dimanche, 27 juin 2010
FATAL °°°


Ce machin puant est donc l'histoire de Fatal Bazooka, de son vrai nom Robert LaFondue (mdr, il est né en savoie !) la star number ouane du rap hard core qui dès sa sortie de garde à vue pour trafic de drogues sur le tour de Flandres (lol) est devenu numéro 1 des ventes de disques avec son délicieux "Don d'orgasmes" et la chanson "j'veux du uc, j'veux du uc, j'veux du uc uc uc à m'en briser la nuque" ! Devenu multimillionnaire, multimégalo et multicon, il raffle toutes les récompenses aux Music Awards de la Musique (ah ah !) car c'est bien connu le public est très con aussi.
Sauf que hélas, mille fois hélas. Je n'ai rien vu de la satire annoncée, pas plus que je n'ai trouvé l'humour caustique prédit. Tout ici sonne faux mais très fort et ce n'est pas drôle. Enfin, je n'ai pas ri. Que prétend dénoncer le "réalisateur"... les dérives des stars qui empochent des millions, sombrent dans l'alcool, la drogue et la débauche... les abus des prétendus concerts caritatifs... le vote du public tarifé... la perte des "valeurs", la mégalomanie, la télévision, les présentatrices (et tateurs d'ailleurs) au QI de bulot qui s'époumonent à "faire du bruiiiiiit" et j'en passe ?
De retour aux affaires lors d'une battle en direct laïve à la tivi contre son ancien challenger Chris Prolls (la seule scène à peu près visible pour moi !) , Fatal ira même de son discours chamallow... mais là encore : grosse plantade. Michaël Youn se permet une leçon de morale à SON public en lui disant que si la télé trash-poubelle existe c'est parce que c'est lui, le public, qui la réclame ! J'ai trouvé ça vraiment gonflé de la part de celui qui en a fait son fonds de commerce.
19:24 Publié dans -°°° TOUCHE LE FOND ET CREUSE ENCORE | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : fatal, michael youn, cinéma ???
mardi, 25 mai 2010
FILM SOCIALISME de Jean-Luc Godard °°°

LES INROCKUPTIBLES - Jean-Marc Lalanne !
Sans tellement modifier sa langue ou sa méthode, le cinéma de Godard s'est rebranché sur le contemporain. (...) Le socialisme du film commence par là : la constitution d'une république des images, iconoclastement égalitaire, où le copyright est aboli, où les dénivelés statutaires qui séparent chacune d'elles sont comblés par le collage. (...) C'est de toute façon plus encore dans sa pratique que dans ses visions que le film éblouit.
CHARLIE HEBDO - Jean-Baptiste Thoret :
Un grand moment de "cinéma pur".
EXCESSIF - Jean-Baptiste GUEGAN :
Dense et sublime, expérimental et difficile.
Cet art de la citation, d'oeuvres de la pensée, picturales, musicales, dites, montrées ou sonores, n'est pas nouveau chez Godard, disons qu'il atteint, à l'image de son propos, un point de non-retou
LIBERATION - Gérard Lefort :
(...) sur le territoire de ces lieux communs, il construit un nouveau chromatisme qui les transforme du dedans, crée des thèmes, développe en force une forme gorgée du dernier cri (de souffrance) des moyens modernes de la communication (fil à la patte des mal nommés portables qui, telle la drogue, nous fixent), autant dire un formidable nomadisme.
MARIANNE - Danièle Heymann :
Godard, dans son kaléidoscope chromatique, politique, irritant et exaltant, a mis à l'abri tout le langage des images.
TELERAMA - Jacques Morice :
Son film suscite plus une impression de nostalgie que de désespoir. Le tout dans une clarté qui rappelle Eloge de l'amour, son dernier bon film, vieux de neuf ans déjà. (...) Il semble ne plus chercher l'affrontement (...) et on le sent prêt à passer le relais. (...) Etre un poisson des abysses et regarder vers le haut : c'est la profondeur délivrée du langage, dont Godard a toujours rêvé. Enfin une image de paix.
