lundi, 15 mars 2010

5 x 2 PLACES DE CINEMA à gagner

grâce à Studio Canal pour le film de Christopher Thompson

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Donnez-moi le titre du film, ça suffira pour gagner. Je me suis amusée avec mes aquarelles et quelques tourbillons.
Une seule réponse à la fois par personne. Merci.
ça paraît difficile mais c'est faisable... Sauf, peut-être le N° 2, pourtant c'est fastoche et c'est un film que j'ai adoré.
LES GAGNANTS SONT : Foxart, Marine.
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GREASE trouvé par Marine
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WALK THE LINE trouvé par Foxart
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Synopsis : Lucas, Manu, Philippe, Jacob et Mario s'aiment depuis l'enfance. Ils ont du talent et de l'espoir. Ils rêvent de musique et de gloire.
Leur groupe de rock, Lust, connaît un succès grandissant, mais les aspirations de chacun rendent incertain leur avenir commun.
L'arrivée de Laura dans leur vie va bousculer un peu plus ce fragile équilibre.

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Je m'absente trois jours faire des folies parisiennes, rencontrer des gens, voir des films, avant-première, avec et sans lunettes. Youpih. Soyez sages.

dimanche, 14 mars 2010

MA SEMAINE AU CINEMA

LA RAFLE de Rose Bosch **

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FLEUR DU DESERT de Sherry Hormann **

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LES CHEVRES DU PENTAGONE **

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CHLOE de Atom Egoyan**

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THELMA, LOUISE et CHANTAL de Benoît Pétré °°°

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MES COUPS DE/AU COEUR
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FLEUR DU DESERT de Sherry Hormann **

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Waris vit avec sa famille nomade en Somalie. A 13 ans, son père décide de la marier à un homme de 60 ans dont elle sera la 4ème épouse... Waris s'enfuit, traverse seule le désert pour atteindre épuisée, affamée Mogadiscio où elle vit un temps avec sa grand-mère. Mais avant que la guerre n'éclate, celle-ci l'envoie en Angleterre auprès d'une tante, épouse de l'ambassadeur de Somalie à Londres. Elle y travaille comme esclave, enfermée dans une sorte de cave pendant 6 ans. Lorsque l'ambassade ferme, elle se retrouve seule à Londres, devient SDF, se nourrit dans les poubelles... jusqu'à ce qu'elle rencontre Marilyn une jeune femme un peu paumée mais qui l'héberge et lui trouve un travail au Burger King. Repérée par un photographe célèbre alors qu'elle fait le ménage dans le restaurant, elle accepte de faire des photos. Elle devient l'un des plus célébres top model international et profite de sa notoriété pour mener un combat. C'est en effet tout à fait par hasard qu'elle découvre que la mutilation dont elle a été victime à l'âge de trois ans n'est pas une pratique réservée à toutes les femmes.
Le film est imparfait mais c'est tout à fait secondaire tant il me semble nécessaire. Il s'agit de l'histoire véridique de Waris Dirie qui est celle qui a porté sur le devant de la scène la réalité de cette antique coutume particulièrement barbare. Son destin en tout point exceptionnel où la chance se le dispute constamment à la malchance a fait de cette femme de ménage analphabète, l'"ambassadrice de bonne volonté" de l'ONU contre les mutilations génitales féminines. Ces pratiques atroces, cruelles (je ne vois aucun mot assez éloquent), d'une aberration qui dépasse l'entendement laissent des séquelles physiques et psychologiques irréversibles chez celles qui y survivent. Les conditions déplorables dans lesquelles cet acte sadique est effectué provoquent des infections, quand la petite fille, le bébé ne meurt pas tout simplement en se vidant de son sang.  Ces mutilations génitales ne sont absolument pas préconisées par le Coran et sont aujourd'hui interdites par la loi. Mais certains pays la pratiquent encore, autant en Afrique qu'en Europe ou aux Etats-Unis.
Ce film est un cri assourdissant de la violence faite aux femmes.
L'actrice qui joue le rôle n'est pas simplement belle, elle est étourdissante et crédible de bout en bout... de la jeune SDF qui cherche à survivre jusqu'à cette femme combattante qui se met au service d'une cause en passant par les podiums des plus grands défilés. Il s'agit de Liya Kedebe, elle est sublime et extraordinaire.
Et de mémoire de cinéphile, je n'avais encore jamais vu et entendu (sauf dans les festivals) une salle qui se lève et applaudit, complètement bouleversée. Il faut dire que la construction du film fait que la scène de l'excision (fallait-il ou non la montrer ? je ne sais que répondre) arrive pratiquement à la fin. C'est insoutenable et je suis sortie de la salle complètement sonnée, pas bien du tout, nauséeuse...

CINEFEEL THE SHOW

Pour la deuxième année consécutive L'ISC CINEFEEL association étudiante de l’ISC Paris qui s’attache à promouvoir le cinéma sous toutes ses formes auprès des 18-25 ans a choisi Le divan du Monde pour accueillir l'événement
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Il s'agit d'un zapping de courts métrages, très courts métrages et films d'animation humoristiques plébiscités par les festivals de courts métrages, les internautes et par les membres d'ISC Cinéfeel. Derrière ces réalisations se cachent peut être les futurs cinéastes de demain !
Cet événement aura lieu le
18 mars 2010 à 20 h au Divan du Monde
75 rue des Martyrs 75018 Paris.

ISC Cinéfeel a également sélectionné des humoristes prometteurs tels que Shirley Souagnon (gagnante de La Route du Rire), Alexandre Darmon, John Elediam, Gregory Romano qui interprèteront des mini sketches tout au long de la soirée.
La soirée débutera par un concert electro-pop à 20h.
En fin de soirée, le duo de DJ parisiens Donovan  accompagnés de la Vidéo-Jockey Flory  mixeront sons et images lors d'un set qui s'annonce déjà inoubliable !

Lors de cette soirée : open sandwichs, open sushis, open cookies et open chocolats !

Humour no-limit en perspective !
Les tarifs : 15 euros sur Digitick et France Billet, 18 euros sur place, vestiaire gratuit.  
 
http://www.isc-cinefeel.com/
www.myspace.com/isccinefeel
www.dailymotion.com/isc_cinefeel
www.twitter.com/isccinefeel

