lundi, 08 février 2010
MOON de Duncan Jones****


Le film de clôture fut un tourbillon, un éblouissement et j'en frissonne encore d'extase ce matin.
C'est le premier film de Duncan Jones (fils de... et ben vous avez qu'à chercher ça vous fera votre travail du "communlundi"), avec un acteur magnifique et seul au monde : Sam Rockwell que j'aime d'amour,
mais je n'ai pas le temps de vous en parler, j'ai 500 bornes à faire moi m'sieurs dames. Il y a de grandes chances que ce film fantastique à plus d'un titre sorte en mai, bande de veinards !
Je vous en parle dès que possible, dès que j'ai réussi à reprendre le cours normal d'une vie ordinaire... ou le cours ordinaire d'une vie normale...
11:08 Publié dans **** INDISPENSABLE | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : moon de duncan jones, sam rockwell, cinéma, festival international du premier film d'annonay
PALMARES du FESTIVAL INTERNATIONAL DU PREMIER FILM D'ANNONAY
GRAND PRIX DU JURY
THE STRENGTH OF WATER de Armagan Ballantyne
Nouvelle Zélande

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PRIX SPECIAL DU JURY
A L'OUEST DE PLUTON de Henry Bernadet et Myriam Verrault
Québec

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PRIX DU PUBLIC
LES DEUX VIES DE ANDRES RABADAN
Espagne
l
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PRIX DES LYCEENS
NOTHING PERSONAL de Ursula Antoniak
Pays-Bas

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PRIX DE LA MEILLEURE MUSIQUE
A L'OUEST DE PLUTON de Henry Bernadet et Myriam Verrault
Québec

