dimanche, 08 novembre 2009

Ma semaine au cinéma

Cette rubrique relativement succincte (si, si) va un peu s'enrichir...

pas de textes, mais de photos...

A la suite des films que j'ai vus chaque semaine je vous proposerai en images donc, un "best of" de mes coups de coeur ou coups AU coeur (vous savez comme je l'ai tendre !) ! Pour les "velus de la semaine", c'est toujours ici.

Les herbes folles d'Alain Resnais ****

19134549_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20090702_050932.jpg

L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea ***

19184385_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20091016_033111.jpg
19130911_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20090626_070350.jpg
19184889_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20091019_013431.jpg
19176349_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20090929_042245.jpg
.................................................................
.................................................................
.................................................................
MES COUPS DE COEUR DE LA SEMAINE
Alain Resnais

Être cinéphile et ne pas être parisienne : ça me gêne,

Avertissement : ceci est une note superlinkée...

Donc, je répète, être cinéphile et ne pas être parisienne, ça me gêne, parce que chaque semaine, je reçois plein d’invitations pour assister à plein d’évènements cinématographiques et merveilleux, notamment des avant-premières.

9,9 fois sur 10 je suis obligée de refuser car il ne passe JAMAIS rien d’aussi extravagant que l’avant première des Watchmen dans le trou de ma province.

Parfois, une ou deux fois par an, j’accepte mais il faut bien dire que l’escapade (voyage + logement) vaut plus qu’un ticket de cinéma... et que c’est pas marqué « crésus ». Cela dit, c’est quand même fabuleux d’avoir pu rencontrer une partie de la bande de furieux d’Allociné par exemple (âge mental 4 ans et demi*… oui j’aime me faire des amis !!!).

J’ai été parisienne de longues années et je ne lui suis plus depuis d’encore plus longues années mais si je l’étais encore et compte-tenu de ces invitations et d’endroits fabuleux tels que la Cinémathèque, le Forum des Images, etc, je crois que je ne sortirais plus jamais des salles obscures, et que j’aurais encore plus d’amis.

Parfois, ça me rend très très triste de devoir dire non !

Je reçois aussi une quantité impressionnante de mails qui me proposent un beau cadeau, le tout dernier en date est un « simulateur d’aube MP3 » (c'est beau, mais ça pique)… et là je dis rien parce que le deal et la récompense seraient que je mette sur mon blog Le plus Very Nice (cliquez c'est un ordre), le Plus Very beau (merci les abeilles) et le plus Very Important (restons cool, tout le monde pense qu’à me filer des coups de pieds pour que je re-tombe !), le logo de la société qui offre… et que si j’avais dit oui dès le début mon blog ressemblerait à Broadway by night.

Et moi je veux qu'il ressemble à la route de Madison, quand IL arrive... forever :

Ce n’est pas tout, chaque semaine je découvre également des tas de personnes (des amis ?) qui me trouvent merveilleuse, belle, intelligente et drôle (j’aime bien aussi) et qui souhaitent un « échange de liens s’il vous plaît madame, tellement vous êtes belle etc.. ». Et là, je dis (poliment, vous me connaissez...) « non merci » (les commentaires "langde... non, pas de gros mots, je les réserve à d'autre(s)) surtout si l’échange (comme seul cadeau) consiste à relayer un blog ou un site qui cause chiffons (« rolalala, cette petite robe Stella Mc Cartney trop bien, j’la veux, j’la veux, j’la veux… comment elle irait trop bien avec mes Louboutin qui traînent trop dans mon dressing que j’arrive JUSTE à assortir avec ma ptite ceinture. J’peux quand même sortir en Loub’ et en ceinture quand même ! Trop kikoo lol MDR Mouarf !!! »).

Mais parfois, des gens aussi merveilleux, beaux, intelligents, drôles (et modestes) que moi sonnent à mon Blog et proposent le petit truc en plus que les autres n’ont pas. Et là, j’aime bien, surtout si ça cause cinoche..

C’est le cas de UnCine.fr lancé il y a quelques mois.

logo-all.png

Il s’agit d’un «  site minimaliste » ainsi qu'ils se présentent eux-mêmes qui «constitue aujourd'hui le site le plus simple et le plus épuré d'horaires de cinéma ». Cliquez dessus, vous verrez.

Ne ralez pas, pour l’instant il n’y a que quelques villes concernées (Aix en Provence, Bordeaux, Lille, Lyon,  Marseille, Metz, Nantes, Pau, Rennes, Toulouse et… Paris) mais c'est impressionnant et je suis persuadée que le succès qu’il vont remporter va être tel, qu’ils seront forcés de croître et embellir. Voilà, pour le tester cliquez sur le logo ou sur mon Carnet de Bord en attendant que Nyny m’aide à installer leur logo sur mon blog.

Tout ça pour dire que la pub et les liens : non, sauf si je le décide ou que ça a un rapport avec le cinéma et aussi exceptionnellement quand c'est de ce niveau (et qu’il n’y a même pas un séjour en pension complète à Côme à gagner…). Alors là, je dis "un café ! non merci, mais la pub : encore !"

*rolala, si on peut plus rigoler !

samedi, 07 novembre 2009

The box de Richard Kelly °°

The Box

Avant toute chose, mille pardons à ceux qui ont adoré. Si vous voulez un avis constructif et qui donne envie d’avoir envie, il faut vous rendre ici ou .

Une deuxième volée de mille pardons pour ceux qui aiment me lire ET qui veulent voir ce film, ils vont être frustrés car je leur interdis de lire.

Je vais TOUT raconter !

WARNING – ON S’POILE – Enfin, JE spoile…

Norma et Arthur forment un couple tout ce qu’il y a de plus croquignolet et ordinaire. En effet, qu’y a-t-il de plus ordinaire qu’un mari génie méconnu (comme d’hab’) qui travaille à la Nasa et une femme handicapée (mais rassurez-vous, ça ne se voit pas, on n’est pas chez les barbares) ? Je voudrais bien vous y voir avec quatre orteils en moins, moi… enfin vous ? Si vous pencheriez pas un peu vers la droite ??? Ils ont une maison grande comme le petit Trianon mais décorée avec des trucs de récup de chez Emaüs, vintage on appelle ça. Ils sont habillés comme des loqueteux. Elle est coiffée comme Jaclyn Smith avec la teinture de Farrah Fawcett (respect) et porte les foulards de Burt Reynolds.

Elle, c’est Cameron Diaz, encore plein d’excuses aux fans… mais moi, elle me fait mourir de rire : front plissé/œil humide – sourire 72 dents/œil humide. Je vais finir par la mettre en concurrence avec Keyra Knighley : nez qui frisotte/œil humide – nez qui frisotte/œil sec (qui ne joue pas dans le film, Dieu existe et sa colère va s'abattre, Richard nous le promet) !

Lui, James Marsden (n’a fait que des films aux titres zarbis : Zoolander, The 24th day, N’oublie jamais, X-Men, Superman Returns, 27 robes, Sex drive… on sent un fort potentiel de sex-symbol/force vive chez ce garçon !), est un mix entre Guiliano Gemma (fans de « Angéligue Marquise des Anges » suivez mon regard !) et James Franco (qu’on ne présente plus), mais en moche. Je sais pas, la faute aux rouflaquettes peut-être ou aux pantalons mouleboules !!! Je sais pas.

Ils ont un fils moche et qui joue mal comme ça arrive parfois aux acteurs enfants… Il sert à rien, jusqu’à ce qu’il serve un peu à quelque chose, mais vers la fin. Jusqu’à la fin, on a vraiment l’impression qu’ils en ont rien à faire du moutard. Ils sortent tous les soirs et ils le confient à n’importe quelle baby-sitter qui joue au Monopoly. Méfiez-vous des baby-sitters, surtout celles qui saignent du nez, ça arrive. Même si elles jouent au Monop’, méfiez-vous. Le gosse, comme je disais, c’est un pauvre gosse. Déjà, il est moche mais en plus quand il pose une question… genre… « c’est quand qu’on mange ? on ouvrirait pas la boîte là ? », au mieux ses parents lui répondent pas, au pire ils lui disent « passe ton bac d’abord ». Et là, je m’insurge. L’enfant est un animal comme les autres !