LES CHEVRES DU PENTAGONE **

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Désespéré parce que sa femme l'a quitté pour son rédacteur en chef, le journaliste Bob Wilton décide de faire ce que font tous les hommes dans ce cas selon lui : partir à la guerre. Il s'installe dans un luxueux hôtel au Koweit et attend l'opportunité d'un événement intéressant à "couvrir". C'est la rencontre avec l'ex soldat américain Lynn Cassady qui va le mener en Irak où il va l'accompagner sur une prétendue mission et enquêter sur un programme très mystérieux du Pentagone : l'utilisation des pouvoirs paranormaux des soldats qui permettraient de changer la guerre en une espèce de guerre bio, sans armes et sans violence ! Méthode selon laquelle, les soldats dotés de ces pouvoirs pourraient lire dans les pensées, traverser les murs et autres joyeusetés paranormales.
Ce programme américain a réellement existé et a malheureusement donné lieu à une utilisation beaucoup moins peace and love, comme pratique de torture notamment sur les prisonniers d'Abou Grahib !
Ce qui fait évidemment tout le sel de cette comédie guerrière qui se voulait différente, c'est son casting quatre étoiles grand luxe ! Hélas, alors que le réalisateur tenait là l'une des plus belles bandes de barjots qui soient, prêts à tout et à n'importe quoi pour faire rire, il s'est contenté de quelques idées qui m'ont laissé sur ma faim parce que j'ai senti à quel point les acteurs pouvaient, voulaient, auraient dû et pu aller loin, très loin dans le porte nawak et la loufoquerie. Il semble évident que les quatres lascars en avaient encore sous la semelle
Ewan McGregor, parfaitement benêt et ahuri (pour rester polie) ne cesse de s'extasier sur la possibilité de devenir un Jedi, après avoir longuement interrogé son interlocuteur sur ce qu'est un Jedi. MDR, Ewan, TU ES Obi Wan Kenobi qui l'a oublié à part toi ?
Georges ne se départit à aucun moment de son inénarrable sérieux, de son flegme inébranlable et son grand numéro de médium haut de gamme, capable à l'occasion d'utiliser des pratiques (physiques) plus radicables fait mouche à chaque fois. La réplique qui m'a fait hurler de rire et quasiment suffoquer pendant 10 minutes alors que la salle impassible essayait de suivre le film... (pardon à eux mais non en fait je m'en cogne) : alors que notre Georges attend que son réchaud à énergie solaire fonctionne et qu'il fait nuit noire, il annonce :
"c'est officiel, la nuit est tombée".
Moi j'aime, j'adore, j'en re-veux !
Jeff Bridges, longue tresse et turban dans les cheveux est impeccable et irrésistible dans son costume de gourou new age, peace and love déconnecté au LSD. Quant à Kevin Spacey, il est très vilain et son rôle de teigneux est tordant.
Et puis voir Jeff demander à Georges de se libérer, de s'épanouir en dansant façon hare krishna est l'un des grands moments.
En fait, ce film c'est ça, quelques grands bons moments exécutés par de grands acteurs mais qui se repose trop sur eux entre temps et n'a rien à offrir. Dommage.

vendredi, 12 mars 2010

CHLOE de Atom Egoyan **

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Catherine et David sont plein aux as, ils ont une maison/mausolée gigantesque, un métier qui les passionne et les absorbe (lui prof en fac, elle gynécologue), il s'aiment d'un amour plein de tendresse et de complicité malgré le temps qui a passé. Mais il y a des ombres au tableau idyllique, leur fils, ado tourmenté en pleine crise et Catherine qui est persuadée que son mari la trompe. Pour en avoir le coeur net, elle engage la jeune et belle Chloé, escort girl. Elle la charge de séduire son mari et de lui raconter en détails leurs rendez-vous. Les événements vont très très rapidement prendre une tournure tout à fait inattendue, que je laisse le soin aux professionnels de vous révéler.

Evidemment après le vertigineux "Adoration" du même Egoyan, ce "Chloé" pourrait paraître être un tout petit film mais finalement pas tant que ça. Parce que le réalisateur maintient le suspens et les surprises alors qu'à plusieurs reprises on est tenté de croire qu'on a compris où il nous emmène, et puis non. Un film qui réserve la dernière révélation lors du tout dernier plan est pour moi un film réussi et j'en sors avec un sourire jusque là parce que je me suis dit que... et tout compte fait, pas ! ça parle de séduction, de tromperies, de manipultation, de mensonges, de cachotteries mais pas seulement. David est un homme qui atteint la cinquantaine et est au summum de sa séduction qu'il exerce sur toutes les femmes surtout jeunes qui croisent sa route, alors que Catherine se sent vieillir et de moins en moins désirable. Observer son mari flirter avec toutes ces filles devient pour elle de plus en plus cruel, injuste et insupportable.

Je passerai sur l'interprétation de Liam Neeson que je n'ai pas trouvé très à l'aise dans ce rôle de séducteur. Par contre les deux joyaux de cette histoire parfois torride sont d'une part Amanda Seyfried ravissante et ensorcelante, d'autre part Julianne Moore qui réussit à faire oublier l'accident de sa récente décevante, désastreuse et pathétique composition. Elle est ici d'une beauté à tomber, d'une élégance, d'une volupté et d'une sensualité fabuleuses.

Si vous ne vous laissez pas piéger par l'histoire, succombez au moins aux deux actrices !

jeudi, 11 mars 2010

4 DVD à gagner

du film de Andrzej Wajda***.

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Je l'avais vu (et aimé) en mai 2009.

Vous pourrez en retrouver mon avis ci-dessous.

Ces 4 DVD sont à gagner grâce à Julien de Cinétrafic qui ne peut plus se passer de mes jeux qu'il trouve irrésistibles je le comprends.
Et comme je suis très gentille, je n'ai même pas traficoté les photos.
Il faut donc que vous me donniez le titre du film ET le nom du réalisateur.
Une seule réponse à la fois par personne et c'est gagné. Elémentaire !
Les gagnants sont : Silice, Fred, Alicia et Ralph McReiss.
GAME OVER.
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BLACK BOOK de Paul Verhoeven trouvé par Fred
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2
LES FAUSSAIRES de Stefan Ruzowitzky trouvé par personne
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3
LES FAUSSAIRES de Stefan Ruzowitzky trouvé par Dasola
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4
WALKYRIE de Bryan Singer trouvé par Ralph MacReiss
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5
LA GRANDE VADROUILLE trouvé par personne
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6
INGLOURIOUS BASTERDS de Quentin Tarantino trouvé par Silice
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7
LE DICTATEUR de Charlie Chaplin trouvé par Foxart
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8
TO BE OR NOT TO BE de Ernst Lubitsch trouvé par Foxart
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9
LES ENCHAÎNES de Alfred Hitchcock trouvé par Alicia
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10
SOPHIE SCHOLL, LES DERNIERS JOURS de Marc Rothemund trouvé par Dasola
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Katyn de Andrzej Wajda ***

 

Le 17 septembre 1939, la Pologne est envahie par l’armée Russe alors que l’invasion Allemande a déjà commencé depuis le début du mois. L’Allemagne nazie et l’URSS souhaitent se «partager» le pays. Les officiers polonais sont prisonniers par les russes et les soldats par les allemands. Anna, femme d’un capitaine prisonnier attend le retour de son mari avec sa fille.

Ce film raconte cette attente faite d’angoisse et d’espoir et au travers du regard des femmes l’histoire des 22 500 officiers polonais massacrés par les soviétiques dans la forêt de Katyn. Ce sont les allemands qui découvrent le charnier dans la forêt mais l’URSS rejette la responsabilité de ces assassinats sur les nazis.