La suite demain, en photos,
mais là...
dodo.
RENCONTRE ENTRE LES REALISATEURS ET LE PUBLIC
Jorge Gurvich est né en Argentine en 1957, il s'installe en Israël en 1978. Il étudie le cinéma à l'Université de Tel-Aviv et enseigne plus tard la réalisation. Producteur, réalisateur et directeur de la photographie. Il a déjà réalisé de nombreux courts-métrages.
Mrs. Moskowitz & the Cats traduit en France par "Le chat de Mme Moskowitz" est son premier long métrage de fiction. Il a bénéficié d'un budget de 400 000 euros pour un tournage de 21 jours. Il n'est pas encore distribué en Israël car les distributeurs sont plutôt frileux à l'idée de présenter un film qui parle de personnes âgées...
La compétition est rude au sein même de la production israëlienne en pleine explosion mais Jorge est déjà connu et reconnu en tant que directeur de la photographie.
Pour son film le choix des deux acteurs était essentiel. Toutes les actrices âgées israëliennes souhaitaient le faire mais il a choisi la seule qui vit à Hollywood depuis 30 ans. Quant à l'acteur, il fut plus difficile à convaincre car il ne souhaitait pas interpréter un personnage âgé qui meurt.
Il souhaitait que la sensation de claustrophobie et d'enfermement soit très forte dans son film et que la seule scène à l'extérieur ait lieu à la toute fin du film.
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Hakki Kurtulus : Né à Istanbul, en 1980, il a étudié la communication et le cinéma à l'Université francophone de Galatasaray d'Istanbul. En 2002, il part étudier le cinéma à l'Université Lyon 2. Pendant ses études, il réalise deux documentaires et travaille sur les œuvres d'Ingmar Bergman, Claude Sautet, Jacques Tati, Bruno Dumont, Völker Schlondorff.
Melik Saraçoglu : Né en 1984 à Istanbul. Après son diplôme au Lycée francophone de Galatasaray, il part pour Lyon étudier le cinéma et les lettres modernes à l'Université Lumière Lyon 2. À dix-sept ans, il réalise un moyen-métrage, JAJAMBO. Il réalise deux courts-métrages sélectionnés au festival de courts-métrages d'Istanbul. Il est également critique pour des revues cinématographiques turques.
Ces deux passionnés, fans d'Ingmar Bergman à propos de qui ils sont en train de réaliser un documentaire, sont assez dépités que leur film qui est sorti en Turquie n'ait fait que 2 000 entrées après plusieurs semaines d'exploitation. Le cinéma turc est en pleine effervescence. Une dizaine de films par an étaient produits il y a encore quelques années. Aujourd'hui il y en a 72 dont 40 sont des premiers films. La concurrence est rude.
Les cinéastes turcs dont le chef de file est Nuri Bilge Ceylan ont coutume d'employer des acteurs amateurs au jeu minimaliste, mais eux ont choisi des acteurs professionnels très populaires dans leur pays.
Ils considèrent l'île où se passe la seconde partie de leur film "Là-bas" comme une planète étrangère où les personnages peuvent enfin parler et se dire la vérité.
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Armagan Ballantyne : Originaire de Nouvelle Zélande, elle a d’abord étudié le cinéma à Prague à la FAMU puis à l’école de Cinéma de Sydney, l’Australian Film Television and Radio School. The strength of water est son premier long métrage après les courts Tripple word score (1999), Little echo lost (1999) et le segment Lily and Ra de Stories on human rights (2008).
Elle est littéralement tombée amoureuse du cinéma vers 19 ans. Pour elle, aller voir des films c'est voyager, rencontrer d'autres cultures et apprendre la vie. Elle est très attirée par les films d'Europe de l'Est qui selon elle ont plus de coeur et d'émotion que les autres.
Les 2 millions d'euros qui ont été alloués à son film lui ont permis d'indemniser correctement la communauté Maori qui a travaillé avec elle. Son film est sorti en Australie et en Nouvelle Zélande et a rencontré son public. Mais elle a des difficultés à trouver des distributeurs hors de Nouvelle Zélande.
Le jeune garçon qui joue le rôle principal du film a été "casté" par hasard alors qu'il courait sur une plage.
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Henry Bernadet : Après avoir remporté le concours Vidéaste Recherché avec son premier film en 1999, il réalise une dizaine de courts métrages, pour la plupart des comédies. Il réalise aussi près d'une centaine de portraits et de reportages pour la télévision et Internet.
Il avait 8 000 euros pour le tournage de son film. Comme il n'y a aucune star les québécois l'ont boudé. Il a d'ailleurs davantage été vu dans le monde que dans son propre pays. Ce n'est qu'avec la sortie de ce film "A l'Ouest de Pluton" en DVD que les québécois en ont été curieux.
Les adultes du film sont des professionnels mais pas les ados qui se sont particulièrement impliqués dans le tournage.
Pour Henri, la direction des acteurs est précieuse pour atteindre la vérité d'un film. Quant au choix des lieux de tournage il est essentiel et il passe beaucoup de temps à les choisir mais ils doivent l'inspirer.
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Ventura Durall : Né en 1974, il est diplômé (département scénario) de l’École Supérieure de Cinéma et d’Audiovisuel de Catalogne. Il réalise ensuite de nombreux documentaires dont un sur l’affaire Andrés Rabadan qui lui a inspiré son premier long métrage.
Il tourne actuellement son deuxième long à propos d'un résistant du temps de Franco (si j'ai bien compris).
"Les deux vies d'Andrès Rabadan" est sorti récemment en Espagne et commence à bien marcher. Il n'a pu obtenir les autorisations pour tourner en prison. Il a donc dû la reconstituer en décors. Mais il tenait à tourner en lumière naturelle et surtout à ce qu'il y ait une fenètre qui soit la seule ouverture du prisonnier vers l'extérieur.
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Lotte Verbeeke a 28 ans. Elle a fait des études de danse puis le conservatoire et du théâtre. Elle a fréquenté des stages de théâtre à Paris. Le film "Nothing personal" dans lequel elle fait une prestation remarquable et impressionnante remporte pas mal de succès aux Pays-Bas.
Pour le tournage, la réalisatrice ne l'a pas fait répéter. Elles ont partagé plusieurs repas en tête à tête et c'est ainsi qu'elles ont découvert qu'elles étaient sur la même longueur d'ondes ce qui leur a permis de prendre des risques, d'improviser. Elles sont enchantées d'avoir pu tourner dans la maison de chasse d'Oscar Wilde.
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Margaret Corkery : Née en 1976 à Dublin, Margaret Corkery est diplômée de la Scottish Film School (Napier University). Elle a réalisé deux courts-métrages, Killing the afternoon et Joyride. Killing the afternoon est en compétition à la Berlinale en 2005 et lauréat du prix du meilleur court-métrage irlandais au Cork Film Festival. Il est aussi diffusé au Festival de courts-métrages de Clermont Ferrand, tout comme Joyride. Margaret Corkery signe avec Eamon son premier long métrage.
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Xabi Molia : Auteur, Xabi Molia a notamment été scénariste sur Les grandes personnes d'Anna Novion présenté l'année dernière au Festival d’Annonay. Huit fois debout, son premier long métrage, est un développement de son court-métrage S’éloigner du rivage (2008) qui a valu à Julie Gayet le Swann d'Or de la Meilleure Actrice - section courts-métrages au Festival du Film romantique de Cabourg.
Il dit avec humour que sa "méthode" pour travailler avec les acteurs est de leur mentir car ils sont tous des artistes qui ont une méthode de travail.
Par ailleurs, il faut que les lieux où il tourne aient une force qui s'impose à lui. Il a besoin d'aimer un lieu avant d'y tourner et préfère tourner en décor naturel que de les reconstituer.
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Ainsi que l'a fait remarquer Gaël, le point commun entre tous ces films sont une direction d'acteurs et une interprétation absolument exceptionnelles qui nous ont permis de découvrir des acteurs vraiment impressionnants. Deux tendances dominaient également, une sensation de claustrophie et d'enfermement pour certains films et de grands espaces dans d'autres.
En tout cas, une fois de plus, la sélection de haut niveau était prodigieuse et passionnante... et pas que...
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dimanche, 07 février 2010
Festival International de Premier Film d'Annonay
En attendant le verdict, et j'espère que le jury a bien travaillé sinon je risque de m'énerver... j'ai une grande et excellente nouvelle à vous annoncer.
Vous vous souvenez que l'année dernière, j'avais un peu fait ma groupie auprès du réalisateur Mika Soini
ça y est, ça vous revient ? En plus de tout ce que vous pouvez voir, il avait eu la très bonne idée de faire le plus beau film de la sélection (et l'un des plus beaux que j'ai vus en 2009) "Thomas" qui va sans doute sortir à l'automne prochain...
Bon. Cette année c'est certain, tout le monde n'a d'yeux et de coeur que pour Lotte Verbeek qui le mérite à tous points de vue :
L'affaire est entendue.
Mais je suis heureuse de vous annoncer que j'ai trouvé "mon" Mika de l'année. Il n'est arrivé qu'aujourd'hui et il s'appelle Ventura Durall. Exotique non ? Attention les filles, ça peut faire très mal :