Bon allez, je ne vais pas être injuste, les papiers peints comme ça,

et les costumes ringards, c’est exprès, c'est parce que ça se passe vers 1975 tout ça, l'époque où tout était grisouille, sauf les papiers peints. Ça fait une belle ambiance « L’amour du risque » Jonathan et Jennifer, et là-dessus, on a rien à dire, il manque pas un patte d’éph’, jusqu’à la nausée. Sauf qu’ici, c’est Norma et Arthur et contrairement à Jonath et Jenn, z’ont atteint le degré zéro de l’humour ces deux là. Il faut dire qu’ils ont plein de soucis. Comme ils vivent au-dessus de leurs moyens (rapport au Trianon et à la voiture j’imagine), que monsieur a échoué aux tests psychologiques pour être un génie reconnu (y’a qu’à voir sa filmo, faut pas être fin psychologue), que l’opération pour avoir un pied en plastique avec des orteils qui tiennent debout ça coûte du pognon, sans compter les futures études du moche… mais « comment allons-nous nous en sortir Arthur fais quelque chose ? ».

Heureusement, là-dessus arrive une boîte, LA boîte, THE BOX !!! croquignolette aussi, like that

avec son gros bouton rouge qui te nargue.

Au début, on se dit « elle sert à rien ou bien ? ».

Mais attends… y’a Nixon… euh, Franck Langella qui sonne à la porte. La Norma-œil humide/front plissé, pas farouche, ouvre et fait entrer le bonhomme. Il est poli certes, mais il a quand même la moitié du visage qu’a foutu le camp qu’on y voit les dents au travers de la joue… En fait, y’a plus de joue. Un acné mal soigné je sais pas. Et lui, il a la soluce de la boîte, LA, THE… Il dit :

« Alors voilà le deal Madame Norma (front plissé/œil humide), voilà LA clé, cette clé ouvre la boîte, LA Boîte, THE BOX. Le bouton c’est un red button, si vous appuyez dessus, y’aura deux conséquences : et d’une vous recevrez 1 million de dollars

- un million de dollaaaaaaaaaaaaars !!!!!!!!!!! (front plissé/œil humide)

- mais c’est pas tout. Nous autres, les hommes mystères à la joue pourrie, on est des marrants. C’est le et de deux qui vaut le jus. Et de deux, une personne que vous ne connaissez pas va mourir !

- Hein quoi comment pourquoi où courge ? Où je signe ?

- Hepepepep pas si vite ! Nous autres, les gueules cramées on n’est pas des barbares. Vous avez 24 heures pour réfléchir. Si vous avez appuyé (revoir le "et de un" et "et de deux") à vous les biftons d’ailleurs je vous en donne un rien que pour rire encore parce que nous…

- oui, je sais les tronches de cake vous savez rigoler !

- nous autres les ravagés de la face, on n’est pas des truands… Et si vous n’avez pas appuyé. Je reprends ma boîboîte, je la reprogramme et je m’en vais l’offrir à quelqu’un d’autre. »

Bon, je vous la fais courte.

Le Arthur rentre, le moche qui sert à rien pose ses questions qui servent à rien, la baby sitter saigne du nez… Le Arthur épluche la boîte : « C’est rien qu’un trou vide avec de l’air dedans et un bouton rouge pour faire joli. Appuie… qu’il dit le dégonflé.

- Oh ben non quand même, quelqu’un va mourir, quand même, on n'est pas chez les papoues !

- Bon d’accord, planque là, on va se coucher ».

Crac boum hue ???

Même pas !

Le lendemain, les mêmes assis autour de la table avec la boîte au milieu, front plissé, questions à la con, rouflaquettes, tout ça… et paf…

Et non !!!

Le bouton rouge.

Et là tout s’enchaîne.

Face de carême revient, file le million, le million, le million !!! une femme meurt une balle en plein dans le buffet, une petite fille est cachée sous le bidet avec des yeux gros comme ça, la sœur de Norma se marie dans une maison qui ressemble à Versailles, la fête bat son plein, il neige, c’est l’hiver, ce serait pas Noël si on laissait pas les guirlandes allumées, oui, mais si on meurt, des gens saignent du nez, gueule cassée a travaillé à la NASA dans le temps, Norma va à la bibliothèque, Arthur va à la bibliothèque, c’est une grande bibliothèque, ils ne se voient pas, Norma regarde un film, Arthur se fait courser par des gus qui saignent du nez, il se réfugie dans une porte aqueuse, il voit la grande lumière blanche au bout du tunnel, Norma est couchée, elle se prend la porte pleine d’eau sur la figure, c’est l’inondation, le moche dit « pourquoi y’a de l’eau partout ? », « passe ton bac d’abord » (je savais pas que le bac ça rendait moins moche), les ennuis font que commencer, les hommes sont des égoïstes, y'en a des qui saignent du nez, prêchi-prêcha judéo catholico culpabilisant, et si tous les hommes du monde pouvaient se donner la main, et si au lieu d’appuyer sur le bouton, ils appuyaient pas sur le bouton, la musique fait boum patatra pour faire croire qu'il y a quelque chose sur l'écran, RENDEZ-NOUS DONNIE DARKO, la nature humaine est pourrie de la caisse, oui mais Norma a eu le cœur rempli d’amour quand elle a vu tronche de cake la première fois, ah alors y’a un peu d’espoir alors, le moche est enlevé, on lui crève les yeux et les tympans (mais non, ch’rigole), des gens saignent du nez,  gueule vérolée revient à la maison : « on vous rend votre fils, ça c’est sûr, mais il est sourd et aveugle », (personne en veut du moche), « hein quoi mon fils handicapé ??? » (tiens elle se souvient qu’elle a un moutard tout à coup soudainement?), « SAUF, SAUF, si Arthur fout une balle dans le buffet à Norma, votre fils il redevient comme avant »… Voilà, comme Arthur est pas la moitié d’un, il tire sur Norma (« je t’aime, - oui moi aussi, - et toi ? - ben j'viens de le dire, oh et puis t'es vraiment trop con ! » Pan) pendant que les voisins appuient sur le bouton rouge d’une boîte, on se reverra au paradis du ciel là où il y a Jésus, Marie, Joseph, l'âne et le boeuf, god me tripote…

Le moche a plus de maman et un papa en prison. Ouf, le monde peut continuer à saigner du nez.

Fermez le ban.

.

LE DADA EST RENTREE DE VACANCES ET LACHE LES CHIENS COMME JE M'Y ATTENDAIS AFIN DE ME VOLER LA VICTOIRE DE DERNIERE MINUTE.

COMME ELLE JOUE TOUJOURS LES GENTILLES, LES GENS CROIENT QU'ELLE L'EST ALORS QUE MOI JE PAIE MA FRANCHISE... NE VOUS LAISSEZ PAS BERNER PAR UN CHEVAL QUI PARLE.

JE COMPTE SUR VOUS POUR QUE VOUS FASSIEZ LE NECESSAIRE ET VOTER. IL NE RESTE QUE QUELQUES JOURS. PENETREZ CHEZ VOS VOISINS SOUS N'IMPORTE QUEL PRETEXTE, UTILISEZ LEUR ORDINATEUR, ET DESIGNER MON PLUS VERY NICE BLOG (qui est de toute façon plus nice que le sien, ça saute aux yeux) POUR

 

L'OPERATION :

C'EST TELLEMENT PLUS BEAU QUAND C'EST INUTILE...

POUR CELA IL VOUS SUFFIT DE CLIQUER SUR LE

   

 

PUIS SUR LE COEUR PRES DE "SUR LA ROUTE DU CINEMA".

 

EMPRUNTEZ L'ORDINATEUR DE VOTRE VOISIN S'IL LE FAUT.

 

AINSI VOUS VOTEREZ PLUSIEURS FOIS - C'EST IMPORTANT.

 

MERCI.

 

GRÂCE à VOTRE Dé-MOBILISATION... LE DADA ME DEVANCE DE QUATRE VOIX . C'EST ENORME...