Andrjez Wajda un des cinéastes héroïques de ma jeunesse semble toujours, malgré ses 83 ans plein de colère et animé de ce désir de justice, de vérité, d’un devoir de mémoire en traitant ce sujet qui a été tabou jusqu’en 1990 lorsque Mikhaïl Gorbatchev a reconnu la responsabilité de l’URSS. On reste sans voix de découvrir encore et encore des décennies après ce dont les hommes ont été capables. Le pire n’est jamais décevant. Parler de ce carnage était interdit en Pologne et la forêt de Katyn en est devenue le symbole.

Le film est très « classique » et c’est sans doute ce qui le rendra indémodable. Il me semble essentiel, d’une puissance dramatique inouïe, émouvant sans jamais être larmoyant.

Le dernier quart d’heure, quasiment insoutenable, sans presque une parole, a cloué la salle, muette, immobile jusqu’à la dernière seconde du générique. Il n’y a pas que les sanglots pour parler de la guerre mais la barbarie des hommes me laisse souvent en larmes.

LA RAFLE de Rose Bosch **

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En France, dès juin 1942, les juifs ont dû porter l'étoile jaune et se faire recenser. Un mois plus tard 13 000 d'entre eux, juifs français ont été "raflés" dès le petit jour le 16 juillet, entassés au Vélodrome d'Hiver dans le 15ème arrondissement,  puis internés dans des camps et enfin déportés vers Auschwitz pour y être exterminés. Parmi eux, 4 050 enfants dont un, Jo Weissmann toujours en vie, a réussi à s'échapper du camp de transit de Beaune La Rolande dans le Loiret. Aucun des autres enfants n'a survécu. Anna Traube, toute jeune fille à l'époque réussit quant à elle à s'échapper du Vel d'Hiv'. Le dernier témoin de ces quelques journées au bout de l'enfer est un pompier de Paris. Tous les personnages du film ont vraiment existé et la réalisatrice utilise le véritable nom de certains d'entre eux.

Cette abomination décidée par Hitler et les nazis fut orchestrée et accomplie en France avec beaucoup de zèle et d'application par le gouvernement de Vichy, Pétain, Laval, Bousquet, aidé par la police qui manifestement s'est peu posé de questions face à ces ordres insensés. Aucun allemand n'intervient dans cette rafle. Et alors qu'ils ne souhaitent déporter "que" les adultes, les français se demandent ce qu'ils vont bien pouvoir faire de tous leurs enfants ! Qu'à cela ne tienne, les enfants seront déportés également. Il s'agit donc de la première guerre de toute l'histoire de l'humanité délibérément faite à des enfants. Ce n'est pas l'unique atrocité de cette période mais elle est de taille.

Si on s'en tient aux faits, à l'histoire, à cet épisode innommable, je dirais que ce film est nécessaire, indispensable. D'autant qu'il est le premier à traiter ce fait précis, même s'il a déjà été évoqué par ailleurs. C'est donc courageux de la part de Rose Bosch de s'y être attaqué, d'autant que les français cherchaient moins à témoigner que les allemands qui ont toujours photographié ou filmé leurs crimes, puisqu'il paraît qu'il n'existe aucune image de ces quelques jours de juillet 42. Par conséquent, entrer dans ce Vél d'Hiv' reconstitué pour la toute première fois est un choc considérable car on est instantanément projeté à l'intérieur d'un stade immense où 13 000 personnes, hommes, femmes et enfants sont entassés par une chaleur accablante, sans eau, sans nourriture. Le bruit qui y règne, le brouhaha des discussions, le cri des enfants, les plaintes des malades, l'atmosphère moite sont saisissants. Le désarroi, la peur et l'incompréhension se lisent sur les visages. Un médecin et quelques infirmières sans matériel ni médicament essaient tant bien que mal de palier les maladies infantiles, les blessures, les malaises. Tout cela en plein Paris...

L'arrivée des pompiers qui vont dérouler les lances pour amener de l'eau à toutes ces personnes est vécue comme une victoire, une libération. Ils sont acclamés par la foule. C'est un passage très fort du film d'autant que ces hommes, saisis de stupeur et de compassion, vont également se charger de faire passer des messages à l'extérieur. Les passages bouleversants  et véritablement traumatisants se succèdent. Après quatre jours passés dans cet endroit, les 13 000 juifs sont tout aussi brutalement et toujours sans aucune explication, emmenés dans des trains vers des camps de transit dans le Loiret où ils "patienteront" sans qu'aucune justification leur soit jamais donnée... sans doute les fait-on attendre que les crématoires en Pologne soient opérationnels. L'écrire ou le dire c'est une chose, le voir en est une autre et le coeur se serre d'incompréhension devant ce "spectacle" inqualifiable.

Que des hommes aient pu faire "ça" à d'autres hommes restera à jamais inconcevable, inimaginable et pourtant ça a bien existé. Voir des trains à bestiaux, des barbelés, des étoiles jaunes, des baraquements insalubres... est toujours insoutenable. Comme entendre ces cris de terreur brusquement assourdis par une porte qui se verrouille sur eux définitivement ! Comme il est déchirant d'entendre le père de famille en arrivant à Beaune La Rolande dire à ses enfants pour les rassurer : "vous voyez, nous n'avons pas quitté la France !"

Mais cette barbarie insondable commençait d'abord par de la cruauté mentale dont le paroxysme est atteint lors de cette scène où les wagons n'étant pas assez nombreux pour contenir tout le monde, les enfants sont séparés de leurs mères ! De l'autre côté des barbelés, les hommes épouvantés assistent à la scène, impuissants. Jamais ni les uns ni les autres ne se reverront. Et là, les mots me manquent pour exprimer ce que j'ai ressenti...

C'est donc un film témoignagne nécessaire je pense, courageux, mais difficile à supporter.

Et parce que ce sujet est révoltant, j'ai un peu de réticence à évoquer les faiblesses du film... Mais bon, on est au cinéma quand même !

Si j'ai trouvé Mélanie Laurent et Jean Réno vraiment très bien, très profonds, vibrants et touchants. J'ai eu plus de difficultés à voir en Gad Elmaleh ce père de famille protecteur. Le tout petit Nono, zozotant et très mignon, brusquement seul à la mort de sa mère que personne n'ose lui révéler, joue tellement comme une savate que chacune des ses apparitions censées être touchantes j'imagine, m'ont agacée au plus haut point. Par contre, le jeune garçon qui joue le rôle de Jo Weissman (le seul à s'être échappé) est une vraie petite graine de star. Face à tous les autres gamins qui jouent horriblement faux, il est tout à fait surprenant. J'ai également trouvé particulièrement maladroites les scènes où l'on découvre Hitler (interprété par un très joli acteur aux yeux bleus !!!) écouter Wagner, faire sauter de beaux petits enfants aryens sur ses genoux, obéir au doigt et à l'oeil à cette tarée d'Eva, s'offusquer des conditions d'abattage des bêtes dans les abattoirs etc... A-t'on vraiment encore besoin de nous dire que ce monstre était un homme ? Quant à Pétain marchandant avec Laval qui marchande à son tour avec les allemands sur le nombre "d'unités" à exterminer sont aussi lamentables qu'ils devaient l'être dans la réalité. Evidemment le Paris et plus précisément le Montmartre de carte postale du début sert à nous montrer qu'une période de bonheur peut basculer d'une seconde à l'autre ainsi que le contraste avec la noirceur qui va suivre... mais en 42, Paris était bel et bien occupé non ?