Je ne peux vous montrer les photos que j'ai prises (de lui) ce matin car je me suis embarquée sans mon machin pour les charger sur mon truc... mais bon, vous verrez demain. Alors, ce garçon ne se contente pas de très très bien prendre la lumière, il parle un français impeccable avec l'accent délicieux qui va avec. Et c'est tant mieux parce que j'aurais vite été à court avec mes "ola... tapas... quétal... ramblas y sagrada...".
La cerise sur le clafoutis est qu'il a en plus réalisé le film de la compétition que j'ai le plus apprécié avec celui de la demoiselle au-dessus. Il s'agit de "Les deux vies d'Andres Rabadan". Alors tout va bien dans le meilleur de mon monde moi je dis.
ça n'a pas grande valeur ni grand intérêt mais j'ai quand même envie de le faire avant la remise des prix... Voici donc mon palmarès à moi rien qu'à moi.


Suivent de près "The Strenght of water" et "Le chat de Mme Moskovitz".
18:30 Publié dans FESTIVAL INTERNATIONAL DU PREMIER FILM D'ANNONAY | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : festival international de premier film d'annonay
SHERLOCK HOLMES de Guy Ritchie ***


En attendant la soirée de clôture qui ne va pas tarder à arriver, je suis allée voir ce que faisait "mon" Robert dans le rôle de Sherlock. On peut dire qu'il le dépoussière lestement et qu'il n'en reste que la pipe et le violon. Et c'est tant mieux.
Ce film est formidable, il démarre pied au plancher, ne rate aucun virage et ne se plante pas dans le premier platane. Il est tape à l'oeil, bruyant, survolté et évidemment, je me suis fichue éperdument de l'enquête mystico-ésotérique car ce qui compte (pour moi) c'est Robert/Sherlock. Il est en roue libre, déchaîné, cabotin comme jamais, complètement clown... en un mot, il est lui-même !
Les sublimes décors d'un Londres humide dont le fameux Pont est en constuction et les savoureux dialogues, parfois délicats ou guindés mais toujours chargés d'humour et de sous-entendus font le reste.
La relation d'amitié/amoureuse qui unit Sherlock à son cher Watson, les oeillades qu'ils se lancent, les allusions à leur vie commune sont un régal. Jude Law et Robert Downey Jr forment un couple idéal, parfait.

17:40 Publié dans *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : sherlock holmes de guy ritchie, robert downey jr
LE CHAT DE MME MOSKOWITZ *** de Jorge Gurvich
Festival International du Premier Film d'Annonay
Film en compétition - Israël

10:50 Publié dans *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : le chat de mme moskowitz, jorge gurvich, cinéma
ORADA (Là-bas) de Hakki Kurtulus et Melik Saraçoglu **
Festival International du Premier Film d'Annonay
Film en compétition - Turquie

