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POLICE FLASH 80

de Jean-Baptiste Saurel ***
(sur une idée de Thomas Ngijol)

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FRANCE

Avec Audrey Lamy, François Damiens, Xavier Lacaille, Thomas Ngijol, Brahim Bouhlel, Yan Tual

Dans les années 1980, Yvon Kastendeuch se voit confier la mission de remettre de l'ordre dans la téci et de démanteler un trafic de drogue qui empoisonne les résultats du commissariat.

Ce flic à l'ancienne, toujours clope au bec et un verre d'alcool à la main, se prend pour un cow-boy, porte le flingue à la ceinture, semble avoir un QI inférieur à la moyenne nationale et son coéquipier vient de se faire assassiner. Son supérieur lui impose de faire équipe avec Guilaine une flic surdouée à la vie privée compliquée, Marfoud un geek et Roberto l'infiltré aux déguisements multiples. Après avoir rechigné, Yvon doit se rendre à l'évidence : il n'a pas le choix. Il baptise son unité d'élite Flash police 80.

J'ai ri. Enormément, et parfois cela suffit. Le scenario n'a pas grande importance et réserve peu de surprises. Ce n'est pas la résolution de l'enquête qui importe mais la façon dont elle est menée, c'est-à-dire ici, un peu n'importe comment. Même s'il y a quelques vérités, contre vérités et préjugés sur la banlieue, les flics et leurs méthodes pas très respectueuses de l'éthique de la profession et certains personnages bien chargés dont celui de Thomas Ngijol lui-même, improbable directeur de MJC à la tête (entre autre) d'un gynécée dont toutes les femmes sont enceintes.

Si l'on rit et qu'on se doute des avancées de l'enquête, la reconstitution est particulièrement soignée. Rien ne manque des années 80 : les cheveux, les tenues, la musique (et, Dieu existe, on échappe au groupe Image qui me provoque de l'urticaire), les allusions aux stars de l'époque (Sardou, Noah...), le grain de l'image, l'ambiance qui rappelle les films policiers d'antan.

A noter une fusillade finale délirante et impeccablement chorégraphiée.

Et le casting évidemment. J'accorde une mention spéciale à Xavier Lacaille, petit phénomène comique. Mais les autres sont parfaits. Thomas Ngijol (réalisateur de l'étonnant et excellent Indomptables s'il vous plaît) entre avec aisance dans le costume du directeur de MJC mielleux et petit parrain local par ailleurs. Audrey Lamy est impeccable, drôle, sérieuse, intelligente, énergique. Et bien sûr François Damiens qui ne recule devant aucun ridicule et met dans le mille à chacune de ses répliques.

En prime je vous garantis une version des Lacs du Conemara inédite et hilarante.

Commentaires

  • Soupape sans doute indispensable après être passée entre "les Rayons et les Ombres" qui n'est pas drôle du tout.
    La bande-annonce m'a intrigué, m'a amusé mollement. Je me dis que sur la durée d'un film, ça peut passer mais aussi vite me soûler. Le casting est sympathique.

  • J'ai beaucoup aimé Les rayons... qui ne m'a pas distraite anéfé.
    Evite la police je pense. Cinématographiquement sans intérêt.

  • Oui la brochette se donne à fond.

  • Franchement bonne surprise, que de souvenirs ! Nostalgie quand tu nous tiens... Drôle et multi-référencé (à tel point que les plus jeunes passeront sûrement à côté) un très bon moment

  • Les jeunes ne vont pas avoir les réfs.
    Mais j'ai passé un super bon moment.

  • J'ai bien "kiffé"... et il me semble avoir reconnu l'instrumental des "Démons de minuit"... même si, comme tu le reconnais, c'est une œuvre de l'incontournable, l'incommensurable Michel qui joue le plus grand rôle dans cette intrigue farfelue.

    Les acteurs ne se prennent pas au sérieux... mais ils font le job sérieusement. C'est globalement réussi (et cela ne dure pas des plombes).

  • Ouf, mon oreille a zappé les démons, c'est INSUPPORTABLE.
    La séance Conemara devrait être culte.
    Voilà, ils y vont à fond sans en faire trop tout en en faisant assez.
    Audrey Lamy c'est quand même un niveau (largement) au-dessus de la frangine.

  • Très bons moments avec ces 8o's. Le conemara est aussi incontournable. Police des 90's si le film marche bien.?. En tout cas j'ai adoré chercher tous ces produits de mon enfance adolescence dans le film :produit d'hygiène, dictée magique. Pas vu de tang...?!

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