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7 °° En route vers le néant absolu - Page 4

  • EXTRÊMEMENT FORT ET INCROYABLEMENT PRES de Stephen Daldry °°

    Extrêmement fort et incroyablement près : photo Max von Sydow, Stephen Daldry

    Extrêmement fort et incroyablement près : photo Stephen Daldry

    Où étiez-vous le vendredi 11 septembre 2001 vers 17 heures (heure française). Moi je me souviens très bien. J'étais à la "RNAC" haut lieu de culture où je ne mets plus les pieds car la clim y est une catastrophe thermo-nucléaire et je plains de tout mon coeur sec les gens qui y travaillent (on y gèle en été, on y transpire en hiver !!!) et le personnel quoique très compétent dans les rayons ("je voudrais le livre dans lequel à un moment le héros il porte un tee-shirt vert !" et le gars vous sort le livre...) est particulièrement imbuvable en caisse. Cela dit sommes-nous obligés de boire le personnel de caisse ? Non. Et puis surtout je n'y vais plus car j'ai découvert un endroit beaucoup chaleureux et convivial. C'est donc dans ce lieu à la clim' déréglée où plein de postes de télé sont allumés simultanément que j'ai vu un avion percuter une Twin et même que je le trouvais bizarre ce film aux prises de vue bancale...

    Mais bon, je ne vais pas vous raconter mon 11 septembre étant donné qu'au 105ème étage de la tour et de façon tout à fait imprévue, se trouvait le père d'Oskar, un garçon de 11 ans aussi antipathique qu'insupportable. Autant vous le dire tout de suite, le père ne survit pas et c'est évidemment un drame pour Oskar qui partageait avec lui une passion pour les jeux à la con et les expériences en tout genre telle que la recherche d'un sixième district à New-York. Oskar, reconnaissons-le est une espèce de Raymond la Science qui sait tout sur tout et le fait savoir à qui l'approche dans la seconde. Atteint d'un syndrome d'Asperger pas vraiment diagnostiqué, il est un peu surdoué mais aussi très très angoissé. En gros, il a peur de tout (et ça ne s'arrange pas après les attentats) du bruit, du silence, des avions, des trains, des voitures, des marteaux piqueurs, de faire de la balançoire, de lever la tête, de baisser la tête... pour avoir la liste complète rendez-vous en salle. Lorsque son père meurt, Oskar est évidemment très malheureux et devient absolument excécrable avec sa  pauvre mère qui tolérait que le père et le fils dorment ensemble. Il trouve dans la chambre du père une enveloppe contenant une clé et il devient obsédé à l'idée de découvrir quelle serrure ouvre cette clé. Il est persuadé que son père lui a laissé ce message et souhaite par l'infini et au-delà communiquer avec lui. Comme s'il avait prévu de mourir ! Passons et faisons mine de comprendre. Voilà donc notre génie qui s'en va parcourir en long en large, en travers et à pieds les différents quartiers de New-York à la recherche d'un certain Black qui détiendrait, en plus de la clé du mystère, la serrure qui va avec. Anéfé, sur l'enveloppe était juste inscrit ce mot : Black, et Oskar le génie recense grâce aux bottins de la ville, 476 Black résidant dans la Grosse Pomme. Bon courage. En chemin, il rencontre larirette larireeette, plein de gens dont la plupart très bienveillants prient Dieu pour qu'il atteigne son Graal.

    Puis il rencontre un très vieux monsieur, très seul et complètement muet qui va un temps l'aider dans sa quête. Un beau jour le vieux renoncera trouvant sans doute comme moi que Raymond la science est déplaisant au possible. Il préfèrera prendre un taxi pour s'en aller ailleurs sans se retourner. Oskar est incapable de s'adresser aux adultes sans gueuler et déclamer des tirades interminables pour justifier le moindre de ses actes. Quand il ne s'adresse pas aux personnages du film, il parle en voix off et ce moutard arrogant et insolent, d'insupportable devient quasiment détestable. Le dernier acteur enfant que j'ai eu envie de trucider jouait dans... non, je ne le dis pas, j'avais eu des plaintes... mais celui-ci j'ai eu non seulement envie de l'exterminer mais que ce soit dans les pires souffrances. Les mots me manquent pour dire à quel point il est agaçant, horripilant, crispant. Je ne lui cherche pas d'excuses mais il faut reconnaître néanmoins que ce film idiot et exaspérant n'est pas fait pour le rendre sympathique et encore moins émouvant.

    J'ai du mal à croire que ce Stephen Daldry ne soit pas un homonyme. Il ne peut s'agir du même Stephen Daldry responsable de "Billy Elliot", "The hours" ou "The reader" ! C'est impossible. Qu'a voulu démontrer ce Daldry ci ? Le traumatisme des attentats du WTC sur le new-yorkais moyen ? Raté. Complètement. Ce ne sont pas quelques inserts quasi documentaires avec plans fixes sur des gens qui ont l'air vrai ou une visite du mur des "portés disparus" qui vont accorder un semblant de réalisme à ce machin boursouflé et cousu de gros fil blanc. L'enquête d'Oskar ne tient pas debout et le simili suspens entretenu à deux reprises par une musique d'ascenseur (ah ! la grande scène du 2 où il fait écouter les messages laissés par son père en train d'agoniser dans la tour !!!) fait complètement flop. Et les épilogues ont vraiment de quoi faire sourire si l'ensemble ne mettait vraiment de mauvaise humeur.

    A quoi s'attendre avec un titre aussi débile de toute façon dont je ne comprends d'ailleurs pas la signification ? Et que fait le merveilleux Max Von Sydow dans ce ratage absolu ? Quant à Tom Hanks, il semble définitivement perdu pour la science. Ses gesticulations et grimaces stupides ne sont ni drôles ni émouvantes. On est même gêné pour lui de le voir s'agiter ainsi et soulever les épaules comme un débile. Quant au moutard enfin, le miracle "Billy Elliot" ne se renouvelle pas, loin s'en faut, c'est même plutôt l'inverse.

  • LA NOUVELLE GUERRE DES BOUTONS de Christophe Barratier °°

    la nouvelle guerre des boutons de christophe barratier

    J'écris cette note en urgence car le week end approche et je ne voudrais surtout pas que vous gâchiez quelques euros pour aller voir et éventuellement emmener votre progéniture (à moins que vous ne soyiez à court de punitions) voir ce film qui ne peut plaire ni aux enfants ni aux adultes, humains en tout cas !

    Je ne vous "synopsise" pas l'histoire, tout le monde sait qu'il s'agit de deux bandes rivales de morveux qui se livrent une guerre sans merci pour des histoires de territoires comme toute bonne guerre respectable. Plus tard, puisque nous sommes en 1944, il s'agira de mettre à l'abri une petite juive mais en attendant l'enjeu est de délester l'ennemi du plus grand nombre possible de boutons. Soit.