Dans une maison de retraite une femme écrit une lettre qu'elle adresse à ses enfants et à son mari. Elle la termine par ces mots : "si vous ne m'avez jamais aimée, moi je vous ai toujours aimés". Elle quitte la maison et se rend seule sur la route en chemise de nuit. Le lendemain matin, elle est retrouvée morte, noyée. La fille aînée Neslihan va chercher son frère Mazhar à l'aéroport qui vit en France depuis plus de 10 ans où il s'est d'ailleurs fait naturaliser. Après des funérailles sinistres, le frère et la soeur décident de rendre visite à leur père pour leur annoncer la nouvelle. Ils ne l'ont pas vu depuis plusieurs années car il vit sur une île isolée au large d'Istanbul.
Un film d'une évidente et indiscutable beauté formelle, aux images et aux plans absolument magnifiques, mais d'une telle austérité et sous une telle influence bergmanienne qu'il en devient parfois hermétique. Beaucoup d'application pour des retrouvailles non désirées qui d'ailleurs n'en seront pas. Tout est douloureux, teinté de regrets et de reproches des uns et des autres puis l'apparition de la mère qui vient "régler ses comptes" et hanter la mémoire et renforcer la culpabilité de chacun m'ont un peu laissée à l'extérieur voire lassée...
Cela dit, la rencontre avec les réalisateurs complètement habités par leur passion du cinéma et leur histoire fusionnelle avec Bergman à propos de qui ils réalisent un documentaire, leur façon d'en parler avec humour et adoration était l'un des moments les plus forts de la rencontre de ce matin, surtout lorsque l'un des deux a dit : "Bergman et nous, c'est du sérieux".
Sixième jour : Festival International du Premier Film d'Annonay 2010
Alors voici pour votre petit déjeuner,
le mien (et je peux vous assurer qu'on n'en laisse pas une miette) :


00:54 Publié dans FESTIVAL INTERNATIONAL DU PREMIER FILM D'ANNONAY | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : festival international du premier film d'annonay 2010, cinéma
samedi, 06 février 2010
Festival International de Premier Film d'Annonay - LES MEMBRES DU JURY
Comme chaque année, et c'est l'une des nombreuses singularités de ce festival, le jury est constitué de 8 cinéphiles sélectionnés sur candidature dans toute la France, sous la Présidence d'un réalisateur. Vous savez que j'ai participé à cette inoubliable expérience en 2005 et que depuis je "squatte" Annonay pendant au minimum quatre jours. Y être toute une semaine cette année est encore bien plus exaltant. J'ai déjà vu 11 films, et si tout se passe bien j'en verrai encore 3 ou 4. Evidemment je ne comptabilise pas et je ne souhaite pas entrer dans les records (j'entends d'ailleurs que certaines personnes en voient 4 ou 5 par jour) car ici tout se fait tranquillement au rythme des séances. Même si jusqu'ici le grand vertige provient de "Nothing Personal" (avant même que je rencontre sa prodigieuse actrice), tous ces premiers films ont quelque chose en plus que les autres n'ont pas.
Lors de la 1ère rencontre entre les réalisateurs présents et le public qui a eu lieu ce matin (la seconde se tiendra dimanche matin) et dont je vous parlerai demain sans doute, Henri Bernardet (le réalisateur québecois) a dit cette chose que j'ai trouvée particulièrement profonde et sensée : "les festivals sont une véritable "vitrine" pour les films d'auteur et les cinéphiles peuvent y voir autre chose que les films qu'on leur impose".
J'en reviens aux membres du jury. Les voici, regardez comme ils sont beaux :
Cette année, la Présidente est la cinéaste Aurélia Georges qui est accompagnée par :
- Saleha ("Intégrité" en arabe) qui a 50 ans et vient de Montauban. Elle est éducatrice en pédiatrie néo-natale.
Ses films cultes sont "Allemagne année zéro" de Rossellini qui traite de la souffrance du peuple allemand après la guerre et "Soleil vert" de Richard Fletscher. Le dernier film qu'elle a vu en salle est "Invictus" et elle a aimé. Donc, si elle veut elle peut être ma copine.
LES DEUX VIES D'ANDRES RABADAN (Las dos vidas de Andrés Rabadán) de Ventura Durall***(*)
Festival International du Premier Film d'Annonay
Film en compétition - Espagne