MERCI A CEUX QUI CLIQUENT DANS L'OMBRE...

vendredi, 06 novembre 2009

Les herbes folles d’Alain Resnais ****

Les Herbes follesLes Herbes follesLes Herbes folles

Marguerite s’achète de nouvelles chaussures mais se fait voler son sac à la sortie du magasin. Georges trouve le portefeuille de Marguerite que le voleur a jeté dans un parking sous terrain. Il hésite puis le ramasse et après avoir comparé la photo sur la carte d’identité puis celle sur une licence de pilote d’avion, et en avoir tiré conclusions et analyses… il se met à fantasmer sur sa propriétaire. De retour chez lui, il trouve le numéro de Marguerite dans l’annuaire, essaie de lui téléphoner et décide finalement de porter l’objet au commissariat. Plus tard, Marguerite cherche à remercier Georges d'avoir rapporté son portefeuille…

Ce qui suit tient de l’improbable, de l’invraisemblable, du magique, du farfelu et du bonheur de tous les (im)possibles !

Comment faire pour vous envoyer, toutes affaires cessantes, voir ce bijou ? Le meilleur Resnais depuis « On connaît la chanson » quoique très très différent. De la première à la dernière seconde, j’ai été embarquée par cette histoire exaltante, angoissante et drôle, dont on a du mal à percevoir de quel côté elle va nous pousser et nous emmener.

Pour une fois, je ne me suis pas précipitée pour écrire cette note pour savoir quelle impression subsisterait après une nuit ! Y aurait-il une sensation persistante de bien-être ou au contraire l’effet soufflet qui retombe « tout ça pour ça ? ». Et non, ce film est de cette espèce délectable : encore meilleur quand on y repense, de celle qui donne envie de retourner le voir pour en saisir toutes les nuances, toutes les subtilités… et à quels moments l’entourloupe finale, réjouissante et facétieuse aurait pu être visible.

Ce film est exaltant, vertigineux, on retient son souffle en permanence alors qu’assez paradoxalement un sourire persistant reste accroché au visage. Jusqu’où, jusqu’à quelle folie irrémédiable les personnages vont-ils aller ? Vont-ils résister, céder, hésiter encore, se perdre, se calmer ?

Comment puis-je m’y prendre pour que, comme moi, vous vous jetiez dans les bras de ce film qui ne ressemble à aucun autre, heureux, différent, jouissif, grave, espiègle ? Un film dont l’écran devient noir tout à coup, comme pour laisser au spectateur le temps de reprendre son souffle, de rassembler ses émotions en lisant la phrase de Flaubert :

 « N’importe, nous nous serons bien aimés » !..

 

J’espère que comme moi vous éprouverez le bonheur d’être face à un film qui frôle la perfection où tout est accompli, en harmonie : les couleurs, la lumière, la musique, les dialogues et… évidemment l’interprétation haut de gamme.

C’est Edouard Baer qui se charge de la narration en voix off. Et sa voix a le charme suranné, désuet le second degré qui convient à ce texte décalé.

Quelques seconds rôles de choix complètent avec bonheur l’équipe du duo de tête, Emmanuelle Devos de plus en plus déroutée par sa meilleure amie, Roger Pierre en vieux monsieur dragueur, Anne Consigny en femme (presque…) trompée et compréhensive (et chuchotante, oui Gaël J ), Sarah Forestier, Nicolas Duvauchelle, Annie Cordy, Michel Vuillermoz et surtout Mathieu Amalric, absolument hilarant en flic compatissant.

Mais évidemment, ce sont les deux stars, devenus pratiquement indissociables des films de Resnais depuis de longues années, qui sont ici en Majestés. Sabine Azéma, hélas toujours affublée de sa coiffure tête de loup mais qui ici, exceptionnellement, convient parfaitement au rôle et surtout au titre échevelé, est plus sobre et profonde qu’elle ne l’a plus été depuis bien longtemps.

Quant à André Dussolier, que dire sinon qu’il est au top du sommet. D’une classe insensée… un peu moins (mais hilarant) la braguette ouverte ! Qu’il est drôle tout en ayant perdu ses tics de bon gars un peu lunaire, un peu farfelu. Bien qu’on ne sache pas grand-chose de lui, sinon qu’il a perdu ses droits civiques (ce qui ne le contrarie guère), qu’il est peut-être au chômage… on est sûr d'une chose, il est « border line », constamment inquiet et parfois, parce que cela arrive aussi brutalement qu’il était calme et doux l’instant d’avant, inquiétant, menaçant avec les drôles d’idées de meurtres qui lui passent par la tête. Son inquiétude permanente, son impatience et ses obsessions installent un malaise et une vive appréhension : quand va-t-il passer à l’acte ?

Mais ce qui le rend absolument fabuleux c’est son charme dévastateur, sa voix, sa diction, son pouvoir de séduction, son élégance. Lorsqu’enfin il croise Marguerite en vrai, son regard, les mots qu’il prononce… (j’ai failli les écrire, et puis non, je vous laisse découvrir !!!) le rendent à jamais inoubliable !

Etourdissant, chaleureux et déroutant, ce film libre, léger et fou comme les herbes de son titre vous enverra en l'air... car il est MERVEILLEUX !

 

Pour vous donner une idée du ton inédit, je vous invite à découvrir les premières pages du roman dont il est tiré en cliquant sur « L’incident ». N’entendez-vous pas la voix d’Edouard Baer qui vous appelle ???

jeudi, 05 novembre 2009

L’enfer d’Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea ***

 L'Enfer d'Henri-Georges ClouzotSORTIE EN SALLES LE MERCREDI 11 NOVEMBRE 2009.

L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot

En 1964, Henri-Georges Clouzot entreprend de réaliser « L’enfer », l’histoire d’un homme d’une quarantaine d’années qui épouse une femme beaucoup plus jeune que lui et qui se trouve brusquement et violemment confronté à une jalousie pathologique. Le film est censé décrire les symptômes et conséquences de cette véritable maladie. Les deux interprètes idéaux sont Serge Reggiani (Marcel) et Romy Schneider (Odette).

Rapidement c’est le tournage qui devient l’enfer pour les comédiens, les techniciens, toute l’équipe et pour le réalisateur qui, alors qu’il s’apprêtait à tourner une scène très hot entre Romy et Dany Carrel est victime d’une crise cardiaque. Clouzot ne reprendra jamais le tournage. Le mythique et opaque mystère, l’aura légendaire qui planent sur ce film durent plus de 40 ans.

En 2007, Serge Bromberg* se retrouve providentiellement coincé dans un ascenseur avec la femme d’Henri-Georges qui n’a jusque là jamais révélé qu’elle est en possession de 185 précieuses bobines du tournage.

3 heures de claustrophobie plus tard… le charme de Serge Bromberg qui n’en finit plus de remercier Roux et Combaluzier a-t-il opéré sur la dame ?.. toujours est-il qu’elle accepte de lui confier les bobines.

Il découvre des images encore plus époustouflantes que ce que la légende laissait supposer. En effet, Henri-Georges Clouzot souhaitait faire de ce film un évènement monumental capable, voire destiné à remettre en cause les fondements du cinéma.

Ce film relate l’histoire du tournage maudit et évidemment assister à la fabrication d’un film qui finalement ne se fera pas est toujours absolument fascinant d’autant plus ici qu’il s’agissait à n’en pas douter d’une expérience au-delà des limites de ce qui existait et qui en aurait peut-être fait un film expérimental mais en tout cas différent, unique en son genre et donc exceptionnel.

L’état psychologique voire psychique du réalisateur et celui du personnage rongé par la jalousie semblent ne cesser de s’imbriquer l’un dans l’autre jusqu’à se confondre. A cette époque, Clouzot, ainsi qu’il le révèle dans une interview, sortait d’une dépression, d’une « vraie dépression, insiste t’il, pas une dépression de starlette ». On n’en doute pas un instant tant sa mégalomanie et la tyrannie qu’il exerce sur tout son entourage suinte à chaque étape du tournage.

