18/09/2014

3 COEURS de Benoît Jacquot °

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Marc et Sylvie errent une nuit dans une ville de Province. Et c'est moche une ville  de Province la nuit ! Love at first sight, chabadabada... Mais Marc doit prendre un train de lendemain. Ils décident et se promettent de se revoir la semaine suivante à Paris sans échanger leurs 06 ni même leurs noms. Erreur !

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17/09/2014

GEMMA BOVERY d'Anne Fontaine °

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Martin, un "con de parisien" (c'est lui qui le dit) s'imagine que le bonheur est dans le pré et qu'il retrouvera le sens de la vie en quittant la capitale, son boulot d'éditeur et en reprenant la boulangerie paternelle en Normandie avec sa femme et son idiot ado de fils (une caricature XXL).

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14/09/2014

PALMARES DU 40ème FESTIVAL DU FILM AMÉRICAIN DE DEAUVILLE

 

 

 

 

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13/09/2014

40ème FESTIVAL DU FILM AMÉRICAIN DE DEAUVILLE - 7ème et 8ème jours

LOVE IS STRANGE (compétition) **
 
un film de Ira Sachs
 
 
LOVE IS STRANGE
 
synopsis : Après trente-neuf ans de vie commune, George et Ben décident de se marier. Mais au retour de leur voyage de noces, George se fait subitement licencier. Du jour au lendemain, le couple n'est plus en mesure de rembourser le prêt de son appartement new-yorkais. Contraints de vendre et de déménager, ils vont devoir compter sur l'aide de leur famille et de leurs amis. Une nouvelle vie les éloignant l'un de l'autre s'impose alors dans leur quotidien.
 
 
Très gentil et très joli petit film mélancolique un peu cruel aussi parfois tant il est triste de voir ces deux hommes qui s'aiment d'amour depuis 40 ans séparés. Il nous interroge un peu aussi non seulement sur la difficulté d'être homosexuels et vieillissants mais sur la place des personnes âgées dans la société et dans la famille. La famille, cette secte pleine de certitudes et d'individualisme qui commet cette chose d'une cruauté sans nom : séparer ces deux hommes !
 
 
Dominé de bout en bout par la présence, la stature, la beauté, la douceur, l'émotion d'Alfred Molina.
 
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PASOLINI (avant première) **
 
un film de Abel Ferrara
 
 
PASOLINI
 
synopsis : Un jour, une vie. À Rome, la nuit du 2 novembre 1975, le grand poète et réalisateur italien Pier Paolo Pasolini est assassiné. Il incarne le symbole d'un art aux prises avec le pouvoir. Ses films sont censurés, ses écrits font scandale, beaucoup l'aiment, autant le détestent. Le jour de sa mort, il passe ses dernières heures avec sa mère adorée, puis avec des amis avant de partir, au volant de son Alfa Romeo, en quête d'une aventure. Au lever du jour, Pasolini est retrouvé mort sur une plage d'Ostie, aux abords de la Ville éternelle.
 
 
Uniquement réservé à ceux qui connaissent Pasolini voire à ceux qui en sont fans ou en tout cas qui connaissent parfaitement sa vie, son œuvre, ses engagements !  Abel Ferrara nous propose une œuvre belle, dérangeante et complexe mais dans laquelle on a du mal à pénétrer.
 
 
Le parti pris de raconter la dernière journée de Pasolini ne permet pas de comprendre l'intensité, l'intelligence, la liberté du personnage. Vraiment dommage !
 

J'ai entendu à la sortie : "en quoi c'est un artiste, un créateur ?"
 
La conférence de presse du lendemain nous éclairait davantage sur la passion du réalisateur pour Pasolini.
 
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ELLE L’ADORE  (avant-première - Prix Michel d'Ornano)
 
un film de Jeanne Herry
 
ELLE L
 
synopsis : Muriel est esthéticienne. Elle est bavarde, un peu menteuse, elle aime raconter des histoires souvent farfelues. Depuis vingt ans, Muriel est aussi la première fan du chanteur à succès Vincent Lacroix. Avec ses chansons et ses concerts, il occupe presque toute sa vie. Lorsqu'une nuit Vincent, son idole, sonne à la porte de Muriel, sa vie bascule. Elle est entraînée dans une histoire qu'elle n'aurait pas osé inventer.
 