Cette histoire est vraie. En 1994 le jeune Andrès Rabadan est condamné à 20 ans de prison : à 19 ans, dans un accès de folie, il fait dérailler trois trains puis tue son père avec une arbalète. Diagnostiqué schizophrène, c'est en hôpital psychiatrique qu'il purge sa peine. Le film démarre 11 ans plus tard. Andrès est toujours dans ce même hôpital, bien qu'il n'ait plus aucun traitement depuis 7 ans...
Comme bien souvent c'est dans les traumas d'une enfance blessée qu'il faut chercher l'explication ou la signification d'actes parfois irrémédiables. Et c'est subtilement par d'incessants aller/retours entre le passé et le présent que le réalisateur nous donne accès à l'inconscient et aux souvenirs de l'énigmatique et impénétrable Andrès. Le détenu baptisé "fou à l'arbalète" semble à la fois résigné et parfaitement lucide quant à son sort. Son attitude détachée et désinvolte déplaît au personnel comme aux médecins.
Le très charismatique très beau et très impressionnant Alex Brendemühl dans le rôle d'Andrès donne à ce personnage mystérieux et impénétrable une étonnante épaisseur le rendant à la fois attirant et inquiétant. Habilement et avec beaucoup de fluidité la réalisation de Ventura Durall nous rapproche encore davantage de ce coupable/innocent pour nous aider à comprendre par quelles horreurs on peut en arriver à en commettre et devenir un assassin.
Les moments "d'évasion" d'Andrès constituent une véritable plongée poétique dans son imagination voire son imaginaire. Une fenêtre est ouverte sur l'extérieur qui lui permet de "s'évader" et apporte de l'air, de la couleur et de la lumière dans un quotidien immuable. Sa rencontre avec une infirmière particulièrement sensible à la différence, à l'intelligence et au charme d'Andrès est aussi admirablement et pudiquement développée. Entre faute, secret, résignation et espoir, ce beau film magistralement interprété rend impatient de retrouver les prochains films de son réalisateur.
Cinquième jour : Festival International du Premier Film d'Annonay 2010
Voici quelques clichés du coin :


vendredi, 05 février 2010
THE STRENGTH OF WATER de Armagan Ballantyne ***
Film en compétition - Nouvelle Zélande
Festival International du Premier Film d'Annonay


Melody et son frère Kimi sont soudés comme les deux jumeaux qu'ils sont. Elle est fantasque, intrépide et extravertie alors que Kimi est plus réservé et pétochard. Taï un jeune homme, vagabond s'installe dans une vieille maison abandonnée désignée comme "la maison interdite". La famille des deux enfants accueillent Taï qui fascine Melody. Alors que la petite fille se promène seule avec le jeune homme, ils sont menacés et attaqués par un chien. En tentant de protéger Melody, il se trouve indirectement impliqué dans sa mort. Alors que toute la famille de la petite fille est effondrée, Kimi continue de se comporter comme si sa soeur était toujours là et vit avec son fantôme qui l'accompagne sans rien changer à ses habitudes.
Avec une économie de mots et sans démonstrations excessives la réalisatrice explore le fameux travail de deuil qu'un enfant doit accomplir et qui se trouve d'autant plus douloureux que la disparue était son double, son alter ego et une partie indissociable de lui-même. C'est en isolant des autres, en s'enfermant provisoirement avec l'être aimé par dessus tout que Kimi va apprendre à admettre qu'il ne la reverra plus jamais et la laisser "partir" définitivement.
A la périphérie de cette histoire d'amour fraternel, la réalisatrice nous parle d'un pays tellement éloigné qu"il nous est étranger et de la civilisation maori, ses traditions, ses coutumes, ses croyances, encore plus inconnue. Elle évoque également la peur de la différence et de l'inconnu au travers du personnage de Taï, jeune homme d'autant plus étrange qu'il est étranger et qui devient par sa différence un coupable idéal.
Porté par des acteurs non professionnels et notamment les deux enfants magnifiques qui semblent totalement ignorer la caméra, ce film bénéficie également d'une image, d'une photographie sublimes et de paysages du bout du monde suffocants de beauté.
HUIT FOIS DEBOUT de Xabi Molia **(*)
Film en compétition - France
Festival International du Premier Film d'Annonay