Les témoignages passionnants de Costa-Gavras, William Lubtchansky, Jacques Douy ou de la script d’alors, tous présents sur le tournage ne démentent jamais cette ambiance d’inconfort, de rigueur voire de rudesse imposée par le réalisateur. Au bout de quelques jours, la folie ambiante, l’extrême fatigue de tous, Clouzot insomniaque n’hésite jamais à réveiller toute son équipe pour la remettre au travail, font naître sur le plateau une atmosphère d’incompréhension et de doute et le transforment en cauchemar. Clouzot sait-il lui-même où il veut en venir ?

L’ambiance devient catastrophique et Clouzot de plus en plus tyrannique. Il explore la folie, la maladie, la jalousie du personnage de Serge Reggiani jusqu’au plus profond de son cerveau. Chaque fois que le personnage est en proie à une crise de jalousie, c’est tout son univers mental qui bascule dans la névrose et la paranoïa. A chaque fois qu’un train passe, ce vacarme assourdissant affecte la vision et l’ouïe de Marcel en proie à des crises démentes de plus en plus fréquentes. C’est ainsi que Clouzot expérimente un travail inédit d’effets spéciaux sur les sons et les images.

Manifestement épuisé par le sadisme de Clouzot qui lui fait faire et refaire des scènes auxquelles il ne comprend plus rien, Serge Reggiani quitte le tournage.

Il n’en est pas de même pour Romy qui du haut de ses 26 ans tient tête au réalisateur et n’hésite pas à protester et à se rebiffer en criant plus fort que lui. Cela dit, elle lui fait une confiance aveugle. Il ne faut pas oublier qu’il est à l’origine des chefs d’œuvre tels que « La vérité », « Les diaboliques », « Le salaire de la peur », « Manon », « Quai des orfèvres » ou « l’assassin habite au 21 » (j’invite d’ailleurs les plus jeunes qui ne la connaissent pas, à s’intéresser à cette filmographie, ils ne seront pas déçus). Romy s’abandonne à toutes les fantaisies, toutes les bizarreries, à l’imaginaire exubérant, créatif et exalté du réalisateur.

Il la peint en bleu, la couvre de paillettes, l’emballe dans du plastique, l’attache nue sur une voix ferrée, teste sur elle différents éclairages etc… Les garçons qui iront voir le film auront par ailleurs bien du mal à se remettre de ce que Romy, sublime, érotique, sexuelle comme jamais elle ne le fut après, fait avec un ressort ! Docile, soumise, intelligente, gaie et belle belle belle, elle quittait là et définitivement les costumes empesés de Sissi.

 

Ce film, je l'ai vu en avant-première au Festival Lumière de Lyon. Il sort en salles le 11 novembre, mercredi prochain : précipitez-vous.

L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot

 

*PDG de Lobster Films depuis 1984, il a réuni une collection de cinéma ancien de plus 40.000 titres rares. Producteur délégué pour la télévision depuis 1994, il a produit plus de 500 magazines et émissions, films d'entreprises et documentaires. Il est par ailleurs Directeur Artistique du festival International du Film d'Animation d'Annecy depuis 1999, et membre des Conseils d'administration de la Fondation GAN pour le Cinéma et de l'Association Française contre les Myopathies (organisatrice du Téléthon), et PDG de Steamboat Films depuis 2006. Il a été décoré Chevalier des Arts et Lettres en 2002. Il a reçu le prix Jean Mitry en 1997, remis aux Giornate del Cinema Muto à Sacile (Italie), qui récompense chaque année une personnalité dans le monde pour son travail de conservation au service du cinéma ancien.

mercredi, 04 novembre 2009

Le concert de Radu Mihaileanu °/**/****

Le ConcertLe Concert

Pour avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, le plus célèbre chef d’orchestre du plus célèbre orchestre soviétique Le Bolchoï, est devenu « agent de surface » au… Bolchoï. C’était il y a 30 ans. Depuis, Andrei Filopov fait le ménage et assiste quasi clandestinement aux répétitions. Un jour il intercepte un fax destiné au directeur qui invite l’Orchestre à se produire en France au Théâtre du Chatelet. Aidé de ses amis musiciens, Andrei a l’idée insensée de réunir l’ancien orchestre et de le faire passer pour le véritable Bolchoï. Pour que sa « vengeance » soit totale il choisit d’interpréter le Concerto pour Violon de Tchaïkovski et ne souhaite comme interprète que la célèbre soliste française Anne-Anne-Marie Jacquet.

J’imagine que mon étoilage/bullage vous surprend. En voici l’explication :

° pour le film,

** pour les interprètes (enfin, surtout 3),

**** pour le concerto.

Commençons par le film… Oulala !

Il s’appelle « Le concert » et on sait pourquoi car il ne vaut pratiquement que pour les premières minutes mozartiennes et le dernier quart d’heure où le Concerto pour Violon de Tchaikovsky, qui démarre très très mal, emplit la salle et ferait chavirer le cœur le plus hermétique tant son romantisme et la virtuosité des cordes sont un sommet.

Avant d’atteindre cette scène, il faut le voir pour le croire d’assister à une pantalonnade aussi énorme et grotesque ! Mélanie Laurent (toujours parfaite, oui, je l’aime d’Amour !) qui n’arrive pratiquement qu’au bout d’une heure de film (et que cette heure est looooooooooooongue !) ne devait sans doute pas de douter qu’elle jouait dans une telle farce, puisqu’elle n’a quasiment que des scènes à forte teneur émotionnelle à défendre… la surdouée n’ayant jamais connu ses parents et cherchant leur approbation dans chacun de ses concerts !

Bon allez, une devinette : devinez qui est son père caché ???

Je parie que vous n’avez pas trouvé !

La première heure qui semble lorgner du côté de Kusturica au temps où il était encore vraiment fou, n’est pas farfelue, elle est au mieux, hystérique, au pire ridicule mais surtout, elle ne fait pas rire. Pourtant le scénario n’est pas avare de gags, de cris et de portes qui claquent en tout genre. Cela ne va pas s’arranger par la suite. Après nous avoir présenté un Moscou plus vide que la Corée du Nord avec quelques trabans qui circulent, la « joyeuse » troupe débarque à Paris. L’invraisemblable prend le pas sur l’insupportable car pour interpréter le fameux concerto, pièce vertigineuse aussi bien pour le soliste que pour l’orchestre ou le chef, tout le monde décide de le faire sans aucune répétition. Il ne faut pas sortir du conservatoire pour imaginer que cela relève de l’impossible d’autant plus que pour ajouter une couche à l’inconcevable, les musiciens n’ont pas joué depuis 30 ans et la soliste n’a jamais joué Tchaikovsky avant, l’estimant trop difficile à interpréter.

Rassurez-vous, elle jouera…

sans partition…

Le réalisateur se prend alors irrémédiablement les pieds dans le tapis en insistant bien lourdement sur tous les clichés possibles et imaginables. En vrac :

- les russes sont tous des alcooliques ou des mafieux ou des oisifs millionnaires, ou les trois,

- les juifs sont commerçants dans l’âme et traficotent,

- les arabes font la danse du ventre et s’appellent Mohamed Al Kaïda,

- les tziganes font peur, font la manche dans le métro, sont les rois de la débrouille…

Loin de moi l’idée de taxer Radu Mihaileanu de racisme ou de xénophobie, il suffit pour cela de regarder sa filmographie et se souvenir de « Un train de vie » comédie bouleversante sur les camps de concentration et de « Va, vis et deviens » émouvant exode des juifs d’Ethiopie vers Israël, mais sa description des différentes ethnies présentes ici est vraiment lourdingue et frappe très fort, mais complètement à contre temps.

Il reste donc l’interprétation sans faille du trio de tête : Mélanie Laurent, parfaite et sensible en première de la classe habitée par son art, Dimitry Nazarov formidable géant et ami infaillible, mais surtout Aleksei Guskov dans le rôle du chef d’orchestre déchu, sobre, élégant, aristocratique dont on peut dire qu’il est « un prince de la cuite, un seigneur… et qu’il tutoie les anges » : il est l’âme de ce film patapouf.