    Au secours !!! Comment peut-on encore faire ce genre de films anti cinéma du début à la fin ? Tout sent le procédé, l'attrape nigaud, et rapidement pèse sur les épaules de la pauvre spectatrice égarée un ennui profond et un agacement durable. La musique pompeuse et ampoulée donne le ton dès les premières images inondées de soleil dans une campagne verdoyante, ondulante et paisible. C'est la guerre quand même, mais si le paradis existe, il doit ressembler à ça, à moins que ce ne soit l'enfer ! Vous voyez, j'y ai perdu mon latin.

    Mais que sont allés faire les acteurs dans cette galère innommable ? On passe sans transition des adultes aux enfants sans que l'une ou l'autre des histoires capte l'attention. Tous les personnages clichés possibles et imaginables sont rassemblés pour évoquer la tendance Maréchal vs Général de l'époque. C'est à pleurer. Le maire à moustache et mèche hitlériennes qui cache un peu son jeu, l'instit coco qui dissimule un ou deux secrets, qu'a perdu papa à la GRANDE Guerre et heureusement il n'aurait pas supporté la petite, la belle au grand coeur qu'est partie à la Capitale et qui est revenue à bouseland pour LA cause, celui qui passe pour un lâche mais peut-être pas finalement, le traître etc... Et chez les moutards, dans le style tel père tel fils, on retrouve les mêmes caractéristiques. Et c'est navrant. La partie mutchachus souffre en plus de la présence I.N.S.U.P.P.O.R.T.A.B.L.E. et c'est peu dire, du petit Gibus, espèce de singe savant grimaçant qui stridule ses tirades et répliques apprises par coeur d'une petite voix suraiguë qui vrille les tympans. Je n'ai jamais entendu un gosse parler comme ça. Quant à ses mines de petit robot crâneur dont il use et abuse, elles m'ont vraiment donné envie de lui dévisser sa petite tête de frimeur et de lui mettre sous le bras pour qu'il retourne faire ses gammes.

    Dommage pour les adorables Jean Texier (clone de Jean-Baptiste Maunier) et Ilona Bachelier qui sortent vraiment du lot :

    la nouvelle guerre des boutons de christophe barratier

    Et tant pis pour Gérard Jugnot en alcoolique qui regrette le bon temps où il dézinguait du niacoué, pour Kad Merad qui cogne sur son gosse à tour de bras, Marie Bunel qui ne quitte pas son fourneau, Laetitia Casta qui fait joli, Guillaume Canet, droit dans ses bottes, François Morel et tous les enfants. C'est mauvais ! 

  • COLOMBIANA d'Olivier Megaton °°

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    Cataleya est une jolie petite fille de 9 ans toute mignonne qui aime son papa et sa maman. Manque de bol, à Bogota soit tu crèves la dalle dans les bidonvilles, soit tu es tueur. Les parents de Cataleya sont des tueurs et un jour ils se font buter par plus tueurs qu'eux presque devant ses yeux à peine effarés. Juste avant de clamser, papa lui offre un collier porte bonheur (la preuve, il l'avait au cou juste avant de se faire descendre) en forme d'orchidée (et là, on apprend que Cataleya est une espèce d'orchidée car ce film est avant tout didactique) et aussi une puce de disquette (on est en 92 !!!) qu'elle avale. Ne pas s'inquiéter : elle la vomira sur le bureau d'un mec d'une ambassade un peu plus tard. Elle parvient à échapper aux tueurs (la cascadeuse que c'est pas !!!) et rejoint son tonton Emilio un tueur qui vit aux Etats-Unis avec sa maman. Ils accueillent la mouflette dans les larmes et les rires et on dirait que c'est drôlement bien d'avoir une famille. Aussi sec, notre Cataleya demande : "dis Tonton, apprends moi à être tueuse pour que je venge mon papounet et ma mamounette ?". Et le gros dur de répondre "passe ton bac d'abord"... 15 ans plus tard, on retrouve notre petite puce devenue une vraie bombasse et son boulot à plein temps c'est de dégommer des mecs pour attirer l'attention de celui qui a tué sa famille et qui se planque comme un gros lâche qu'il est, d'ailleurs ça se voit, il transpire...

    Alors voilà, je tenais absolument à régler son compte à ce film très con pour être toute détendue et revenir vous parler d'un film renversant et vertigineux, une splendeur, une merveille qui m'a toute chamboulée. Ce soir nous nous rendions à l'avant-première des origines des singes, mais  c'était totalement complet alors nous sommes entrés là où il y avait de la lumière ! Quelle idée ! Ce film est une connerie sans nom. Rarement il est donné de découvrir un personnage aussi stupide et antipathique. D'ailleurs il suffit d'observer un instant les deux photos ci-dessus pour vous donner une idée de l'air intelligent et inspiré de l'actrice : Zoé Saldana (tant pis, je balance). Le réalisateur doit avoir sa chambre couverte de posters de cette fille et donc il nous la présente en culotte, en string, en short, en soutien-gorge, en costume de catwoman, perchée sur des louboutin de 12 avec une tenue de péripatéticienne du bois, il lui colle un arsenal qui va du lance-roquettes à la brosse à dents et parfois il la met entre les mains de son sex-toy (Michaël Vartan) mais même là, elle ne retire pas sa culotte !

    Elle tue, elle dézingue, elle ne fait que ça. Et on s'en fout d'une puissance incommensurable. Ce personnage est stupide. Ce film est ennuyeux et n'a strictement aucun intérêt. La fin est idiote. Rien à sauver. Ah si, au générique une chanson de Johnny Cash. Mais bon, je ne vais quand même pas me mettre à ne conseiller QUE les génériques de films !

  • SUPER 8 de J.J. ABRAMS °°(°)

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    Le mercredi 2 février 1978, je m'en souviens, j'étais au cinéma. J'ai vu des pilotes de 1945 disparaître en plein désert et paf, 30 ans plus tard Roy Neary (Richard Dreyfus, aaaaaaaaaaah Richard Dryefus) se prend un étrange coup de soleil sur la face et se met à construire une montagne géante au milieu de son salon ce qui fait fuir toute sa famille, et un petit garçon trop curieux disparaît en suivant une jolie lumière qui passe sous la porte... Et puis, alors que l'armée installe un drôle de camp retranché en plein désert (ou presque) j'ai entendu le Dr Lacombe (François Truffaut, aaaaaaaaaaaaah François Truffaut) nous expliquer ce que "rencontre du troisième type" signifie. Et c'était beau, triste, gai, émouvant, fort, intelligent, inédit. Steven Spielberg avait un peu plus de trente ans et sa confiance en l'humanité nous faisait prendre des vessies pour des lanternes et imaginer que les scientifiques avec ou sans moustache aidés de musicologues inspirés pourraient accueillir des alliens pacifiques en leur jouant cinq notes de musique. Nous ne sommes pas seuls il en est convaincu et nous en convainct. C'était naïf ou niais (selon le degré fluctuant de cynisme), mais c'était sublime, on rêvait fort. L'Elu était un brave type de l'Indiana et ce film on peut le voir, le revoir, il "fonctionne".