Thriller implacable mené de main de maître et de façon trépidante.
 
Dommage que le dernier quart d'heure transforme le film en comédie et ne va pas jusqu'au bout de l'affaire inextricable dans laquelle se sont englués les personnages.
 
La prestation délirante, époustouflante de Sandrine Kiberlain va vous mettre KO.
 
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SIN CITY : J’AI TUÉ POUR ELLE (avant-première film de clôture)
 
 
SIN CITY : A DAME TO KILL FOR
 
synopsis : Dans une ville où la justice est impuissante, les plus désespérés réclament vengeance, et les criminels les plus impitoyables sont poursuivis par des milices. Marv se demande comment il a fait pour échouer au milieu d'un tas de cadavres. Johnny, jeune joueur sûr de lui, débarque à Sin City et ose affronter la plus redoutable crapule de la ville, le sénateur Roark. Dwight McCarthy vit son ultime face-à-face avec Ava Lord, la femme de ses rêves, mais aussi de ses cauchemars. De son côté, Nancy Callahan est dévastée par le suicide de John Hartigan qui, par son geste, a cherché à la protéger. Enragée et brisée par le chagrin, elle n'aspire plus qu'à assouvir sa soif de vengeance. Elle pourra compter sur Marv… Tous vont se retrouver au célèbre Kadie's Club Pecos de Sin City…
 
 
Film de clôture en 3D (hélas !!!). Pénible ces lunettes qui pèsent trois kilos et qui n'apportent rien.
 
 
Le film est visuellement une splendeur comme le premier opus.
 
 
C'est drôle, violent et déjanté. Des filles fatales rendent des gros durs à qui on ne la fait pas complètement crazy. Incapables de résister à leurs discours, leurs sourires, leurs promesses, ils se font tabasser à tour de bras.
 
Peu de survivants à la fin.
 
Et Eva Green, nue du début à la fin est SUBLIME !
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+ la conférence de presse d'Abel Ferrara,
+ la cérémonie de clôture,
+ revu Un homme très recherché d'Anton Corbijn.

12/09/2014

40ème FESTIVAL DU FILM AMÉRICAIN DE DEAUVILLE - 5ème et 6ème jours

JAMIE MARKS IS DEAD (compétition) **(*)

 
un film de Carter Smith
 
Jamie Marks Is Dead
 
 
synopsis : Quand il disparaît, Jamie Marks apparemment ne manque à personne. Sauf peut-être à Adam, qui est hanté par lui…
 
Donnie Darko avait un grand lapin blanc, Frank, pour l'accompagner. Adam se retrouve flanqué d'Harry Potter mort vivant inoffensif pour démêler les tourments de son adolescence : un camarade de classe assassiné, une mère immature et en fauteuil roulant, une petite amie qui cache des choses, un frère bas du bulbe et violent, la possibilité de préférences sexuelles difficiles à admettre.
 
J'ai beaucoup aimé la façon de traiter ce passage vers l'âge adulte grâce au traitement de l'adolescence par le réalisateur à la limite du fantastique et à trois jeunes acteurs touchants.
 

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WHITE BIRD (compétition) ***
 
un film de Gregg Araki
 
White Bird in a Blizzard
 
 
synopsis : Kat Connors a dix-sept ans lorsque sa mère disparaît sans laisser de trace. Alors qu'elle découvre au même moment sa sexualité, Kat semble à peine troublée par cette absence et ne paraît pas en vouloir à son père, un homme effacé. Mais, peu à peu, ses nuits peuplées de rêves vont l'affecter profondément et l'amener à s'interroger sur elle-même et sur les véritables raisons de la disparition de sa mère…
 
 
Des rapports mère/fille sublimés par la présence troublante et douloureuse d'Eva Green en maman poupée Barbie digne des pubs des années 50. Coincée entre un mari insignifiant et une fille qui passe de l'état de vilain petit canard à celui de beau cygne blanc.
 