Le film mentionne également les 10 000 juifs "introuvables" lors de cette rafle mais rien sur les "justes" qui les ont sans aucun doute aidés à y échapper. Ce n'est pas le sujet.

mercredi, 10 mars 2010

THELMA, LOUISE ET CHANTAL de Benoît Petré °°°

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Trois copines de plus ou moins soixante ans... (je vais dire cinquantenaires pour être polie avec Jane et Caroline) s'en vont dans leur guimbarde verte (une vieille DS) à la Rochelle, au mariage d'un de leur ex. Très malin comme concept déjà, mais bon.
Ce voyage sur deux jours donne prétexte à ce film-route inutile, d'une bêtise, d'une vulgarité et d'une laideur à pleurer, à hurler, à dégommer mon voisin de derrière qui m'a obligée à changer de place parce qu'il est arrivé en retard, qu'il a mis deux plombes à s'installer en remuant des trucs et des machins en plastique puis s'est mis à glousser comme une vielle poule parce que ça le faisait rire, lui, les heurs et malheurs de Sam et Zette !
Comment dire ? Le générique est l'un des génériques les plus youpitralala que j'ai jamais vu de ma life de cinéphile. Sans déc'. C'est du générique de compèt' ça madame, que je me suis dit direct. Et j'ai même ajouté (oui pendant le générique, je me parle beaucoup à moi-même, toujours l'esprit en ébullition hop hop hop) le mec qu'a inventé un générique commass ne peut pas être totalement mauvais. Il doit même être bien bon. Moi telle que je me vois là assise ailleurs qu'à la place que j'avais choisie rapport à l'autre enclume qui s'est foutu derrière moi, je vais me  voir un film qui déchire. Grave !!! Sauf que le gars qui réalise, c'est une tronche oui, mais SEULEMENT en générique.
Tiens, en parlant de l'autre chiure de mouche qui se croit dans son salon, ça m'a rappelé que l'autre jour, je vais à ma séance du matin, celle où je me fais des projos quasi privées dans une salle de 347 places, que je peux choisir MA place et patin couffin. Bref. Un gus entre et se dirige direct sur moi et me dit "je peux m'asseoir là, mademoiselle ?". C'est-à-dire, là, sur le fauteuil juste à côté du mien.
Ô purée ! Qu'est-ce qu'il avait pas dit là ?
 "Non mais j't'en foutrai des mademoiselles ! Tu t'es regardé l'mutchachu, j'pourrais être ta mère et encore quand je dis ta mère, la pauvre... Qui voudrait d'un relou comme toi ? Appelle plutôt ton père que je te refasse. Remarque non, l'appelle pas, vu ta tronche, ça doit être un remède contre l'amour ton paternel. En plus tu pues la frite molle. J'parie que t'as essayé d'aller draguer chez lui : * avant de venir ? Et comme les boutonneuses pré-pubères n'étaient pas de sortie tu te retranches sur le troisième âge ! Va donc hé banane, et tu te la mets sur l'oreille, tu te la fumeras plus tard".
Bon, j'en reviens à nos trois gonzesses prétendues copines. Ben déjà franchement si ces trois là sont copines moi j'suis Mère Teresa. En tout cas, je me fais une autre idée de l'amitié. ça doit d'ailleurs être pour ça que j'ai pas d'ami(e) (mais j'ai un amoureux, z'inquiétez pas pour moi. Il me sauve la vie, à peu près tous les jours et parfois deux fois par jour). J'ai une trop haute opinion de la fonction. Bref, ces trois là, c'est langdepute et compagnie. Dès que l'une n'est pas là, les deux autres bavassent sur l'absente. C'est très choupinou. Et puis à un moment y'en a une qui fout une talmouse à une autre, le genre de beigne à te faire tourner dans tes bottes sans enlever les lacets... et l'autre là, que dalle, elle dit rien... genre "si moi je sais pas pourquoi tu m'as fichu une torgnole toi tu dois savoir !"
Qu'est-ce que je pourrais vous dire pour vous empêcher d'aller voir ce truc moche et con, d'une vulgarité de tous les instants ? Bon en gros, les femmes cinquantenaires, y'en a que trois sortes.
Y'a la nympho qui est pas regardante question barbaque, chair fraîche ou viande avariée, tout est bon dans le cochon. C'est Caroline Cellier qui se colle à ce rôle, l'un des plus raffinés de sa somptueuse carrière. ça m'a donné l'envie subite d'y regarder d'un peu plus près à sa carrière. Ben dis donc dis donc... allez, on tire par sur l'ambulance ! Maquillée comme d'habitude une voiture volée, bouche de poisson, elle enchaîne les répliques sophistiquées et les actes militants. Entre autre : pour éviter de payer la note du garagiste, par exemple, elle couche avec le garagiste. C'est tout à fait amusant. Hi hi hi ! Sinon, c'est une vraie mère poule qui aime beaucoup beaucoup son ptit garçon. D'ailleurs à un moment, il est très vénèr le fistounet et alors crotte de bique, il fout son scooter dans un mur pour se désénerver et sa mamounette, elle dit "bouge pas choupinouchou, je vais t'en acheter un autre !" Et elle y va !
Pis y'a la frigide coincée avare qui porte des culottes de grand mère un peu comme ça CORABLC.jpg
et c'est très très drôle ah ah ah. C'est Jane Birkin plus grimaçante que jamais qui fait ça. Elle vit toute seule dans une maison avec un jardin dans lequel elle prend son petit déjeuner bio pendant que son voisin la mate en se grattant les couilles. (si vous me croyez pas allez-y voir !). Elle est habillée en rose fushia avec un pantacourt immonde et une espèce de polo du même métal. La seconde fashion tendance est finie. Respirez.
Quant à Catherine Jacob, elle est malheureuse en couple, en famille et dans la vie en général. Son mec ne la désire plus depuis qu'elle a subi l'ablation d'un sein, elle s'ennuie dans son boulot au supermarché et sa fille l'asperge de fromage blanc sans qu'elle bronche. Ce que c'est bidonnant. ohohoh ! Mais elle aime les chiens et sa maison est décorée d'urnes funéraires canines et son dernier en date s'appelait Jean-Pierre ou Jean-Claude ché pu mais il est mort aussi. Alors il est dans le congélo, et elle l'emmène dans une glacière pendant le voyage mais il décongèle sur le sac de Jane. Là aussi, profitons-en, rions. De toute façon, à un moment Jane perd son sac. Mais quelques scènes plus tard, elle a RE son sac avec ses galettes de riz soufflé à l'intérieur. MDR.
Sur la route, elles tombent en panne et rencontrent un beau jeune homme qui va les aider.
"Bon ben d'abord je vais vous tirer"...
"Moi d'abord" dit la nympho. Là, on se tient les côtes n'est-ce pas ?
ATTENTION ON S'POILE !!!
Sauf que le mignon est gay.
"Ah vous êtes gai ?".
 "Mais non pas gai comme ça, gay comme pédé"... Là, on n'en peut plus. PTDR.
Catherine et Caroline vont faire pipi derrière une voiture :
"oh tu fais paravent, j'ai pas envie qu'on voit ma craquette !". Hilarité générale.
Bref, je vous en passe. Tout est de cet accabit... une succession de répliques que chacune énonce en attendant que l'autre ait fini la sienne pour embrayer. C'est consternant. LOL.
Mais le pire reste à venir. Le mariage !!! Je rappelle à ceux qui ont lâché en route, qu'elles vont à un mariage.
La mariée c'est Michèle Bernier, l'apothéose de la vulgarité faite femme. Biturée jusqu'au fond des yeux, elle s'écrase comme une viande avachie au milieu de la piste de danse, se fait enfermer dans les toilettes, rrrrooo c'est cro vilain ça.
Et le vieux beau, c'est Thierry Lhermitte, costume blanc et cravate rose.
A.F.F.L.I.G.E.A.N.T.
D.E.S.O.L.A.N.T.
E.X.A.S.P.E.R.A.N.T.
Et le film, le réalisateur le dédie à sa maman. Pauvre femme. Si j'avais un fils qui me faisait ce coup là, je le déshérite.
* ce billet n'est pas sponsorisé !

