04/05/2013
KINSHASA SYMPHONY de Martin Baer et Claus Wischmann (DVD) ***
Synopsis : Deux cents musiciens jouent la neuvième symphonie de Beethoven “L”hymne à la joie” quand une panne de courant intervient quelques mesures avant l’achèvement du dernier mouvement. Mais pour le seul orchestre symphonique du Congo, ceci est le dernier de leurs soucis. En quinze ans, l’orchestre a survécu à deux coups d’état et une guerre civile. Le film accompagne des hommes et des femmes qui, dans l’une des métropoles les plus chaotiques du monde, s’attellent à l’un des systèmes les plus complexes de la vie commune : un Orchestre Symphonique.
J'avais raté ce documentaire à voir lors de sa sortie en salle. Grâce à Cinétrafic, j'ai pu le voir en DVD.
Il est distribué en DVD depuis le 10 mars dernier parLes Films du Paradoxe.
La situation catastrophique de ce pays, l'un des plus pauvres du monde, régulièrement dévasté par des conflits internes et répétés n'est pas le sujet de ce beau documentaire étonnant. Au coeur d'une ville bouillonnante, totalement délabrée par endroits, 200 irréductibles conjuguent instinct de survie et passion. Celle pour une oeuvre monumentale la Symphonie N° 9 en ré mineur, op. 125 de Ludwig Van Beethoven et son "tube" planétaire l'Hymne à la joie. Ils forment le seul orchestre symphonique au monde composé uniquement de noirs !
On assiste aux répétitions empreintes d'un sérieux et d'un professionnalisme impressionnants pour ces amateurs souvent autodidactes émerveillés par leur propre travail. On craint le pire au début tant la justesse de jeu et des instruments approximative laisse à désirer. Et puis on comprend peu à peu. Les instruments (violons, contrebasses...) sont véritablement "construits" par les musiciens eux-mêmes par des luthiers improvisés et rois de la récup'. On peut sourire, et puis on s'émerveille comme eux et on admire le résultat final. L'enthousiasme et la passion sont contagieux. L'indulgence et la fierté du chef d'orchestre émouvantes. Le triomphe est juste et mérité.
Quelques interviews de musiciens et de choristes (qui sont eux très très impressionnants), quelques incursions dans leur vie difficile achèvent de forcer l'admiration et le respect. Et démontrent qu'écouter de la musique peut être bienfaisant, pouvoir en faire, jouer d'un instrument, chanter, est par contre salutaire, vital !
12:47 Publié dans MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : kinshasa symphony de martin baer et claus wischmann
22/04/2013
DE L'INFLUENCE DES RAYONS GAMMA SUR LE COMPORTEMENT DES MARGUERITES de Paul Newman (DVD) ***

POTEMKINE est un label indépendant consacré au cinéma sous toutes ses formes. Il a l'excellente idée d'éditer ce film jusqu'alors inédit. Si vous voulez découvrir à quel point Paul Newman n'était pas uniquement un homme exceptionnel, le plus grand acteur de tous les temps que la terre ait porté mais aussi un réalisateur exigeant, je vous invite à découvrir ce film. Il sera en vente dès le 7 mai prochain et je vous invite à le réserver dans la boutique. Il n'y en aura pas pour tout le monde.
En cliquant sur l'image ci-dessous, je vous invite à découvrir un extrait de la Conférence de Presse Monsieur et Madame Newman (Joanne Woodward) à Cannes en 1973 (de constater à quel point les questions des journalistes étaient déjà débiles à l'époque... et leurs réponses aimables et ironiques)... ainsi que de brefs extraits qui vous donneront peut-être envie de découvrir le film.
Synopsis : Béatrice Hunsdorfer, abandonnée par son mari, élève seule ses deux filles et se démène pour faire face au quotidien. Elle oscille entre l'amertume de sa condition, une fantaisie débridée et une émotivité qui la submerge. Ses deux filles, Ruth et Matilda, se protègent à leur manière. L'une, 17 ans, délurée, se rebelle, tandis que la timide Matilda, 13 ans, étudie le comportement des Marguerites exposées aux rayons gamma...
Paul Newman, plus connu pour sa carrière d'acteur, signe en 1972 un troisième film sensible et rugueux, où la poésie l'emporte à la difficulté de vivre. Joanne Woodward, son épouse à la ville, crève l'écran dans ce magnifique portrait de femme "sur le fil", qui n'est pas sans évoquer Gena Rowland dans Une femme sous Influence (1974) et Barbara Loden dans Wanda (1970).
Joanne Woodward emporta donc le prix d'interprétation à Cannes cette année-là. Une fois encore Paul Newman offrait à sa femme un rôle de névrosée, fantasque et imprévisible. Elle s'achetait des perruques foldingues, fumait, buvait et mettait une honte XXL à ces deux filles ado et pré-ado. Difficile d'exister auprès d'une mère qui attire tous les regards et les moqueries.
La dernière réplique et la dernière image sur le beau visage de Nell Potts (fille de Paul et Joanne...) sont à l'image de ce film... étrange et douloureux.

