mercredi, 30 juin 2010
I LOVE YOU PHILLIP MORRIS de John Requa et Glenn Ficarra**** (DVD)
Les très gentilles personnes de CINETRAFIC m'ont envoyé ce DVD. Vous pouvez retrouver mon avis sur ce film ici. J'espère qu'il vous donnera l'envie de vous procurer ce DVD édité par EuropaCorp Distribution.

C'est bien plus qu'une histoire sur et avec des gays mais bien d'une grande histoire d'amour dont il s'agit, d'un vrai mélo. Les deux acteurs époustouflants parviennent à nous la rendre crédible et touchante en ne jouant pas les "folles" mais simplement et assez génialement deux hommes amoureux qui se rencontrent de la plus étrange façon qui soit.
Dans les bonus du DVD vous trouverez : un making of, des interviews d'Ewan McGregor, Jim Carrey, John Requa et Glenn Ficarra.
Après avoir vu ces deux extraits, vous ne résisterez plus.
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vendredi, 04 juin 2010
SRI LANKA NATIONAL HANBALL TEAM de Uberto Pasolini ***

14:41 Publié dans MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : sri lanka national hanball team de uberto pasolini, cinéma
mardi, 27 février 2007
Le Parrain I, II, III de Francis Ford Coppola ****


Enfin ma DVthèque s’orne de ce chef d’œuvre, de cette Œuvre que je termine de revoir dans son ensemble. Une seule évidence : c’est parfait et on ne s’en lasse pas. Une seule histoire, trois volets virtuoses, trois acteurs remarquables, des seconds rôles irréprochables, une musique inoubliable et une voix… Voilà un siècle de la vie d’une famille partie de rien et de Sicile qui se retrouve les rois du monde aux Etats-Unis. Don Vito Corleone (Marlon Brando et Robert de Niro en Vito jeune) en 1945, refuse de s’associer aux trafics de drogue que proposent les autres familles mafieuses et les ennuis commencent. A la mort de Don Vito, c’est Michaël (Al Pacino) qui succède à son père et devient « patriarche » à son tour.
Entre quête de pouvoir, rivalités, intrigues, trahisons et meurtres l’histoire de cette famille est jalonnée de sang et d’amour. Le génie de Francis Ford Coppola est de nous avoir rendu sympathiques ces êtres ignobles, monstrueux pour nous faire finalement adhérer et que nous soyons touchés par la tragédie qui finit inévitablement par les atteindre. Lorsque Michaël souhaite être réhabilité aux yeux des siens, il s’accoquine avec une Eglise catholique bien corrompue (vision sombre et écoeurante du Vatican) pour finalement se confesser au Pape : « j’ai trompé ma femme, je me suis parjuré, j’ai tué des hommes, j’ai fait tuer des hommes, j’ai ordonné l’assassinat de mon frère… ».
« Ego te assolvo » lui dit Le Pape (Raf Vallone en Jean-Paul I, la bonté absolue) !
La fin idéale, éblouissante, au-delà de tout pardon, nous cloue au fauteuil : Michaël reçoit la punition suprême, celle qu’on n'attend pas et Al Pacino (fascinant) nous livre le cri muet le plus assourdissant du cinéma(écoutez-le ci-dessous !), ou comment tuer un homme en le laissant en vie ! Si vous ne pleurez pas...
08:25 Publié dans MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : le parrain -
jeudi, 25 janvier 2007
Singin’ in the rain de Stanley Donen *****