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I ORIGINS (compétition) ****
 
un film de Mike Cahill
 
I ORIGINS
 
 
synopsis : Le docteur en biologie moléculaire Ian Gray mène des recherches sur l'oeil humain quand sa rencontre avec une mystérieuse jeune femme va brouiller les frontières entre son travail et sa vie personnelle. Quelques années plus tard, la découverte scientifique révolutionnaire que lui et sa collègue Karen sont sur le point de faire marque le début d'un voyage extraordinaire amenant à relier entre eux des individus totalement étrangers, et à prouver que la science et les sentiments ne peuvent constituer deux univers séparés.
 
 
Enfin le coup de cœur tant attendu  ! Mark Cahill m'avait déjà bouleversée avec son Another Earth, variation romantique douloureuse sur fond d'anticipation, de rêves et de science. Cette fois encore les personnages principaux sont scientifiques et le réalisateur les oppose à une jeune femme qui ne vit que sous les effets de la spiritualité, des signes de l'au-delà ou d'ailleurs, des symboles... Mettre en balance le pragmatisme scientifique et l'abstraction des croyances de façon aussi subtile, rêveuse, douce, sentimentale est passionnante, troublante car le réalisateur a l'intelligence de semer le doute sans faire de prosélytisme ou ne s'appuyer sur les théories scientifiques. C'est fort, c'est beau, c'est triste, c'est intelligent.
 
 
Michaël Pitt et mon actrice de rêve Brit Marling dont les personnages sont d'une intelligence folle et rare au cinéma sont magnifiques !
 
 
Pourvu que ce film soit primé !
 
 
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WHIPLASH (compétition) ***
 
un film de Damien Chazelle
 
WHIPLASH
 
synopsis : Andrew, dix-neuf ans, rêve de devenir l'un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s'entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d'intégrer le fleuron des orchestres, celui que dirige Terence Fletcher, un professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, à la recherche de l'excellence et de la perfection, quel qu'en puisse être le prix.
 
 
Acclamation debout à l'issue de ce film en présence du réalisateur et de l'acteur principal Miles Teller (qui m'avait déjà fait forte impression ici, une étoile montante incontestablement). Le jury se laissera t-il impressionner par cette réaction que j'ai trouvée un tantinet excessive...
 
 
Alors oui, le film et le sujet sont très bien. Un jeune homme d'une ambition folle, être le meilleur, pas moins, est confronté à un professeur digne du sergent instructeur de Full Metal Jacket (le première classe Baleine est ici évoqué par le musicien Bouboule...), mêmes insultes (qui ont beaucoup fait rire la salle !!!), même comportement de névropathe (J.K. Simmons en mode Hannibal Lecter...). Jusqu'où peut-on aller, jusqu'où peut-on supporter les humiliations pour réussir, être le premier, le meilleur ?
 
 
Un quasi huis clos dans une salle de répétition, des solos de batterie hallucinants, une musique de folie qui donne des envies de bouger, taper des mains et un acteur Miles Teller intense et "habité"... ça fait du bien.
 
 
Ce film a déjà été multi primé à Sundance et je vous l'ai dit  : une standing ovation, alors sans doute au minimum un Prix de Public ?
 
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THE NOVEMBER MAN (avant première)
 
un film de Roger Donaldson
 
THE NOVEMBER MAN
 
synopsis : Peter Devereaux est un ex-agent de la CIA réputé pour sa redoutable efficacité et un passé trouble. Contacté pour assurer la protection d'Alice Fournier, responsable d'un centre d'accueil pour réfugiés, dont le témoignage pourrait compromettre l'un des favoris à l'élection présidentielle russe, Devereaux comprend rapidement qu'il a été manipulé et qu'il est devenu la cible de son ancien élève, David Mason…
 
 
Evidemment Pierce n'a pas vraiment de raison de se marrer... son meilleur ami le trahit, on lui tue sa femme cachée mais de là à arborer cet air constipé à la limite du ridicule, il y a des limites.
 
 
Alors bon on peut regarder sans s'ennuyer ce film pyrotechnique dénué d'humour et qui fait beaucoup sursauter, mais les pauvres acteurs, Olga Kurylenko (très bien et sublime) et  Pierce monolithique n'en sortent pas grandis.
 
 
L'explication du titre vaut son pesant de cacahuètes. Attila n'a qu'à bien se tenir.
 
 
Sinon, les filles une bonne nouvelle : LUKE BRACEY qui hélas n'est pas venu soutenir le film...
 