Elsa est très fragile. Elle ne voit plus qu'épisodiquement son fils de 10 ans dont elle ne pourra recupérer la garde que si elle trouve un emploi stable. Hélas, les petits boulots qui l'aident tout juste à survivre ne lui permettent pas de conserver son logement dont elle est expulsée. Devenue aussi marginale que son voisin Mathieu qui n'a d'autre solution que de s'installer dans la forêt, elle dort la nuit dans sa voiture et imagine diverses combines pour pouvoir manger, se laver et se présenter aux entretiens d'embauche qu'elle rate systématiquement par manque d'énergie, de conviction, de confiance en elle...
Suivre le parcours de ces deux paumés poétiques nous plonge au coeur même d'un sujet de société très actuel : comment se réinsérer quand on a tout perdu. Et on ne rêve que d'une chose, que ces deux là s'en sortent tant ils sont attachants. Mais le réalisateur ne nous donne pas à vivre le combat de deux battants acharnés à refaire surface mais de deux êtres délicats et rêveurs, doux et lymphatiques par vraiment armés pour affronter l'adversité.
Voir et entendre Denis Podalydès aborder un entretien et faire l'éloge du doute, justifier les quatre années d'interruption dans son curriculum par son besoin de prendre du recul afin de s'assurer au travers de ses nombreuses lectures si le travail est vraiment indispensable, et d'ajouter qu'au jour de cet entretien il n'est pas encore tout à fait certain qu'il le soit est d'un comique quasi surréaliste. Il faut dire que Podalydès est une nouvelle fois au top de son attitude lunaire et de son interprétation décalée.
Quant à Julie Gayet elle compose avec beaucoup de douceur et de fantaisie une partition de fille perdue, rêveuse, absente, contemplative qu'on ne lui connaissait pas. Victime tantôt lucide tantôt inconsciente, ses quelques larmes de désespoir et d'abattement crèvent le coeur. Elle est aussi capable de se montrer inquiétante et menaçante lors d'une scène impressionnante où en jouant avec son fils sur une plage, elle flirte avec la folie. Une très grande interprétation qui la rend particulièrement exquise, charmante et aimable.
Cependant en oscillant trop entre le burlesque désopilant de la première partie et l'aspect beaucoup plus dramatique de la seconde, le réalisateur nous laisse un peu désorientés. Ceci dit résolu à se comporter de façon franchement optimiste, il semble nous dire qu'il est possible de se retrouver 7 fois par terre et 8 fois debout... même si ses deux "héros" ne semblent pas trés bien barrés et qu'il n'y a pas de quoi en rire et c'est ce qui est gênant !
16:40 Publié dans ** INTERESSANT | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : huit fois debout de xabi molia, festival international du premier film d'annonay, julie gayet, denis podalydes, cinéma
EAMON de Margaret Corkery *
Film en compétition - Irlande
Festival International du Premier Film d'Annonay

Eamon a 6 ans et il est très amoureux de sa maman. Comme tous les petits garçons de cet âge pensez-vous ! Sauf que pour Eamon cet attachement est exclusif, maladif au point de chasser chaque nuit son père du lit. Tout le monde s'accomode de cette improbable situation, même si le père rêve en solitaire de reprendre des relations sexuelles avec sa femme alors qu'elle est tellement centrée sur elle-même qu'elle se moque éperdument du reste. Ce sont les vacances scolaires, Grâce qui angoisse d'avoir son fils en permanence avec elle tente de le confier à sa propre mère qui refuse (on la comprend et on approuve).
- Grace la mère : je vais partir en vacances avec Eamon au bord de la mer ?
- Daniel le père : et comment tu vas y aller ?
- ben, tu vas nous y conduire !!!
- je travaille j'te signale !
- ben t'as qu'à dire que t'y vas pas.
- bon d'accord !"
Et voilà notre immature trio sur la côte irlandaise pour des vacances fauchées au cours desquelles le fils colle sa mère qui ne pense qu'à bronzer alors que le père lorgne sur ses courbes généreuses en essayant de se débarrasser de l'encombrant gamin.
Devant des scènes douteuses, ni tragiques ni comiques, on reste au mieux déconcerté, au pire irrité par l'évolution et la tournure des événements qui surviennent. Pour abréger les souffrances de ces trois personnages malheureux, inadaptés à ce qui leur arrive, antipathiques et calamiteux, on a qu'une envie : les noyer.
L'invraisemblable fin ne relève pas le niveau de cette chose dont on peine à apprécier le but et l'intérêt si ce n'est que la vie d'un insupportable enfant maltraité et de désolants parents incompétents peut être vraiment morose.
Heureusement, il y a l'Irlande, la mer...
11:00 Publié dans * BOF ! MAIS POURQUOI PAS ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eamon de margaret corkery, festival international du premier film d'annonay 2010
Quatrième jour - Festival International du Premier Film d'Annonay
à l'hôtel... qui n'est pas en plein centre ville :

jeudi, 04 février 2010
CINE CONCERT : DUEL de Steven Spielberg/Antiquarks

Expérience totalement inédite et tout à fait enthousiasmante pour moi que ce ciné-concert. Revoir le deuxième film de Steven Spielberg d'abord dans une belle salle archi comble
C'est l'histoire plutôt traumatisante d'un type qui part au travail. La journée devrait être ordinaire, mais il se trouve pris en chasse par un routier dont on ne verra jamais le visage et dont on ne comprendra jamais les motivations. Sous le soleil implacable et la poussière de cette route californienne, l'angoisse monte.
C'est l'excellent groupe lyonnais Antiquarks qui assure l'accompagnement sur scène. "Pour cette création originale, le groupe propose un voyage dans le "melting pot" musical impressionniste du cinéma de l'Amérique des années 70 : thriller, western, film noir, chronique sociale et fiction".
Atelier Création Sonore et Cinéma d'Animation
Festival International du Premier Film d'Annonay.
Pour diversifier un peu les plaisirs, j'ai choisi de participer à ce passionnant atelier dirigé de façon très ludique par François Liguier du studio de films d'animation FOLIMAGE. Vous pouvez en retrouver toute la magie et surtout des explications beaucoup plus documentées que les miennes en cliquant ici. François Liguier fait plus précisément partie de l'Equipée et intervient en général et plus particulièrement dans le milieu scolaire, ce qui explique sans doute l'aspect hautement pédagogique de son atelier.
C'est autour du film de Jacques-Rémy Girerd

