j'arrête la drogue moi. J'ai oublié de dire qu'entre temps, Linda a rejoint Oscar à Tokyo... et comme finalement c'est pas la moitié d'un le Oscar, il met sa ptite soeur au boulot dans un bar à strip-tease où elle fait des trucs avec une barre et elle s'asseoie sur la figure des garçons qui s'allongent sur la scène. Quand elle a fini son numéro elle couche avec le patron en miaulant des oh et des ah comme pour dire que ça lui fait du bien.
Bref, à partir du moment ou Oscar meurt, vous n'allez peut-être pas me croire, mais toutes les scènes qu'on avait déjà vues en tant qu'Oscar on les revoit en tant qu'Oscar mort qui regarde la vie d'Oscar. J'ai failli hurler comme une Linda parce qu'il restait encore au moins une heure de film et que j'étais déjà en phase terminale d'over dose. Et puis non, je me suis lovée et j'ai envoyé des SMS à Fred. C'est tout juste si je l'enviais pas d'être a boulot. J'étais à deux doigts, et puis non. Je pouvais même pas déconner avec Jules parce qu'en le lorgnant j'ai bien vu qu'il était devant le chef d'oeuvre de sa vie...
Pendant ce temps, la caméra épileptique, stroboscopique de Gaspar Noé nous fait voler, circonvolutionner et nous explose la rétine dans un camaïeu pyrotechnique de couleurs qui châtoient et de lumières qui resplendissoient ! L'oreille n'est pas en reste avec des sons, des bruits, un bourdonnement constant et de temps en temps un ptit coup de Bach à l'orgue bon-tant-pis pour nous rappeler que la vie peut-être douce sacré bon sang.
Toute cette macédoine d'une simplicité à la Oui-Oui mais pédante comme une chronique de Bernard Guetta ou crétine comme le regard de Gérard Butler... je dirais bien "sensorielle" si j'étais chic et chébran mais je suis plouc et provinciale, pourquoi faire ? Pour nous parler d'enfance traumatisée (donc t'as le droit de faire n'importe quoi de ta vie) d'oedipe et d'inceste mal digérés et pas assumés. Oui Gaspar, un jour ton papa a mis la petite graine dans le ventre de ta maman et elle a joui cette salope avec son gros kiki,  et neuf mois plus tard : ô le beau petit Gaspar qu'on a là ! et non Gaspar on ne peut pas jouer à touche pipi avec sa petite soeur !
Et ce salmigondis poseur et simpliste se termine dans un "Love Hôtel" comme on en trouve au Japon où l'esprit (mouarf) d'Oscar survole les chambres permettant ainsi de justifier (!!!) une dernière scène interminable et absolument gratuite de couples qui baisent dans des chambres prévues à cet effet en attendant qu'il choisisse où se poser !
Et là, cerise confite sur le banana split (ce qui est une hérésie vous serez d'accord avec moi), mais j'avoue que j'ai bien pouffé... de caméra sub-subjective, nous passons à caméra vaginale ! MDR ! Et c'est à ce moment précis que je me suis mise à regretter mes lunettes 3D.
Voilà un film qui porte admirablement son titre :
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mercredi, 10 mars 2010