 
 
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+ Conférence de Presse de Mike Cahill pour I origins
 
+ Conférence de Presse de Damien Chazelle et Miles Teller pour Whiplash
 
+ Conférence de Presse de Gregg Araki pour White Bird.

11/09/2014

40ème FESTIVAL DU FILM AMÉRICAIN DE DEAUVILLE - 3ème et 4ème jours

THE BETTER ANGELS (compétition)

 
un film de A.j. Edwards
 
THE BETTER ANGELS
 
synopsis : Indiana, 1817. Une nation américaine, à peine âgée de quarante ans, qui se relève difficilement de sa seconde guerre d'Indépendance. Des hommes et des femmes qui, pour survivre, mènent une lutte sans merci contre la nature et les maladies. Tel est le monde que découvre Abraham Lincoln à sa naissance. Sur une période de trois ans, le film retrace l'enfance du futur président des États-Unis, sa famille, les difficultés qu'il a traversées et qui l'ont construit, la tragédie qui l'a marqué à jamais, et les deux femmes qui l'aideront à accomplir son destin.
 
 
Difficile de parler de ce film très beau, très lent, hypnotique même. L'image est parfaite, la musique sereine, le noir et blanc sublime... Tout est parfait sauf que j'ai eu l'impression de l'avoir déjà vu. Le rythme indolent et rêveur, les belles images, la voix off, les arbres démesurés et leurs feuilles qui balancent et nous bercent... Bref, on pense tellement à Malick que ça finit par être gênant pour le réalisateur. Je ne sais réellement expliquer pourquoi.
 
 
Qu'elle ne fut pas ma surprise de voir apparaître au générique en tout premier avant le nom même du réalisateur, celui de Terence Malick himself à la production. Alors on se demande lequel des deux copie l'autre. On a vite une petite idée quand on découvre que A.J. Edwards fut l'alter ego de Malick sur The tree of life et A la merveille les films ratés du Terrence à qui on pardonne tout parce qu'il y a des réalisateurs comme ça...
 
 
Rien de déshonorant à cela évidemment, au contraire, mais j'ai eu du mal à comprendre que le petit Padawan ne se démarque pas davantage du Jedi !!!
 
 
Par ailleurs les différences notables avec le récent Spielberg qui évoquait le même illustre personnage nous obligent à faire des recherches.


Sa maman, elle est morte ou elle est pas morte ?
 
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THE GOOD LIE (compétition)
 
 
THE GOOD LIE
 
 
synopsis : Inspirée de faits réels, l'histoire incroyable de quatre orphelins, survivants d'une attaque de leur village au Soudan. Ils parcourent près de 1 000 kilomètres à pieds pour rejoindre un camp de réfugiés des Nations Unies et survivre. Dix ans plus tard, ils gagnent le droit d'immigrer aux Etats-Unis à la suite d'un tirage au sort. Commence pour eux une nouvelle aventure extraordinaire, dans un monde inconnu et surprenant…
 
 
Un film qui m'a fait verser beaucoup de larmes. Et pourtant le réalisateur ne joue jamais avec notre hyper sensibilité en nous faisant un chantage affectif pénible. Il se contente de nous raconter une histoire. Et c'est bien  là sans doute la limite du film qui aura sans doute des difficultés à trouver une place dans un palmarès puisqu'il ne propose rien en matière de cinéma. Mais j'ai été transportée par l'histoire de ces quatre enfants (et ma voisine, pas moins !) qui parcourent plus de 1 000 kms à pieds pour atterrir dans un camp de réfugiés au Kénya et finir 13 ans plus tard par figurer sur une providentielle liste pour émigrer aux Etats-Unis. Ils sont accueillis (le mot est fort) par des gens qui manient l'"humanitaire" avec une désinvolture incroyable. Personne ne s'est préoccupé de savoir d'où ils viennent, pourquoi et qu'elle était leur vie. Et c'est sans discussion possible que la fille est séparée de ses trois frères.
 
 
Avec leurs traditions, leur savoir-vivre, leur éducation, leur politesse, leur douceur, leur gentillesse et leur pudeur qui les empêche de se plaindre jamais... ils nous renvoient à notre propre condition de nantis, égoïstes, individualistes. Ce sont nous les sauvages, mal éduqués.
 
