mardi, 16 février 2010
WOLFMAN de Joe Johnston °°



Lawrence Talbot arrive trop tard. Son frère chéri adoré s'est fait épluché et taillé en pièces par on ne sait qu(o)i. Sans doute par un enfoiré de voleur de poules de gitan dont la tribu a élu camping non loin de là dans de jolies roulottes qui ressemblent à celle de Kiri le Clown (voir ci-dessous pour ceux qui se rappellent pas bien).

C'est donc contraint, forcé et très triste (voir première photo) qu'il revient dans l'accueillant manoir familial, sombre bâtisse pleine de trophées de chasse très choupinous et de feuilles mortes qui traînent par terre, sis (le manoir) dans le croquignolet hameau de Blackmoor comme son nom ne l'indique pas. C'est l'occasion pour Lawrence de retrouver son père. Et on voit tout de suite et même au premier regard qu'entre les deux, ça ne va pas être la lune de miel. Il faut dire que le père quand sa femme chérie (tu parles Charles) est morte de suicide, a fait enfermer le Lawrence dans un asile psychiatrique (aux méthodes bien choutes aussi comme nous le verrons plus tard). Pourquoi pas, après tout quand ya pas de place en crèche faut bien leur trouver un endroit aux moutards. On n'a pas quatre bras non plus. Donc dans la famille trucmuche, c'est l'hécatombe et ça ne va faire que continuer !
Dans une chambre de la maison aux 96 fenêtres, Gwen se morfond de chagrin qui ne dure qu'un instant. C'était la fiancée du mort mais comme elle est pas bien regardante question frangins, elle se consolera avec Lawrence en faisant des ronds dans l'eau. Des ricochets on appelle ça. Et Benicio il explique bien comment il faut faire pour bien les réussir d'une part et surtout ne pas les rater d'autre part. Et il met les mains pour expliquer, ça aide. En fait il faut faire comme ça avec le caillou, un peu comme une fronde quoi et aussi donner un indispensable coup de rein d'avant en arrière. J'étais bête avant. Je savais pas. Maintenant je sais. Tout est dans le coup de rein.
Bon, après Mr Elrond/Smith arrive

déguisé en Scottland Yard
.
Comme il a déjà enquêté sur Jack L'Eventreur, les bestioles qui dézinguent le péquenaud, ça le connaît. Même pas peur. Tout de suite, il soupçonne les deux du chateau sans doute à cause de leur maison pas sympathique et du fait qu'ils ont un esclave sihk à turban mais pas toujours, ce qui tendrait à prouver que ce n'est pas un vrai car je me souviens que dans un film le sihk ne pouvait pas retirer son turban sous peine de malédiction.
Inutile de vous faire un dessin celui qui dessoude façon puzzle en mettant les tripes à l'air de tout ce qui bouge, quand il décapite pas avec ses ongles/couteaux c'est le Loup Garou de la banlieue de Londres. Bon. Et la lycanthropie c'est comme la vampiropathie, si t'es mordu, tu te lougarouises. 
Mais QUE à la pleine lune, sauf que pas de bol, à Blackmoor la pleine lune revient plus vite qu'une nuée de sauterelles, à peine le temps de dire "tarte aux myrtilles" que c'est déjà la pleine lune d'après, celle qui suit la précédente. Très jolie d'ailleurs la lune, baignée dans un halo ouaté de brume cotonneuse. Mais bon en même temps, faut bien l'admettre, si la pleine lune revenait pas si souvent, y'aurait pas de film.
Je crois qu'il faut que je me rende à l'évidence une bonne fois pour toutes, ce genre de film n'est pas pour moi. ça prend pas, ça veut pas. Rien à faire. Mais des fois j'y vais quand même parce que je me souviens qu'une fois j'en ai vu un et j'ai trouvé que c'était un chef d'oeuvre. "Dracula" ça s'appellait. Mais il y avait Monsieur Coppola aux manettes. Ceci expliquant peut-être cela. Et puis le monsieur se payait le culot, en plus de faire et de réussir au-delà de toute attente un film de "genre", de nous raconter une histoire d'amour à mourir de plaisir et portait au sommet de la sexitude un acteur, en lui faisant dire un truc dans le style "Vous m'aimez alors ?", sauf que là c'était "Voyez moi, maintenant"
... Dieu m'tripote si ce moment là ne m'a pas rendue folle. Il lui faisait faire plein d'autres choses aussi, très jolies avec ses dents, entre autre talent.
D'ailleurs pour ceux qui ont l'oreille sensible, ils pourront s'apercevoir que la musique du Wolfman ci devant est copiée-collée sur celle du Dracula. Foi de moi.
Sauf qu'ici au lieu de nous présenter un héros sulfureux et énigmatique, le réalisateur s'est contenté de chercher à faire sursauter le spectateur par des moyens bas de gamme (et de plafond).
Exemple :
Benicio s'approche d'une poignée de porte au ralenti dans un vacarme de violons stressés...
La poignée de la porte tourne...
Coup de cymbale à vous précipiter sur les genoux de votre voisin.
La porte s'ouvre et..................
R.I.E.N.
J'en ai vraiment soupé et jusque là de ces effets à la mormoille que même un enfant de 3 ans il explose de rire en hurlant "tu m'prends pour un autre dugenou... on le sait que là il va rien se passer !". Parfois je me demande si des réalisateurs aussi besogneux que l'autre là dont je vais m'empresser de ne pas me souvenir du nom vont parfois au cinéma pour oser nous resservir une telle soupe réchauffée d'incongruités et nous prendre pour des canards sauvages. Y'en a marre. Vous allez me dire, parfois c'est meilleur réchauffé, mais pas la soupe !
Les violons suivis des cymbales : terminé, basta, j'en peux plus ! raus. Sans moi. C'est dit.
Question ambiance, chapeau bas madame la marquise. Il ne manque pas un froufrou, pas une chemise à jabot. Les murs et les rues de Londres (oui on y va faire un petit tour avec le LoupLoup qui fait houhouououou !) suintent élégamment. Le tout est baigné dans une atmosphère tout entière passée au filtre vert marécage. Les dialogues sont au niveau : "aaaaaaaaaaaaah, il n'y a pas de remède. Que Dieu nous vienne en aide... Allez bon, si en fait, y'a un remède !". Mais les loups garous c'est comme les Highlanders si j'ai bien compris, il ne peut en rester qu'un. Devinez qui c'est qui sera dans "Wolfman II le retour de la vengeance qui tue à Blackmoor" ?
Non, je dirai rien.
Question interprétation, on a du lourd aussi. J'espère qu'il n'y a pas de cinéma au paradis des génies parce que le pauvre Charlot aurait de quoi se retourner dans son éternité tant sa fille est ridicule ici. Parfois il faut savoir s'arrêter à temps ou revenir à bon escient, ou pas. Anthony Hopkins a définitivement décidé de se Hannibalecteriser et dans un même élan de saborder puis de couler sa carrière. Cet acteur est devenu la pire engeance d'insupportable cabotin qui soit. Car moi je dis que le cabotinage bien fait, ça PEUT être délicieux. Benicio Del Toro lui, sera beaucoup pardonné car il est ici tellement absent que c'est à peine si on le remarque. C'est la pauvre petite Emily Blunt qui est à plaindre. Elle est vraiment de plus en plus belle et de plus en plus formidable mais elle pourra rayer cette petite chose ridicule de sa filmo.
C'est dit.
ça soulage.
07:30 Publié dans -°° EN ROUTE VERS LE NEANT ABSOLU | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : wolfman de joe johnston, emily blunt, anthony hopkins
vendredi, 22 janvier 2010
Le livre d’Eli de Albert et Allen Hugues °°