17:52 Publié dans -°°° TOUCHE LE FOND ET CREUSE ENCORE | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : film socialisme de jean-luc godard
mardi, 11 mai 2010
ENTER THE VOID de Gaspar Noé °°°







08:15 Publié dans -°°° TOUCHE LE FOND ET CREUSE ENCORE | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : enter the void de gaspar noé, cinéma
mercredi, 10 mars 2010
THELMA, LOUISE ET CHANTAL de Benoît Petré °°°

* avant de venir ? Et comme les boutonneuses pré-pubères n'étaient pas de sortie tu te retranches sur le troisième âge ! Va donc hé banane, et tu te la mets sur l'oreille, tu te la fumeras plus tard".
Mais le pire reste à venir. Le mariage !!! Je rappelle à ceux qui ont lâché en route, qu'elles vont à un mariage.
Et le vieux beau, c'est Thierry Lhermitte, costume blanc et cravate rose.
08:34 Publié dans -°°° TOUCHE LE FOND ET CREUSE ENCORE | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : thelma, louise et chantal de benoît petré
dimanche, 20 décembre 2009
Max et les Maximonstres de Spike Jonze °°°


Je crois que j’ai trouvé mon navet de l’année.
Je pensais pourtant que ça se jouerait entre « LOL » et « Ma vie pour la tienne »… et non, ce Max et ses monstres les coiffent au poteau, haut la patte !
Je crois même qu’on tient là, après le premier film du troisième millénaire, le premier film maniaco-dépressif. Est-il destiné aux enfants suicidaires ? Aux adultes dépressifs (donc, d'ex enfants suicidaires qui ne seraient pas passés à l'acte) ? Je ne sais à qui réellement le déconseiller !
Je vous l’avoue tout de suite, je n’ai pas tenu jusqu’à la fin… oui je sais, c’est LE mal mais c’était tellement colossalement insupportable que j’ai failli arracher mon siège pour le balancer dans l’écran. J’ai préféré sortir : et -15°, ça calme, je dirai même, ça détend. De toute façon, savoir si les aventures de Max se terminent de façon absolument bouleversante ou angoissante ou par une jolie fin sirupeuse (la famille c’est drôlement bien) pleine d’embrassades et de grande réconciliation sous le gui à se dire qu’on s’aime, ne m’intéresse pas le moins du monde.
Max est donc un petit garçon… quoique, petit… c’est sûr c’est un enfant, mais il a au moins 10 ans quand même qui joue avec des peluches dans sa chambre. La scène d’ouverture fait très peur. Hurlant et cavalant à la poursuite d’un chien dans un hideux costume de chat (paraît-il) à travers la maison, Max est bien seul car personne ne le comprend. Sa grande sœur ne veut pas voir le merveilleux igloo qu’il a confectionné. Pire, ses affreux copains le détruisent. Et la mère de Max, pas mieux. Elle est tout sourire mielleux et « chéri chéri » mais davantage préoccupée par son boulot qu’elle ne doit pas perdre et son petit ami, aussi !
Alors Max ne va pas bien. Il crie, il hurle, il détruit la chambre de sa sœur, « Oh Max, qu’est-ce que tu as fait là ? » dit la mère en réparant les dégâts, il monte sur la table de cuisine avec ses chaussures comme on fait d'habitude (en hurlant), « oh Max, descends de là ! » dit la mère contrariée… Il descend, hurle et… mord sa mère qui dit « aïe, Max, ça fait mal ??? ». Max se vexe et se sauve ("comment ???? je mords ma mère et elle n'apprécie pas ??"). La mère court en criant « Max, Max, tu es vraiment ingérable !!! »… puis s’arrête de courir. Normal toujours.
Jusque là, je patiente sagement malgré la consternation qui s’est abattue sur moi comme un tsunami à contempler ce mini-monstre, sa mère, sa soeur, le ptit copain etc, convaincue que l’arrivée des nounours va améliorer le bouzin…
Rien à faire, lorsque Max arrive dans l’île magique peuplée de bestioles toutes plus laides, hideuses, horribles, mal foutues… les unes que les autres, c’est encore pire. Et à partir de là les scènes d’euphorie succèdent aux scènes d’abattement et de désespoir dans un sinistre fatras sans queue ni tête.