     

    En 1982, rebelote, le même Spielberg récidive en nous présentant un nouvel extra-terrestre non belliqueux dont il fait le personnage principal de son film "E.T. l'extra-terrestre". Iti pour ses intimes français est un alien écolo qui vient avec ses potes chercher des plantes sur notre bonne vieille planète bleue. Mais il est aussi rêveur et insoumis. Il s'éloigne un peu trop de son vaisseau spatial et ses amis sont obligés de l'abandonner sur Terre. Spielberg ayant en quatre ans un peu perdu ses espoirs en l'espèce humaine adulte, les a placés chez les enfants. Et ce sont donc trois enfants adorables Elliott, Michael et Gertie (aaaaaaaaaaaaah Henry Thomas et Drew Barrymore !) qui recueillent la bestiole dotée de pouvoirs et d'une intelligence hors du commun, et vont l'aider à "téléphoner maison" avant d'y retourner. C'est beau, c'est doux, c'est tendre. Des adultes qui ne sont que des menaces, on ne voit pratiquement que les jambes et les moutards font des prouesses avec leurs VTT pour échapper à l'armée. Avant qu'Elliott et E.T. s'envolent, on avait le coeur battant et lorsqu'ils décollent enfin, des applaudissements ont explosé dans la salle (et pourtant j'étais parisienne à l'époque pas chez les bouseux... public réputé froid !). Encore plus niais ou naïf, peut-être... toujours est-il, qu'aujourd'hui encore E.T. aussi moche et caoutchouteux soit-il est toujours célèbre et adulé des foules du monde entier terrestre et sûrement par l'infini et au-delà.

     

    Pourquoi je vous parle de tout ça ? Simplement parce que ce n'est plus un secret pour personne, cette quiche de J.J. Abrams dont le haut fait d'armes (je le découvre) est d'être le créateur de "Lost" la série... qui a dû voir ces deux films en boucle (et d'autres sans doute) a décidé dans un moment d'aberration totale, absolue et définitive d'en faire... d'en faire quoi au juste ? Un copié/collé, une adaptation, une transposition, une variante, un hommage, une offrande ? Mystère d'autant plus insondable que Steven Spielberg himself dans un moment de sénilité d'égarement lui donne l'absolution en produisant ce sous-produit qui n'aurait rien mérité de plus qu'une sortie directe en DVD. J.J. Abrams a donc une chance inouïe et c'est bien regrettable tant son film manque de tout, sauf d'argent qu'il dépense sur l'écran en cassant ses jouets.

    L'action se passe chez les bouseux d'Ohio (pardon pour les Ohioiens) cette fois mais encore en 79 (MDR) où des moutards aussi peu talentueux que peu cinégéniques (sauf Elle Fanning (abonnée aux pères de cinéma trash) dont on se demande ce qu'elle fait là... passer de Sofia Coppola à ce machin !!!) se mettent en tête de tourner un film de zombies avec leur petite caméra super 8 (d'où le titre peut-être, j'en sais rien). Lors d'une scène de tournage, un train déraille sous leurs petits yeux ébahis : "c'est quoi c'délire ???", "j'veux pas mouriiiiiiiiir" !!!"... La présence de l'armée sur les lieux de la catastrophe et de mystérieuses disparitions de citoyens de bouseland la petite ville leur font croire à juste titre qu'il s'agit bien plus qu'un banal accident de train. En effet, rapidement nous découvrons qu'un pauvre E.T. crashé 50 ans plus tôt sur notre bonne vieille Terre d'asile de fous a été capturé, torturé, manipulé tout ça alors qu'il ne demandait qu'une chose "retourner maison". Sauf que là, je peux comprendre qu'on ait envie de lui en coller une dans le buffet. La bestiole mesure trois mètres de haut, constituée d'un métal qui lui fait émettre des bruits pas sympathiques lorsqu'elle se déplace à la manière d'une araignée géante, profère des sons de vieille scierie métallurgique et ressemble à un bric-à-brac entre Alien, Arachnée et le Général Grievious (pour vous donner une idée de la mochitude du machin). Pas le genre de bidule qu'on a envie d'avoir pour pote :

    super 8 de j.j. abrams,cinéma

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    Tous les rôles clichetons des films "d'adultes" équipés d'un seul et unique trait de caractère sont réunis : le mignon et timide drôlement astucieux qui a perdu sa ptite maman (trauma) et amoureux de la belle, le gros de service qui veut maigrir, amoureux aussi mais qui se la mettra sur l'oreille, le trouillard qui vomit dès qu'il a (SOUVENT donc pour faire plus drôle !) peur, le petit fou du labo 4 qui confectionne des explosifs, la belle drôlement mature et intelligente dont la maman s'est tirée et qui vit avec son père alcoolo qui cache un lourd secret  (traumas)... et si j'en oublie c'est qu'ils étaient encore plus transparents. Leurs répliques d'une pauvreté abyssale et leur manque de charme sont à faire fuir, et Elle Fanning fashion icône qui a 12 ans mais en paraît 10 de plus n'est absolument pas crédible en gamine de la cambrousse qui s'accoquine avec des moutards qui ont l'air de sortir de la maternelle. Entre autre.

    super 8 de j.j. abrams,cinéma

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     Mais alors pourquoi suis-je restée ? Masochisme ! Et espoir de voir trente ans plus tard le petit miracle se reproduire.

    Jamais il n'a lieu et pourtant J.J. met le paquet en reproduisant des scènes copies conformes des originaux. Je ne vous les cite pas, ce serait trop long puisqu'elles foisonnent mais elles laissent de marbre, toutes. Et ont même tendance à mettre de mauvais poil tant elles sont, toutes sans exception dénuées de la moindre parcelle de rêve qui stimulait l'imagination chez Spielberg. Tout comme les personnages sans âme auxquels on ne s'attache ni on ne s'identifie.

    Bon allez, je vais pas faire ma bégueule. Dans ce film, il y a un acteur, totalement inconnu de nos services, il s'appelle Kyle Chandler. Il joue le père d'un moutard et aussi l'adjoint au shérif qui flaire tout plus et mieux que les autres, le mec qui a un cerveau en somme. Il est seul au monde et il a réussi (gloire à lui) à se persuader qu'il jouait (bien donc) dans un (vrai) film.

    Comment ça il est trop trop mignon malgré son costard de beauf ??? J'avais même pas remarqué. Pffff.

    Et pour finir sur une note négative car je ne voudrais surtout pas être responsable en quoi que ce soit de vous avoir encouragés à aller voir ce truc indigne, il y aussi ici Noah Emmerich. Comment ? Vous ne connaissez pas Noah Emmerich ? De nom peut-être, mais vous connaissez son visage (quoiqu'aujourd'hui il s'est fait faire le menton de Grichka). super 8 de j.j. abrams,cinémasuper 8 de j.j. abrams,cinéma

    C'est l'acteur qui joue toujours les troisièmes couteaux dans les films-de-copains. En général il est le pote qui apporte des packs de bière à son pote pour le réconforter.