Quant au concerto lui-même, vertigineux et envoûtant, il est évident qu’il élève assez haut le débat… mais trop tard !

mardi, 03 novembre 2009

Mic Macs à Tire-Larigot de Jean-Pierre Jeunet **(*)

Micmacs à tire-larigotMicmacs à tire-larigot

Bazil n'a pas de chance au démarrage. Alors qu'il est enfant son père militaire explose sur une mine. Sa mère folle de chagrin l'abandonne. Trente ans plus tard alors qu'il regarde en boucle de vieux films qu'il connaît par coeur (« Le grand sommeil » d'Howard Hawks par exemple) dans le vidéo club où il est employé, il est la victime collatérale d'un règlement de comptes et reçoit une balle en plein front. Le chirurgien préfère ne pas l'opérer. Lorsqu'il sort de l'hôpital, il perd son travail, son appartement a été reloué, ses affaires ont disparu. Il devient SDF. Il utilise ses talents de ventriloque pour gagner quelques pièces mais c'est surtout sa rencontre avec des laissés pour compte comme lui qui va lui permettre de refaire surface et de se venger, de venger son père en mettant en concurrence deux fabricants d'armes.

J’ai tant lu et entendu d’horreurs sur ce film que j’en arriverais presque à avoir honte de l’avoir aimé. Et puis non, en fait je n’ai pas honte de l’avoir aimé. J’ai passé un excellent moment même si, comme la plupart, j’attends beaucoup plus de Jean-Pierre Jeunet. J’attends qu’il me surprenne, me déroute et m’embarque. Ici, à part les incroyables et merveilleuses machines qui sont inventées au fur et à mesure de l’intrigue ou n’ayant aucun rapport avec elle, je me suis retrouvée en terrain connu sans être dépaysée et j’ai aimé ça.

J’ai aimé l’ambiance sépia et mordorée. L’espèce de cave appelée « Tire-Larigot» où vivent tous ces personnages un peu blessés, un peu branques est un joyeux foutoir qui semble propre et organisé mais j’aime ça. Les bons sentiments, la solidarité, le plaisir d’être ensemble, le bonheur de s’entraider sans rien réclamer, la personnalité souvent réduite à une fonction des personnages : Remington, Calculette, Fracasse, Placard, la Môme Caoutchouc, Petit Pierre et Tambouille m'ont séduite. L’atmosphère de franche et bonne camaraderie autour de Bazil, pour l’aider, dans un univers de pacotille foutraque m’a emballée. Et j’ai ri.

Ce film m’a semblé être un mix de ce qu’on connaît de Jeunet, un peu d’ « Amélie Poulain », du « Long dimanche de fiançailles », de « Délicatessen » et de la « Cité des enfants perdus » que j’ai pris un plaisir infini à retrouver. En faisant cette sorte de synthèse, peut-être veut-il nous dire qu’il va passer à autre chose. Peut-être pas. Peu importe, ce Mic Mac festif, gai et rigolo est bien loin d’être l’objet méprisable dont j’ai entendu parler.

Quant aux acteurs ils m’ont régalée aussi de leurs répliques, de leurs caractéristiques et Dany Bonn avec sa tête venue d’ailleurs s’est parfaitement fondu dans cet univers baroque de bric et de broc. Et j’avoue que j’ai particulièrement adoré la scène chaplinesque entre lui et une bénévole des restaus du cœur tout droit sortie des « Lumières de la ville ».

WIKIO sur Ma Route...

Wikio, c'est scientifique.

Si. (la preuve ici*)

Et chaque mois ce "portail d'informations" qui "fouille dans les sites de presse et les blogs pour trouver l'actualité" établit un classement par genre. En ce radieux mois de novembre et alors que le classement officiel n'est pas encore paru, vous êtes plusieurs à  être venus m'annoncer la grande nouvelle : 

 

Sur la Route du Cinéma arrive en tête.

 

Et c'est paru ici, le blog qui s'appelle Vodkaster le Blog mais qui est un peu plus qu'un blog (c'est écrit dedans... la blogosphère est merveilleuse et drôle !) 

Comme je suis d'une nature reconnaissante, j'ai envie de dire merci mais je ne sais pas à qui véritablement. J'ai bien compris que plus on est "lié" (linké comme on dit chez nous) à partir de blogs haut placés plus on grimpe.
Cela dit je persiste à croire que l'amour que nous partageons pour le cinéma, l'éclectisme et la subjectivité de mes choix, la passion que je tente de vous faire partager pour cet "art" qui nourrit mon imaginaire, mes rêveries, mon évasion... et aussi notre goût commun pour les jeux débiles du lundi à images floutées... sont ce qui continuera à vous faire emprunter cette route.

tof 003.jpg

ça n'est peût-être pas clair, mais j'embrasse un Oscar... ramené d'Hollywood, un vrai donc...

Profitez de ce que vous êtes là pour aller voter et faire de ce blog le Very Nice Blog J 

et continuez le jeu du lundi ici.

 

 

*preuve ici :

"La position d'un blog dans le classement Wikio dépend du nombre et de la valeur des liens qui pointent vers lui. Ces liens sont dynamiques, c'est-à-dire qu’ils s’agit de rétroliens (backlinks) ou de liens postés à l’intérieur des articles.

Seuls les liens présents dans le résumé du RSS sont comptabilisés. Les blogolistes (blogrolls) ne sont pas prises en compte et le poids des liens décline en fonction du temps, ceci afin d’être le plus représentatif possible de l’influence actuelle des blogs sachant que le Top des blogs est mis à jour tous les premiers du mois.

De plus, la valeur de chaque lien dépend du classement du blog qui le poste. Ainsi, dans notre algorithme, la valeur d'un lien posté sur un blog du haut du classement est plus importante que celle d'un lien posté sur un blog de moindre autorité.

Enfin, le Top des Blogs propose également des classements thématiques : High-tech, Gastronomie, Littérature, Politique, Sport... De nouveaux classements voient le jour régulièrement."

lundi, 02 novembre 2009

Les acteurs et les personnalités...

Avec un peu de retard, voici le jeu cinéma du lundi que vous attendez en trépignant !

A gauche une "star" de la télé, de la chanson, de la politique etc...

Vous devez trouver quelle star se cache à droite et qui pourrait en interpréter le rôle.

J'ai un nouvel appareil photos, il faut me laisser le temps de m'habituer aux réglagles ! Merci, silence dans les rangs.

J'ai fait quelques réglages ! Vous ne pouviez pas le dire qu'on n'y voyait rien ? Oups, pardon, j'avais dit silence... C'est bien, vous écoutez.

1

1.jpg1.jpg
Angelina Pitt Jolie en Cléopâtre - Yes Fred
cleopatre-angelina-jolie.jpg

2

2.jpg 30.jpg
Amanda Lear en Dalida (mouarf) oui Jordane
dalida-amanda-lear.jpg

3

3.jpg 2.jpg
Brad Jolie Pitt en James Dean (boaf) - Si Fred
james-dean-brad-pitt.jpg

4

4.jpg3.jpg
Anthony Hopkins en Jean-Paul II (il peut le faire !) - Si si Fred
jean-paul-2-anthony-hopkins.jpg

5

5.jpg  4.jpg
Johnny Depp en Kurt Cobain (bof) - Bravo Sandra M.
kurt-cobain-johnny-depp.jpg

6

6.jpg 6.jpg
Sharon Stone en Marilyn (n'imp') - Da Fred
marilyn-monroe-sharon-stone.jpg

7

7.jpg  7.jpg
Jeanne Moreau en Mère Teresa (pfiou) comme dit Jordane
mere-teresa-jeanne-moreau.jpg

8

8.jpg segolene-royal-carole-bouquet.jpg
Carole Bouquet en Ségolène Royal - Oui Jordane
segolene-royal-carole-bouquet.jpg
9
9.jpg9.jpg
Lou Doillon en Mylène Farmer (no comment) - Yes Jordane
mylene-farmer-lou-doillon.jpg

dimanche, 01 novembre 2009

MA SEMAINE AU CINEMA

Sin Nombre de Cary Fukanaga ***(*)

19168262_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20090915_124637.jpg

Michaël Jackson's This is it de Kenny Ortega ***

19172753_jpg-r_160_214-f_jpg-q_x-20090922_025423.jpg
19169762_jpg-r_160_214-f_jpg-q_x-20090917_110202.jpg

Lucky Luke de James Huth °

19168743_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20090915_055559.jpg

Sin nombre de Cary Fukanaga ***(*)

Sin NombreSin Nombre

Sayra doit émigrer du Honduras vers les Etats-Unis en compagnie de son père qu’elle vient de retrouver. Casper membre de la terrifiante Mara mexicaine (gang de bandits qui tuent et terrorisent d’autres bandes du même tonneau, sans cause, sans raison… juste pour terroriser et tuer !!!) y fait intégrer Smiley un jeune garçon d’une dizaine d’années. Pour entrer dans la Mara, c’est simple. Il suffit de se laisser tabasser de treize coups (pieds ou poings, ils sont par regardants) par plusieurs costauds. Puis, pour gagner ses premiers galons : un tatouage par fait d’armes, rien de plus simple également ! Tuer un membre d’une bande adverse ! Ces gens là existent vraiment. Ils n’ont aucune revendication, aucune lutte, leur point de ralliement est un cimetière.