 
Mais il n'y a pas que ça. Le film nous donne à voir une réalité désastreuse. Comment de tels massacres sont-ils encore possibles ? Dans quel monde de merde vivons-nous ?
 

Evidemment, je réalise la naïveté de mes propos et j'en ai entendu certains qui préféraient déserter le Festival tant ils trouvent honteux cette programmation !
 
 
Tant pis, j'assume.
 
 
Et pour finir le choix des quatre acteurs qui interprètent ces enfants perdus est absolument irréprochables. Ils sont incroyables, enfants comme adultes !
 
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UNCERTAIN TERMS (compétition)
 
un film de Nathan Silver
 
UNCERTAIN TERMS
 
synopsis : Lorsqu'il surprend sa femme avec un autre homme, Robbie quitte Brooklyn et décide de s'installer à la campagne chez sa tante. Cette dernière gère un foyer d'accueil pour adolescentes enceintes. Seul homme parmi toutes ces femmes, Robbie devient malgré lui l'objet de toutes leurs attentions… Il rencontre alors Nina. Leur relation se complique au fur et à mesure que Robbie se rapproche d'elle, et que leur amitié suscite la jalousie des autres jeunes filles. Tout en essayant d'empêcher Nina de commettre la plus grosse erreur de sa vie, Robbie se retrouve pris au piège d'un triangle amoureux, entre Nina et Chase, le père immature de son enfant.
 
 
Oulala !!!
 
Des jeunes filles enceintes travaillées par leurs hormones plus que par la difficulté de leur situation se mettent à frétiller (une déplorable chanson, scandée par une rappeuse nous signifie leurs désirs, en gros "lèche-moi la chatte !") lors de l'arrivée de Robbie, mari trompé qui vient se mettre au vert et aider tata !
 
Autant on comprenait que Lady Chatterley devienne ardente lorsqu'elle croise son homme des bois... autant on a du mal à imaginer que ce pauvre maigrichon et pas bien intéressant Robbie puisse attirer l'œil. Par ailleurs, Nina, fille intelligente et très adulte pour son âge, s'emploie à se rabibocher avec le géniteur de son futur enfant, une tête de con au piercing écoeurrant qui a moins de cervelle qu'un piaf. On essaie d'y croire mais on lâche en route.
 
Et la caméra à l'épaule finit par donner le tournis.
 
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WAR STORY (compétition)
 
un film de Mark Jackson
 
 
WAR STORY
 
 
synopsis : Photographe de guerre, Lee a passé une grande partie de sa vie dans les zones de conflits les plus meurtrières du globe. Plutôt que de retourner à New York après avoir été prise en otage en Libye et y avoir subi des sévices, elle choisit de se rendre dans un petit hôtel de Sicile pour s'isoler et évacuer à sa façon son « stress post-traumatique ». Elle y croise Hafsia, une jeune immigrée tunisienne qui cherche à tout prix à rejoindre la France, et qui ressemble à s'y méprendre à une jeune Libyenne que Lee a photographiée juste avant son enlèvement...
 
Oulala again !
 
La guerre produit des dommages collatéraux. Chez les photographes aussi.  Et chez Lee qui a assisté au meurtre de son ami,  photographe itou, ils sont maousses. On comprend, on serait perturbé à moins. Mais voir pendant une demi-heure l'actrice Catherine Keener s'enfermer dans sa chambre d'hôtel sicilienne, fermer les volets, les rouvrir, déplacer tous les meubles, s'obstiner à ne pas parler un mot d'italien, fumer, se promener, envoyer péter son entourage : c'est FATIGANT, pénible et on n'y croit pas une seconde.
 
 
Quand elle se met à suivre Hafsia (Hafsia Herzi toujours parfaite et impliquée) persuadée de reconnaître en elle une lybienne qu'elle aurait photographiée. On y croit pas plus. Je ne sais pas, ça tient peut-être au choix de l'actrice dont je me dis qu'elle n'a jamais dû quitter sa Floride natale, ou pas.
 
 
Ensuite les détails sur l'avortement d'Hafsia puis l'arrivée de Ben Kingsley en ex baroudeur à qui on ne la fait plus... m'ont agacée et donné aussi un peu envie de rire. Surtout Ben Kingsley qui la joue docte et aventurier ! Mdr, je vous dis.
 