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    Là il joue LE vilain militaire qui a les mains sur les hanches ou dans le dos.

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    A la fin, on sait que le film est fini et ça arrive tout à fait abruptement parce que les personnages principaux sont réconciliés (oui je vous ai pas dit c'est une surprise, ils avaient un peu tendance à se traiter de salopards des fois), ils regardent vers le ciel, ils sont tout sales sur le visage et la lumière est bleue, et ils ont l'air de regretter cette saleté d'E.T. non belliqueux qui bouffaient des humains au ptit déj... c'est vous dire le degré de non belliquosité du tas de ferraille.

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    Mais il faut quand même rester pendant le générique, parce que pendant le générique on a droit au film que les moutards ont tourné en super 8 : un chef-d'oeuvre !

    Mais faites-moi plaisir, n'y allez pas... ou alors allez voir le générique seulement.

  • SANS IDENTITE de Jaume Collet Serra °°

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    Monsieur Martin (Liam Neeson) et Madame Elizabeth (si c'est pas un monde de gâcher Janurary Jones ainsi ?) Harris  arrivent à Berlin Deutschland (bouh que c'est laid Berlin !!) bras dessus bras dessous parce que Monsieur doit donner une conférence scientifico chépakoi au Congré chéplucomment. Arrivé à l'hôtel avec sa blonde, Martounet s'aperçoit qu'il a oublié une valise à l'aéroport. C'est malin, nan mais quelle couille ce Martin j'te jure ! Il prend un taxi en sens inverse et paf... le chien, accident, comas et tutti frutti et Wop-bop-a-loom-a-boom-bam-boom ! Quand Martin se réveille quatre jours plus tard, il retrouve sa meuf à un pince fesses mais elle le snobe genre "on s'connait monsieur ?". ça fait toujours plaisir tiens quand t'as un sparadrah sur le front qui prouve que tu souffres ! Et c'est rien encore à côté du fait que le Aidan Quinn (le frangin jaloux de Bradounet dans le mdr "Légendes d'automne") a une étiquette sur son plastron où c'est quémar "Martin Harris", genre, tiens ! Si au bout de quatre jours ta meuf te reconnaît plus c'est qu'il y a grave du mou dans la corde à noeuds. Martin s'en re-va tout tristouille vu que personne veut le croire qu'il est Martin car l'autre Martin, enfin... celui qui se fait passer pour Martin le vrai, il connaît la vie de Martin (le vrai) sur le bout des doigts.

    Alors il se dit : "tiens et si je retrouvais la chauffeuse de taxi, elle pourrait sans doute m'aider à débrouiller le bousin ?" et ça tombe bien il la retrouve tout fastochement et c'est Diane Kruger, il aurait pu tomber plus mal. Donc, dans ce film, il y a trois poursuites en voitures sur des routes embouteillées et c'est risible. Il faut absolument que les réalisateurs arrêtent de faire des courses poursuites dans leurs films, parce que sans déc', depuis cette petite chose ci-dessous, tout est à réinventer (warning, spoiler inside) :

    Mais revenons-en à notre petite couple Harris dont on se fout comme de l'an mille et les Chevaliers au Lac de Paladru. Le pauvre Liam/Martin enfin pas sûr... fait des mines bien contrariées et court partout avec Diane/Gina qui est une bosniaque émigrée sans papier mais que fait la police ? Elle n'hésite pas à suivre ce type chelou qu'elle ne connaît ni des lèvres ni des dents pour tenter de l'aider. Moi je pense qu'elle a dû voir "La liste de Schindler".

    Après, il faut bien reconnaître qu'entre ancien de la Stasi, Prince Arabe et OGM on se demande à quel moment le réalisateur va cesser de nous faire prendre sa vessie pour une lanterne et par quelle entourloupe il va amener Liam dans le lit de Diane. Et ma foi, sans vouloir vous gâcher le plaisir si certains parmi vous ont le COURAGE d'aller voir ce navet, il y parvient de la façon la plus stupide qui soit. C'est un film bébête qui prend des grands airs et qui s'imagine qu'il a inventé la marche arrière, la paranoïa et le fil à couper le beurre alors que pas. C'est moche, filmé à la OUI-OUI avec les coudes et ennuyeux à périr. Ce n'est pas encore cette fois que Jaume Collet Serra me convaincra.

  • LARGO WINCH II de Jérôme Salle °°

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    Comme nous le savions déjà, Largo Winch est un joli garçon trentenaire multi milliardaire mais orphelin. Il en veut à tout jamais à son papounet de ne pas bien s'être occupé de lui quand il était minot. Du coup, pour se venger il veut faire don de sa fortune à des oeuvres caritatives. Surprise générale tu penses. Et ta soeur elle bat l'beurre ? Le jour où il signe un paplard où il met en vente tout le bouzin des immeubles avec un gros W en haut, il est accusé de crimes contre l'humanité par une juge qui entend bien prouver qu'il était au courant des mauvaises actions de son père en Birmanie. Bref, la dame qui s'appelle Kraken ou un truc comme ça va s'acharner à démontrer entre deux séances de baise (hors champs) que dans la famille Winch on est criminel de guerre de père en fils. Et comme il faut deux heures à Jérôme Salle pour innocenter son héros, il va donc emberlificoter son récit, multiplier les traîtres et les personnages secondaires russes, bosniaques, allemands, suisses, français du plus invraisemblable au plus insupportable, faire circuler le pognon à travers la planète et d'incessants sauts dans le temps "trois ans auparavant", "trois ans plus tard", comme indiqué sur l'écran au cas où on ne suivrait pas...