Lorsque Sayra, son père et son oncle se retrouvent sur le toit d’un train rempli d’émigrés en route pour la terre promise américaine, ils sont attaqués par le chef de la Mara locale dont Casper et Smiley font partie. Pour venger l’assassinat de sa fiancée, Casper tue le chef de la bande qui s’apprêtait à violer Sayra. Dès lors, il doit fuir et choisit de rester sur (on ne peut dire « dans » puisque ces passagers clandestins voyagent sur le toit) le train. Il sait qu’il va mourir et le plus difficile pour lui est de ne pas savoir quand.

Il ne reste à Casper qui n’a plus rien et plus rien à perdre qu’à survivre quelque temps avec ces migrants qui se méfient de lui, essaient de s’en débarrasser pendant qu’il lutte pour ne pas dormir. Tous doivent également faire face à la police de l’immigration, à la police tout court et aux bandes de truands organisées, groupes qui vivent comme des misérables mais n’hésitent pas pour autant à s’en prendre à plus misérables qu’eux, sans parler des intempéries, du climat.

Terrifiant, saisissant, sacrément fort, terriblement pessimiste, le jeune réalisateur dont c’est le premier film nous donne des nouvelles d’une partie du monde qui ne va pas bien sans pour autant tomber dans le misérabilisme. Cela dit entre le désir de fuite de certains et leurs difficultés parsemées sur le chemin pour y parvenir en restant en vie ne sont pas sans rappeler les horreurs commises dans une certaine « jungle » française. Ce qui nous amène à repenser égoïstement à la chance de ne pas être né dans certains coins de la planète…

La partie où la jeune Sayra tombe assez brutalement amoureuse de son sauveur, le survivant en sursis qu’est Casper, est nettement moins convaincante et pas vraiment justifiée. Néanmoins on est face à une œuvre de fiction magnifiquement interprétée qui traite de thèmes réels très lourds pour un film qui ne l’est jamais.

 

P.S. :

Si j'avais une rubrique les ptits gars de la semaine, le très Tchoupinou réalisateur y aurait sa (bonne) place... Mais il ne suffit pas d'être joli, encore faut-il avoir du talent. C'est le cas. Alors : plaisir des yeux

Sin Nombre

vendredi, 30 octobre 2009

Aimer Clint, Être Cécile...

Clint Eastwood tournait à Paris et en France avec Cécile de, quelques scènes de son prochain film "Hereafter" un thriller surnaturel avec aussi Matt Damon, Mylène Jampanoï, Thierry Neuvic, Marthe Keller...

2.JPG
Photo par moi-même...

Vous pouvez trouver quelques images du tournage en cliquant sur la vidéo ici.

Vidéo Pure People

jeudi, 29 octobre 2009

Clones de Jonathan Mostow **

ClonesClones

Imaginons un peu que la technologie ait été poussée si loin que chacun d’entre nous ait la possibilité de s’offrir un clone. C’est la machine qui irait au travail, sortirait en s’exposant à tous les dangers de la vie alors qu’on resterait tranquillement chez soi à vieillir et à ne rien craindre. La criminalité aurait chuté de 99% et partout ne circuleraient que des tops models répondant à tous les critères de beauté, d’élégance et de séduction (mouarf) qui ont cours actuellement… car même si vous étiez au moment de l’achat un obèse vieillissant, vous pourriez choisir d’être connecté à un clone ayant l’apparence d’une blonde à forte poitrine (par exemple, c'est pas obligé).

Evidemment il resterait quelques « réfractaires » à la robotoisation parqués hors de la ville dans un no man’s land sous la coupe d’une pourriture autoproclamée « Le prophète ».

C’est dans ce meilleur des mondes choisis que vit Tom, agent du FBI qui n’a plus grand-chose à perdre (puisqu’il a perdu son fils et presque sa femme…) ni à faire à part envoyer des clones en réparation. Jusqu’au jour où un clone est abattu et… nouveauté, son propriétaire meurt aussi. L’agent Tom/Bruce Willis va remonter jusqu’à la source et découvrir qui en veut aux machines et surtout à leurs propriétaires.

D’abord tout en plastique version clonée rajeuni de 20 (ou 30 ?) ans avec mèche blonde rebelle sur le front (ridicule donc), Bruce est beaucoup plus Tchoupi quand il reprend son costume de sauveur du monde, avec ses charmantes rides au coin du regard, son crâne chauve et ses yeux humides de tristesse.

Et on se prend à rêver ou au moins à imaginer ce qu’aurait pu être ce film si un réalisateur d’envergure (Alfonso Cuaron ???) s’était attaqué aux thèmes passionnants qui ne sont ici qu’effleurer et en aurait fait un grand grand film d’anticipation !

Reste Bruce Willis qui semble être le seul à avoir compris de quoi il s’agissait et la joue humain plus qu’humain. Grâce lui en soit rendue.

mercredi, 28 octobre 2009

Michael Jackson’s This is it de Kenny Ortega ***

Michael Jackson's This Is ItMichael Jackson's This Is It

Ce matin en me réveillant j’ai eu envie de moonwalker et j’ai pile poil trouvé le film le plus moonwalkant qui soit. Il s’agit donc du documentaire filmé lors des préparatifs et répétitions de la tournée de Michael Jackson : 50 concerts prévus à Londres de juillet 2009 à mars 2010. « This is it » (« on y est » ou « c’est fini » ?) étant les derniers mots prononcés par The King (of Pop, parce que The King Tout Seul c'est Elvis :-)) en personne lors de la conférence de presse où il affirmait que ces concerts seraient les derniers.

Ce film est évidemment fait pour faire pleurer les fans et à mon avis, il est impossible d’être déçu car il n’y est question que de musique et de danse sans que jamais il ne soit fait mention des sujets qui fâchent. Il est en outre le plus bel hommage dont aurait pu rêver la star, bien plus fort, enthousiasmant et émouvant que de suivre des yeux un corbillard peut-être vide !

On y retrouve Michael Jackson incroyablement fragile et enfantin quand il n’est pas sur scène et transcendé, miraculé, aérien dès qu’il chante et danse, bien qu’il assure à plusieurs reprises devoir se préserver avant le grand jour. Danseur incomparable, chanteur à la voix pure, il avait l’intention de combler ses fans en interprétant toutes les chansons qu’ils attendaient et qui ont fait sa gloire. A les réentendre, à voir la réaction énamourée des choristes, danseurs, musiciens, techniciens ravis qui absorbent en trépignant de bonheur chacun de ses gestes, chacune des paroles alors que le King leur affirme que « ce n’est qu’un aperçu », on imagine l’exaltation béate et la ferveur des fans qui auraient eu la chance d’assister aux concerts.

Plus qu’à un simple concert c’est à l’élaboration d’un show millimétré auquel on assiste, orchestré par un artiste toujours créatif, minutieux, perfectionniste, très musicien et curieusement très humble parfois malgré l’ambition voire la mégalomanie du projet. Très peace and love, toujours prêt à « godblesser » l’entourage, Michael Jackson délivre un message écolo car il pensait qu'il était urgent de changer notre façon de vivre pour sauver la terre. Il a en outre une façon unique de faire le signe de croix, mais aussi de se tripoter l’entre-jambes, un style inimitable pour se déplacer avec grâce et chorégraphie le moindre de ses mouvements. La voix aussi est intacte, cristalline et enchanteresse.