2012 est passé, depuis… mettons 30 ans allez ! Il n’y a plus rien, plus plus rien, des cendres, de la poussière, des carcasses de maisons, de voitures, de trains, d’avions, de ponts et des routes. Et sur une route : un homme, un homme qui marche !
Et là, vous vous dites, « et oh ça te reprend, t’as la mémoire qui flanche ? Tu nous l’as déjà racontée cette histoire » (ici même par exemple ou encore là).
Sauf que non, j’ai même toute ma tête, mais je suis d’accord, une route, l’apocalypse et son post, ça sent le réchauffé. Et ça l’est bien bien, réchauffé je veux dire, mais trop et trop mal.
Ça commence pourtant pas trop mal car je n’irai pas jusqu’à dire que ça commence plutôt bien, parce que c’est joli tout plein, un peu noir et blanc, un peu sépia. On sent que les deux jumeaux (mouarf de Lol, si tu veux faire plus fort que les Dardenne ou les Coen… faut être jumeaux, sinon déjà que tu fais un film qui sent le moisi… bref !) ils ont bossé fort sur leurs petites machines numériques.
L’homme sur la route c’est un bel homme. C’est toujours ça de gagné. C’est Denzel mais il s’appelle Eli sauf qu’on ne le sait pas encore. Et puis bon on sait qu’à un moment ou à un autre, c’est dans son contrat, Denzel il se désape, alors on patiente et on boit frais. Ça rate pas, il enlève presque tout et ça va, tout est bien ! Il se remet les roubignolles en place mais je n’ai pas compris pourquoi il fait ça. Si quelqu’un peut m’éclairer.
L’homme, Denzel/Eli est seul sur la route, même pas un moutard à protéger ou pour lui tenir compagnie. Le soir il lit son livre, genre… il marmonne, il bouffe un chat, il partage son casse-dalle avec un rat (LOL) et quand le soleil se lève, il met ses lunettes parce que c’est une autre race de post-apocalypse, sans humidité et il a même l’air de faire un peu chaud rapport que le soleil il a pété la couche d’ozone et maintenant il carbure à toute berzingue. D’où les lunettes. Sinon, tu crames.
Donc, le gars Eli il marche sur la nationale 66 et parfois il rencontre des hordes à pieds et à lunettes. C’est méchant les hordes, ça viole les femmes, ça tue les mecs et ça les bouffe. La routine post apocalypse. Comment tu sais que c’est des hordes ??? Ben ils tremblent et ils ont les dents pourries. Les autres comme Eli, mais pour l’instant on n’a vu que lui, ne tremblent pas et ont des chicots ultra brite.
Eli c’est un gars cool qui prévient quand il rencontre une horde (la horde cherche TOUJOURS les ennuis) :
« - j’veux pas d’ennuis qu’il dit. (sauf que juste avant il leur a dit qu’ils puaient le chacal les gars de la horde et moi je trouve que c’est moyen urbain comme entrée en matière…).
-Oh l’autre, i veut pas d’ennui qu’y dit. Tu vas nous filer ton sac et plus vite que ça nanmého ! mouarf mouarf mouarf… pas d'ennui, j't'en foutrai !
- euheuh nan, les mecs, j’y f’rai pas, j’t’y donne pas mon sac ! tiens prends ça (qui dit Eli en lui foutant une mandale),
- non mais l’autre comment qu’il m’a donné une mandale nanmého !!!
- si tu poses encore la main sur moi, tu repars sans ».
Sans ta main qu’il veut dire.
Et l’autre de la horde, il retouche Eli et là, Eli il sort son canif et en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « tarte aux myrtilles » il décapite tous les mecs. Ça fait des schlacks et des schlocks et le sang gicle, et les têtes volent et la musique fait zim boum ! Et le voilà qui repart sur la route.
Plus loin, il croise une autre horde à moto cette fois, qui viole une femme tue un mec et le bouffe mais là, il n’intervient pas, il dit plusieurs fois : « n’interviens pas, ça ne te concerne pas, chacun sa route, chacun son chemin, passe le message à ton voisin ». Et il tient sa parole qu’il s’est faite à lui-même.
Il arrive au ralenti dans une ville qui ressemblerait à une ville de western si on était dans un western mais là elle ressemble à une ville de post-apocalyptique. Il marche au milieu de la rue, tout le monde le regarde. On voit bien qu’il est pas le bienvenu mais lui il s’en cogne, fier comme un bar tabac il va au saloon. Ah non, d’abord il va chez Tom Waits recharger son MP3 et Tom lui prend un torchon et des gants pourris en échange. Heureux qu’il est. Tom, pas Eli. Eli got a micheune don't forguette.
Au saloon, il tombe sur Gary Oldman qu’est devenu laid comme un pou entre temps et qui lit le manuel du parfait petit dictateur mais il veut le livre. Je veux dire LE Livre d’Eli. En fait c’est le livre qui sait tout sur tout et que Gary comme ça il aura les mots qu’il faut pour rendre les demeurés qui sont avec lui dans sa ville merdique encore plus débiles. Il sera le chef avec les vrais mots, les mots de la Bible. Parce qu’en fait le Livre d’Eli c’est rien moins que La Bible, The Holly Bible du roi Jacques (King James) la traduction de la Bible en anglais réalisée sous le règne de Jacques Ier d’Angleterre tu comprends. Plus tard, on verra Malcolm McDowell (bien bien laid aussi avec des cheveux jusque là et un pif comme un groin de cochon) qui réécrit des livres dans la prison d’Alcatraz qui est devenue le seul endroit où il fait bon vivre sur la terre. Y’a même de la verdure et des petits oiseaux qui chantent. On croit rêver.
Bon alors, je ne te fais pas un dessin, entre celui qui veut la Bible et l’autre qui veut pas la donner, ça craint du boudin et ça chie des bulles carrées.
Y’a aussi l’intervention d’une minette très lookée bourgeois bohême avec la bouille d’Angelina Jolie (mais avec un gros nez et des gros yeux globuleux) qui va se coller aux basques de Denzel alors qu’il ne veut pas. Lui, il veut juste aller à Alcatraz, à l'Ouest. Mais tu sais comment sont les filles. Et là, les ennuis ont pas fini de commencer avec toutes ces hordes qui pensent qu’à violer les filles. Heureusement Denzel a son canif.
Tu l’as compris ce bousin biblique nous explique que quand il n’y a plus rien il reste la foi et patati et patata et si tu crois pas celle-là, on t’en racontera une autre.
Si j’avais un cœur je dirais que ça fait mal de voir des Denzel, des Malcolm et des Gary se déprécier dans ce genre de macédoine mystique mais je crois que finalement je ne peux même pas les plaindre car j’imagine qu’ils sont persuadés d’avoir délivré un message.
Au secours !
Tu peux me remercier j'ai même pas spoilé... pourtant y'avait matière à. MDR.
08:00 Publié dans -°° EN ROUTE VERS LE NEANT ABSOLU | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : le livre d’eli de albert et allen hugues, denzel washington, malcom mcdowell, gary oldman, cinéma
samedi, 21 novembre 2009
Twilight - Chapitre 2 : tentation de Chris Weitz
Je sais, je sais, le 10 janvier 2009, j'annonçais que la suite se ferait, ou plutôt se verrait sans moi et puis, et puis, j'ai craqué... que celui qui n'a jamais et blablabla ! Alors voilà, après Fascination, voici Tentation le deuxième épisode. Le troisième sera sans doute Erection et le quatrième Pénétration. On ose l'espérer. Moi c'est comme ça que je voyais la vie l'amour pendant les années lycée. Pour l'instant, Tentation de qui de quoi, ne me demandez pas à moi, d'autant que ce titre français est traduit de l'anglais "New Moon". Je suis peut-être pas une flèche en anglais mais là franchement, il y a de quoi envoyer une lettre recommandée non ? Ou faire une pétition.
Donc voilà. Bella est triste, mais triste, pas genre tristounette, non non, vraiment sad. Normal, c'est son anniv' et si ce blog n'était pas aussi bien fréquenté je dirais même que la Bella, elle fait carrément la gueule.
18 ans ça la contrarie parce que c'est vieux. Son mec a 109 ans mais il en paraît 22 et ça sera comme ça jusqu'à la fin des temps de l'univers. Alors comme c'est une Bella bien de nos jours qui ne s'intéresse qu'à l'apparence, elle se dit qu'à 18 ans, c'est le début du commencement de la fin. Surtout que son enfoiré de père lui dit (parce que c'est un comique malgré tout et malgré sa moustache qui ne le laissait pas supposer) "oh mais ce serait pas un cheveu blanc que t'aurais là ?". MDR !!!
Et pourtant il lui prouve son Edward, que même quand elle sera une vieille denrée toute ratatinée avec les seins en gants de toilette et le tablier de sapeur sur les genoux, qu'il l'aimera encore. Il y a d'ailleurs une scène à l'appui, inaugurale on va l'appeler, où il lui souhaite Bon Anniv', lui toujours fringant (façon Edward bien sûr, farine et lipstick) et elle toute pouah beurck de la vieillesse des rides et tout le tremblement ! Bref, tout le monde à l'école de Bella lui dit "Bon anniv' Bella" et elle répond en faisant derechef sa tronche de cake "hhhaaaaan, j'avais hhhaaann dit haaaaann, pas de haaaaannn cadeau !!!" ça l'empêche pas de les ouvrir et de les prendre (c'est une fille malgré tout). Ah oui, faut savoir que Bella est infoutue, mais alors infoutue grave, limite pathologique, de faire une phrase complète. Faut dire qu'entre chaque deux mots elle s'arrête, face caméra histoire de demander si "eh oh, hahahahannnnn, on voit que je fais bien la gueule (tant pis, je le dis) là ?". Oui Bella, no souçaï on le voit. On voit que ça. Faut dire aussi que Bella (l'actrice peu importe) est tellement ordinaire en plus de faire sa tronche, qu'on dirait presque l'Hermione d'Harry, et que n'importe quelle chipie de 15/17 ans peut grave s'identifier. Enfin, je suppose. PTDR.
On peut comprendre qu'elle soit pas à la fête d'un sens, Bella c'est une chaude, qu'a la dalle en plus... mais son mec c'est Rob... Edward qui est rien moins qu'un vampire. Oui madame. Et je ne me souviens plus les tenants mais bon une humaine qui crac boum avec un vampire ça ne se fait pas sans risque. Alors ils s'embrassent, sans la langue, en faisant des slurps slurps. Elle se frotte comme une affamée qu'elle est et lui, style warrior : RIEN. QUE DALLE. NADA. NICTO. Ce qui ne l'empêche pas le warrior de lui dire à la Bella : "je m'en vais, je pars, sans me retourner. Vie ta life. J't'aime pas. Tout ça". Et il le fait le con. Il part. Soupir dans la salle. Ah oui, je vous ai pas dit c'était une salle boutonneuse, pop corns et portables. LOL. Du coup, la Bella se couche par terre dans la forêt et son père qui est flic fait une battue pour la retrouver avec des potes à lui. Mais c'est Jacob qui la retrouve. Jacob, c'est le meilleur ami de Bella. Il est Sioux, ça se voit bien à ses cheveux, mais là, il est déguisé en Hulk (pantalon trop court, chemise envolée, muscles de compétitor, et dès qu'il quitte une scène il s'en va en courant, un peu penché comme ça, comme Hulk quoi (euh, Hulk version Bana L'endive pas Edward... l'autre le Norton-je-t'aime-d'amour-, essayez de suivre !). Après il se coupera les cheveux et Bella dira : "hahahahannnnn t'as coupé tes cheveux ?".
Du coup, après s'être fait plaquer comme une malpropre en plein dans la forêt qui fait peur, la Bella qu'est déjà pas bien à son avantage en général rapport à sa tête qu'elle fait, elle devient une fille perdue cheveux gras. Pendant à peu près six mois, elle reste assise sur une chaise devant la fenêtre pendant que la caméra lui tourne autour et que son père (pour la distraire) retire les feuilles du jardin en automne, la neige en hiver. Au printemps et en été, il tond le gazon. Et puis, elle retourne à l'école. Ses amis disent : "tiens tu reviens à l'école ?". "Oui qu'elle dit, si on allait au cinéma". Mais y'a épidémie de gastro et du coup elle voit pas la fin du film, tout le monde va faire caca.
Elle passe beaucoup de temps avec musclor Jacob qui la kiffe grave mais comme cette fille porte la chouma, vla ti pas que notre Jacob se transforme en loup-garou. Et c'est qui les ennemis intimes des loups-garous ??? Hein ? C'est qui ?
Gagné : les vampires.
Du coup elle est partagée entre son ex amour le vampire, qu'est parti pour toujours (mais qui lui fait quand même des blagounettes en apparaissant quand elle est en danger) et son futur ex qu'est là mais qui risque de lui fiche une trempe s'il s'énerve vu qu'il est loup-garou et je sais pas vous si vous avez déjà fait l'amour vous, mais parfois ça peut énerver les garçons ! Si !
Et puis, y'a Oiseau Bondissant, l'ami du père de Bella qui meurt. Et on s'en fout. On voit même pas l'enterremment. Faut dire que c'est un indien.
Bref, en un mot comme un cent, ça chie grave dans la forêt moche qui fait peur. Sauf, qu'il ne se passe rien, mais vraiment rien de chez RIEN. Ils sont tous là à discuter, à se dire et à nous faire croire qu'il va se passer quelque chose. Mais rien, que dalle. Parfois les loups-garous sautent dans l'écran en faisant rrrrrrrrrraouuh mais c'est tout. Si on veut, là, on peut sursauter, ou rigoler. Il y a aussi une vampire roucmoute qui doit tuer Bella parce qu'Edward a tué son mec. Mais non, elle le fait pas. D'autres fois Edward revient en marchant au ralenti avec son maquillage paquet de farine et gloss carmin effet lèvres mouillées cristal pure color parce que c'est un farceur. Il fait une tentative de suicide. Il brille et Bella le sauve en courant au ralenti. Et puis il la demande en mariage.
Et dans la salle ça fait
hhhaaaaaaaahhhhhhhhhaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhaaaaaaaaaaaaaaaa !
C'est laid, c'est chiant, c'est cheap, c'est mal joué, mal filmé, les deux acteurs n'ont aucun charme et ça c'est un comble. Avantage néanmoins au Bob/Edward dont l'ingras visage (oui, pardon les petites filles, je le trouve fin moche) s'éclaire parfois d'un rictus et qui semble être le seul à avoir compris qu'il est en plein milieu d'une histoire d'amour romantico-toc-impossible... mais la Bella/Kristen, que dalle... la première chose qu'on lui a dit c'est "c'est un film où tu fais la gueule" et là elle a fermé les écoutilles, elle a rien capté à la suite.
Cela dit, un film de vampires sans une goutte de sang c'est quand même une prouesse non ?
samedi, 07 novembre 2009
The box de Richard Kelly °°