    Largo est un moutard complexe et mal dans sa peau. C'est ainsi qu'il en est arrivé, sans doute par rebellion, à vivre au coeur de la jungle birmane, doux lieu de villégiature pastorale comme l'on sait. Sous le clément climat des moussons Largo est tombé amoureux d'une beauté locale avec qui il a partagé le gîte et le couvert dans une jolie hutte en bambou et sur pilotis. Mais des événements sanglants implicant son père l'ont contraint à quitter le pays et d'ailleurs la beauté lui a dit clairement "fous le camp, je veux plus te voir". Il faut dire qu'il s'est battu à coups de pieds avec son meilleur ami qui le regardait d'un sale oeil et le couillon est tombé sur son couteau tranchant et s'est ouvert le ventre, ce qui  n'est pas malin. En se sauvant, Largo tombe sur un français qui a fait chauffeur pour des pas gentils et se retrouve bêtement pendu par les pieds mais il cicatrise vite. Lorsque Largo sauve ce nigaud de cette fâcheuse posture, ce dernier dit "ah ? mondiale assistance"... qui constitue le grand moment d'humour du film ! Oui Largo n'a pas d'humour. Largo est sérieux comme un pape. A vrai dire il est sinistre, pas marrant, bref, chiant comme la pluie, comme son histoire et ses aventures. Mais Tomer est très joli à regarder et il a une voix très agréable à écouter. Mais contempler Tomer pendant deux heures n'est pas complètement suffisant pour être indulgent... Dès la scène d'ouverture et cette poursuite en voitures totalement ridicule, on sent qu'on va être embarqué dans une drôle d'aventure pas drôle. ça ne s'arrangera jamais. On a l'impression que la moindre scène, la moindre réplique a déjà été vue et entendue des dizaines de fois. Sans surprise et sans originalité. Alors évidemment on entend beaucoup parler de la fameuse scène de vol plané réalisée sans filet. Ouais ben, bof, je n'ai même pas eu le vertige ! Par contre la nausée, oui, souvent. Mon Jules m'a affirmé qu'ils avaient explosé le budget en feux d'artifices et que du coup ils n'avaient plus les moyens de se payer un pied pour poser la caméra... moi je continue de croire que c'est un truc pour faire genre... Mais bon sang, filmer un film d'actions sur un trampoline ça fout la gerbe et rien d'autre, ça donne pas du tout mais alors pas du tout du tout l'illusion d'être au coeur de l'action !
    Que dire encore sinon rien. Ah si ! Ulrich Tukur est bien, Nicolas Vaude très bien, Olivier Barthélémy insupportable et Laurent Terzieff termine sa carrière au cinéma de bien curieuse manière. Et puis, il y a Sharon en mode cougar ondulante peinte à la farine... Elle n'est crédible à aucun moment dans son rôle de juge qui doit punir les agissements de criminels de guerre. Elle nous refait à plusieurs reprises le coup du croiser/décroiser de jambes, que c'en est pathétique !

    Bref, un film ennuyeux, bruyant, agité, un peu couillon... et Tomer/Largo termine cet épidode encombré d'un bien étrange colis...

  • A BOUT PORTANT de Fred Cavayé °°

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    Fred Cavayé m'avait totalement bluffée et embarquée dans son premier film, une histoire rocambolesco/abracadabrantesque qui s'appelait Pour Elle. Déjà à l'époque il avait placé des personnages ordinaires dans des situations qui ne l'étaient pas. Le suspens et l'énergie qui régnaient avaient raison des invraisemblances, et le couple Vincent Lindon/Diane Kruger fonctionnait à merveille et déployait des trésors de finesse, d'intensité et de fièvre. 

    Ici et une nouvelle fois, un ptit couple de pépère et mémère, Samuel et Chéplucomment roucoulent dans les cartons de leur nouvel appartement bien moche en attendant bébé, mais en lieu et place de Vinz et Diane, tous deux à la sensibilité vibrante, le réalisateur a placé Gilles Lellouche et une inconnue Elena Anaya qui ne sert à rien dont la cote de glamour frôle le néant et dont la connivence à l'écran se situe sous le niveau de la mer.

    Mais ce qui ne va pas, mais alors pas du tout du tout ici, en plus des acteurs TOUS CATASTROPHIQUES (sauf deux, mais j'y reviendrai) et réduits au néant d'UN seul trait de caractère méchant/gentil, c'est le scenario qui empile à la chaîne les énormités et invraisemblances et mes yeux ne cessaient de s'écarquiller devant tant de nullité rassemblée dans la même péloche. Il faudrait presque revoir ce machin pour prendre des notes, mais je ne trouve aucune raison de m'infliger cette souffrance ! Donc, en gros, nos deux tourtereaux se rendent à l'échographie du septième mois et demi de la dame et la gynéco, une abrutie de première, décidément j'adore les hôpitaux leur annonce qu'il va falloir la jouer cool le mois et demi restant. Devant l'étonnement du couple "gné, rester couchée pendant un mois ???", la gynéco lâche les chiens et s'emballe : "oui ben un moutard ça se fait en 9 mois pas en 7, alors on se calme, on boit frais à saint Trop' et on vient pas se plaindre après nanmého".

    Le Samuel est aide-soignant à l'hôpital mais il fait les cours du soir pour devenir infirmier, que même il passe l'exam' lundi, preuve qu'il a du courage. Chéplucomment ne sert à rien, elle couve et couvera encore après le générique de fin. Donc entre temps on voit Roschdy Zem et on comprend qu'il fait des trucs chelou. Il s'appelle Sartet comment Alain Delon dans "Le Cercle Rouge", c'est un hommage (vous pouvez en causer dans vos dîners en ville, ça le fait ! Quelqu'un vous dit "pourquoi il s'appelle Hugo Sartet avec la tête qu'il a le Roschdy" et là, du tac'o'tac, vous balancez "c'est rapport à l'hommage au Cercle rouge que Cavayé il fait". Là, respect. Bon, Roschdy a un accident de scooter. Mais pas l'accident de tapette. Le truc de ouf contre une bagnole lancée à 115 sous le tunnel de l'Alma que ça lui fait faire le soleil de la mort avec double salto avant et récupération à plat ventre sur le bitume. Mais comme c'est Roschdy, il meurt pas. Il se retrouve à l'hosto où travaille Samuel. Tu la sens venir ? Il est tout entubé de partout (pas Samu, Roschdy) et les keufs (y'a deux équipes, les cons méchants et les très cons très très méchants) découvrent que le blessé est recherché. Du coup, il est surveillé, Roschdy je veux dire. Samuel prend son service. Alors, faut savoir que dans cet hôpital y'a pas de passation de pouvoir (les "transmissions") entre l'équipe de jour et l'équipe de nuit... nan nan ! Samuel va juste taper dans le dos de son collègue aide-soignant et lui dit "c'est bon, tu peux rentrer chez toi !". Puis, il voit un type qui se sauve de l'hôpital et en fait il découvre que c'est un chanmé qui est venu débrancher Roschdy qui suffoque du coup. Mais comme il est presque infirmier (pas Roschdy, Samuel), il le regonfle avec une pompe à vélo et il rentre chez lui et il est 5 h 07 du matin... Ce qui fait qu'en gros il a dû finir vers 4 heures, si j'estime qu'il a mis trois quart d'heure pour rentrer chez lui dans son appart moche plein de cartons. 

    Fred Cavayé : renseigne-toi sur les horaires de travail des gens de l'hôpital, c'est presque les mêmes dans tous les hôpitaux de France ! C'est peu de chose mais quand même.

    Le matin, Samuel tripote le ventre de sa meuf, cause à son bébé en disant "ta mère est folle"... et après on s'étonne qu'il y a des divorces et que c'est toujours les moutards qui trinquent. En fait, il voudrait un garçon, mais c'est une fille. C'est démontré, y'a pas de kékette. Bon, il dit à sa meuf "t'sais que t'as épousé un héros ! Cette nuit, j'ai regonflé un mec avec ma pompavélo..." et là, la fille elle fait "aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah", Samuel se prend un coup de poèle à frire sur la tronche et quand il se réveille, il a du ketchup sur la tête et Chéplucomment n'est plus là. Le téléphone sonne et il dit "pourquoi tu pleures mon amour ?"' et là, LA VOIX lui explique qu'il faut qu'il fasse sortir Roschdy de l'hôpital sinon sa meuf, il la retrouve en pièces détachées.