mardi, 09 mars 2010

LES FANTÔMES ET LES ÎLES

Hier j'ai fait "journée cinéma", cinq heures en salle ! Et pourtant je n'ai pas de note à vous proposer parce que j'ai revu deux films essentiels qui me trottaient dans la tête depuis que je les avais vus. Parfois une vision ne suffit pas. Je ne regrette pas et j'ai eu la confirmation que ces deux films étaient les oeuvres de maîtres dans leur art avec des acteurs (surtout un) impressionnants.

D'abord "The Ghost Writer"**** de Roman Polanski et même si l'histoire tortueuse, à tiroirs, n'est pas révolutionnaire, l'atmosphère oppressante bien que constamment balayée par le vent et l'air du large, l'austérité de la maison, la froideur des décors et des couleurs, le double jeu des uns et des autres, la musique simple et efficace, l'interprétation  très juste d'Ewan Mcgregor modeste, timide mais obstiné, la réalisation classique mais rigoureuse en font un des meilleurs films de ce premier trimestre.

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Ensuite "Shutter Island"***** de Martin Scorsese. Les deux films commencent exactement de la même façon d'ailleurs : un ferry se dirige plein écran sur le spectateur et l'embarque (ou pas, mais moi, oui évidemment !). Connaître la fin, les tenants et aboutissants, les subtilités, les subterfuges et les illusions ne gâchent rien. Je dirais même presque au contraire car j'ai pu me concentrer sur les mille et uns détails visibles et évidents, et notamment sur le jeu, les gestes, les paroles des acteurs qui révèlent la façon dont Scorsese nous manipule. C'est brillantissime. Mais surtout, j'ai été une nouvelle fois et encore davantage séduite, impressionnée et fascinée par Leonardo di Caprio fragile, pathétique, violent, bouleversant. La dernière demi-heure où il se dirige vers la résolution du puzzle tout en la refusant m'est apparue réellement prodigieuse. J'ai réalisé qu'il passait la plus grande partie de cette histoire en larmes et ô surprise, j'ai découvert qu'il s'agissait en fait d'un grand film d'amour. Alors, forcément j'adore et j'ai pleuré avec Léo, Andrew, Ted, Dolorès et Rachel ! Poignant...

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lundi, 08 mars 2010

5 X 2 places de cinéma à gagner

grâce à CINETRAFIC pour

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Vous devez retrouver le titre du film ET le nom de l'interprète principal.
UNE SEULE REPONSE A LA FOIS.
Et ne retentez votre chance que lorsque j'ai donné la réponse, non mais !
Les gagnants sont : Marine, Mister Loup, Caro54, Marion et Mailis 2003.
Il reste les titres 8 et 9 à trouver mais plus rien à gagner !
GAME OVER
1
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ANNA KARENINE avec Vivien Leigh trouvé par Marion
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ANNA M. avec Isabelle Carré trouvé par Caro 54
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DOLORES CLAIBORNE avec Kathy Bates trouvé par Mister Loup
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LOLA MONTES avec Martine Caroll trouvé par Marion
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LOUISE MICHEL avec Yolande Moreau trouvé par Mister Loup
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CHARLOTTE GRAY avec Cate Blanchett Trouvé par Mailis 2003
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ANNIE HALL avec Diane Keaton trouvé par Marine
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CAMILLE CLAUDEL trouvé par Foxart
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LE SILENCE DE LORNA trouvé par Foxart
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MARY POPPINS avec Julie Andrews trouvé par Mister Loup
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Et pour les velus de la semaine rendez-vous ICI.

Synopsis : Issue d'une famille de nomades somaliens, Waris connaît une enfance rude mais heureuse car entourée des siens. Mais quand son père décide de la marier à l'âge de 13 ans, Waris prend la fuite. Traversant le désert au péril de sa vie, elle atteint la ville de Mogadiscio et retrouve sa grand-mère. Cette dernière lui fait quitter le pays en lui trouvant un poste de "bonne à tout faire" à l'ambassade de Somalie à Londres. Waris y travaille pendant 6 ans, telle une esclave, totalement recluse et coupée du monde extérieur.
Quand la guerre civile éclate en Somalie, l'ambassade ferme. Waris se retrouve livrée à elle-même dans les rues de Londres, ne sachant pas un mot d'anglais. C'est alors qu'elle rencontre Marilyn avec qui elle se lie d'amitié. Cette jeune femme, délurée et originale, l'héberge et l'aide à trouver un emploi.
Travaillant dans un fast food, Waris est remarquée par un célèbre photographe de mode. Grâce à lui, elle rejoint une agence de mannequins. Malgré de nombreuses péripéties, elle devient rapidement l'un des plus grands top model international...

dimanche, 07 mars 2010

MA SEMAINE AU CINEMA

THE GHOST WRITER de Roman Polanski****

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UNE EDUCATION de Lone Scherfig ***

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MES COUPS DE/AU COEUR
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CRAZY HEART de Scott Cooper ***