Avant toute chose, mille pardons à ceux qui ont adoré. Si vous voulez un avis constructif et qui donne envie d’avoir envie, il faut vous rendre ici ou là.
Une deuxième volée de mille pardons pour ceux qui aiment me lire ET qui veulent voir ce film, ils vont être frustrés car je leur interdis de lire.
Je vais TOUT raconter !
WARNING – ON S’POILE – Enfin, JE spoile…
Norma et Arthur forment un couple tout ce qu’il y a de plus croquignolet et ordinaire. En effet, qu’y a-t-il de plus ordinaire qu’un mari génie méconnu (comme d’hab’) qui travaille à la Nasa et une femme handicapée (mais rassurez-vous, ça ne se voit pas, on n’est pas chez les barbares) ? Je voudrais bien vous y voir avec quatre orteils en moins, moi… enfin vous ? Si vous pencheriez pas un peu vers la droite ??? Ils ont une maison grande comme le petit Trianon mais décorée avec des trucs de récup de chez Emaüs, vintage on appelle ça. Ils sont habillés comme des loqueteux. Elle est coiffée comme Jaclyn Smith avec la teinture de Farrah Fawcett (respect) et porte les foulards de Burt Reynolds.
Elle, c’est Cameron Diaz, encore plein d’excuses aux fans… mais moi, elle me fait mourir de rire : front plissé/œil humide – sourire 72 dents/œil humide. Je vais finir par la mettre en concurrence avec Keyra Knighley : nez qui frisotte/œil humide – nez qui frisotte/œil sec (qui ne joue pas dans le film, Dieu existe et sa colère va s'abattre, Richard nous le promet) !
Lui, James Marsden (n’a fait que des films aux titres zarbis : Zoolander, The 24th day, N’oublie jamais, X-Men, Superman Returns, 27 robes, Sex drive… on sent un fort potentiel de sex-symbol/force vive chez ce garçon !), est un mix entre Guiliano Gemma (fans de « Angéligue Marquise des Anges » suivez mon regard !) et James Franco (qu’on ne présente plus), mais en moche. Je sais pas, la faute aux rouflaquettes peut-être ou aux pantalons mouleboules !!! Je sais pas.
Ils ont un fils moche et qui joue mal comme ça arrive parfois aux acteurs enfants… Il sert à rien, jusqu’à ce qu’il serve un peu à quelque chose, mais vers la fin. Jusqu’à la fin, on a vraiment l’impression qu’ils en ont rien à faire du moutard. Ils sortent tous les soirs et ils le confient à n’importe quelle baby-sitter qui joue au Monopoly. Méfiez-vous des baby-sitters, surtout celles qui saignent du nez, ça arrive. Même si elles jouent au Monop’, méfiez-vous. Le gosse, comme je disais, c’est un pauvre gosse. Déjà, il est moche mais en plus quand il pose une question… genre… « c’est quand qu’on mange ? on ouvrirait pas la boîte là ? », au mieux ses parents lui répondent pas, au pire ils lui disent « passe ton bac d’abord ». Et là, je m’insurge. L’enfant est un animal comme les autres !
Bon allez, je ne vais pas être injuste, les papiers peints comme ça,