Quelle chance et quel bonheur de pouvoir re-voir ce joyau sur grand écran ! On connaît par cœur les moments forts du film mais on oublie parfois l’histoire qui raconte l’avènement du cinéma parlant et comment certaines carrières ont dû être brisées à cause de voix pas adaptées ou pas en rapport avec un avantageux physique. C’est le cas de Lina Lemont (Jean Hagen, tordante) qui forme avec Don Lockwood (Gene Kelly, sublime) LE couple glamour des années 20 mais qui a une voix de crécelle ridicule ! Les scènes d’anthologie et les prouesses s’enchaînent à un rythme frénétique. Donald O’Connor (excellentissime) nous « make laugh », Debbie Reynolds est craquante, Cyd Charisse nous dévoile ses interminables jambes… et bien sûr Gene Kelly (bondissant, sautillant, souple, élastique, athlétique, pataugeant dans les flaques…) n’a (à mon avis) jamais été égalé et il a élevé la comédie musicale au rang de perfection. Grâce à lui, époustouflant, son humour, son charisme, son charme (tous les garçons devraient se faire greffer son nez et son sourire…), son enthousiasme, son dynamisme, son talent, ce film est un chef-d’œuvre.

Vous en reprendrez bien encore un peu non ?
12:40 Publié dans MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : singing in the rain -
dimanche, 21 janvier 2007
Un singe en hiver d’Henri Verneuil ****

Encore un miracle du septième art. Moi qui suis allergique au degré terminal aux poivrots et autres pochtrons qui prétendent que la moindre fiesta ne peut se faire sans être imbibé jusqu’aux yeux, qui affirment qu’on ne peut décoller du réel en dessous de trois grammes par litre, je me prosterne néanmoins devant ce film qui fait l’éloge de la cuite, l’apologie de l’ivresse ! Un véritable plaidoyer pour l’ivrognerie.
Il faut dire que les deux pochards ici présents élèvent la biture à un niveau artistique qui enivre !!! Et le singe égaré, comme on en rencontre en Orient au moment des premiers froids, c’est Jean-Paul Belmondo qui confirme la révélation qu’il fût dans « A bout de souffle » et tient toutes les promesses de l’acteur majuscule qu’il a toujours été. (Ah oui, j’aime Belmondo, le saviez-vous ?).
A force de voir et revoir ce film… l’histoire passe carrément au second plan (pourtant elle est belle et forte) et je ne vois plus que la rencontre de deux acteurs-monstres sublimes et d’un dialoguiste hors pair qui leur a mis en bouche une avalanche de répliques cultes qu’ils savourent et nous servent avec délectation. L’un vieillissant, Gabin, qui n’a pas eu son compte d’imprévus, « j’en redemande » hurle t’il, et semble passer le flambeau à l’autre, Belmondo, admirable. Il le prend sur son cœur : « dans mes bras fils, tu es mes vingt ans ! ». La tendresse et l’admiration que ces deux géants se portent sont palpables à l’écran.
Le mieux pour vous redonner l’envie d’avoir envie est d’entendre ceci :
« Depuis qu’il a arrêté de boire, il a viré sournois ».
« Le picon bière, ça pardonne pas. C’est de ça que mon pauvre papa est mort ».
"- Oui monsieur, les princes de la cuite, les seigneurs, ceux avec qui tu buvais le coup dans le temps et qu'ont toujours fait verre à part. Dis-toi bien que tes clients, ils vous laissent à vos putasseries, les seigneurs. Ils sont à cent mille verres de vous. Eux, ils tutoient les anges !
- Excuse-moi, mais nous autres, on est encore capables de tenir le litre sans se prendre pour Dieu le Père.
- Mais c'est bien ce que je vous reproche. Vous avez le vin petit et la cuite mesquine. Dans le fond vous méritez pas de boire. Tu t'demandes pourquoi y picole l'espagnol ? C'est pour essayer d'oublier des pignoufs comme vous. »
« Je ne vous apprendrais rien en vous rappelant que Wang Ho veut dire fleuve jaune et Yang Tse Kiang fleuve bleu. Je ne sais si vous vous rendez compte de l'aspect grandiose du mélange : un fleuve vert, vert comme les forêts comme l'espérance. Matelot Hénault, nous allons repeindre l'Asie, lui donner une couleur tendre. Nous allons installer le printemps dans ce pays de merde ! »
Et puis à la toute fin Albert et Gabriel se séparent dans un train pour ne plus jamais se revoir sans doute : une poignée de mains, le sourire ému de Belmondo, le regard attendri du jeune pour le vieux… et la dernière image emplie de la détresse de Gabin, seul sur le quai…
… « et le vieil homme entra dans un long hiver ».
Un miracle qui vous fait descendre le Yang-Tsé-Kiang et voir Manolete !
Albert : « A la gloire des fusiliers marins d'Extrême-Orient !
Gabriel : A Manolete ! Tué à Linarès par le taureau Isleiro ! »
En résumé, le bidule crée le bidule.
Je vous dis : MAGIQUE ! Tchin.