Mais cette teigne de Max trouve vraiment chez les maxi l’univers grisouille et verdâtre fait pour lui car ce qu’il cherche avant tout n’est pas d’être aimé, de se faire aimer, reconnaître ou apprécier… non ce que veut Max c’est être le chef. Ça tombe bien, les peluches manquent un peu de cohésion et le proclament roi, ce qui lui convient donc tout à fait. Max va pouvoir enfin dire « fais ci, fais ça » et être écouté.
Je suppose que tout ne se déroulera pas aussi facilement jusqu’à la fin car il y a des rebelles, de fortes têtes parmi les monsters qui vont bien découvrir que Max est un imposteur incompétent. Mais je m’en fiche.
Bref, Max tête à claques par excellence est parmi les siens, des têtes à claques encore plus exaspérantes qui passent leur temps à casser, à se battre, à abattre des arbres, à se faire des blagues pas drôles, à balancer des pierres sur des oiseaux en affirmant « ils aiment bien », et j’en passe !
J’en passe parce que comme je vous le disais, je ne suis pas allée au bout. J’aurais pu, j’aurais dû, je n’avais plus qu’une demi-heure à tenir. Mais c’était au-delà de mes forces, j’avais déjà l’impression d’être restée 15 jours dans la salle avec obligation de regarder comme ça :

Car je l’avoue aussi, l’univers des Maxi et du Mini est laid, affreux, tout est d’une mochitude absolue, la forêt, les arbres, le désert…
Voilà, parents, si vous souhaitez montrer à vos enfants comment devenir un parfait abruti en une heure et demi, allez voir cette chose venue d’un autre monde, sans âme, sans émotion, sans magie, sans poésie mais parfaitement bien dans l’air du temps : l’enfance, les adultes, le monde, la vie, les êtres, tout va mal, tout fout le camp, pas de passé, no future, on va tous crever, le soleil s’éteint…
15:33 Publié dans -°°° TOUCHE LE FOND ET CREUSE ENCORE | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : max et les maximontres, spike jonze, cinéma
mercredi, 23 septembre 2009
Ma vie pour la tienne de Nick Cassavetes °°°

Hier, j’ai emmené mon chéri au cinéma. On allait bras d’sus bras d’sous voir le Monsieur Lee, Woodstock, power flower, pattes d’éph’, rock and roll and tutti frutti, A-Wop-bop-a-loo-lop a-lop-bam-boo… ¯¯¯ quand tout à coup soudainement, j’avise ma borne à tickets (parler à un être humain derrière un guichet ? JAMAIS !) à touches sensitives et identification numérique du scanner biométrique… et « euh… ben… hein ??? c’est quoi ce ~} de J f…
Mouchoubidoudou ???? y’a pas le film à m’sieur Lee ??? » que je dis !
- Mais tu peux pas la mettre en sourdine ta boîte à camembert ? T’as vu écrit « marché à la poiscaille » quelque part ? qui dit.
- Ben, Chouloulouroudoudou, c’est que le film à M’sieur Lee. Y’a pas ! que j’y réponds.
- Heing ???? Tu me traînes à pas d’heure (y’était 19 h 50 NDLR) là ousse qu’y a du monde et y’a pas le film de rokeunrollmops que tu m’avais dit ?
- Ben mon Cromignon, je vais me renseigner, c’est sûrement une erreur à leur part ! Bonjour madame la vendeuse….
- U
ICI C’EST LA CAISSE POUR LES ZILLIMITÉS
ICI U!!!
- c’est que d’hab’, madame la directrice, je suis une zillimitée mais que là, je voudrais juste vous poser une question ?
- ~Je vous écoute ?O
- c’est que, Madame la Présidente, dans la boîte à billets, y’a pas le film à Monsieur Lee que je pourrais cliquer dessus-pour-aller-le-voir-je-vous-en-prie-pas-la-tête ! [
- MNVZ’avez pas lu l’erratum ??????õé
ça sert à quoi qu’on se fait chier à mettre des erratums, si vous lisez pas les erratums* ???
- oups, pardon, votre Honneur, j’avais pas vu ! »
*voir erratum ci-dessous :
Erratum : y’a erratum, le film de Monsieur Lee ; c’était hier. Circulez.