et les costumes ringards, c’est exprès, c'est parce que ça se passe vers 1975 tout ça, l'époque où tout était grisouille, sauf les papiers peints. Ça fait une belle ambiance « L’amour du risque » Jonathan et Jennifer, et là-dessus, on a rien à dire, il manque pas un patte d’éph’, jusqu’à la nausée. Sauf qu’ici, c’est Norma et Arthur et contrairement à Jonath et Jenn, z’ont atteint le degré zéro de l’humour ces deux là. Il faut dire qu’ils ont plein de soucis. Comme ils vivent au-dessus de leurs moyens (rapport au Trianon et à la voiture j’imagine), que monsieur a échoué aux tests psychologiques pour être un génie reconnu (y’a qu’à voir sa filmo, faut pas être fin psychologue), que l’opération pour avoir un pied en plastique avec des orteils qui tiennent debout ça coûte du pognon, sans compter les futures études du moche… mais « comment allons-nous nous en sortir Arthur fais quelque chose ? ».
Heureusement, là-dessus arrive une boîte, LA boîte, THE BOX !!! croquignolette aussi, like that
avec son gros bouton rouge qui te nargue.
Au début, on se dit « elle sert à rien ou bien ? ».
Mais attends… y’a Nixon… euh, Franck Langella qui sonne à la porte. La Norma-œil humide/front plissé, pas farouche, ouvre et fait entrer le bonhomme. Il est poli certes, mais il a quand même la moitié du visage qu’a foutu le camp qu’on y voit les dents au travers de la joue… En fait, y’a plus de joue. Un acné mal soigné je sais pas. Et lui, il a la soluce de la boîte, LA, THE… Il dit :
« Alors voilà le deal Madame Norma (front plissé/œil humide), voilà LA clé, cette clé ouvre la boîte, LA Boîte, THE BOX. Le bouton c’est un red button, si vous appuyez dessus, y’aura deux conséquences : et d’une vous recevrez 1 million de dollars…
- un million de dollaaaaaaaaaaaaars !!!!!!!!!!! (front plissé/œil humide)
- mais c’est pas tout. Nous autres, les hommes mystères à la joue pourrie, on est des marrants. C’est le et de deux qui vaut le jus. Et de deux, une personne que vous ne connaissez pas va mourir !
- Hein quoi comment pourquoi où courge ? Où je signe ?
- Hepepepep pas si vite ! Nous autres, les gueules cramées on n’est pas des barbares. Vous avez 24 heures pour réfléchir. Si vous avez appuyé (revoir le "et de un" et "et de deux") à vous les biftons d’ailleurs je vous en donne un rien que pour rire encore parce que nous…
- oui, je sais les tronches de cake vous savez rigoler !
- nous autres les ravagés de la face, on n’est pas des truands… Et si vous n’avez pas appuyé. Je reprends ma boîboîte, je la reprogramme et je m’en vais l’offrir à quelqu’un d’autre. »
Bon, je vous la fais courte.
Le Arthur rentre, le moche qui sert à rien pose ses questions qui servent à rien, la baby sitter saigne du nez… Le Arthur épluche la boîte : « C’est rien qu’un trou vide avec de l’air dedans et un bouton rouge pour faire joli. Appuie… qu’il dit le dégonflé.
- Oh ben non quand même, quelqu’un va mourir, quand même, on n'est pas chez les papoues !
- Bon d’accord, planque là, on va se coucher ».
Crac boum hue ???
Même pas !
Le lendemain, les mêmes assis autour de la table avec la boîte au milieu, front plissé, questions à la con, rouflaquettes, tout ça… et paf…
Et non !!!
Le bouton rouge.
Et là tout s’enchaîne.
Face de carême revient, file le million, le million, le million !!! une femme meurt une balle en plein dans le buffet, une petite fille est cachée sous le bidet avec des yeux gros comme ça, la sœur de Norma se marie dans une maison qui ressemble à Versailles, la fête bat son plein, il neige, c’est l’hiver, ce serait pas Noël si on laissait pas les guirlandes allumées, oui, mais si on meurt, des gens saignent du nez, gueule cassée a travaillé à la NASA dans le temps, Norma va à la bibliothèque, Arthur va à la bibliothèque, c’est une grande bibliothèque, ils ne se voient pas, Norma regarde un film, Arthur se fait courser par des gus qui saignent du nez, il se réfugie dans une porte aqueuse, il voit la grande lumière blanche au bout du tunnel, Norma est couchée, elle se prend la porte pleine d’eau sur la figure, c’est l’inondation, le moche dit « pourquoi y’a de l’eau partout ? », « passe ton bac d’abord » (je savais pas que le bac ça rendait moins moche), les ennuis font que commencer, les hommes sont des égoïstes, y'en a des qui saignent du nez, prêchi-prêcha judéo catholico culpabilisant, et si tous les hommes du monde pouvaient se donner la main, et si au lieu d’appuyer sur le bouton, ils appuyaient pas sur le bouton, la musique fait boum patatra pour faire croire qu'il y a quelque chose sur l'écran, RENDEZ-NOUS DONNIE DARKO, la nature humaine est pourrie de la caisse, oui mais Norma a eu le cœur rempli d’amour quand elle a vu tronche de cake la première fois, ah alors y’a un peu d’espoir alors, le moche est enlevé, on lui crève les yeux et les tympans (mais non, ch’rigole), des gens saignent du nez, gueule vérolée revient à la maison : « on vous rend votre fils, ça c’est sûr, mais il est sourd et aveugle », (personne en veut du moche), « hein quoi mon fils handicapé ??? » (tiens elle se souvient qu’elle a un moutard tout à coup soudainement?), « SAUF, SAUF, si Arthur fout une balle dans le buffet à Norma, votre fils il redevient comme avant »… Voilà, comme Arthur est pas la moitié d’un, il tire sur Norma (« je t’aime, - oui moi aussi, - et toi ? - ben j'viens de le dire, oh et puis t'es vraiment trop con ! » Pan) pendant que les voisins appuient sur le bouton rouge d’une boîte, on se reverra au paradis du ciel là où il y a Jésus, Marie, Joseph, l'âne et le boeuf, god me tripote…
Le moche a plus de maman et un papa en prison. Ouf, le monde peut continuer à saigner du nez.
Fermez le ban.
12:58 Publié dans -°° EN ROUTE VERS LE NEANT ABSOLU | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : the box, richard kelly, cameron diaz, cinéma
vendredi, 07 août 2009
Soie de François Girard °°
au printemps :