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Bad Blake est une gloire passée de la musique country. A 57 ans, malgré quatre mariages, un fils qu'il n'a pas vu depuis plus de 20 ans, il ne possède rien. Alcoolique et solitaire, devenu presque une épave, il survit en donnant des concerts de ville en ville dans des bowlings miteux ou des bars guère plus reluisants, devant un public aussi cabossé que lui. Au hasard de ses haltes il séduit des fans plus très fraîches et continue sa route à travers les Etats-Unis. Un jour pourtant à Santa Fe, il rencontre Jean, une jeune journaliste maman d'un petit garçon de quatre ans. Et c'est le miracle, Jean et Bad, que la vie a pas mal abîmés, tombent amoureux l'un de l'autre. Par ailleurs, Tommy Sweet star montante du rock à qui il a tout appris lui propose de faire la première partie d'un de ses concerts et lui demande de lui écrire de nouvelles chansons. Une embellie semble s'amorcer pour Bad qui hélas ne renonce pas à l'alcool...
Malgré l'itinéraire qui semble parfaitement balisé de l'histoire d'un raté qui sombre pour finalement accéder à une forme de rédemption par l'amour et la prise de conscience de son auto destruction, je n'ai pu bouder mon plaisir devant ce "Crazy heart" sans grande surprise mais avec beaucoup de coeur et de charme à l'intérieur.
D'abord il y a les grands espaces de l'ouest américain, écrasés de soleil, poussiéreux avec ces bleds et ces motels de bord de route qui paraissent oubliés du reste du monde, et c'est vraiment beau.
Et puis il y a la musique, les balades country, le son de la lap-steel hawaïenne, tantôt rythmique, tantôt entraînante (et oui Willie Nelson, Kenny Rogers, j'adore !) interprétée de façon plus que convaincante et avantageuse par Jeff Bridges qui trimballe ce qu'il faut de lassitude pour être ce cow-boy singer qui ne lâche pas.
Et puis la réussite en incombe aussi évidemment aux acteurs qui sont irréprochables. Jeff Bridges (un oscar ce soir ???) gras du bide, chemise qui colle à la sueur, cheveux et barbe en bataille n'en fait pas trop pour être cet has-been qui souffre et ressuscite peu à peu. Maggie Gyllenhaal superbe, douce et touchante et toujours prompte à enlever tous ses vêtements. Robert Duvall éternel et plus que jamais cow-boy qui en sait long sur la vie, les êtres... Et même Colin Farell dans un joli petit rôle essentiel, reconnaissant et fraternel. Jamais je n'aurais pensé que cet acteur au regard vide de poisson mort (voir "Miami Vice") pourrait évoluer un jour jusqu'à me paraître vraiment bon acteur et sympathique.
Franchement je ne regrette pas ce plaisir d'avoir rencontré ces crazy hearts plein de mélancolie  !

samedi, 06 mars 2010

L'ARBRE ET LA FORET de Olivier Ducastel et Jacques Martineau ***

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Frédérick n'assiste pas aux obsèques de son fils Charles. Lorsqu'il rentre chez lui après la "cérémonie" les réactions des membres de la famille ne se font pas attendre. Sa femme Marianne et une de ses belles-filles Françoise semblent comprendre ou du moins accepter, son autre fils Guillaume explose et crie sa honte, sa petite fille Delphine (fille du défunt) reste provisoirement muette de stupéfaction. Frédérick ne s'explique pas, il préfère nonchalamment retourner "parler" au tilleul, compagnon de son mystère et qu'il a planté en 1943, continuer d'écouter (ampli sur 12) et réveiller chaque jour tout le monde au son de la tétralogie de Wagner !

Frédérick et Marianne sont un couple solide depuis près de 60 ans. Guy Marchand et Françoise Fabian en sont les interprètes et déploient une complicité et une intimité tellement évidentes qu'elles donneraient presque envie de vieillir tant leur sagesse et leur connivence font plaisir à voir. Ils sont propriétaires d'une belle demeure perdue dans la campagne au milieu d'une forêt qui leur appartient et dont ils ont au fil des décennies planté et regardé grandir les arbres. Dans un premier temps, chacun va essayer d'oublier cet épisode étonnant d'un père qui n'assiste pas aux obsèques de son fils. Faire comme si... Jusqu'à ce que Frédérick au cours d'un énième repas familial décide de révéler le secret qu'il garde depuis longtemps et l'a isolé de ses proches. Il commence ainsi : "Je ne suis pas allé à l'enterrement de Charles parce qu'il m'a demandé de ne pas venir. Charles était un salaud...".

Stupeur et tremblement !

La révélation, même si elle est loin de celle(s) de "Festen" n'en est pas moins surprenante mais c'est davantage les réactions de chacun qui sont explorées ici. Ah la famille !!!  Les secrets y font mal la plupart du temps, parce qu'ils sont l'objet de fantasmes, d'interprétations, de confusions, de méprises, de jugements qui isolent, séparent ou détruisent. Les réalisateurs choisissent clairement de nous dire que c'est par la parole qu'on se décharge du poids que font peser les mystères, les mensonges, les dissimulations sur tous les membres d'une famille. Que seule la parole est libératrice et permet de combler ce besoin incomprénsible parfois tyrannique d'une plénitude familiale !

Certains personnages sont particulièrement bien observés et les réalisateurs me semblent accorder une attention toute particulière à l'autre fils Guillaume, alcoolique, amer, malheureux qui crie son besoin d'amour et de reconnaissance par une attitude souvent odieuse. A Marianne, la femme éternellement amoureuse malgré les décennies qui s'additionnent, compréhensive et accommodante sans être une victime résignée. A Delphine, la petite fille qui tremble de s'engager avec l'homme qu'elle aime et qui l'implore constamment de l'aimer, de la protéger, de ne jamais lui mentir, de lui faire des serments pleins de toujours et de jamais... Et puis il y a Françoise, la belle-fille, ex femme de Charles, qui refuse de juger, qui affirme que le deuil s'accomplit pour chacun à sa façon, que rien n'est vraiment grave et définitif au fond. C'est mon personnage préféré et c'est Catherine Mouchet qui l'interprète. Actrice rare, d'une classe et d'une intelligence hors du commun, d'un naturel désarmant, son attitude souvent désinvolte mais dénuée d'ironie, sa gaité, sa malice et son humour, sa voix très caractéristique et son débit nonchalant font que c'est décidé, quand je serai grande si je suis grande un jour, je VEUX être Catherine Mouchet. Ses conversations avec Marianne/Françoise Fabian ou sa "fille" sont des moments de grâce et d'intelligence. L'entendre dire à Françoise Fabian qui lui fait des confidences "ah ben ça mérite un ptit verre !" ou à sa fille qui s'inquiète de son avenir : "Tout ce fatras psychologique j'trouve ça tellement... bête. On a des problèmes avec son papa et sa maman, et alors qui n'en a pas ?" sont des merveilles !

Un beau film à l'interprétation plus que parfaite plein de douleur et de sagesse qui ne donne pas de recette mais essaie de traduire quelques comportements, tels que juger sans savoir ou comprendre, s'enfermer en croyant bien faire, révéler sans se préoccuper de ce qu'on va déclencher. Prendre la bonne distance est parfois source de conflits mais peut aussi/surtout être salvateur et favoriser un certainement apaisement voire l'épanouissement. Il n'est pas interdit de rêver, on est au cinéma.