07:05 Publié dans MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : un singe en hiver -
samedi, 06 janvier 2007
Trois enterrements de Tommy Lee Jones****

Pour ceux qui ont raté cette merveille à sa sortie, il reste la séance de rattrapage en DVD. N’hésitez pas, car pour ce coup d’essai, Tommy Lee Jones a réussi un coup de maître. On connaissait l’acteur marmoréen, on découvre le réalisateur engagé et amoureux fou de son pays.
Mike Norton (absolument génial Barry Pepper), garde frontière macho et bas de plafond (pléonasme ?) tue accidentellement Melquiades Estrada, méxicain clandestin devenu « cow-boy » et ami de Pete (magnifique Tommy Lee Jones) son contremaître. Devant la mollesse des autorités locales à mener l’enquête, Pete va s’en charger lui-même et offrir à son ami un enterrement digne comme il le lui avait promis. Il va retrouver l’assassin et le mener, à coup de crosse parfois, vers la rédemption.
Tout ici est absolument et simplement sublime. Au-delà des paysages grandioses qui coupent le souffle, voir un homme, très con, en chemin vers la lumière, se redresser, au prix de souffrances physiques et psychologiques certes, découvrir des valeurs modestes et pourtant fondamentales tels que l’amitié, le partage, l’entraide, le respect de la parole donnée est bouleversant. Ce voyage initiatique qui aboutit à la compréhension, à la tolérance et au pardon est un uppercut qui atteint en plein cœur. On n’oublie plus jamais ce nom : Melquiades Estrada dès qu’on a vu ce western passionnant à la fois classique, singulier et déroutant qui tire les larmes. Bien que cette histoire soit poignante, cruelle et passionnante, Tommy Lee Jones n’oublie pas de distiller l’humour avec finesse et on rit franchement à plusieurs reprises, sans oublier une scène presque onirique où une petite fille joue Chopin au milieu de nulle part sur un piano désacordé : magique. Il brosse également deux beaux portraits de femmes, magnifiques, délaissées qui prennent leur destin en main.
Quant à l’interprétation, je l’ai dit, elle est d’une subtilité, d’une intensité et d’une justesse exceptionnelles.
Un chef d’œuvre !
11:25 Publié dans MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : trois enterrements -
dimanche, 03 décembre 2006
L’enfant sauvage de François Truffaut (1970)***