en hiver :

Pas facile de faire de la soie en France au XIXème : tous les élevages de vers sont pourris contaminés par une étrange maladie. Hervé (mouarf) Joncour, officier pas bien motivé, mari pas trop fougueux non plus de la belle Hélène, est envoyé à travers le monde (Inde, Afrique puis Japon) par l’industriel Baldabiou pour trouver et surtout rapporter des œufs en forme.
Le truc c’est qu’il ne faut pas qu’ils éclosent avant d’arriver et la route est longue Santi-a-a-nooo, l’autre truc c’est que le Japon est interdit aux étrangers, et le dernier truc c’est que le Hervé, parti des mois à travers monts et marées a bien du mal à résister à la nippone belle et alanguie ; donc
WARNING – DANGER – ACHTUNG
à tous les rayons.
Donc, le Hervé, il part, il revient, il re-part, il re-re-vient, il essaie de faire un moutard à Hélène et patin couffin pendant longtemps et puis un jour il revient !
Bon, le livre, je l’ai lu. Il était beau, très beau même, merci.
Mais le film là…
En fait, je n’ai que trois mots à vous dire (mais je vous en dirai plus quand même) :
Fuyez pauvres fous !
Le gars, il traverse plein de contrées désertiques, dangereuses, ingrates, merveilleuses et qu’est-ce qu’on voit ??? Un type à pieds, à cheval, en voiture, en train… qui somnole en parcourant le monde. Quand il rentre, il dit : « c’était beau ».
Ah oui, y’a une voix off qui nous raconte ce qu’on voit mais en même temps c’est pas une voix off comme d’habitude parce que c’est une voix off qui ment. Par exemple, parfois le gars est avec sa femme (Keira Knightley, transparente) et la voix off qui ment (ououou la menteu-seu !!!) elle dit : « c’était les plus beaux jours de ma vie » et qu’est-ce qu’on voit ? Un type qui se fait chier copieux avec une meuf qui a l’air de se dire « il a l’air de se faire chier copieux mon mec !!! ».
Un jour, au Japon y’a une meuf tout en kimono qui lui fait la cérémonie du thé au ralenti, et à partir de là, il en peut plus le mec. Sauf que, ciel couvert, c’est la meuf du chef, çui qui vend des vers à soie en bon uniforme. Alors warning again !
Je ne sais pas si j’ai cligné des yeux ou quoi, mais à un moment, les japs elles sont deux (dont une qui est chinoise mais ce serait trop long à raconter) et j’ai vraiment l’impression qu’il n’a pas couché avec la bonne. Pas la bonniche hein, non, la bonne dans le sens, celle dont il est fol in love depuis qu’elle lui a fait le thé en 33 tours.
De toute façon, c’est le genre de type, qu’il baise ou qu’il baise pas, il est toujours aussi triste et aussi il fait pleurer les filles.
Bref, c’est un film où tout le monde est malheureux et le spectateur consterné. Pour une soirée diapos, pas la peine d’aller au ciné.
Brad Michaël Pitt fait ce qu’il peut pour donner un chouya d’intensité à ce film creux et la pauvre Keira, une fois de plus ne peut rien faire pour un rôle vide, mais le tirelipompom sur le chiwawa (passez moi l'expression) revient quand même à l’actrice japonaise ou chinoise (on s’en cogne) maniérée et emberlificotée dans une pseudo sensualité glacée de pacotille à la noix qui m’a JUSTE donner envie de la noyer jusqu'à ce que mort s'en suive après lui avoir fichu deux baffes histoire qu’elle accélère un peu…
17:40 Publié dans -°° EN ROUTE VERS LE NEANT ABSOLU | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : soie, françois girard, cinéma
jeudi, 06 août 2009
Little New York de James de Monaco °°