 
Dommage car le réalisateur présent nous avait fait un joli discours très touchant sur son papounet présent dans la salle. J'espère que papounet a apprécié le travail du fiston. Pas moi.
 
 
Et moi qui disais tout à l'heure : "je suis plus indulgente pendant les festivals...".
 
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CAMP X-RAY (avant-première)
 
un film de Peter Sattler
 
 
CAMP X-RAY
 
synopsis : Une jeune femme s'engage dans l'armée afin de rompre avec ses racines rurales et s'ouvrir à de nouveaux horizons. Mais, à son corps défendant, elle se retrouve à Guantanamo Bay pour y surveiller les prisonniers djihadistes, et partager son quotidien avec d'autres soldats de son équipe tout aussi agressifs. Elle va alors entamer une relation particulière avec l'un des détenus…
 
Enfin un film pour sauver cette journée...
 
A Guatanamo les détenus ne sont plus encagés dehors, à genoux dans des combinaisons orange. Ils ont une cellule, accède à la lecture, au moins du Coran et sont surveillés jour et nuit, minute après minute par des militaires.
 
La relation qui s'établit entre la jeune geôlière et le détenu n'a rien d'une attirance immédiate, elle survient peu à peu et s'installe chez l'un et l'autre. Leur apportant sans doute quelques moments de vie dans cet univers carcéral déshumanisé. C'est sans doute trop beau pour être vrai mais on y croit. Les échanges plein d'étonnement et d'empathie, parfois drôles aussi (notamment dans l'obstination du détenu à vouloir obtenir le dernier tome des aventures d'Harry Potter) opposent deux mondes qui s'ignorent et tentent de se comprendre. Tour à tour c'est l'américaine puis le supposé terroriste qui se juge "le méchant" de l'histoire. Rien n'est aussi simple et manichéen.
 
Les deux acteurs, Kristen Stewart (dont, film après film, je deviens fan...) et Peyman Moaadi accomplissent des merveilles et nous embarquent dans leur relation au-delà du possible, au-delà du réel.
 
Quant au réalisateur, il finit par nous enfermer et nous faire ressentir sans discours, l'horreur de l'enfermement !
 
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ALEX OF VENICE (avant première)
 
un film de Chris Messina
 
 
 
ALEX OF VENICE
 
synopsis : Alex Vedder, une avocate spécialiste des questions environnementales et véritable bourreau de travail, se retrouve à devoir réorganiser sa vie lorsque son mari la quitte du jour au lendemain. Entre un père vieillissant qui aspire encore à devenir un acteur reconnu, une soeur excentrique et un fils d'une timidité maladive, Alex est désormais seule, sans personne sur qui compter, pour faire face aux catastrophes du quotidien, des plus triviales aux plus désopilantes…
 
 
Des historiettes de famille sans grand intérêt et interpréter dans un style "on est trop cool pour faire notre petit film indépendant". La scénariste nous annonce qu'il leur a fallu 6 ans pour pondre ce petit machin !!! Elle aurait mieux fait de nous dire 15 jours, nous aurions pu être plus indulgents...
 
 
Le summum est atteint lorsque l'avocate fait une plaidoirie larmoyante sur l'avenir de la planète que nous allons laisser à nos enfants et que c'est vraiment pas cool. Et qui se met à pleurnicher lorsqu'elle perd son procès... La sœur est une grande sauterelle, et la co-scénariste qui interprète le rôle s'est bien chargée de se l'écrire drôlement cool et d'arborer des tenus affriolantes pour affrioler...
 
 
Bref pas grand chose... Dommage pour Don Johnson vraiment formidable dans le rôle du papa qui commence à perdre le sens commun...
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J'ai aussi assisté à la conférence de presse de Ray Liotta et celle de Gregg Araki et fait de longues promenades solitaires et bienfaisantes les pieds dans l'eau...
 
Ma connexion ne me permet ni d'en dire plus ni de relire. Soyez indulgents...
 
See U.

10/09/2014

40ème FESTIVAL DU FILM AMÉRICAIN DE DEAUVILLE

Oui je sais je tarde...

 

Mais je suis overbookée vous le savez bien.