    Ni une ni deux. Le Samuel sort le Roschdy subclaquant de l'hosto et l'emmène je sais plus où. Roschdy c'est pas une tapette, il court en se tenant le bide et Samuel le recoud dans un appartement où y'a tout le matos pour recoudre des gens. Ensuite vient la SEULE BONNE IDEE du film : Samuel dit à Roschdy de prendre sa douche en laissant la porte ouverte. Et là, c'est bon, Roschdy est une bombe anatomique que même pas c'est imaginable !!! Ce sont les deux minutes vingt et une de pur bonheur.

    Puis ils se mettent à courir partout tous les deux car ils sont poursuivis. On ne saura JAMAIS pourquoi Roschdy est poursuivi. En tout cas, moi je n'ai pas compris. Mais j'ai découvert que Gilles Lellouche sait voler :

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    Les flics ne s'entendent pas bien. Alors, il y a deux équipes, l'équipe de Mireille Perrier (ridicule !!!) qui court après Roschdy sans savoir qu'il est mêlé à une sale affaire. Et l'équipe de Gérard Lanvin (ridicule !!!) qui court après Roschdy en sachant qu'il est mêlé à une sale affaire. Tout le monde veut prendre de court l'autre équipe mais TOUS les flics sont des ripoux, et certains meurent avec une balle dans la joue ou vont en prison avec une écorchure sur la joue.

    Ensuite tout le monde se retrouve au commissariat et Chéplucomment enceinte jusqu'aux yeux doit se jeter par la fenêtre mais elle se bat avec une fliquette drôlement vilaine qui la regarde comme ça avec des gros yeux et c'est elle qui a le dessus. C'est un gros boxon dans le commissariat, Gérard Lanvin essaie de récupérer une cassette compromettante, tandis que Roschdy qui s'est rhabillé (meeeeeeeeeeeeerde !!!) essaie les 172 combinaisons pour ouvrir le coffre où se trouve la cassette et que Gilles/Samuel court partout on ne sait plus trop pourquoi !

    Quand tout est fini, Chéplucomment est encore enceinte, Gérard Lanvin se tape une pute et Roschdy fait un strip-tease en souvenir de son frère que Lanvin a saigné.... naaaaan, j'rigole !

    Bon alors donc, de ce marasme, sans queue ni tête, complètement cheap, qui ne possède pas deux lignes de dialogues consécutifs et qui pousse les invraisemblances à un degré rarement atteint, il faut néanmoins sauver Roschdy Zem (ce garçon est à tomber) et une petite fliquette adorable pleine de talent et que j'espère vite revoir (c'est elle qui court sur la photo au-dessus). Elle s'appelle Claire Perot et elle mérite mille fois mieux que ce film débile.

  • MOTHER AND CHILD de Rodrigo Garcia °°

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    Première étrangeté de ce film qui n'en est pas à une près : le titre. Pourquoi "Mother and child" puisqu'il ne s'agit ici que de Mothers and Daughters ??? Petit détail sans grande importance car il m'a été rarement offert de voir film plus lourd, misogyne, long, poussif et laborieux !

    Le titre est donc secondaire.

    Je règle d'entrée le problème des hommes. Pour Rodrigo Garcia ce sont tous, à quelques rares exceptions, des êtres de lumière, doux, compréhensifs qui ont la bonne parole, le bon geste et la bonne action chevillés au corps. Ils déversent leurs bienfaits et leur semence à tout vent ou parfois disparaissent de la circulation sans laisser d'adresse. Leurs rôles ici sont secondaires voire accessoires. Ils sont quantité négligeable. Et de toute façon, même chauve, Samuel L. Jackson a de plus en plus le nez qui lui entre dans la face et c'est absolument irregardable pour quelqu'un comme moi qui fais une fixette sur le nez des garçons...

    Ce sont donc les femmes entre elles qui mènent le monde. Elles ont le POUVOIR absolu de faire des moutards et surtout de les briser définitivement dès la naissance. Depuis que le monde est monde, on le sait, TOUT est TOUJOURS la faute des femmes, et plus encore des mères qui bien souvent sont les deux à la fois !!! On assiste ici à un passage en revue, un véritable catalogue de tout ce dont les femmes sont capables pour se pourrir la vie et celle de leur entourage. Je ne me souviens pas d'un film où tous les personnages féminins principaux soient à ce point détestables, exaspérants. J'ai eu bien souvent envie d'en prendre une pour taper sur l'autre pour voir comment ça sonne creux, de m'en servir comme pushing balls et je cherchais encore en sortant de cette séance laborieuse, une véritable épreuve, celle qui aurait éventuellement mes faveurs. Bizarrement et je m'en étonne moi-même, c'est le rôle de la bonne soeur, tenu par Cherry Jones qui recueille mes seuls suffrages de sympathie. Pour le reste, dans cette marmelade, ce méli-mélo de mélodrames et de malheur en cascade qui ne parvient pourtant à aucun moment à être émouvant (mais parfois oui, franchement risible !), on découvre complètement sidéré un véritable inventaire de femmes toutes plus horripilantes les unes que les autres.

    En résumé, je peux dire qu'il y a les femmes qui veulent des enfants mais ne peuvent en avoir, d'autres qui peuvent en avoir mais n'en veulent pas, d'autres encore qui ne veulent pas en avoir mais en ont quand même, celles qui en font mais ne veulent pas les garder, celles qui en ont mais à qui on les prend, celles qui les ont abandonnés mais le regrettent, celles qui décident de les abandonner avant même qu'ils soient nés... et j'en oublie sûrement !!! Bref, la vie c'est bien compliqué, c'est même rien que du malheur et parfois même tout le malheur s'abat sur une seule et même personne ! La faute à pas de chance sans doute.

    Et comme il s'agit d'un film choral, il faut bien que tous ces personnages se retrouvent liés à un moment ou à un autre. La pirouette finale par laquelle le réalisateur rapproche certains personnages méritent sans doute le respect. Pas le mien en tout cas.

    Permettez donc que je vous détaille ci-dessous le petit panel que Monsieur Garcia doit considérer comme très représentatif de la gent féminine maternante, comprenez une sinistre bande de grandes emmerderesses qui donnent envie soudainement de se laisser pousser le sguègue ! Et ne vous fiez surtout pas au radieux sourire de Melle Bening sur la photo ci-dessus, c'est une illusion d'optique !

    Vous trouverez donc Elizabeth, blonde solaire de 37 ans abandonnée à la naissance, dont les parents adoptifs meurent alors qu'elle est encore pitchoune. Elle n'est que haine, hargne et méfiance envers l'espèce humaine. Mais elle a aussi développé une petite aptitude à la nymphomanie et aime bousiller les couples (pas folichons il faut le reconnaître) en laissant traîner ses petites culottes dans le tiroir de la dame. Distinguée la fille.