que nous allons re-découvrir que depuis les années 30 un film c'est autant du son que de l'image. On nous propose donc, non pas de voir et de regarder mais d'ENTENDRE un dessin animé !
Pour comprendre l'ambiance sonore générale du début du film, on distingue très nettement le vent, des oiseaux de forêt exotiques (perroquets, singes), des insectes, une espèce de grincement métallique... En décodant ces éléments on comprend que la scène se situe à l'extérieur, un soir d'été dans un pays d'Amérique du sud (les grillons ne "chantent" que le soir quand il faut chaud) et les "couinements" entendus, ce sont les grues du chantier où l'action se déroule au début. On peut même préciser que nous sommes en montagne puisque l'amplitude provoque une sorte d'écho qu'on ne retrouve pas en plaine...

Lorsque le vent devient plus fort, tous les animaux se taisent sauf les grillons qui accentuent leurs crissements car ils sont stressés. Une tempête se prépare. Après qu'elle soit passée, tout redevient calme.
François nous présente différentes ambiances et nous les fait deviner : le tic tac d'une horloge associé au bruit de la mer, au bouillenement d'une marmite, au crépitement d'un feu de cheminée nous indiquent que nous sommes dans une maison le soir au bord d'une plage et que la fenêtre est ouverte.
Un son particulier peut être associé à un personnage. Par exemple ici, le Migou, sorte de monstre qui n'existe pas. Des sons peuvent aussi être "fabriqués", inventés pour provoquer la peur. Une ambiance de jungle + des grognements font naître l'inquiétude.
L'ambiance désigne l'endroit où se situe l'action.
Les effets sonores accompagnent l'action. Il s'agit de sons réels enregistrés dans la nature ou des endroits très précis.
Les bruitages par contre sont liés à une action et naissent d'objets lorsque le film est fini. François créera des sons directement devant nous : le pas ou le galop du cheval, le crissement des pas dans la neige (de la maïzena dans un sac de coton), le dérapage d'une voiture (grâce à une bouillotte)... tout un univers de sons obtenus à partir d'objets très quotidiens.
On peut également ajouter des sons qu'on ne "voit" pas à l'image ce qui donne l'illusion que le décor est plus grand que ce qui est montré à l'écran. Pour chaque aspect du travail un exemple concret nous est montré. Pour les sons qui se prolongent par exemple, on voit un petit copain de Mia qui jette une casserole. On entend et on voit la casserole tomber par terre. Puisque l'action se situe près d'une rivière qu'on ne voit pas, la casserole tombe dans l'eau. On entend donc un "plouf" alors qu'on ne voit pas la casserole dans l'eau.

Vous l'avez compris, il est difficile pour moi de décrire cet atelier qui était en grande partie sonore et un peu visuel. Mais c'était passionnant et je suis persuadée que je ne verrai plus les films de la même façon à présent. Tous les sens doivent être en éveil au cinéma.
En plus des images, d'une histoire... un film c'est donc une ambiance, des effets sonores, des bruitages, mais aussi des voix (dans les films d'animation elles sont enregistrées avant le film) et évidemment la musique.
Pour terminer, nous sommes conviés à faire virtuellement tomber la pluie aidés de sacs plastiques et de nos mains, François, chef de ce curieux orchestre dirige l'intensité de l'averse jusqu'à ce que le calme redevienne complet en un goutte à goutte intermittent.
François Liguier rend le son fascinant.
A L'OUEST DE PLUTON de Henry Bernadet et Myriam Verreault *
Film en compétition - Québec
Festival International du Premier Film d'Annonay