L'occasion m'est offerte ici de vous présenter (aux 3 ou 4 qui ne l'auraient pas encore vue...) l'affiche du prochain Festival de Cannes, superbe hommage à ce couple mythique, l'un des plus solide et beau qu'Hollywood ait connu. Rarement on a vu un homme regarder ainsi une femme pendant 50 ans avec le même amour, la même admiration, le même étonnement ! Et réciproquement.






Et en plus, ils avaient toujours l'air de bien se marrer...








13:45 Publié dans MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : de l'influence des rayons gamma sur le comportement des margueri, joanne woodward
02/08/2012
LE TEMPS QUI RESTE de François Ozon (DVD) ****
C'est l'été et j'ai décidé de me faire une cure de Melvil, car s'il est Laurence Forever et Anyways... ce garçon, malgré une filmographie impressionnante, a peu de premiers rôles à son actif. En voici un qui m'avait bouleversée en 2005. Si vous n'avez jamais vu ce crève-coeur de François Ozon, précipitez-vous sur le DVD.


Un jeune homme, mourant, choisit de refuser tout traitement et de vivre les quelques jours qui lui restent seul, absolument seul. Il choisit de faire le deuil des vivants, il s’applique à se montrer antipathique à tout son entourage pour ne leur laisser que remords et culpabilité. Ce jeune homme n’est pas sympathique.
C’est le monde à l’envers. Dans une telle situation « on »cherche l’amour, la compassion, à laisser de soi une belle image ou à vivre « le temps qui reste » dans l’urgence en réalisant tout ce qu’on n’a pas pu faire… Romain est différent et au fond peut-être a-t-il raison, quand rien ne va plus, quand la fin est proche, c’est sûrement l’enfance qui nous appelle vers des plages bretonnes… Romain c’est Melvil Poupaud, beau et athlétique au début puis beau et squelettique à la fin, un sourire d’ange, une démarche de plus en plus incertaine et chancelante, il se révolte à peine sinon par quelques larmes, quelques sanglots et un long cri déchirant, à se claquer la tête contre les murs.
Malgré la progression implacable de la maladie, malgré la fin qui se rapproche inéluctable, le film ne déploie ni pathos ni scène racoleuse. Après l’exécrable « 5X2 » François Ozon réussit l’exploit de nous tirer les larmes sans violon et sans tirade explicative. Cet anti-héros avance jusqu’à cette plage de sable où il s’offre une dernière glace au chocolat qu’il savoure des yeux avec gourmandise, mais les métastases au foie l’empêchent d’aller au bout de cet ultime plaisir qui le ramenait aux douceurs de son enfance. Avant ce plongeon dans la mer, il aura essayé de dire au revoir à ceux qu’il aime malgré tout… mais lorsqu’il dit « pardon », il est seul et personne ne l’entend.
Seule sa grand-mère aura droit à ses confidences Et la grand-mère c’est Jeanne Moreau, capable d’entendre qu’elle est la seule à pouvoir le comprendre puisque comme lui « elle va mourir bientôt ». Jeanne Moreau est sublime et magnifique, belle et magique, émouvante et consolante. En deux scènes, elle nous rappelle ce qu’est une actrice : une présence indiscutable…et lors de ces deux scènes on n’a aucun doute : Jeanne Moreau et Melvil Poupaud sont une grand-mère et un petit-fils. Entre ces deux-là il s’est vraiment passé quelque chose et là, notre plaisir de spectateur est à son comble et à travers le brouillard qui embrume le regard on se prend à rêver d’une grand-mère comme elle, qui ne juge pas, qui ne conseille pas, qui dit « je t’aime ».
Voilà, des acteurs magnifiques, une histoire forte racontée simplement, c’est le cinéma.
14:19 Publié dans MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : le temps qui reste de françois ozon, melvil poupaud, jeanne moreau, cinéma
20/09/2011
TOMBOY de Céline Sciamma en DVD
Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de voir ce film en salle à sa sortie. J'ai pu grâce à Cinétrafic le revoir en DVD et je ne peux que vous le recommander vivement.
La sortie DVD est prévue ce mercredi 21 septembre.