    Karen est une vieille fille aigrie, pleine de hargne, de colère et de méfiance vis-à-vis de son semblable. Elle vit avec sa vieille mère mourante qui n'est que hargne, colère et indifférence envers sa grande fille de 50 ans. Il y a un gros mystère, de gros non dits qui planent entre ces deux là... qu'une des deux emmènera dans la tombe. Par contre, la vieille est tout sourire et douceur pour la bonniche, une mère courage hispanique, célibataire qui traîne sa gamine rachitique comme un trophée : "j'ai fait un moutard, je connais la vie, vos gueules les mouettes !"

    Lucy est mariée à Joseph, ils s'aiment d'amour, la preuve, elle lui tripote la bite avec les doigts dans la voiture. Ils veulent un enfant mais... crotte de bique, un des deux ne le peut. Ils décident d'un commun accord décidé surtout par Lucy d'adopter un bébé. Mais Joseph prendra peur et décidera de lui-même de faire un enfant dans le dos de la Luce, ce qui n'est pas très urbain.

    Ray est toute jeunette. Elle est enceinte et souhaite offrir son bébé à une famille propre sur elle qui lui laissera choisir le prénom du babe, non mais oh et puis quoi. Autoritaire et cassante elle fait passer un casting à des filles qui n'ont pas la chance d'avoir la nurserie en bon état. Mais Ray a aussi une maman qui aimerait la faire changer d'avis et lui dit "mais moi non plus je ne te voulais pas (très classe !) et tu es là, et je pense à toi chaque minute de chaque jour". Que les mères du monde entier qui ne pensent pas à leurs rejetons 24 h/24 se flagellent au sang merci.

    Et puis il y a aussi Tracy (je crois) une gamine de 14 ans aveugle, vierge et qui le regrette (pas d'être aveugle... d'être vierge). Elle passe son temps sur le toit de l'immeuble à se faire bronzer, elle comprend et sait tout sur tout. Inutile de dire qu'elle ne va pas tarder à devenir aussi insupportable que ses aînées.

    2 heures de ce salmigondis écoeurant, sans âme, sans émotion et complètement à côté de la plaque m'ont mis les nerfs en vrac.

  • AO LE DERNIER NEANDERTAL de Jacques Malaterre °°

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    Il y a très très très longtemps l'homme de Néandertal notre père à tous, coulait des jours heureux avec sa tribu de mochtrons vêtus de peaux de bêtes. Ils se reproduisaient dans la joie et la bonne humeur et accouchaient en poussant des cris zarbis. De temps en temps, un ours blanc venait les taquiner, leur arrachait un oeil mais ce n'était rien en comparaison de ce dont étaient capables les sapiens qui tuaient pour le plaisir. Ils zigouillaient même des presque semblables à eux je vous ferai dire !

    Il faut que je vous conte l'histoire d'Ao, l'affreux aux grosses arcades et au nez démesuré, moche comme un poux. Ao avait un frère jumeau (tout pareil à lui mais en brun, car Ao a la dreadlok blonde). Oa (bravo les parents) il s'appellait le frangin. Mais en ces temps difficiles et frileux, la vie était difficile et frileuse. Et du coup, les néandertaliens entre eux s'échangeaient de la bectance ou des trucs qui servent à rien comme les enfants. La paire de deux fut donc séparée et en fut fort chagrine.

    Ao vivait dans une autre tribu qui s'est fait zigouiller par on ne sait pas qui alors il est parti sur les chemins, de bon matin, décidé à traverser les grandes étendues neigeuses de Sibérie pour rejoindre les grottes de Lascaux. Et il l'a fait. Et tout ça, à pinceaux ! Chapeau bas. Pendant tout le film (une interminable heure et 24 minutes...) il poussera des grognements et criera Oa, Oa (ça veut dire "reviens mon frère, je suis trop triste sans toi... surtout qu'on m'a tué ma femme, mon bébé et tout le reste de ma bande !") en jouant de la flûte de pan, tandit qu'Oa (le frère d'Ao) lui apparaîtra en visions, en train de taper sur des bambous parce qu'il est numéro un.

    En route, il croise un groupe d'indiens décorés, très fins, avec des plumes dans les cheveux qui en fait est une espèce pleine de barbarie. Ils sont très jolis mais sanguinaires et ils tuent comme ça pour rigouler ! Ao est fait prisonnier mais arrive à s'échapper en balançant un essaim d'abeilles sur la tribu. Une autre prisonnière enceinte jusqu'aux dents du fond le suit et quand elle accouche, Ao est persuadé qu'il s'agit de son bébé assassiné qui est revenu (l'est un peu con l'Ao !) et il arrête pas de vouloir le piquer à la fille qui s'appelle... qui s'appelle... zut, j'ai oublié comment elle s'appelle. Elle trouve qu'Ao est vraiment moche et il lui fait peur. Elle se dit "mais comment qu'on peut être aussi moche ?". Franchement elle s'est pas vue avec ses pustules sur le front et dans le dos ???  Mais quand Ao attrape la fièvre, elle le soigne avec du caca qu'elle lui met sur le front et il arrête de saigner du nez. Du coup, quand il arrête de faire la fièvre délirante il veut la remercier en lui en mettant un ptit coup comme ça en passant. Elle veut pas la fille. Elle veut pas se mélanger avec un mochtron comme lui. Alors il se vexe et il lui dit "crève, t'as qu'à te débrouiller toute seule, m'en fous, na, tiens, je me la mets sur l'oreille, je la fumerai plus tard, non mais qu'est-ce qu'elle croit celle là qu'elle est la seule sur terre !!! Ah oui, merde c'est vrai, on est plus que nous deux, poursuivis par des méchants indiens, mais que fait la cavalerie... ah ben oui j'ai jeté ma flûte, je peux pas sonner la charge de la brigade légère, tant pis, je me casse... OA OA OA qu'il dit".

    Mais la fille finalement, elle s'ennuie sans Ao, il était fendard quand même comme cheum. Alors elle va le rechercher, lui donne une épée, lui dit qu'elle veut bien partager son babe avec lui et quand il pleut ils se mélangent en disant "oui oui oui... non... oh si... comme ça... oui oui oui...!!!". Et du coup, elle a un gros ventre.

    Bon, le film d'un coup se termine et on nous dit qu'Ao a disparu de la circulation par un beau matin neigeux mais personne ne sait comment ! Et là, franchement, tu te dis "ça me fait une belle jambe !!!".