- Minoubouchoucailloupougenou ??? i z’ont un erratum ? Le film au Lee ce sera hier ! Là y’a pas.
- On fait quoi alors ?
- …….. !!!! ………
- Bon allez, on kik au hasard ?
-T’es qu’un grand fauve fougueux toi ! Allez hop zou, à l’aventuuuuuuuuuuuuuuuUUUUUUUUUUUUUre !!!
Un peu plus tard dans la salle…
La famille Ricorée-le-soleil-vient-de-se-lever prend son petit déj’ en se balançant des vannes MDR, PTDR trop LOL…
- Mange ! ah ah aha ha !
- Maiaiaiais, je mange ! ah ah ah ah !
- Tu manges pas, tu grignotes ah ah ah ah !
- Je vais te couper le souffle moi tu vas voir a ah ah ah.
- Oh trop dég’ ah ah ah !!!
… etc !!! blabla !!! ah ah ah !
Le hic dans la famille Ricorée, c’est la fille Kate, 15 ans. Comment vous le dire sans vous faire pleurer ? C’est pas que la Kate soit la fille genre ado difficile ingérable wesh wesh ou piercing, trashos ou gothique… Nan, c’est même tout le contraire. C’est juste que bon… allez je vous le dis. La fille Kate elle est en stade terminal du cancer de la leucémie du sang. Mais la famille Ricorée, elle assure.
La mère tout en Ugg dès le ptit déj a abandonné sa grande carrière d’avocate pour gérer la crise à sa façon : on fait comme si de rien n’était mais on n’oublie pas de rappeler à chaque seconde que la petite est malade.
Le père, beau cow-boy pompier musclé est… comment dire aussi… parce que vous savez que j’aime pas dire du mal des gens, mais oui, il est très très gentil.
Y’a aussi le fils aîné, le frère de la malade, mais bon i sert à rien, il est en bonne santé.
Et puis y’a la Little Miss Sunshine, Anna qui a été conçue dans une éprouvette pour servir la science et sa grande sœur tout en souriant, en comprenant, approuvant… Sauf qu’un jour, elle va voir un avocat (Alec Baldwyn : heureusement qu’il est là !) parce qu’elle en a marre de ne pas disposer de son corps à sa guise et que non non non, elle donnera pas un rein à sa sœur, non mais. Du coup, elle assigne ses parents en justice pour « émancipation médicale » !!! Normal, elle a 11 ans. Z’avez déjà remarqué comme dans les films américains les gamins de 11 ans connaissent souvent par cœur le Dalloz et le Vidal ? Non ? Moi si.
Là, vous vous dites « aïe, aïe aïe, le f…..g dossier de l’écran que ça doit être ? : « Les enfants médicaments » !!! » et là je réponds « halte au feu ! tout le monde se détend ! ». C’est typiquement le genre de films que normalement on doit en sortir :
- En larmes,
- Avec plein de questions dans son for (que ferais-je en pareil cas, est-ce que j'aurais vendu du beurre aux allemands etc...),
- NSPP…
Sauf que là, le cœur, les yeux et le reste (les pompiers sont toujours habillés… une honte !!) demeurent secs.
Ce film est l’une des pire guimauve, bavante, dégoulinante, écoeurante jamais vue sur grand écran. Il ne suffit pas de mettre des enfants chauves, avec de très gros cernes bleutés, à la bouche croûteuse mais éternellement souriante et mielleuse, qui sont en rémission pile poil le jour de la soirée « faites swinguer les pieds à perf’ » pour émouvoir ou faire réfléchir.
Le film se termine le sourire aux lèvres, les pieds dans l'eau dans le Montana à Brokeback Mountain pour nous rappeler qu'on a failli voir un film d'Ang Lee.
En sortant de la salle, on ne peut être qu’en colère ou consterné avec une seule envie, celle de dire à Nick Cassavetes qu’il demande à sa mère de lui parler d’un réalisateur qui s’appelait John, ça peut l’aider.