Ce film hommage et témoignage est à déguster sans modération. Il ne cherche pas à être triste mais il l’est un peu quand même. Les masterpieces incontournables, intemporelles, éternelles et revisitées sont étourdissantes : le clip de « Thriller » est encore perfectionné, les 10 danseurs de « Bad » grâce à l’illusion des effets spéciaux se transforment sur scène en 1 millier, « I just can’t stop loving you » est un sublime duo avec une choriste émerveillée, « Man in the mirror », « Human nature » et d’autres encore valent leur pesant d’émotion, mais c’est peut-être « Billie Jean » dont Michael Jackson fait un pur moment  de magie et de partage avec les privilégiés présents qui risque d'emporter tous les suffrages ainsi qu'une scène magnifique où il devient le partenaire de Rita Hayworth dans "Gilda".

J’ai cru comprendre que ce film ne resterait en salles que deux semaines.

Et si vous y allez, restez jusqu’à l’ultime fin du générique.

mardi, 27 octobre 2009

Lucky Luke de James Huth °

Lucky LukeLucky Luke

Une fois encore, une fois de plus, une FOIS DE TROP, je me suis laissé berner influencer par le Robinou dont la note laissait sous-entendre la découverte d’un ersatz de western. Western qui est, comme chacun sait, ce dont mes biberons étaient remplis, ma madeleine de Proust étou étou.

Sauf que dans ersatz de western, il y a ici surtout ersatz.

Je ne peux crier au scandale car j’avoue que le cow-boy à la mèche, toujours à la poursuite des Dalton, qui avait un chien moche et dont « on » a retiré le clopot dans les années 80 ne m’a jamais intéressée. Sauf que là, les mecs en pyjama rayé ne sont pas là, pas plus que le ptit klébar. Avouez qu’il y a quand même de quoi crier « ôOOO scandale !!!! ».

Par contre, on apprend pourquoi John Luke est devenu Lucky Luke : suite à un gros traumas familial bien déprimant qui a fait de Lucky l’homme le plus triste de l’ouest mais aussi celui qui tire plus vite que son ombre et surtout qui ne tue jamais. Sauf qu’il est chargé par le Président des Etats-Unis en personne de remettre de l’ordre à Daisy Town (la ville natale et du traumas) abandonnée aux hors la loi et notamment à la terreur de Pat Poker et sa bande de marlous sans foi.

Ça commence comme un vrai western Sergio Leonien (que j’ai bien en tête, rapport à ce que je vous ai raconté…) avec une belle scène inaugurale qui expose comment un enfant heureux avec son papounet et sa maman squaw devient un poor lonesome cow-boy. Sauf que ça a beau être tourné en décors naturels (en Argentine où se trouve le grand Ouest méricain comme chacun sait), j’ai parfois eu un peu l’impression de voir une association d’accros au western qui jouaient aux cow-boys et aux indiens dans la forêt de Fontainebleau. Et puis les parents manquent considérablement un peu de personnalité et n’ont pas vraiment la trogne de l’emploi.

Ensuite les scènes s’enchaînent permettant à plein d’acteurs connus de venir faire un tour et de manifestement bien se régaler à le faire. Mais comme il n’y a aucun scénario, aucune suite dans la succession de sketches (pas drôles… tout au plus peut on se décrocher deux sourires, pas de quoi se faire une luxation des zygos), un ennui pesant et définitif s’installe rapidement.

Pourtant les acteurs ne déméritent pas (excepté Michaël Youn, exécrable en Billy The Kid et dont chaque apparition m’a filé une crise d’urticaire géant) et Jean Dujardin fait un Lucky plutôt pas mal (plus amoureux de son cheval que de sa Belle !). Daniel Prévost est un Pat Poker bien machiavélique, Jean-François Balmer un Cooper ambigu, Sylvie Testud une Calamity Jane tordante et secrètement amoureuse de Lucky, Alexandra Lamy ne sert à rien… mais la palme revient à Melvil Poupaud, absolument craquant en dandy intello qui a raté sa vocation.

L’une des dernières scènes dans un Casino bandit manchot géant ne sert à rien mais elle est très belle.

Cela dit, on s’ennuie copieux, et ça, au cinéma, j’pardonne pas !

lundi, 26 octobre 2009

Le jeu cinéma du lundi : des places de cinéma à gagner...

 Hé oui, une fois n'est pas coutume et cette semaine, grâce à Cinéfriends, je vais vous offrir deux fois deux places de cinéma.

Il s'agit du film "Away we go" qui, compte tenu du thème ("lorsque Burt et Verona découvrent qu'ils vont être parents, ils décident de partir à la recherche de l'endroit parfait où fonder leur famille"),  de la bande-annonce et des antécédents de son réalisateur Sam Mendès ("Les noces rebelles", "Jarhead", "Les sentiers de la perdition", "American beauty") promet d'être drôle et rafraîchissant.

Away We Go

Pour gagner je vous demande deux choses :

1) Sur les photos suivantes (à peine déformées, n'est-ce pas ?), il s'agit de couples de cinéma dont le réalisateur (ou la -trice) a fait travailler son ou sa chéri(e). Vous devez donc me dire de quel couple il s'agit et me donner leurs noms (il y a le numéro ET en dessous la photo...). C'est tellement simple que j'ai presque honte de vous proposer ce jeu ! Pour le jeu, c'est bon tout a été trouvé. Il reste la rédaction.

2) Comme ce sont les vacances de la Toussaint, je vais vous demander de me faire une petite rédaction très courte (MAXIMUM 10 lignes sinon éliminé) dont voici le sujet :

"Parlez-moi d'amour...".

Je ne vous demande évidemment pas de me faire une déclaration d'amour mais bien de me parler de ce que représente pour vous l'amour, le vrai, le seul, l'unique. Que vous le connaissiez déjà ou pas encore.

Les devoirs sont à rendre pour mardi au plus tard à minuit (pour les couche-tard). Ceux qui me feront le plus rire (et je ris facilement) ou qui m'émouvront le plus (et je m'émeus facilement) remporteront les places. Vous avez donc bien compris ce que ce jeu a de subjectif !

A vos claviers. Surprenez-moi !

Je ne peux pas dire que vous vous soyez précipités pour rendre vos rédacs. Néanmoins je suis obligée de constater que ce sont encore Zapette (pour la rédac' la plus touchante) et Frederique (pour la rédac' la plus marrante) qui ont gagné. Je leur enverrai donc deux entrées pour aller voir ce film.

La rédac de Frederique :

"Quant à ta dissert, tu peux te brosser dans le sens de la largeur car J'ai horreur de l'amour et J'embrasse pas !

Ouaip parce que l'amour ça fait peur aussi :
http://www.youtube.com/watch?v=9Nw2KnIwiFI (ah ah ah ah ah) (NDLR, vous n'êtes pas obligés de cliquer sur ce lien, c'est vraiment, vraiment horrible)
Ah oui, et puis l'amour c'est sale !

L'amour à un ça passe...
L'amour à deux c'est pas mal...
L'amour à trois ça devient intéressant...
mais l'amour à... 300
à l'heure...
What a nirvana (au ralenti siouplait) !"

La rédac de Zapette :

"L'Amour est d'abord passion, il s'enflamme sur le bucher des sentiments. Puis, au fil du temps, il se consume, mais ne s'éteint pas, il se transforme en un brasier dont le foyer ne cesse de réchauffer les êtres qui s'y pressent autour.
Puis il devient tendresse, synonyme de complicité, dans la continuité du feu de la passion. Gare à celui qui ne sait comment, ou qui oublie de l'alimenter car les flammes peuvent baisser, jusqu'à disparaître et laisser place aux glaces de Sibérie...
Le véritable Amour n'a qu'un visage, quiconque le croise le reconnait à coup sûr. Mais tout le monde n'a pas cette chance, ou la laisse passer, et ce ne sont alors que petites amourettes qui s'enchaînent.
La voie pour le trouver n'est pas ailleurs qu'à l'intérieur de soi-même..."