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Dans "Naissance des pieuvres", Céline Sciamma explorait le monde impitoyable de l'adolescence de 3 soupirantes et insupportables jeunes filles. J'avoue que non seulement j'étais loin d'avoir été convaincue mais que je m'étais même franchement ennuyée par moments pour ne pas dire plus et rester polie. En gros en prendre une pour taper sur les deux autres à tour de rôle m'aurait sans doute soulagée. Cette fois c'est dans l'enfance qu'elle se replonge et nous immerge. C'est mille fois plus intéressant, mille fois plus attirant et attachant. C'est l'époque, juste avant l'adolescence justement où les enfants le sont encore mais plus vraiment, mais où ils ne sont pas encore devenus les adolescents pénibles qui deviendront dans 90 % des cas des adultes stupides !!! L'approche quasi documentaire de la réalisatrice sans doute sublimée par une direction d'acteurs (ou plutôt d'enfants) absolument irréprochable fait qu'on est directement associés et intégrés aux jeux de ces enfants qui ont au maximum 10 ans puisqu'ils sont en CM2. Mais ce sont encore les vacances d'été et Laure emménage une nouvelle fois dans un appartement, une nouvelle ville et doit une fois encore conquérir de nouveaux copains. Ses cheveux très courts et ses tenues qui se limitent à un short et un débardeur lui donnent l'allure d'un garçon et il n'en faut pas plus. Une petite fille de la cité lui balance "tu es le nouveau ? Tu t'appelles comment ?" et Laure sans plus y réfléchir répond "Michaël". Elle parvient à maintenir son mensonge dont elle ne réalise pas les répercussions qu'il pourrait avoir. Elle joue au foot torse nu avec les garçons, laisse sa copine Lisa tomber amoureuse d'elle, se baigne en ayant soin de se confectionner une petite boursouflure qu'elle intègre dans son slip de bain... Faire pipi debout est plus incertain.
Faire aussi simple, aussi délicat, aussi intelligent avec un tel sujet est un exploit. La question de l'identité sexuelle, de sa place, de certains choix pour une petite fille qui ne veut pas vraiment être un garçon mais ne souhaite absolument pas être une fille "ordinaire" est traitée avec beaucoup de charme et de sensibilité. On tremble pour Laure/Michaël. On se demande jusqu'à quand son subterfuge va tenir. On espère qu'elle ne sera pas découverte tout en sachant que ça ne peut éternellement durer. On sait que les enfants peuvent être cruels et injustes entre eux. Peu à peu, c'est comme un étau qui se resserre sur un mensonge qui semblait sans importance, un peu drôle, mais qui risque d'avoir des conséquences.
Les réactions sont passionnantes à observer. Lorsque la petite soeur de 5 ans Jeanne (merveilleuse Malonn Lévana) est mise dans le secret, le film prend une nouvelle tournure qui est sans doute la plus intéressante. Il faut dire que la petite est une sorte de surdouée qui semble être née devant une caméra. La complicité et la connivence des deux soeurs est admirable. Lorsque la mère découvre comment sa fille a trompé tout le monde, sa réaction d'abord surprenante voire incompréhensible, brutale, inadaptée se révèle peu à peu le meilleur moyen de protéger son enfant.
Un beau film, tendre et troublant sur un thème inédit avec des enfants absolument époustouflants.
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NB. : supplément au DVD, entretien avec Céline Sciamma.
TOMBOY, un film de Céline Sciamma – En DVD le 21 septembre 2011 – Editeur : Pyramide VidéoCredit : © 2011 – Hold-Up Films & Productions / Lilies Films / Arte France Cinéma
14:31 Publié dans MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tom boy de céline sciamma, cinéma, dvd, cinétrafic
19/05/2011
SORTIE DU FILM POUPOUPIDOU EN DVD
08:49 Publié dans 2 **** INDISPENSABLE, MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poupoupidou, gérald hustache mathieu
05/08/2010
MOON de Duncan Jones ****

08:00 Publié dans 3 *** NECESSAIRE, MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : moon de duncan jones, sam rockwell, kevin spacey
30/06/2010
I LOVE YOU PHILLIP MORRIS de John Requa et Glenn Ficarra**** (DVD)
Les très gentilles personnes de CINETRAFIC m'ont envoyé ce DVD. Vous pouvez retrouver mon avis sur ce film ici. J'espère qu'il vous donnera l'envie de vous procurer ce DVD édité par EuropaCorp Distribution.