Quelques jeunes ados d'une banlieue québécoise ont un exposé à faire devant leurs camarades. Ils doivent évoquer une de leur passion. Ainsi Pierre-Olivier s'indigne t'il du fait que Pluton ait été débaptisée et ne soit plus la 9ème planète du système solaire mais un simple numéro, Nicolas et Steve musiciens (très laborieux) cherchent un nom à leur groupe de punk et s'arrête sur "Wet dreams" qu'il trouve particulièrement hot, Jérôme compose des poèmes qu'il déclame en pleine forêt intimidé de révéler ses sentiments à Kim qui se laisse facilement séduire par un autre...
On suit pendant 24 heures quelques jeunes si différents et si semblables qui expriment leurs doutes, leurs rêves, leurs espoirs, leurs révoltes. La journée se poursuit par une soirée très arrosée et très "fumée" où l'on sent poindre le drame qui finalement n'arrivera pas mais démontrera que les ados d'ici et d'ailleurs ont ce don instinctif et quasi animal de flirter avec les situations à risques...
Je n'ai pas été du tout sensible ni séduite par le style vidéo, les éclairages au néon, les plans fixes incertains ou brusquement frénétiques suivis de plans plus "travaillés" avec lampadaire pour faire joli etc... qui confèrent au film un aspect bricolage éminemment sympathique mais un peu brouillon. Evidemment il s'agit d'un film sur les ados, *ceci expliquant peut-être cela. Mais bon, je suis vieille et n'ai jamais été ado*.
Néanmoins, je dois avouer que j'ai ri pas mal grâce à l'abattage irrésistible des jeunes comédiens qui n'ont manifestement pas beaucoup à forcer leur talent pour faire croire à leurs personnages. Des scènes franchement hilarantes telle celle où deux copains se demandent pourquoi ils prennent toujours leur repas de midi au même endroit sont à la fois surréalistes et totalement cocasses. Le flegme des lascars est essentiel. En règle générale leur éloquent bagou assorti des cocasses expressions typiquement québecoises et de l'exquis accent local font sans aucun doute beaucoup pour rendre ce petit film aimable et chaleureux.
Mais osti l'adolescence, c'est pas toujours une partie de plaisir, c'est crissement vrai tabernak'.
11:20 Publié dans * BOF ! MAIS POURQUOI PAS ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : a l'ouest de pluton de henry bernadet et myriam verreault
Troisième jour - Festival International de Premier Film d'Annonay
Après un délicieux et copieux petit déjeûner :


mercredi, 03 février 2010
NOTHING PERSONAL de Ursula Antoniak ****
Film en compétition - Pays-Bas/Irlande
Festival International du Premier Film d'Annonay.

Une jeune femme triste vide son appartement en Hollande et part seule sur les routes d'Irlande et plus particulièrement dans le quasi désert du Connemara. Au hasard de son errance elle s'arrête chez un homme beaucoup plus âgé qu'elle, qui vit seul au milieu de nulle part. Il lui propose de la nourrir en échange de quelques travaux de jardinage et de ménage. Elle accepte à condition qu'il ne lui pose aucune question et qu'il n'y ait entre eux aucune conversation d'ordre personnel. Elle refuse même de lui révéler son prénom. L'homme accepte le "deal". La cohabition, l'intimité puis la complicité vont avoir raison des résolutions de ces deux solitaires misanthropes, excessifs mais brisés.
Dans une première partie quasi silencieuse mais stupéfiante de beauté en partie grâce aux paysages arides de la lande irlandaise incessamment balayée par le vent, on suit le parcours de cette sauvage qui semble ne rien craindre et n'avoir ni rien à perdre ni à espérer. On est "into the wild" en compagnie d'une fille d'une beauté renversante bien que sans artifice, mal coiffée, habillée de couches successives pour se protéger du froid, de l'humidité et sale, elle fouille les poubelles pour se nourrir.
La rencontre avec l'homme va encore ajouter du mystère à cette histoire qui en recèle déjà beaucoup. Car la réalisatrice non contente de nous plonger au coeur d'une étrange histoire avec deux personnages énigmatiques mais séduisants nous égare en chapitrant son film de titres qui n'ont pas forcément de rapport direct avec ce qui se passe sur l'écran : solitude, la fin d'une relation, mariage, le début d'une relation et seule.
Comme il n'est pas (toujours) nécessaire de comprendre tout d'un film pour l'aimer, de résoudre les énigmes pour en goûter le mystère, ce film s'inscrit au plus profond de soi. On le regarde le coeur serré sur ce qui est en train de naître à l'écran, qu'on imagine, qu'on anticipe, qu'on prévoit et qu'on finit par souhaiter... Les yeux sont grands ouverts sur la splendeur des paysages mais aussi goûtent la délicatesse et la sensualité de scènes de repas essentielles, d'une scène de danse et de beuverie inoubliable. Et la musique par intermittence vient remplir l'espace.
Ce "Nothing personal" est littéralement illuminé par deux acteurs absolument fascinants. D'abord Stephen Rea accomplit des merveilles en vieil ermite au charme démesuré. Mais surtout l'inconnue Lotte Verbeek qui ne se contente pas d'être d'une fraîcheur et d'une beauté rares, idéales mais compose un personnage d'une spontanétié, d'un naturel et d'une évidence folle qui la rendent irrésistible.
Un film d'amour hors norme et hors du commun.
17:50 Publié dans **** INDISPENSABLE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : nothing personal, ursula antoniak, lotte verbeek, festival international du premier film d'annonay, cinéma
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