11:52 Publié dans -°°° TOUCHE LE FOND ET CREUSE ENCORE | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : ma vie pour la tienne, nick cassavetes, cinéma
mercredi, 04 février 2009
LOL de Liza Azuelos °°°

ou la boom 3 !!! Sauf que Vic ne s’appelle plus Vic mais Anne et c’est toujours Sophie Marceau (plus belle que jamais malgré une coloration ratée "touche de piano"). Elle est divorcée, raide dingue de son pull en cashmere et vit avec ses trois enfants (dont une ado, Lola dite Lol pour les intimes) dans un 800 m² en plein Paris. C’est Françoise Fabian qui se colle au rôle de la grand-mère in the wind.
Si vous espérez voir un film sur la génération actuelle d’ados, passez votre chemin. On est ici en plein XVIème arrondissement, les ados sont des tarés incultes, les parents des adultes incompétents et les profs des caricatures de crétins. C’est d’une bêtise crasse et on nous rabâche pendant 1 h 47 mn (interminable) que fumer un oinj de temps en temps ou se torpiller à la Vodka dans des bouteilles d’eau minérale à 16 ans, ce n’est pas bien grave. Ben voyons. Je ne sais si ce film pourra plaire à quiconque a dépassé cette limite d’âge. Je trouve quant à moi qu’il serait d’utilité publique de l’interdire et tant pis si je passe pour une odieuse réac.
L’interprétation des ados, n’en parlons même pas… les autres ? N’en parlons pas non plus.
Quant aux dialogues, grandioses : c’est juste trop pas kiffant.
Jamais drôle, pire que relou, souvent consternant, avec ce film, Liza Azuelos transforme l’essai de « Comme t’y es belle ».
Beurke.
20:25 Publié dans -°°° TOUCHE LE FOND ET CREUSE ENCORE | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note | Tags : lol, cinéma
mercredi, 14 janvier 2009
Un homme et son chien de Francis Huster °°°

Charles, vieil homme malade est mis à la porte du jour au lendemain par Jeanne la bourgeoise veuve qui l’hébergeait. Jeanne que Charles a jadis aimée se remarie et Charles se retrouve donc à la rue avec son chien.
J’aurais aimé pouvoir aimer ou simplement être indulgente avec ce film qui me permet de retrouver une des stars de mon panthéon… mais le film est tellement mauvais, grotesque, aberrant (les mots me manquent) et ce, dès les premières secondes que je ne trouve rien à sauver de ce naufrage ennuyeux, ridicule, jamais crédible une seconde. Une vraie torture, un cauchemar de tous les instants qui met mal à l’aise plus qu’il n’émeut ! Car si l’on retrouve bien le visage et le merveilleux sourire de Belmondo et que, malgré tout, il parvient à sauver sa dignité, le malheureux, assez diminué et manifestement incapable de prononcer plus de trois mots audibles à la suite, est contraint le plus souvent de rester immobile et de répéter « mon chien » à moult reprises.
Il doit y avoir pas loin de 80 acteurs français au générique sans doute venus là rendre les honneurs à l’immense star qui a accompagné ma cinéphilie avec quelques chefs-d’œuvre. Hélas ici, cela ressemble plus à un enterrement troisième catégorie qu’à un véritable hommage. Les scènes stupides et invraisemblables se succèdent et mettent de plus en plus mal à l’aise. Le summum revenant sans doute à celle où l’on retrouve éructant en clodots abandonnés : Robert Hossein, Charles Gérard, Jean-Marc Thibaut, Micheline Presle, Pierre Mondy et j’en passe… Dans des scènes sans intérêt, sans queue ni tête viennent également faire une apparition Michèle Bernier, José Garcia, Françoise Fabian, Tchéky Karyo, Daniel Prévost, Jacques Spiesser, Nicole Calfan, Jean Dujardin et j’en oublie…
Je vous passe les détails sur les absurdités du style : la maîtresse de maison organise une grande fête guindée pour son anniversaire et joue les pucelles effarouchées quand on le lui souhaite, les scènes interminables à la SPA et les travellings sur le « visage » si expressif des chiens. Je ne vous parle pas des dialogues d’une platitude exemplaire et de la musique sirupeuse jusqu’à la nausée. Non, je ne vous en parle pas.
Un fiasco aussi absolu est une rareté. L'amour que je porte à Belmondo est intact mais ce film très bête est une torture.