TIRE ! Bon sang, mais TIIIIIIIIIIIRE !!!!

C’est l’histoire de Staten Island, quartier oublié de New-York qui “regarde” Manhattan…
Non, c’est l’histoire de Parmie Tarzo, petit chefaillon violent d’une mafia locale qui rêve de devenir un gros ponte. Il aime beaucoup sa maman qui s’est fait trouer le caisson par des voyous, que même il n’aura de repos que quand il aura retrouvé les coupables. Il aime bien taper sur les gens, dire des gros mots et se plonger dans l’eau sans respirer pendant 7 minutes, mais c’est pas assez, le record c’est 9 minutes. Il finit sur une branche dans un arbre et il tousse…
Non, c’est l’histoire de Sully, vidangeur de fosses septiques qui a du mal, même après trois douches à s’ôter les odeurs de caca de sur lui et qui veut bien faire un moutard à sa femme à condition qu’il ait le cerveau d’Einstein. C’est pas gagné rapport à ses losers de parents…
Non, c’est l’histoire de Jasper, vieil employé sourd et muet (oui je sais, ça fait mal... mais il n'est pas aveugle) dans une épicerie-boucherie qui a l’air drôlement gentil, mais qui aime bien jouer du couteau dans l’arrière boutique car comme disait ma grand-mère « faut se méfier de l’eau qui dort »…
Le réalisateur se donne un mal de chien pour faire que ces trois personnages qui n’ont l’air de rien avoir en commun, finissent par communier. Alors il ne nous raconte rien, ou pas grand chose mais il le fait TROIS FOIS.
Comment ça, vous l’avez déjà vu ???
Mais non.
En tout cas c’est long, trois fois quand on y pense.
Qu’est-ce que je dis moi ?
Excusez-moi, je délire un peu.
C’est la chaleur, tout ça
Le film met à peu près trois quart d’heure avant de démarrer et quand on se dit qu’il va enfin se passer quelque chose, il sombre de nouveau dans l’abîme vide du néant absolu au bout de cinq minutes.
Je dirais bien que ce film est une connerie monumentale mais je suis polie, alors je dirai que je n’ai rien compris.
Mais RIEN de rien, que dalle, nada, nikto !
Pas d’action, pas d’intérêt… je me suis même surprise, indulgente que je suis, à chercher un deuxième degré, voire plus dans ce bousin pathétique… Mais non, des clous, ça se prend très très au sérieux et on a beau gratter la pellicule jusqu’à l’os, il n’y a pas l’ombre d’un humour qui aurait été le bienvenu et aurait PEUT-ÊTRE sauvé ce qui était sauvable.
Les acteurs ?
Ah oui, les acteurs.
Saigneur, Jésus, Marie, Joseph, l’Âne et le Bœuf… !!! ???
Pitoyables, lamentables, catastrophiques, hagards, ils ont franchement l'air de se demander ce qu'ils font là… eux aussi !
Non, je ne cite pas de nom, il me reste de la morale.
Ce film ?
Une calamité !
Vous avez déjà vu un réalisateur en costume cravate vous ?
Non ?
Moi, si :

08:02 Publié dans -°° EN ROUTE VERS LE NEANT ABSOLU | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
vendredi, 10 juillet 2009
Toy boy de David MacKenzie °°