Pour vous achever de vous donner envie : la bande annonce (avec Catherine Mouchet vers 1mn30...)

vendredi, 05 mars 2010

NINE de Rob Marshall *

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Guido Contini est le plus grand réalisateur de sa génération en Italie. On l'appelle "Maestro", c'est la preuve. Tout est en place pour son prochain film au titre ambitieux "Italia" : les décors, les costumes, le financement, les acteurs... Le tournage doit débuter dans 10 jours. Le problème c'est que Guido est à court d'idée, d'inspiration et d'envie, et qu'il n'a pas encore écrit la moindre ligne du scenario. Pressé de toute part, hypocondriaque et en proie à de véritables crises de panique, il se réfugie dans un palace proche de Rome pour tenter de faire le point. Le fantôme de sa mère (Sophia Loren, fantasmatique) revient parfois tenter de le rassurer. Hommes à femmes, adulé et immature Guido est également tiraillé entre son épouse Luisa, sa maîtresse Carla, son actrice fétiche Claudia, son amie et costumière Lily et deux autres filles qui ne servent à rien, auprès de qui il cherche un soutien permanent
Ce "Nine" a trois atouts : Daniel Day-Lewis, les scènes chantées/dansées et Daniel Day-Lewis. Point. En dehors de cela, rien. Il s'agit donc d'un enchaînement de numéros chantés et dansés par les comédiens eux-mêmes et c'est ce qui en fait tout le sel car ils font tous cela très très bien, même si aucune chanson ne reste en tête à la fin de la projection. Pour donner un semblant de liant à l'ensemble, Guido rêve et imagine chacune des femmes de sa vie dans un numéro de cabaret. Les chorégraphies sont pour la plupart bouillonnantes voire frénétiques ce qui donne une énergie réjouissante qui retombe à chaque fois.
Parlons donc des numéros. Penelope Cruz, la maîtresse très amoureuse et prête à tout, hérite de la partie la plus hot qui devrait réjouir les garçons. Judi Dench comme toujours grande classe assure en titi parisien meneuse de cabaret. Marion Cotillard se débrouille mieux que bien dans ses deux scènes chantées. Elle est aussi très convaincante en femme trompée qui se lasse peu à peu des mensonges de son mari. Elle est d'ailleurs la seule à avoir un vrai rôle consistant. Mais il est grand temps qu'elle trouve des rôles à sa mesure, sinon elle va finir par se lasser. Je ne sais pas moi, mère de famille, serial killeuse. Cette fille a du talent, qu'elle cesse de pleurer ! Nicole Kidman chante bien, on le sait... mais elle frôle le ridicule dans sa scène de star amoureuse qui renonce aux paillettes (le jet de perruque : un grand moment !). J'ai cru qu'elle allait nous refaire le "Marceeellllllo.... commmme... hiiiiirrrr !"... mais manifestement, dans la fontaine Piazza Navona, elle a pas pied. Ouf.
Je ne vous parle ni de Kate Hudson ni de Fergie (jamais entendu parler), je suppose qu'il n'y avait pas d'actrice disponible !
Mais évidemment, Daniel Day-Lewis, même si on se demande un peu ce qu'il fait là, est parfait en super star mégalo, capricieux, bluffeur, ironique mais finalement seul et paumé ! En outre, il est plus beau et souriant, oui vous avez bien lu SOURIANT, que jamais, ce qui n'est vraiment pas rien !

jeudi, 04 mars 2010

THE GHOST WRITER de Roman Polanski ****

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Un « Ghostwriter » est l’expression anglaise et beaucoup plus poétique de ce que nous appelons élégamment « un nègre ». Un de ces travailleurs de l’ombre, un « fantôme » est contacté pour reprendre l’écriture des mémoires de l’ancien Premier Ministre Britannique Tony Blair Adam Lang. C’est dans une île isolée au large de Boston qu’il rejoint le premier ministre et son équipe de proches, de collaborateurs et de gardes du corps pour peaufiner le travail déjà amorcé. Très rapidement il découvre que son prédécesseur ne serait pas mort tout à fait naturellement. Il va plonger peu à peu dans les arcanes du pouvoir, le jeu des apparences rarement conformes à la réalité, les grosses manipulations, les petites trahisons et réciproquement. Mais aussi il va rencontrer un homme autoritaire, colérique et charismatique qui souhaite que ses mémoires correspondent le plus possible à l’image d’une réussite exemplaire, et des femmes manipulatrices et apparemment dévouées au grand homme.

Et voilà donc ce « fantôme », homme assez ordinaire placé dans des situations très inhabituelles qui vont progressivement devenir de plus en plus troublantes et mystérieuses.

Je laisse le soin aux professionnels de la profession de voir si ça leur chante des correspondances entre la vie privée de Roman Polanski et celle du personnage de cet ex ministre rattrapé par son passé et une histoire peu reluisante qui doit le conduire devant le Tribunal pénal international de la Haye !!! J’y vois moi le grand film d’un grand réalisateur qui de la première à la dernière image nous manipule, nous secoue, nous conduit là où il veut sans nous perdre en route jamais, nous fait pénétrer dans les intrigues et manoeuvres du système politique international. C’est assez vertigineux et Polanski réussit cela à merveille. Un peu comme dans « Frantic » où comme ici le personnage principal se demande continuellement dans quelle machination il est tombé mais qui ne peut s’empêcher de s’aventurer toujours davantage dans ce merdier pour en connaître tous les rouages. Une mécanique, un dispositif, un engrenage infernal qui le conduisent de plus en plus loin sur des pistes de plus en plus malsaines, menaçantes et dangereuses pour lui. Et rien ne l’arrête. A mesure que des pièges se referment sur lui et qu’il en réchappe de plus en plus miraculeusement, il persiste dans son « enquête » et se met toujours davantage en péril.

Polanski soigne tout dans ce thriller parano-politico-hitchcockien passionnant, solide et labyrinthique. De l’interprétation à la musique dont les premières notes nous plongent instantanément dans l’atmosphère ténébreuse idéale, en passant par l’environnement et les couleurs. La maison du ministre perdue sur une colline balayée par les vents violents du large est un blockhaus, un véritable bunker isolé, protégé, surveillé et à la moindre occasion envahi par les journalistes de télévision et de radio. L’intérieur chic et raffiné est d’une excessive froideur. Le « ghostwriter » est immédiatement conduit dans un bureau dont l’immense baie vitrée donne sur la mer. De là, il peut observer les allées et venues, surprendre des conversations téléphoniques sans les entendre, imaginer sans comprendre vraiment ce qu'il voit.

Encore un film que j’ai eu envie de revoir immédiatement après être sortie de la projection. Que les grands (pas par la taille) réalisateurs continuent de réaliser de grands films au mépris de la 3 D et des effets spéciaux, est vraiment réjouissant. Oui, je trouve jouissif et jubilatoire de constater qu’il y a encore des histoires à raconter comme des puzzles à reconstituer et des acteurs à admirer. Ewan MacGregor dont la filmo est de plus en plus solide prouve une nouvelle fois l’ampleur de son registre. Son physique encore juvénile convient parfaitement à ce personnage qui se retrouve au coeur d'une histoire trop grande pour lui. Pierce Brosnan démontre quant à lui qu’il n’est jamais trop tard pour obtenir le plus beau rôle de sa carrière. Ce film bouillonnant, brillant et tortueux, dont la dernière image est une splendeur, est diabolique.