15:52 Publié dans -°°° TOUCHE LE FOND ET CREUSE ENCORE | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : un homme et son chien, cinéma
mardi, 06 janvier 2009
Tout… sauf en famille de Seth Gordon °°°

Brad (2m12/300 kgs) et Kathe (1m20/37 kgs) forment un couple auto-proclamé modèle. La preuve : il l’appelle « petite pute », (la classe !), elle l’appelle « mon bébé », (cro mignon !). Ils baisent dans les toilettes d’une boîte de nuit. Ils mangent des spaghettis en jouant au scrabble. Mais surtout, SURTOUT, vu qu’ils sont issus de familles (divorcées) où ils ont beaucoup souffert, d’un commun accord, ils ne passent jamais, mais alors JAMAIS Noël en famille.
Ben, si c’est pas de l’anti-conformisme ça ?
Pour échapper à la corvée annuelle, ils…
MENTENT…
oui, vous avez bien lu : ils mentent à leur famille ! En fait, comme ils sont très malins et pas beaufs pour deux sous, très classe même, ils leur font croire qu’ils vont au bout du monde pour des œuvres humanitaires, alors qu’ils ne pensent qu’au fric et aller se dorer la couenne à Bora Bora. Sauf que cette année, pour cause de brouillard l’avion ne décolle pas et comme c’est rare (le brouillard et les avions qui décollent pas), une équipe de tournage est sur place et Kathe et Brad (en fait il s’appelle Orégon ou Orlando mais ce serait trop long à expliquer pourquoi) se trouvent piégés et interviewés pour la télé et du coup, toutes leurs familles sont devant le poste et re-du coup, ils ne peuvent plus passer au travers des invitations des pères, des mères… Bref, en moins de temps qu’il ne faut pour passer quatre réveillons dans la même journée (trop forts…), ils vont découvrir les joies toujours imitées, jamais égalées de la famille, de la marmaille et tutti frutti.
Lorsqu’ « elle » m’a dit « as-tu vu ce film consternant ? »… je me suis dit « elle exagère. Un film avec presqu’écrit Noël dedans ne peut pas être consternant ». Et pourtant, il se trouve qu’effectivement « elle » exagère, mais comme « elle » je ne connais pas de terme plus fort et plus éloquent que consternant.
Affligeant peut-être ?
Vous me direz, qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à aller voir un film qui s’appelle « Tout… sauf en famille ? » alors qu’en vrai il s’appelle « Four Christmases » ? L’envie de reprendre un peu de bûche glacée ? Un amour inconditionnel pour Vince Vaughn (et oh, ça va pas non ? J’ai vu le torse NU, complètement naked du Drover au ralenti avec de l’eau qui coule dessus moi ! alors Vince Vaughn cte gros nounours à tronche de cake, non merci !) ? Le menton en galoche de Reese Witherspoon ? Non franchement, je ne sais pas ! En fait, si, je sais mais ce serait trop long à raconter et ça n’a rien à voir.
Bon alors, vite fait, parce que c’est vous. Quatre réveillons dans la même journée pour vous faire changer d’avis, modifier à 300 % votre vision de la vie, vos principes et vos idées… c’est pas rien mais Seth Gordon (mais non pas "lui") l'a fait, et pourtant je vous jure sur la tête de mon premier sapin que les modèles proposés devraient plutôt faire fuir toute personne sensée, faire castrer les mâles, stériliser les filles, ne plus jamais se reproduire !.
D’abord, le réveillon chez le père de Brad. Là on tombe directement et sans préavis dans BeaufLand où le père (Robert Duval… qu’il soit pardonné !) vit avec ses deux fils et sa belle-fille (une pondeuse à forte poitrine). En résumé, je dirais que l’homme de Néanderthal devait avoir plus de savoir vivre…
Ensuite, c’est au tour de la mère de Kathe (Mary Streenburgen dans son niénième rôle de pub pour la chirurgie esthétique), une « chaude » qui change de fiancé comme de vernis à ongle et qui s’est accoquiné là avec un pasteur. D’où une très jolie scène de messe avec crèche vivante…
Puis vient le tour de la mère de Brad (Sissy Spacek…), une obsédée libidineuse (c’est sa seule caractéristique) un peu sosotte qui vit avec un jeune de 30 ans de moins qu’elle, plus laid et stupide qu’un pou.