Bénéficiant d’une séance pour des scolaires j’ai pu revoir ce bijou en salle, et je confirme que rien ne remplacera jamais le grand écran.
Un « enfant sauvage » capturé dans une forêt de l’Aveyron en 1798 est amené au parisien Docteur Itard qui s’emploie à éveiller ses capacités intellectuelles. Très rapidement l’enfant, Victor, sera capable de respecter quelques règles de vie sociale mais aussi et surtout, il deviendra parfaitement inadapté aussi bien à cette vie qu’à la vie sauvage. Il trouvera un semblant d’équilibre près des fenêtres qui marquent la transition entre l’enfermement et le dehors et lui permettent de contempler, de sa prison dorée, cette nature qui l’a maintenu en vie.
Le film est magnifique, réalisé dans un noir et blanc soigné et François Truffaut est parfait dans le rôle du professeur, un peu rigide et pourtant fréquemment bouleversé par les progrès phénoménaux de son protégé. La scène où, pour lui faire prendre conscience du bien et du mal, le professeur inflige une punition non méritée à son élève est poignante.
Quant au jeune Victor, il est interprété par Jean-Pierre Cargol qui est réellement impressionnant.
«Nous avons imaginé que le Docteur Itard, au lieu d’écrire ces rapports, avait tenu son journal quotidien, ce qui donne au récit l’allure d’une chronique et préserve le style de l’auteur, à la fois scientifique, philosophique, moraliste, humaniste, tour à tour lyrique ou familier.» François Truffaut.
Quand l'homme sauvage s'élève au rang d'homme social : voici la scène "abominable" :
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dimanche, 29 octobre 2006
Le plus sauvage d’entre tous de Martin Ritt ***
A la demande générale de Ed., lassée de mes effets spéciaux qui tanguent, et en attendant mon retour dans les salles… voici La révélation ou, comment tout a commencé entre lui et moi !
Je m’offre la coquetterie de ne pas parler de l’année de ce film mais il se trouve que c’est le premier que j’ai vu avec Paul Newman (à la télé noir et blanc de l’époque…), affectueusement et familièrement appelé depuis « Mon Paulot » !
Avec le recul du temps qui a coulé sous le Pont Mirabeau, je comprends mieux l’inquiétude de mes parents qui se demandaient pourquoi je n’étais pas plus attirée par « La mélodie du Bonheur » ou « Mary Poppins » mais encore et toujours aimantée par les westerns . Il se trouve que ce film est un drame étonnant où, dans un vieux ranch à l’abandon, se déchirent un père rigide et pas affectueux et un fils (Paul Newman) forcément écorché, que l’absence d’amour de son père a rendu insensible, rebelle, voire violent. Tout ceci est observé par une gouvernante (Patricia Neal, magnifique, plus une midinette) dévouée et troublante. C’est un western moderne à l’ambiance lourde. Aucun manichéisme ne vient stigmatiser les personnages qui ne sont ni aimables, ni détestables. On y parle peu, on s’observe et quand on se parle, c’est pour se dire des horreurs.