C'est bien plus qu'une histoire sur et avec des gays mais bien d'une grande histoire d'amour dont il s'agit, d'un vrai mélo. Les deux acteurs époustouflants parviennent à nous la rendre crédible et touchante en ne jouant pas les "folles" mais simplement et assez génialement deux hommes amoureux qui se rencontrent de la plus étrange façon qui soit.
Dans les bonus du DVD vous trouverez : un making of, des interviews d'Ewan McGregor, Jim Carrey, John Requa et Glenn Ficarra.
Après avoir vu ces deux extraits, vous ne résisterez plus.
07:39 Publié dans MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
04/06/2010
SRI LANKA NATIONAL HANBALL TEAM de Uberto Pasolini ***

14:41 Publié dans MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : sri lanka national hanball team de uberto pasolini, cinéma
27/02/2007
Le Parrain I, II, III de Francis Ford Coppola ****


Enfin ma DVthèque s’orne de ce chef d’œuvre, de cette Œuvre que je termine de revoir dans son ensemble. Une seule évidence : c’est parfait et on ne s’en lasse pas. Une seule histoire, trois volets virtuoses, trois acteurs remarquables, des seconds rôles irréprochables, une musique inoubliable et une voix… Voilà un siècle de la vie d’une famille partie de rien et de Sicile qui se retrouve les rois du monde aux Etats-Unis. Don Vito Corleone (Marlon Brando et Robert de Niro en Vito jeune) en 1945, refuse de s’associer aux trafics de drogue que proposent les autres familles mafieuses et les ennuis commencent. A la mort de Don Vito, c’est Michaël (Al Pacino) qui succède à son père et devient « patriarche » à son tour.
Entre quête de pouvoir, rivalités, intrigues, trahisons et meurtres l’histoire de cette famille est jalonnée de sang et d’amour. Le génie de Francis Ford Coppola est de nous avoir rendu sympathiques ces êtres ignobles, monstrueux pour nous faire finalement adhérer et que nous soyons touchés par la tragédie qui finit inévitablement par les atteindre. Lorsque Michaël souhaite être réhabilité aux yeux des siens, il s’accoquine avec une Eglise catholique bien corrompue (vision sombre et écoeurante du Vatican) pour finalement se confesser au Pape : « j’ai trompé ma femme, je me suis parjuré, j’ai tué des hommes, j’ai fait tuer des hommes, j’ai ordonné l’assassinat de mon frère… ».
« Ego te assolvo » lui dit Le Pape (Raf Vallone en Jean-Paul I, la bonté absolue) !
La fin idéale, éblouissante, au-delà de tout pardon, nous cloue au fauteuil : Michaël reçoit la punition suprême, celle qu’on n'attend pas et Al Pacino (fascinant) nous livre le cri muet le plus assourdissant du cinéma(écoutez-le ci-dessous !), ou comment tuer un homme en le laissant en vie ! Si vous ne pleurez pas...
08:25 Publié dans MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : le parrain -
25/01/2007
Singin’ in the rain de Stanley Donen *****

Quelle chance et quel bonheur de pouvoir re-voir ce joyau sur grand écran ! On connaît par cœur les moments forts du film mais on oublie parfois l’histoire qui raconte l’avènement du cinéma parlant et comment certaines carrières ont dû être brisées à cause de voix pas adaptées ou pas en rapport avec un avantageux physique. C’est le cas de Lina Lemont (Jean Hagen, tordante) qui forme avec Don Lockwood (Gene Kelly, sublime) LE couple glamour des années 20 mais qui a une voix de crécelle ridicule ! Les scènes d’anthologie et les prouesses s’enchaînent à un rythme frénétique. Donald O’Connor (excellentissime) nous « make laugh », Debbie Reynolds est craquante, Cyd Charisse nous dévoile ses interminables jambes… et bien sûr Gene Kelly (bondissant, sautillant, souple, élastique, athlétique, pataugeant dans les flaques…) n’a (à mon avis) jamais été égalé et il a élevé la comédie musicale au rang de perfection. Grâce à lui, époustouflant, son humour, son charisme, son charme (tous les garçons devraient se faire greffer son nez et son sourire…), son enthousiasme, son dynamisme, son talent, ce film est un chef-d’œuvre.

Vous en reprendrez bien encore un peu non ?
12:40 Publié dans MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : singing in the rain -