Et enfin, le père de Kathe (John Voigt droit dans ses bottes), un bourge qui explique à sa fifille que des fois c’est pas grave de mentir… euh… ou l’inverse peut-être, je ne sais plus.
Quant à Reese et Vince... comment dit-elle déjà ? Ah oui : consternants.
S’il y avait un best-of à la fin, je ne l’ai pas vu. Je me suis tirée à toutes jambes dès le début du générique jinglebellien. Pardon.
Un film aussi con, aussi laid, avec les dialogues les plus bêtes et prévisibles jamais entendus depuis le cinéma parlant (y compris « 300 »), il faut le voir pour le croire. Je vous invite donc à y aller pour comprendre que je n’ai rien exagéré, et comme moi vous aurez sans doute le menton qui se pose directement sur les genoux façon le loup de Tex Avery en mode Bimboland, les bras ballants, les yeux plus gros que le ventre et j’en passe ! Prenez ma rubrique °°° et multipliez par 814 toutes les conneries et horreurs que j’ai vues jusque là et vous aurez une idée approximative du châtiment que je me suis infligé… que je me demande encore ce que j’ai fait pour m’imposer un tel supplice !
19:24 Publié dans -°°° TOUCHE LE FOND ET CREUSE ENCORE | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : tout... sauf en famille, cinéma
mercredi, 24 décembre 2008
Australia de Baz Luhrmann °°°


Sarah Ashley (Boss ou Lady pour les intimes très proches) est une pimbêche anglaise qui marche avec un manche à balai en guise de colonne vertébrale. Son mari, qui la trompe, elle en est sûre, possède un domaine en Australie, « Faraway Downs » qu’il s’appelle (le domaine, pas le mari) où il élève du bétail fougueux ou un truc comme ça. La miss le rejoint, le mari se fait assassiner et du coup vla ti pas qu’elle doit emmener 1 500 têtes de bétails de là à là en passant par là. Elle engage Drover, que dis-je, LE Drover, THE, pour emmener les bêtacornes aidée d’un enfant (qu’elle va adopter, mais c’est pas simple), d’un ivrogne, d’une femme et d’un autre (je ne sais plus qui, de toute façon il va crever dans d’atroces souffrances). Amour, aventures et exotisme ??? Mon œil !
Et moi qui pensais voir l’ « Out of in the wind in Australia » du troisième millénaire !!! Ce film devait être une splendeur, c’est un navet d’une puissance incommensurable de la première à l’ultime seconde. Vous allez me dire : et les paysages alors, t’en fais quoi des paysages ? Oui bon ben ce sont des paysages et si on me disait, à moi qui ne suis jamais allée plus loin que Leffrincoucke que c’est le Colorado ou le Nevada, j’opinerais du chef comme Oui-Oui. Parce que bon des déserts et des canyons, j’en ai déjà vus, je suis pas née du dernier John Ford quand même ! Sans compter que parfois le Baz abuse parce que son port de Darwyn qu’il nous montre environ 28 fois, c’est tout juste si on ne voit pas la silhouette des acteurs qui se profilent sur un fond bleu. Lamentable les effets spéciaux !
Sinon y’a le rouge vif façon incendie d’Atlanta, le ocre/jaune style Kenya et si le film est si long : 2 H 40 interminablement poussives et sans grand intérêt c’est parce que tout le monde se déplace au ralenti avec les cheveux qui font comme ça parce que je le vaux bien. Ça commence mal tout de suite, une petite voix qui se veut enfantine nous raconte l’histoire et nous la racontera tout du long, c’est-à-dire qu’elle commentera constamment ce qu’on voit sur l’écran au cazou on aurait trop forcé sur la bière australienne (apparemment ils boivent la bière directement au litre là-bas). Rapidement on fera connaissance avec le moutard en question qui s’appelle Nullah et qui l’est comme son nom l’indique. Il n’est ni noir ni blanc, bien au contraire, c’est un sang mêlé ce qui est mal vu à l’époque (on est dans les années 40). C’est donc un petit sauvage et dans la vraie vie il s’appelle Brandon ce qui est une preuve supplémentaire… Il a le regard fixe des enfants singes savants, des cheveux et plein de dents de lapin dans la bouche qui le font ressembler à Bugs Bunny. Bon je ne vous en dis pas plus, tellement ce gosse m’a agacée que même quand on le voit plus, on l’entend. A un moment je suis même allée voir derrière l’écran (et oui, je crois toujours à la magie du cinéma moi) s’il n’y était pas et je lui aurais foutu la déculottée du siècle ; mais il n’y était pas ! Dommage pour moi je me serais bien défoulée.