 

Mais j'ai mille choses à vous raconter.

 

Des films bien sûr...

 

Et du off... bien entendu :-)

 

07/09/2014

40ème FESTIVAL DU FILM AMÉRICAIN DE DEAUVILLE - 1er et 2ème jours

Déjà cinq films... donc, il ne faut pas que je prenne trop de retard pour vous en parler un peu. J'espère au moins voir les 14 de la compétition.

Pour ce qui est de mes photos persos de paparrazzi, je vous les montrerai à mon retour parce que ma connexion est vraiment lente. Mais sachez que jusque là ça va quand je ne suis pas en salle le plus souvent avec Miss In The Mood(quand elle ne se trompe pas d'horaire, quand elle n'arrive  pas en retard ou quand elle ne tremble pas en voyant que la production s'appelle "Spectre.com"..) je marche sur la plage, sur les planches ou je rentre dans le petit studio idéal que j'ai loué avec vue sublime vers le grand large. Je vous écris ces quelques mots d'ailleurs, fenêtre ouverte avec comme unique bruit de fond, les vagues et les mouettes. On a vu pire.

 

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A GIRL WALKS HOME ALONE AT NIGHT (compétition officielle)
 
 
 
A GIRL WALKS HOME ALONE AT NIGHT
 
Synopsis : À Bad City, ville étrange, lieu de tous les vices où suintent mort et solitude, les habitants n'imaginent pas qu'un vampire les surveille… Alors, quand l'amour s'en mêle, c'est une passion peu commune qui soudain s'embrase. Une passion couleur de sang !
 
L'honnêteté voudrait que je ne parle même pas de ce film... parce que je n'ai pas eu le courage de rester jusqu'au bout. Mais au moins puis-je vous donner les raisons qui m'ont fait quitter la salle alors que ça m'arrive tout à fait exceptionnellement. ça commençait vraiment très bien avec l'image d'un beau jeune homme, sorte de James Dean iranien pour faire vite, qui attendait on ne sait quoi. Et l'image noire et blanc soyeuse était vraiment envoûtante et la BO d'enfer. Les personnages défilent : un dealer bas de plafond, une pute vieillissante qui se fait cogner, un petit garçon, un transsexuel qui joue avec un ballon, un vieux monsieur qui souffre... Et la nuit sort l'espèce de fantôme chargé de veiller sur tout ce petit monde et de punir les plus vilains d'entre eux... Et là, ça commence à coincer... Le fantôme est un vampire qui s'octroie le droit de vie et de mort sur la population.
 
Il semblerait que je sois totalement passée à côté de la métaphore (ce festival est très métaphorique d'ailleurs :-)) concernant le mode de vie iranien. Peu importe... quand le vampire tombe amoureux du James Dean... j'ai levé les yeux au ciel. Mais il y avait déjà un moment que le noir et blanc me semblait chichiteux, que la musique de western parfois me faisait rire et que je trouvais le jeu des acteurs très approximatif !
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UN HOMME TRÈS RECHERCHÉ (compétition officielle) ****
 
un film de Anton Corbijn
 
A Most Wanted Man
 
Synopsis : Plus de dix ans après les attentats du 11 septembre 2001, la ville de Hambourg a du mal à se remettre d'avoir abrité une importante cellule terroriste à l'origine des attaques contre le World Trade Center. Lorsqu'un immigré d'origine russo-tchétchène, victime de terribles sévices, débarque dans la communauté musulmane de Hambourg pour récupérer les biens (mal) acquis par son père, les services secrets allemands et américains sont alors en alerte. Une course contre la montre est engagée pour déterminer si cet « homme très recherché » est véritablement la victime qu'il prétend être, ou un extrémiste aux intentions destructrices ?
 
Un film d'espionnage passionnant, haletant dont on ne découvre le dernier rebondissement qu'à la toute dernière image... Trahison, complot, fraternité, mésentente entre les services... Tout dans ce film est passionnant.
 
Et Philip Seymour Hofmann dans l'un de ses tout derniers rôles en espion allemand est parfait comme il l'a toujours été.
 
La découverte de Grigory Dobrygin dans le rôle d'Issa l'homme très recherché n'est pas non plus ce qu'on fait de plus désagréable. Il est étonnant et très très beau.
 