Nikki, play-boy branleur de plus ou moins trente ans a un rêve dans la vie : « baiser de la meuf d’1 m 80 et de 50 kgs »… Désolée les filles, les 17 cms de Nikki ne sont pas faits pour les filles d’ 1 m 50 et 80 kgs ! Le film commence sur ces douces paroles en voix off et l’heure et demi (affligeante) qui suivra sera du même tonneau que rien ne viendra sauver (sauf peut-être la découverte de la ravissante Margarita Leviava à qui on pardonnera pour cette fois de ne pas savoir lire un scénario). Difficile de se prononcer sur cette évidence : qui dans cette histoire sont les plus navrants ? Les filles ou les garçons ? Personnellement, je n’ai pas réussi à trancher. Ce ramassis de vulgarité noyé dans du porno (très très) soft et racoleur (style soirée « charmes » à la télé) est d’une indigence qui confine à la bêtise tant tout le monde semble ici vide, creux, vain !
Pour vivre à Los Angeles, il faut des sous, mais quand on est feignant comme une couleuvre et auto-proclamé beau gosse, il faut se taper de la « vieille peau » pétée de tunes et se faire entretenir. Pas trop difficile car il se trouve que la vieille peau hollywoodienne est aussi facile à envahir que le beau gosse est disponible.
Ashton Kutcher/Nikki, sexy comme un accoudoir de fauteuil de ciné (ah ! son look ceinture + bretelles = MDR J ) est plutôt verni, il tombe sur Anne Heche/Samantha avocate et vieille peau (de pêche) pas farouche pour mille dollars. Et yoplaboum, en deux coups de reins bien placés la Samantha devient accro aux 17 cms de Nikki.
Dès qu’elle tourne le string pour partir en déplacement, Nikki en profite pour inviter tous les oisifs du coin, faire une mégateuf dans la piscine de la dame et se taper de la chair fraîche pour décompresser.
Si Samantha surprend Nikki en pleine décompression, elle se fâche tout rouge… mais Nikki sait y faire : il n’a qu’à sortir son petit oiseau et la belle retombe dans ses bras.
Un jour, tout vire au vinaigre car Nikki rencontre Heather qui a l’air bien sage et bien propre sur elle mais qui en fait se fait entretenir tout pareil que Nikki… avec des hommes bien sûr. Patatra, Nikki tombe amoureux. Ça craint du boudin surtout que Heather ne compte pas renoncer à son compte en banque et à son vieux ch’noque d’au moins 40 ans ! c’est pile aussi le moment que le meilleur pote de Nikki qui lui servait plus de consigne que d’ami choisit pour le virer pour cause de « t’exagères ».
Et voilà, notre Nikki, limite SDF sur Hollywood Boulevard. Pourquoi pas se chercher du boulot tant qu'on y est ?… et blabla, on s’en cogne, c’est moche, c’est con… et j’en passe.
Mais je vous vois venir !
Vous allez me demander : « mais comment se fesse que tu te sois fourvoyée dans pareil traquenard ? ».
Normal comme question.
Etant donné le titre, l’affiche (non, je n’ai pas vu la bande-annonce) et le sujet, y’avait de quoi se méfier mille fois effectivement et j’aurais dû.
Sauf que, à force de trop écouter mon maître à penser (à qui je souhaite de se taper des accoudoirs pour le reste de sa vie !) j’ai cru que le petit miracle « Very bad trip » (titre débile, affiche hideuse, thème à fuir... et au final, film jouissif) allait se reproduire. Il n’en est rien, au contraire et bien au-delà, cette chose ennuyeuse et stupide, dont on a du mal à croire qu’elle est sortie du même cerveau que « My name is Hallam Foe » (quoique en y réfléchissant…) est sans doute ce que j’ai vu de plus débile cette année.
08:06 Publié dans -°° EN ROUTE VERS LE NEANT ABSOLU | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : toy boy, cinéma
vendredi, 05 juin 2009
Terminator Renaissance de McG °°

En 2003, Marcus Wright est condamné à mort et exécuté par injections létales parce qu’il est coupable.
Coupable de quoi ???
Oula, doucement, on se calme et on boit frais à St Tropez ! Merci.
Avant de clamser il embrasse sur la bouche le Docteur Serena Koogan en lui disant : « alors, ça a ce goût là la mort ? », ce qui n’est pas très civil vu que la Serena est en phase terminale de cancer.
En 2018, John Connor n’est plus un petit garçon qui veut sauver sa maman, mais un grand gaillard « résistant » de 34 ans en costume de militaire plein de poussière qui fait une guerre post-apocalyptique aux robots de Skynet dans le désert irakien ou approchant. Il est chargé de savoir si Marcus (oui, oui celui qui est mort au début) qui réapparaît avec un manteau de nazi est là pour tuer son père Kyle Reese qui, en 2018 n’est encore qu’un ado… normal vu qu’il ne va rencontrer sa mère qu’en 1984 !
Si vous ne suivez pas c’est pas faute d’avoir essayé d’expliquer. John Connor ne s’appelle pas John Resse parce qu’il va prendre le nom de sa maman, pour embrouiller les pistes des cyborgs.
Bon, je reessaye.
Alors que vous étiez à peine nés, en 1984, Shwarzinator déboulait sur terre et sur grand écran nu comme un ver et c’était bien beau. Arnold n’avait encore été « que » Mister Univers, starlette sur la plage de Cannes, (dé)Conan le Barbare et ne se prenait pas encore pour Ronald Reagan. Le film était vraiment beau et surprenant avec de grands sentiments et de beaux dialogues dedans. Exemple :
- « Sarah Connor ?
- oui !
- pan ! ».
ça le fait non ?
ou encore :
- « I’ll be back ».
Aaaaaaaaah ! on savait faire des films en ce temps là !
John Connor n’était donc pas né. Puis dans le II, il était tout minot sous les traits du croquignolet Edward Furlong et aujourd’hui c’est donc (bonne idée !!!) Christian Bale (caractériel à la ville, sex bomb, chauve-souris, super héros, sauveur du monde à l’écran) qui s’y colle.
Le pauvre !
Cet épisode se réduit en une assourdissante, assommante et tapageuse suite de combats entre l’homme et des machins en ferraille qui, suivant les besoins du (heum heum !) scénario sont invincibles comme un T 800 ou plus fragiles qu’un fétu comme un T 600. Ça pète, ça gronde, ça tonitrue et Christian/John, increvable, qui s’emmerde en direct live sous nos yeux ébahis se prend plus au sérieux que s’il jouait Hamlet. Tout le film qui manque de fond, de forme, d’humour… qui manque de tout mais jamais du fracas des armes, bombes atomiques ou pas et autre déboulonnages de robots sera sans aucun doute le plus patapouf de l’année. Il nous laisse épuisés et atterrés en présence de John Connor adulte et de son père Kyle Reese ado, sans aucune explication ni cohérence sur cette aberration spatio temporelle.
Mais que fait Sarah Connor ???
10:29 Publié dans -°° EN ROUTE VERS LE NEANT ABSOLU | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : terminator renaissance, christian bale, cinéma
jeudi, 12 mars 2009
L’enquête – The international de Tom Tykwer °°