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mardi, 02 mars 2010

UNE EDUCATION de Lone Scherfig ***

Une éducationUne éducation Une éducation

Jenny a 16 ans et vit dans la banlieue de Londres. Excellente élève promise à un brillant avenir, elle fait la joie de ses professeurs et la fierté de ses parents. Mais curieuse de tout et fascinée par la France existentialiste de Saint Germain des Prés, elle s'étiole entre un père borné et rigide et des profs qui ne comprennent pas son appétit de vivre autre chose. Il faut le dire franchement, au collège de jeunes filles en uniforme, aux cours de violoncelle et avec un prétendant de son âge très fadasse, Jenny s'emmerde copieux. En Angleterre en 1961, deux choix s'offraient aux filles : faire des études brillantes et rester vieille fille ou trouver un "bon parti" qui vous met à l'abri de tout. Lorsque cette deuxième option se présente en la personne de David, le père de Jenny est tout prêt à oublier les rêves d'entrée à Oxford qu'il avait fait pour sa fille.

La rencontre de Jenny et David, à la fois drôle et très originale, les place instantanément sur la même longueur d'ondes. Celle de l'humour. Jenny est bien jeune mais elle est vive, intelligente et très cultivée. David a plus du double de l'âge de Jenny mais il est immédiatement attirée par cette jeune fille différente. La façon dont David "embobine" ses parents est extraordinaire. Plein d'attentions aussi bien envers le père que la mère, il se comporte comme le gendre idéal mais avant cela comme un homme rassurant. C'est assez stupéfiant de voir avec quelle désinvolture et quelle inconscience ils jettent leur fille dans les bras de David. Mais les deux tourtereaux sont amoureux et ils multiplient les combines pour passer une soirée, puis une nuit, puis un week end ensemble !

Les combines c'est d'ailleurs un peu un aspect du "métier" de David qui flambe et fait la fête. Jenny est éblouie et avec lui, elle découvre le luxe et l'insouciance. La vie jusque là si morne devient un divertissement permanent. Par ailleurs, David se montre plein d'attentions, de délicatesse jusqu'à accepter d'attendre qu'elle ait 17 ans, âge auquel elle a décidé de perdre sa virginité.

Quel talent il fallait pour ne pas faire de cette audacieuse "éducation" une histoire répugnante et licencieuse ! Mais en creusant un peu, j'ai découvert que la réalisatrice était celle du délicieux, déroutant et frémissant "Wilbur". Je ne suis donc pas étonnée. Mais surtout, pour ne pas tomber dans le graveleux et faire de Jenny une Lolita qui devient adulte, elle a aussi misé sur deux interprètes d'une finesse et d'une subtilité rares.

Peter Sarsgaard déploie ici un charme considérable qu'il avait eu peu l'occasion de révéler jusqu'alors. Le mystère dont il s'entoure parfois nous fait craindre qu'il fasse souffrir Jenny. On attend que survienne le "drame" mais il tarde à venir et David dévoile peu à peu ses cartes faisant tomber une à une toutes les réticences de Jenny. Quant à Jenny, elle est interprétée par Carey Muligan actrice de 25 ans, tout à fait crédible en gamine de 16 ans qui par le simple miracle d'une coiffure et d'une robe devient une jeune femme d'une beauté et d'une élégance fabuleuses. Qu'une gamine mignonne se transforme en élégante branchée sosie d'Audrey Hepburn (je suis obligée de le reconnaître, même si on le lit partout) est tout à fait stupéfiant. Et en voyant Carey Mulligan s'emparer de ce rôle dans cette histoire juste et cruelle, brillamment interprétée, on ne peut s'empêcher de penser qu'une star est née.

 

P.S. : moi qui ai découvert Londres en 2009, je dois dire que ce film m'a donné l'envie irrésistible d'y retourner, ce qui n'est pas rien, en plus du reste.

lundi, 01 mars 2010

5 X 2 places à gagner pour

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grâce à STUDIO CANAL. Ce film sortira en salle le 10 mars.
Merci de trouver le titre du film ET le nom des deux interprètes principaux...

Une réponse à la fois. Merci encore.

Les gagnants sont : Alicia (ton adresse s'il te plaît ?), Mailis 2003, sopel, Jordane, et Manu.

Bravo vous êtes forts.

GAME OVER.

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Amour et Amnésie avec Adam Sandler et Drew Barrymore trouvé par Manu

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BROKEN FLOWERS avec Bill Murray etc... trouvé par sopel
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3

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JE CROIS QUE JE L'AIME (Vincent Lindon/Sandrine Bonnaire) trouvé par Mailis 2003
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4

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"Interview" avec Steve Buscemi et Sienna Miller trouvé par Mister Loup
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5

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LES GRANDES MANOEUVRES trouvé par Marion
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"La maman et la putain" de Jean Eustache avec Bernadette Lafont et Jean-Pierre Léaud rouvé par caro54
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LES LIAISONS DANGEREUSES (John Malkovich/Glenn Close) trouvé par Alicia
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"Le lauréat"Anne Bancroft, Dustin Hoffman trouvé par marion
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9

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WHATEVER WORKS avec Larry David et Evan Rachel Wood trouvé par Jordane
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LES LIAISONS DANGEREUSES Gérard Philippe/Jeanne Moreau trouvé par Caro54
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Pour ceux qui tiennent absolument à donner deux réponses, vous pouvez me dire le titre de ce film mais il ne comptera pas pour gagner...
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LES ANIMAUX AMOUREUX trouvé par Hervé
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Synopsis : Une femme pensant que son mari est infidèle décide d'embaucher une escort girl afin de prendre son époux en flagrant d'élit d'adultère. (bon d'accord, ça fait pas envie du tout, mais c'est Atom Egoyan, donc ON Y COURT !).

Le jeu cinéma du lundi

a pris du retard.
Mille pardons aux fidèles. Prenez le temps de nettoyer vos lunettes.
Pour patienter, je vous invite à lire, voir, regarder, entendre des compte-rendus au coeur du sujet

de la Cérémonie des César 2010

- en direct des catacombes ici,

- en mondiovision exclusive .

Et pour le plaisir des yeux, ne ratez en aucun cas "Les velus de la semaine" ici !

Hasta plus tard.

dimanche, 28 février 2010

MA SEMAINE AU CINEMA

SHUTTER ISLAND de Martin Scorsese *****

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LIBERTE de Tony Gatlif ***

Liberté

A SINGLE MAN de Tom Ford **

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ENSEMBLE C'EST TROP de Léa Fazer **

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FROM PARIS WITH LOVE **

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MES COUPS DE/AU COEUR
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Les garçons aux yeux jaunes sont irrésistibles...
leonardo_dicaprio_inception.jpgTony Gatlif
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