    Non, mais c'est quoi ce machin ??? Non seulement le réalisateur se prend très très au sérieux (faut entendre le ton docte de la voix off !!!)... mais en plus, il prend le spectateur pour un cro-magnon et explique en voix off tout ce qui se passe sur l'écran. Et encore faut voir comment. Moi quand j'entends des phrases telle que "mais pourquoi me repoussent-ils ? Ils ne savent pas qu'il faut accepter les différences chez l'autre ???". J'ai envie d'hurler. Mais j'ai décidé de rigoler dans mon dedans et d'attendre la fin sagement, patiemment ! Et tout est du même tonneau ! Les moches sont en fait des gentils écolos, qui ne tuent que pour manger et communient avec la nature... Tandis que les jolis sont des intolérants belliqueux.

    Bon d'accord, c'était ma première comédie sentimentale préhistorique... Peut-être que j'ai pas encore bien l'habitude mais les étendues désertiques neigeuses ressemblaient à la piste noire de la Bresse dans les Vosges et pour les scènes de forêt d'été, je suis sûre que ça a été tourné dans le Parcours d'Erstein dans la forêt du Krittwald. Il ne manque que les panneaux indicateurs : à votre gauche vous pouvez admirer un magnifique Chêne pédonculé ou quercus peduncalata (celui dont le gland a un pédoncule)... Quant aux maquillages, alors là, non mais MDR, scusez Monsieur Malaterre, c'est pas que je veux me moquer... d'ailleurs je ne dirai rien sur les maquillages, il suffit de regarder les photos. Quant au charmant coiffé/décoiffé de madame Sapiens, là, respect, d'ailleurs c'est pas dur, je veux le même pour Noël.

  • MANGE, PRIE, AIME de Ryan Murphy °°

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    Une new-yorkaise neurasthénique divorce. On comprend un peu, le mari c'est Billy Crudup aussi insipide que quand il était bleu. De mélancolique elle devient dépressive mais pas tant que ça puisque, pleine aux as, elle peut prendre une année sabbatique (de toute façon, elle ne semblait pas accablée de boulot) et décide de partir à la conquête du monde "chercher son mot"* en pasant par l'Italie (Rome, Naples) où elle mangera, l'Inde où elle priera et Bali où elle aimera (d'où le titre, MDR non ?).

    Fuyez pauvres fous, ne commettez pas ma boulette, refusez de voir le navet des navets de l'année. Sans Gérard Butler, ça paraît inconcevable et pourtant croyez moi sur parole. Film plus con, depuis les spartiaaaaaaaaaaaates, j'avais pas vu... et puis, eux au moins, avaient l'avantage de me faire rire dès qu'ils postillonnaient. Faire un film à la gloire et à la beauté d'une actrice, why not... encore faut-il tenter de la diriger un chouya et ne pas la laisser prendre les commandes. Julia, insupportable comme je ne me souviens pas qu'elle l'ait été est une péronnelle exaspérante qui plisse ses grands yeux orange de chat, balade son sourire mielleux ou angélique à 48 dents et ses torrents de larmes à travers la planète sans oublier de déverser sa bonté, sa générosité, sa gentillesse, sa douceur, sa mansuétude, n'en jetez plus la cour est pleine, sur tout ce qui remue à proximité de sa seigneurie. A peine débarque t'elle dans un pays dont elle ne connaît pas la langue, seule comme une chienne, elle se fait des amis à la vie à la mort qui lui confient leur vie, leur âme et leurs économies.

    La vie est tellement simple quand on a sourire plein de dents !

    A Rome nous aurons l'honneur de contempler son Altesse déguster des spaghetti bolognèses sur la Piazza Navona en souriant plus bêtement que ça tu meurs. A Naples, une pizza fera le bonheur de son Excellence. Grassouillettes du monde entier, soyons rassurées, Mama Julia est là et nous donne une leçon de "accepte toi avec ton gras sur le bide, moi-même qui te parle j'ai acheté un jean une taille au-dessus et j'ai trouvé le bonheur". Hi hi hi hi hi fait la bécasse.

    Répandre la bonne parole en Italie ne l'empêchera pas de poursuivre son périple jusqu'en Inde dans un Ashram (my ass) qui ressemble plus à un palace 5 étoiles qu'a un ermitage. Passons. Là, elle se liera à la vie à la mort à un gus Hare Krishna (Richard Jenkins, mauvais comme un cochon, faut le faire !), le genre cynique qui se croit drôle et sait tout sur tout, qui la surnommera "Casse-croute" hihihihi fait l'andouille, mais qui cache un accablant secret larmoyant et tarabiscoté bien comme il faut. Elle fera copine aussi avec une petite minette de 17 ans qu'on marie de force à un type moche qu'elle n'aime pas. Mais Julia posera son regard humide sur elle le jour des noces et ainsi l'union sera bénie. Halleluyah. Elle priera beaucoup beaucoup et finira par comprendre que Dieu est partout dans ton toi qui est toi, ou un truc comme ça. Elle peut donc aller, sourire et larmes en bandoulière, à Bali séjourner dans une prestigieuse et luxueuse villa à 3 000 €uros la nuit, mais comme c'est hors saison on lui fera un prix. De temps en temps elle va voir un vieil édenté assis en tailleur qui parle comme Yoda et qui révèlera la clé du secret de la béatitude à Julia : "ris avec ton foie !". Que je sois changée en Gérard Butler si je vous mens !!!

    Et là,

    sonnez hautbois, résonnez musettes, jouez violons, sonnez crécelles,

     

    miracle en Alabama, bonheur et plénitude, jouissance, délice, douceur et félicité. Hosannah au plus haut des cieux... Pour nous remercier d'avoir résisté deux heures (la totalité dure 2 h 1/2... un supplice, même Jésus sur la croix n'a pas eu à regarder ce film !), le réalisateur nous envoie un sauveur, un bienfaiteur, un rédempteur, LE MESSIE, et il s'appelle Felipe... ou plus exactement Javier Bardem (scuze Péné, tu peux nous le prêter cinq minutes, on te l'abîmera pas).

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    Et bien croyez moi pas si vous voulez mais dans cette soupe visqueuse, dégoulinante de sirop gluant, de guimauve collante, de clichés stupides, où tous les acteurs sont plus mauvais, exécrables et agaçants les uns que les autres tellement ils font ou disent de choses idiotes, LUI, le beau, le grand, l'incroyable Javier ne sombre pas dans le mélo romantico bébête pour midinettes. Il réussit même à élever chaque moment où il apparaît, à être émouvant dans une scène pas évidente avec son grand fils de 19 ans, à garder son calme, son charme et sa crédibilité alors que la furie névrosée fait ses crises de nerfs existentielles, à être touchant, fragile, bref complètement craquant. Dans un tel rutabaga**, c'est un exploit ! Grâce à lui, ce film anémique et con comme la lune ne remporte que °° au lieu de °°°

     

    *oui, nous avons tous un mot qui nous représente, nous identifie, nous... et puis merde, cherchez pas à comprendre !

    **Le Rutabaga (brassica napobrassica) encore appelé chou-navet, choux de Siam, choux suédois est un légume racine appartenant à la famille des brassicacées comme le navet. 

    C'est pour ça.