Louis Salinger (dit Lou pour les intimes proches qui l’approchent de près mais sans le toucher… Clive Owen ON REGARDE, on TOUCHE pas, merci) est un agent d’Interpol prêt à tout, même à plus dormir, à plus manger, à plus baiser, à plus se laver (c’est Clive Owen non plus ! il peut faire ça, ça lui donne un air fatigué drôlement sexy… alors qu’à d’autres, ça donnerait « juste » l’air fatigué fatigué) pour révéler au grand jour les agissements cacaboudiniques de l’International Bank Of Business and Credit qui fricote avec la mafia et toute la merdache internationale qui vend des armes aux pays qui en ont bien besoin !!! Eleanor, ajointe d’un proc’ de Manhattan prête à beaucoup moins que notre LoulouChouchou (la preuve : elle se lave les cheveux, elle…) va lui filer un coup de patte. Personnellement, je n’ai jamais bien capté à quoi elle servait et en plus Naomi Watts n’est même pas décorative, mais bon, dans le scénar, faut de la blonde sinon, Clive aurait l’air encore plus triste et plus triste que l’air qu’il a là, tu meurs. D’ailleurs, Clive, il en veut pas (de la Naomi) même si à un moment elle lui dit : « y’a combien de temps que t’as pas tiré un coup ? » (elle est classe Naomi, on peut pas lui enlever ça !), il lui répond « pourquoi, tu veux essayer ? ». Moi, je suis sûre qu’essayer Clive, c’est l’adopter… alors vaut mieux pas tenter le diable (ça ferait trop de peine à Clint) !
Bon, vlà nos deux lascars qui parcourent le monde : Londres, Luxembourg, Lyon, Machin, Truc, Bidule et Istanbul. Ils se prennent des voitures, des bus en pleine tronche et ils cicatrisent à la vitesse de la lumière du son. Ils rencontrent des tas de gus pas toujours recommandables dont Armin Mueller Stahl qui, malgré le regard de l’emploi qu’il a, ne parvient même plus à exprimer l’inquiétude du double jeu tant il a joué ce rôle deux mille fois !
Chaque fois que Lou arrive quelque part il annonce avec tambour et trompettes « je suis Salinger » comme s’il disait « Bond my name is Bond »… Oh l’autre ! Je veux pas avoir l’air plus nunuche que je suis mais « perso » j’ai jamais entendu parler de ce Salinger (sauf celui du sublime « L’attrape cœurs » mais ça n’a rien à voir).
Bref. Tout ce joli monde s’échange des phrases définitives à mourir de rire (je ne m’en suis pas privée, pensez donc !) dont voici un échantillon :
« Un jour, le destin peut remettre sur ton chemin un homme que tu avais passé toute ta vie à éviter ».
Silence.
Comme le spectateur est con (si, il est con !), on nous la ressort texto deux fois celle-là !
ou bien :
« Es-tu prêt à sacrifier ton idéal pour le bien de tous ? »
Respect.
Attention, âmes sensibles s’abstenir, la suite peut faire très très mal !
« Le choix le plus difficile à faire dans la vie consiste à choisir entre le pont à emprunter et le pont à brûler. Je suis le pont à brûler »
Chapeau bas.
Sinon, tout y passe : le mur de Berlin, le hezbollah, la stasi, le communisme, Israël, l’Iran, la Syrie… j’en oublie. Et dans ce galimatias politico financier abscons et mou du genou, surgie au milieu de nulle part la scène la plus tarte et la plus aberrante jamais vue dans un film qui se prend tant au sérieux : une fusillade qui démolit dans un fracas d’enfer le Guggenheim de New-York. Je suppose qu’elle sert à réveiller le spectateur (tel que moi) qui commençait à prendre le fauteuil de la salle pour son plumard et achève définitivement le peu de crédibilité de l’ensemble !!!
Autre chose, je me demande quand les réalisateurs vont cesser de croire que la meilleure façon d’échapper à un poursuivant est de se barrer sur un toit ??? Evidemment cela donne de très jolies images d’Istanbul vue d’avion, mais où est la trouvaille ??? A un moment, ou tu sautes... ou... tu sautes !
Et enfin, le top du top, comme c'est un peu l'histoire sans fin ce bordel... à la fin, on nous annonce que la banque machin truc devient carrément une entreprise humanitaro/carritative ou quelque chose d'approchant... S'il y avait un best of des meilleurs fourires au générique, je ne l'ai pas vu, je me suis sauvée en claquant la porte !
07:34 Publié dans -°° EN ROUTE VERS LE NEANT ABSOLU | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : l'enquête - the international, cinéma, clive owen
vendredi, 09 janvier 2009
De l’autre côté du lit de Pascale Pouzadoux °°


Dans un monde bleu pour les garçons, rose pour les filles, la vie conjugale d’Ariane et Hugo (10 ans de mariage) s’essouffle un peu. Ils ont pourtant deux meeeeeeeeeeerveilleux enfants, une fille rose et un garçon bleu, une immeeeeeeeeeeeeense maison en travaux, une très grande voiture pour monsieur, une très rose voiture pour madame, et évidemment un chienchien à l’air con triste. Monsieur est directeur d’entreprise comme vous et moi. Madame conduit les enfants à l’école, prépare à manger et vend des bijoux faits mains avec sa copine Chacha, comme toi et moi (enfin, surtout comme toi car je n’ai pas de copine Chacha qui fait des bijoux craignos développement durable). Du coup madame s’ennuie et culpabilise alors qu’il y a d’autres femmes qui ont un portable dans la main, un attaché-case dans l’autre, un fer à repasser au pied gauche et qui sorte faire pisser le chien du pied droit ! C’est trop inzuste ! Mais madame est un génie :
« et si on échangeait nos vies ??? »
Monsieur hésite un peu et puis hop banco. Aidés d’un coach-huissier (où vont-ils chercher tout ça ? pourquoi huissier et pas dentiste ! le mystère ne sera pas révélé… ah si, peut-être qu’un huissier, à force de forcer les huis comme son nom l’indique, connaît mieux l’intimité des couples… oui c’est ça… pardon, m’en souvenais plus), Madame va devenir chef d’entreprise (c’est dur ! la machine à café fait du pas bon café) et Monsieur va rester à la maison (c’est dur y’a pas de place pour se garer devant l’école). Et blablabli et blablabla. Inutile de vous en dire plus, il vous suffit d’un peu d’imagination et d’empiler tous les clichés foireux, misogynes, sexystes, anti-hommes, anti-femmes, possibles et imaginables et vous serez encore un peu en dessous de tout ce que vous aurez pu imaginer de pire. Et surtout n’oubliez pas de conclure que la femme au fourneau, l’homme au bureau, et les enfants seront bien torchés c’est encore ce qu’on a fait de mieux.
Il faut beaucoup aimer Sophie Marceau et Dany Boon pour aller voir ce film ! Ché min cô… oups pardon, c’est mon cas… Et ils forment un couple plutôt sympathique, d’ailleurs ils ont les mêmes oreilles. Mais pour l’aimer ou le trouver sympathique (le film), il faut être sous morphine. Disons que cette heure et demi poussive et ridicule est un hymne à la gloire et à la beauté de Sophie qui est divine du bout des orteils à la racine des cheveux, que c’est un véritable défilé de mode où Sophie déambule en lycra, en coton ou en soie sauvage, en pyjama informe, en jupe toute simple et fleurie, en décolleté, en tailleur cousu sur la bête, en smoking comme un garçon, cheveux au vent, cheveux lissés, cheveux coiffés/décoiffés… Elle tombe dans l’escalier, elle court en talons aiguilles et jupe droite moulante dans le sable sur la plage, de dos, de face, de profil, elle est splendide, parfaite et autour d’elle tout le monde la regarde, l’admire tourbillonner, s’émerveille, s’enthousiasme et s’extasie.
Hélas, elle est la seule à s’amuser et tout autour d’elle n'est que son faire valoir.
Seuls Anny Duperey qui pouffe et s’émeut délicieusement et Antoine Duléry dans un rôle très con tirent une maigrichonne épingle de ce jeu.
Il faut donner à Sophie, reine de comédie, un scénario à sa mesure. Celui-ci est d'une stupidité rarement atteinte !
09:52 Publié dans -°° EN ROUTE VERS LE NEANT ABSOLU | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : de l'autre côté du lit, cinéma
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