Je peux vous parler des dialogues. Ça doit être de l’art abstrait, et je suis totalement hermétique face à l’art contemporain. C’est comme ça, les machins intellos j’capte pas. Par exemple, quand il pleut, Le Drover dit « oh, il pleut ! ». Quand le Drover est là, Sarah dit « Oh tu es là !». Et parfois, on entend des trucs encore plus énigmatiques dans la bouche de la têtabaffes comme : « je t’ai chanté comme pour moi ! » ou « sacrebleu » et puis tout ça. Pourquoi pas "tu n'as rien vu à Hiroshima" tant qu'on y est !
Question casting, sacrebleu en effet, mais bizarrement et contrairement à ce que j’ai lu de ci de là cahin-caha, c’est Hugh Jackman qui s’en tire le moins mal, même s’il murmure à l’oreille des chevaux et qu’il se lave les cheveux torse nu (mamma mia, le torse nu d’Hugh Jackman !!!!) et au ralenti, il n’est pas Robert Redford ou Clark Gable mais il a un petit côté Clint Eastwood qui ne me déplaît pas. Lui et Sarah vont s'aimer pratiquement au premier regard. Il lui fera le coup du faux départ puis reviendra quand la saison des pluies s'achève et tralala.
Le mutchachu, c’est bon, j’ai fait le tour de la question, on n’en entendra plus parler. David Wenham fait son méchant comme d’hab’ et Bryan Brown aussi (dommage pour les deux, je les adore mais bon, ils ont le fond mauvais, c’est ainsi !).
Ah oui, il y a aussi un vieux débris aborigène qui fait son malin en proférant des incantations absconses en se tenant sur une patte comme un flamand. Il est gavant, c’est rien de le dire. Les Raymond la science qui savent tout sur tout ça m’a toujours fait chier !
Et sinon, il y a Nicole qui a deux pneus à la place de son ex fine bouche et arbore les coiffures les plus amochisantes d’une carrière ! Exceptée son incomparable taille fine et sa silhouette parfaite, son teint pâle, ses yeux rougis et son sourire gingival ne font pas merveille ici. Je comprends néanmoins pourquoi elle croit tenir le rôle de sa vie. C’est en effet son plus mauvais. Son débarquement en Australie copié sur celui grande classe de Meryl Streep dans « Out of Africa » est d’une laideur à pleurer de honte pour elle. Elle est d’un ridicule achevé qui ne se démentira jamais tout au long du film. Elle trottine d’abord comme une souris en poussant des petits cris méprisants face à tout ce qu’elle croise. Son premier quart d’heure censé sans doute être d’un comique irrésistible met mal à l’aise tant ce comique lui sied mal et la rend grotesque. Puis, en moins de temps qu’il ne faut pour dire « Kangourou grillé », de perruche prétentieuse elle se transforme en défenseuse de la cause aborigène et surtout des enfants livrés à un sort pas enviable quand ils sont des sangs mêlés. Les australiens sont des gros racistes, ils se font bombarder par les japonais, tout est détruit, on croit que le Nullos est mort, la Sarah aussi, le Drover pleure… Huit fois j’ai cru que c’était fini et à un moment ça l’était vraiment, et j’étais anéantie. Même la musique est atroce. Je ne sais si c'est son âme d'adulte ou son âme de cinéphile qu'il fallait laisser au vestiaire, en tout cas avec tout ce sirop gluant à la guimauve sucrée, je suis pas en pleine forme pour attaquer le Chapon farci !!!
10:11 Publié dans -°°° TOUCHE LE FOND ET CREUSE ENCORE | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : australia, cinéma






























