Alors que « La fureur de vivre » de James Dean m’avait paru peu réaliste et que je n’avais rien compris à « L’équipée sauvage » de Marlon Brandon… je découvrais médusée, fascinée et séduite à jamais : Mon « Rebel without a cause ».
Plutôt que de se laisser enfermer dans des rôles auxquels aurait pu le cantonner son physique, Paul Newman ose des personnages ambigus et déplaisants. Il est ici vraiment antipathique, misogyne, alcoolique et pourtant… !
Le film lumineusement photographié évolue dans un climat pesant et n’offre aucune rédemption de dernière minute au « héros ».
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10:30 Publié dans MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : le plus sauvage d'entre tous - paul newman
vendredi, 13 octobre 2006
Breakfast on Pluto de Neil Jordan ***
C'est le week-end et vous ne savez que mettre dans votre mange-dvd ! Je vous recommande +++ ce petit bijou sorti dans l'indifférence générale en février avec cet "amazing" acteur Cillian Murphy.
"Breakfast on Pluto" vient juste de sortir en DVD.
Pour vous faire une idée et ne plus hésiter, cliquez ici !
Et voici la note que j'avais fait à l'époque
Ne vous y trompez pas, cette jolie fille...
est un garçon
.
Patrick est un garçon. Il vit dans un bled paumé irlandais. A la naissance il est abandonné par sa jolie maman qui cache un secret trop lourd à porter dans cette Irlande ultra catholique... Elle s’est échappée pour vivre dans la ville qui l’a engloutie : Londres. Patrick est élevé dans une famille d’accueil pas très chaleureuse et pas très compréhensive. Patrick aime depuis tout petit s’habiller en fille et il fait un peu/beaucoup honte à sa maman d’adoption. Assez jeune, il s’enfuira lui aussi pour échapper à cette famille.
Patrick dès lors se fera appeler Pady, Kitten ou Patricia en assumant totalement son désir obsessionnel de changer de sexe. Il part à la recherche de lui-même beaucoup, de sa maman, énormément : « the phantom ladie », la femme adorée, idéalisée et de l’amour, tout simplement mais résolument. Au bout du voyage qui le ramènera au point de départ, il trouvera un père, « son » père. Et quel père…?
En chemin, il se forgera une personnalité à hauteur de sa démesure mais pourtant faite de légéreté, de délicatesse, de fausse insouciance ce qui est plus commode pour traverser les épreuves. Patrick sera fragile comme une petite fille, espiègle comme un lutin, d'une gentillesse (absolument pas au sens péjoratif) déconcertante et c'est ce cocktail insolite et charmant qui le rend tellement attendrissant.
Quelques aberrations scénaristiques n’empêchent pas d’aimer ce film à la folie. De rencontre en rencontre, Patrick traverse cette époque troublée des années 70 et sera même mis en cause dans un attentat de l’IRA (très réaliste) et soupçonné d’être un terroriste. Au cours de l’interrogatoire, plus que musclé, on passe brusquement à un film brutal et cru alors que jusque là, et malgré les difficultés du héros, on était plutôt dans la poésie et la douceur.
Patrick, c’est Cillian Murphy qui habite ce rôle démesuré sans avoir l’air de forcer jamais. A aucun moment son jeu n’est caricatural, même si le personnage l’est, forcément. Et ce personnage rêveur on l’aime parce qu’il est un mélange de douceur, de naïveté, d’innocence, de bonté et pour le spectateur (fille ou garçon) comme pour certaines personnes qu’il rencontre, il est difficile de ne pas succomber. Patrick est irrésistible tout simplement et il habille son désespoir (très poignante scène où il supplie littéralement les terroristes qui le méprisent, de le tuer : « vous n’avez même pas une balle perdue pour quelqu’un tel que moi ! ») avec un humour et un optimisme inaltérables. Il sourit et rit beaucoup pour éviter que la vie ne soit que cette vallée de larmes…
Ses rencontres sont à la fois cocasses et attendrissantes car étonnamment ce sont les hommes les plus virils et machos possibles qui tombent sous le charme de cette adorable personne. Elles peuvent être également d'une cruauté sans nom lorsqu'un "magicien" l'utilise, sous hypnose et lui fait revivre en public et à son insu, des scènes traumatisantes. Le public raffole et se tord de rire...
Liam Neeson, Brendan Gleeson et Stephen Rea (entre autres) entourent avec bonheur Cillian Murphy mais c'est ce dernier qui est magnifique, renversant et impressionnant dans un rôle remarquable et époustouflant.
13:40 Publié dans MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : breakfast on pluto -
mardi, 19 septembre 2006
Cavale de Lucas Belvaux***

Deuxième volet de sa trilogie exemplaire "Un couple épatant", "Cavale", "Après la vie", cette cavale est fascinante et semble être l'esquisse (déjà très aboutie) du formidable "La raison du plus fort" sorti récemment. Quel acteur et quel réalisateur que ce Lucas Belvaux !
Bruno s'évade de prison et souhaite se venger de ceux qui l'ont trahi et reprendre contact avec ses anciens compagnons de lutte (il prône la révolution prolétarienne). Mais les temps et les gens ont changé et il ne trouve plus écho nulle part à son idéal. Pas même chez Jeanne (merveilleuse Catherine Frot) qui partageait la lutte avec lui et semble l'avoir aimé. Elle l'aidera néanmoins dans sa cavale solitaire, car curieusement ce sont les femmes (superbes, étonnantes) qui sont "fraternelles" dans cette histoire, avec un sens de l'honneur au sommet.
La course folle de Bruno pour échapper à la police est fascinante, passionnante et bouleversante. C'est violent, romantique, tendu et mélancolique. Lucas Belvaux n'explique pas, n'excuse rien. Il montre, et bien. C'est magnifique. C'est enragé, désespéré, à la limite de la perfection.
Un acteur et un réalisateur rares, uniques, essentiels.
03:15 Publié dans MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : cavale -






























