THELMA, LOUISE ET CHANTAL de Benoît Petré °°°

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Trois copines de plus ou moins soixante ans... (je vais dire cinquantenaires pour être polie avec Jane et Caroline) s'en vont dans leur guimbarde verte (une vieille DS) à la Rochelle, au mariage d'un de leur ex. Très malin comme concept déjà, mais bon.
Ce voyage sur deux jours donne prétexte à ce film-route inutile, d'une bêtise, d'une vulgarité et d'une laideur à pleurer, à hurler, à dégommer mon voisin de derrière qui m'a obligée à changer de place parce qu'il est arrivé en retard, qu'il a mis deux plombes à s'installer en remuant des trucs et des machins en plastique puis s'est mis à glousser comme une vielle poule parce que ça le faisait rire, lui, les heurs et malheurs de Sam et Zette !
Comment dire ? Le générique est l'un des génériques les plus youpitralala que j'ai jamais vu de ma life de cinéphile. Sans déc'. C'est du générique de compèt' ça madame, que je me suis dit direct. Et j'ai même ajouté (oui pendant le générique, je me parle beaucoup à moi-même, toujours l'esprit en ébullition hop hop hop) le mec qu'a inventé un générique commass ne peut pas être totalement mauvais. Il doit même être bien bon. Moi telle que je me vois là assise ailleurs qu'à la place que j'avais choisie rapport à l'autre enclume qui s'est foutu derrière moi, je vais me  voir un film qui déchire. Grave !!! Sauf que le gars qui réalise, c'est une tronche oui, mais SEULEMENT en générique.
Tiens, en parlant de l'autre chiure de mouche qui se croit dans son salon, ça m'a rappelé que l'autre jour, je vais à ma séance du matin, celle où je me fais des projos quasi privées dans une salle de 347 places, que je peux choisir MA place et patin couffin. Bref. Un gus entre et se dirige direct sur moi et me dit "je peux m'asseoir là, mademoiselle ?". C'est-à-dire, là, sur le fauteuil juste à côté du mien.
Ô purée ! Qu'est-ce qu'il avait pas dit là ?
 "Non mais j't'en foutrai des mademoiselles ! Tu t'es regardé l'mutchachu, j'pourrais être ta mère et encore quand je dis ta mère, la pauvre... Qui voudrait d'un relou comme toi ? Appelle plutôt ton père que je te refasse. Remarque non, l'appelle pas, vu ta tronche, ça doit être un remède contre l'amour ton paternel. En plus tu pues la frite molle. J'parie que t'as essayé d'aller draguer chez lui : * avant de venir ? Et comme les boutonneuses pré-pubères n'étaient pas de sortie tu te retranches sur le troisième âge ! Va donc hé banane, et tu te la mets sur l'oreille, tu te la fumeras plus tard".
Bon, j'en reviens à nos trois gonzesses prétendues copines. Ben déjà franchement si ces trois là sont copines moi j'suis Mère Teresa. En tout cas, je me fais une autre idée de l'amitié. ça doit d'ailleurs être pour ça que j'ai pas d'ami(e) (mais j'ai un amoureux, z'inquiétez pas pour moi. Il me sauve la vie, à peu près tous les jours et parfois deux fois par jour). J'ai une trop haute opinion de la fonction. Bref, ces trois là, c'est langdepute et compagnie. Dès que l'une n'est pas là, les deux autres bavassent sur l'absente. C'est très choupinou. Et puis à un moment y'en a une qui fout une talmouse à une autre, le genre de beigne à te faire tourner dans tes bottes sans enlever les lacets... et l'autre là, que dalle, elle dit rien... genre "si moi je sais pas pourquoi tu m'as fichu une torgnole toi tu dois savoir !"
Qu'est-ce que je pourrais vous dire pour vous empêcher d'aller voir ce truc moche et con, d'une vulgarité de tous les instants ? Bon en gros, les femmes cinquantenaires, y'en a que trois sortes.
Y'a la nympho qui est pas regardante question barbaque, chair fraîche ou viande avariée, tout est bon dans le cochon. C'est Caroline Cellier qui se colle à ce rôle, l'un des plus raffinés de sa somptueuse carrière. ça m'a donné l'envie subite d'y regarder d'un peu plus près à sa carrière. Ben dis donc dis donc... allez, on tire par sur l'ambulance ! Maquillée comme d'habitude une voiture volée, bouche de poisson, elle enchaîne les répliques sophistiquées et les actes militants. Entre autre : pour éviter de payer la note du garagiste, par exemple, elle couche avec le garagiste. C'est tout à fait amusant. Hi hi hi ! Sinon, c'est une vraie mère poule qui aime beaucoup beaucoup son ptit garçon. D'ailleurs à un moment, il est très vénèr le fistounet et alors crotte de bique, il fout son scooter dans un mur pour se désénerver et sa mamounette, elle dit "bouge pas choupinouchou, je vais t'en acheter un autre !" Et elle y va !
Pis y'a la frigide coincée avare qui porte des culottes de grand mère un peu comme ça CORABLC.jpg
et c'est très très drôle ah ah ah. C'est Jane Birkin plus grimaçante que jamais qui fait ça. Elle vit toute seule dans une maison avec un jardin dans lequel elle prend son petit déjeuner bio pendant que son voisin la mate en se grattant les couilles. (si vous me croyez pas allez-y voir !). Elle est habillée en rose fushia avec un pantacourt immonde et une espèce de polo du même métal. La seconde fashion tendance est finie. Respirez.
Quant à Catherine Jacob, elle est malheureuse en couple, en famille et dans la vie en général. Son mec ne la désire plus depuis qu'elle a subi l'ablation d'un sein, elle s'ennuie dans son boulot au supermarché et sa fille l'asperge de fromage blanc sans qu'elle bronche. Ce que c'est bidonnant. ohohoh ! Mais elle aime les chiens et sa maison est décorée d'urnes funéraires canines et son dernier en date s'appelait Jean-Pierre ou Jean-Claude ché pu mais il est mort aussi. Alors il est dans le congélo, et elle l'emmène dans une glacière pendant le voyage mais il décongèle sur le sac de Jane. Là aussi, profitons-en, rions. De toute façon, à un moment Jane perd son sac. Mais quelques scènes plus tard, elle a RE son sac avec ses galettes de riz soufflé à l'intérieur. MDR.
Sur la route, elles tombent en panne et rencontrent un beau jeune homme qui va les aider.
"Bon ben d'abord je vais vous tirer"...
"Moi d'abord" dit la nympho. Là, on se tient les côtes n'est-ce pas ?
ATTENTION ON S'POILE !!!
Sauf que le mignon est gay.
"Ah vous êtes gai ?".
 "Mais non pas gai comme ça, gay comme pédé"... Là, on n'en peut plus. PTDR.
Catherine et Caroline vont faire pipi derrière une voiture :
"oh tu fais paravent, j'ai pas envie qu'on voit ma craquette !". Hilarité générale.
Bref, je vous en passe. Tout est de cet accabit... une succession de répliques que chacune énonce en attendant que l'autre ait fini la sienne pour embrayer. C'est consternant. LOL.
Mais le pire reste à venir. Le mariage !!! Je rappelle à ceux qui ont lâché en route, qu'elles vont à un mariage.
La mariée c'est Michèle Bernier, l'apothéose de la vulgarité faite femme. Biturée jusqu'au fond des yeux, elle s'écrase comme une viande avachie au milieu de la piste de danse, se fait enfermer dans les toilettes, rrrrooo c'est cro vilain ça.
Et le vieux beau, c'est Thierry Lhermitte, costume blanc et cravate rose.
A.F.F.L.I.G.E.A.N.T.
D.E.S.O.L.A.N.T.
E.X.A.S.P.E.R.A.N.T.
Et le film, le réalisateur le dédie à sa maman. Pauvre femme. Si j'avais un fils qui me faisait ce coup là, je le déshérite.
* ce billet n'est pas sponsorisé !

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