1

19.jpg

Zhang Yimou et Gong Li - Oui Frédérique

zhang-yimou-gong-li-21828.jpg

2

20.jpg

Agnès Jaoui - Jean-Pierre Bacri - Oui Yohan

agnes-jaoui-jean-pierre-bacri-21964.jpg
3
90.jpg
Rebecca Miller- Daniel Day Lewis - Oui Mister Loup
rebecca-miller-daniel-day-lewis-21113.jpg
4
21.jpg
Andrej Zulawski et Sophie Marceau - Oui, oui Frédérique
andrzej-zulawski-sophie-marceau-20933.jpg
5
33.jpg
Tim Burton - Helena Bonham Carter - Oui, Oui Yohan
tim-burton-helena-bonham-carter-20909.jpg
6
40.jpg
Charlie Chaplin - Paulette Godard - Oui, Oui, Oui Yohan
charlie-chaplin-paulette-goddard-21366.jpg
7
50.jpg
David Lynch et Isabelle Rosselini - Oui, oui, oui Frédérique
david-lynch-isabella-rossellini-21943.jpg
 
8
55.jpg
Samuel Benchetrit - Anna Mouglalis - Oui, oui Mister Loup
samuel-benchetrit-anna-mouglalis-21163.jpg
9
70.jpg
John Cassavetes et Gena Rowland - Oui, oui, oui, oui Frederique
john-cassavetes-gena-rowlands-20818.jpg
10
80.jpg
Olivier Assayas - Maggie Cheung - Oui, oui, oui, oui Yohan
olivier-assayas-maggie-cheung-21786.jpg
11
60.jpg
Jean Cocteau et Jean Marais - Oui Dada
jean-marais-jean-cocteau-21745.jpg
12
77.jpg
Stuart Townsend - Charlize Theron - Oui, oui, oui Mister Loup
stuart-townsend-charlize-theron-20942.jpg

dimanche, 25 octobre 2009

MA SEMAINE AU CINEMA

CÉRÉMONIE DE CLÔTURE – FESTIVAL LUMIÈRE 2009 GRAND LYON FESTIVAL CINÉMA*****

Cliquez ICI pour lire mon compte-rendu ou ICI pour voir les photos.

DSCF0287.JPG

1.JPG

AU VOLEUR de Sarah Leonor **

19157390_jpg-r_160_214-f_jpg-q_x-20090821_052322.jpg
19154502_jpg-r_160_214-f_jpg-q_x-20090817_115922.jpg

MADEMOISELLE CHAMBON de Stéphane Brizé *

19175118_jpg-r_160_214-f_jpg-q_x-20090925_070117.jpg

vendredi, 23 octobre 2009

Le ruban blanc de Michael Haneke **

Le Ruban blancLe Ruban blanc

Environ un an avant la première guerre mondiale, quelques personnages : un baron et sa femme, un médecin, un instituteur, une sage-femme, des paysans mais aussi et surtout leurs enfants, au prise avec des faits étranges et inexpliqués : une chute de cheval qui blesse son cavalier, l’accident mortel d’une paysanne, l’incendie d’une grange, le fils du baron retrouvé attaché et brutalisé, un jeune handicapé torturé…

Qui sont les coupables ?

Haneke ne donne pas la réponse, il la suggère en la laissant à l’interprétation du spectateur qui se doit d'être glacé d’effroi !

Ah bon ?

Le voici donc le film qui a ravi la Palme d’Or à celui qui la méritait au centuple « Un prophète » de Jacques Audiard, pour cause de copinage entre la Présidente du Jury et le réalisateur. Et ben dis donc, quelle affaire !

On nous promet une histoire qui évoque la naissance du mal absolu à l’origine de la barbarie suprême du XXème siècle en nous présentant quelques enfants de 1913 qui seront les futurs adultes nazis 20 et 30 ans plus tard, et on se retrouve à se dire : ah bon ? les nazis ont été des enfants ??? Pourquoi pas tenter de nous faire croire aussi qu’ils ont eu une mère tant qu'on y est ?

Je pense que je n’ai strictement rien compris, car moi j’y ai vu la chronique extraordinaire d’un village allemand pas si ordinaire, et réciproquement.

Des adultes frustrés, mal dans leur peau, libidineux, engoncés dans un puritanisme hypocrite et d’apparentes bonnes manières tentent de soulager leur insatisfaction chronique et passent leurs nerfs à vif sur leurs enfants à coup de gifles, de fouets, de pieds, punitions, inceste ou les obligent à porter un ruban blanc comme châtiment pour avoir perdu leur innocence.

Filmé dans un noir et blanc très beau, très chic, soutenu par une interprétation irréprochable y compris de tous les enfants, ce film censé être implacable et dérangeant ne recèle finalement qu’une seule scène vraiment insupportable… celle d’une pourriture de père qui « aime » trop sa petite fille de 14 ans !

jeudi, 22 octobre 2009

Mademoiselle Chambon de Stéphane Brizé *

Mademoiselle ChambonMademoiselle Chambon

Jean est un maçon consciencieux dans son travail, tendre avec sa femme et son fils, aux petits soins avec son vieux papa. Jean est un mec bien.

Un beau jour il croise le regard et les taches de rousseur de Véronique la jolie et gentille institutrice de son fils.

Que va-t-il se passer ? Rien, ou pas grand-chose sauf que l’équilibre rassurant de la famille va vaciller mais pas trop et tout le monde va être malheureux.

Jean/Vincent Lindon maçonne, on y croit. Cet acteur peut tout faire de toute façon.

En pique-nique avec son fils et sa femme (Aure Atika, très juste, à sa place, évidente), Jean s’interroge sur le complément d’objet direct. C’est drôle, c’est touchant, on y croit. Quand il dit « relis un peu l’énoncé des fois ? », c’est à la fois à se tordre et poignant. Il sait faire ça Vincent Lindon, passer plusieurs sensations, plusieurs émotions dans une seule réplique.

Jean/Vincent lave les pieds de son vieux père (même si c’est un crève-cœur de voir Jean-Marc Thibault tout vieux), il élève la voix pour se faire entendre sans jamais s’agacer de devoir tout répéter, et on y croit toujours.

Lorsqu’il rencontre Melle Chambon, on y croit encore ou plutôt les incorrigibles romantiques sentimentaux (comme moi) qui sont venus voir une histoire d'amour y croient.

Ah l’amour difficile, l’amour contrarié ou impossible, les jamais, les toujours ; au cinéma ça peut même donner la merveille des merveilles… dont le bruit court que Stéphane Brizé l’avait en tête ! Je n’ose le croire.

Mademoiselle Chambon c’est Sandrine Kiberlain, très jolie, très douce (trop !) mais presque sans réactions parfois, sans énergie. Elle est l’institutrice itinérante dont on sent qu’elle est le vilain petit canard de sa famille. Elle poserait bien un peu ses valises puisqu'elle s'imagine qu'avec Jean dont elle fait chavirer le coeur, ça va être possible.

Donc Jean et Véronique se plaisent. Donc, ils se regardent, s’effleurent, soupirent, se regardent, se tournent le dos, s’évitent, se regardent… Leurs yeux sont souvent humides mais pas les nôtres car s’il ne se passe rien entre eux, et qu’ils sont même maître dans l’art de l’intériorisation, il ne se passe rien non plus dans le regard et le cœur de la spectatrice que je suis. A un moment, j’ai eu envie de me lever et de leur dire « bon sang, PARLEZ-VOUS, deux grandes personnes consentantes comme vous devraient parler… ça peut aider !!! ».

Je me disais aussi (un film où on a autant le temps de réfléchir c’est pas bon signe !) que je ne comprenais sûrement rien au désir, à la sensualité, tout ça. Est-ce que Mademoiselle Chambon a envie de sentir les grosses mains calleuses de Jeannot sur sa peau douce ? Est-ce que Jean veut apprendre le violon ? Rien, on ne sait rien, on ne comprend rien ! Je dois dire que s’il y a bien un endroit où cela ne me dérange pas de ne pas savoir c’est bien au cinéma. Mais entre ne rien savoir/comprendre de ce qui (ne) se passe (pas) entre les personnages et ne rien ressentir, il y a un monde non ?

Si.

Plus languissant que langoureux ce film décevant, sans émotion sur une rencontre ratée est raté.