Un film que je reverrai sans aucun doute à sa sortie.
 
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JUILLET DE SANG (compétition officielle) ****
 
un film de Jim Mickle
 
 
Cold in July
 
 
Synopsis : Une nuit de 1989, dans une petite ville du Texas. Richard Dane abat un homme qui vient de pénétrer par effraction chez lui. Cet acte, pourtant considéré comme héroïque par ses voisins, va rapidement l'entraîner dans une spirale sournoise de corruption et de violence.
 
Plusieurs films pour le prix d'un, c'est ce que nous propose Jim Mickle, réalisateur qui m'avait déjà fait très forte et excellente impression à Gérardmer avec son film précédent We are what we are. Les virages que prend le scenario à plusieurs reprises fait qu'on ne décroche pas un instant. Et si j'ai entendu des esprits chagrins (aaaaaaaaaaaah les commentaires à la sortie des films !!!) faire la fine bouche, je trouve qu'on est vraiment là face à un film jubilatoire qui fait peur, qui fait rire, qui surprend. Et le trio d'acteurs est... pfiou. Sorry, je manque de vocabulaire. Michael C. Hall, Sam Shepard et surtout Don Johnson pittoresque et drôle.
 
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THE DISAPPEARANCE OF ELEANOR RIGBY: THEM (avant première) **(*)
 
un film de Ned Benson
 
THE DISAPPEARANCE OF ELEANOR RIGBY: THEM
 
 
Synopsis : Eleanor et Conor forment un couple admiré de tous et en apparence très amoureux, jusqu'au jour où le destin s'en mêle… La menace qui pèse alors sur leur couple et sur leur mariage les amène à essayer de mieux se comprendre, à accepter la perte de ce qui n'est plus et à tout tenter pour retrouver la vie et l'amour qu'auparavant ils partageaient…
 
Le deuil est un drame et "le drame est un pays étranger... On ne sait pas parler aux autochtones". Je me suis sentie très autochtone en voyant ce film qui m'a fait couler quelques larmichettes. On n'est pas tous égaux face au deuil et les gens du film décident de ne JAMAIS évoquer le disparu.
 
Je ne sais pas trop ce qui manque à ce film pour être un grand film, mais une chose est sûre : Jessica Chastain, cheveux longs ou cheveux courts, est fascinante !
 
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THINGS PEOPLE DO (compétition) ***
 
un film de Saar Klein
 
THINGS PEOPLE DO
 
Synopsis : Bill, un père de famille dévoué, perd son travail du jour au lendemain. Il n'a alors pas d'autre choix que celui d'entrer, presque à son insu, dans l'illégalité. Quand il se lie d'amitié avec un inspecteur de police, c'est la double vie qui est désormais la sienne qui risque à terme d'être révélée…
 
Une version soft et américain de l'histoire de Jean-Claude Romand. Bill perd son emploi et est incapable de l'avouer à sa famille de peur de la perdre. Ce qu'il choisit de faire pour trouver de l'argent et continuer de subvenir aux besoins des siens est surprenant et donne lieu à quelques scènes drôles malgré le drame qui se joue. Evidemment, comme on est aux Etats-Unis,  ça moralise un peu. Mais le duo de beaux gosses très bons acteurs formé par West Bentley et Jason Isaacs est l'un des atout du film.
 
Et le réalisateur Saar Klein est le seul à nous avoir demandé lors de la projection du film de l'arrêter si on le croisait dans la rue pour lui dire tout le bien qu'on en pensait.

05/09/2014

40ème FESTIVAL DU FILM AMERICAIN DE DEAUVILLE

J'y suis... accréditée grâce à David Rault.

J'ai une connexion pas topissime... donc, je ne sais si je pourrai vous tenir au jus de ce qui se passe ici

En tout cas, j'ai une vue de folie depuis un ptit studio en forme de bateau...

 

04/09/2014

HIPPOCRATE de Thomas Lilti **

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Benjamin, sur les traces de son père, Grand Mandarin d'un hôpital parisien, entre pour son premier Internat dans le service même où officie son géniteur. Pour Benjamin rapidement confronté à la réalité des malades, de leurs familles et des collègues, les périodes de doutes et de certitudes alternent.

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