jeudi, 26 août 2010
LA RIVIERE TUMEN de Zhang Lu ***
Situé à la frontière entre la Chine et la Corée du Nord au cœur d’un hiver qui semble s'installer pour ne plus jamais finir, ce film nous démontre tranquillement mais avec effroi que ce qui va très mal dans cette partie du monde n'est pas près d'aller mieux.

La glace qui recouvre la rivière Tumen et les vastes étendues neigeuses qui l'entourent donnent au paysage un aspect irréel et l'entoure d'un calme infini. Et pourtant tout ce qui se passe dans cet endroit du monde hors du monde est tragique et concerne des gens pauvres et d'autres plus pauvres encore. Chaque jour des coréens passent ou cherchent à passer cette frontière invisible pour tenter de survivre un peu plus décemment en Chine. Les rigueurs du climat implacable provoquent de nombreuses morts.
Deux jeunes ados Changho et sa soeur muette Soon-hee deviennent ami avec un jeune coréen, leur oncle fait office de "passeur" pour ces laissés pour compte sans beaucoup d'espoir tandis que leur grand-père n'hésite pas à héberger ou à partager ses repas avec des "clandestins". Deux drames épouvantables qui resteront bienheureusement hors champs vont changer le destin de toutes ces personnes de chaque côté de la frontière.
D'une beauté fulgurante, teinté de gris, de bleu mais d'une noirceur absolue, ce film assez radical consent peu d'espoir et de confiance en l'espèce humaine.
10:00 Publié dans *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : la riviere tumen de zhang lu, cinéma
jeudi, 12 août 2010
L'ARBRE de Julie Bertucelli ***


08:00 Publié dans *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
mercredi, 11 août 2010
CELLULE 211 de Daniel Monzon ***

Quand je vous aurai dit que ce film a raflé une flopée de Goya (équivalent spingouins de nos Cesar) que Luis Tosar est épatant en Malamadre mais surtout, surtout que le très convaincant et injustement incarcéré Alberto Amman ne se contente pas d'avoir une présence et un physique très très agréables... vous vous ruerez sans attendre sur ce film captivant !
12:19 Publié dans *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cellule 211 de daniel monzon, alberto amman, luis tosar, cinéma
jeudi, 05 août 2010
MOON de Duncan Jones ****

08:00 Publié dans *** NECESSAIRE, MA DV-THEQUE DE REVE | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : moon de duncan jones, sam rockwell, kevin spacey
jeudi, 29 juillet 2010
MILLENIUM 3 - LA REINE DANS LE PALAIS DES COURANTS D'AIR de Daniel Alfredson ***

On retrouve Lisbeth où on l'avait laissée la semaine dernière : très mal en point. Une balle dans la tête, une dans l'épaule, une dans la hanche. Avant d'être incarcérée pour meurtre, puis jugée, puis sans doute placée une nouvelle fois en hôpital psychiatrique, elle séjourne à l'hôpital sous haute surveillance, mais pas tant que ça, puisqu'elle va encore échapper de justesse à une tentative d'assassinat. Elle est soignée par un gentil docteur mamour qui trouve qu'elle est la patiente la plus rock and roll (lui il dit "divertissante") qu'il ait jamais eue. Alors que les morts et les complots continuent de s'abattre, de se déchaîner ou d'être exposés au grand jour mettant en scène les plus hautes sphères de l'Etat, Mikael Blomkvist et sa rédactrice en chef (qu'il ne va cesser de repousser alors qu'elle lui réclame non stop sa nuit d'amour), continuent l'enquête pour innocenter Lisbeth. La soeur de Mikael, avocate, entre en scène pour défendre aussi la jeune femme pas très coopérative lors des interrogatoires alors que se déchaînent contre elle des ministres, des sous ministres, un psychiatre et j'en passe...
Ce dernier volet est de loin le meilleur. Le mystérieux DVD enregistré lors du premier épisode, tous les sévices, humiliations et injustices subis par Lisbeth sont décryptés, explicités et elle mènera sa vengeance jusqu'à la dernière bobine. On sent que Mikael aimerait exprimer des sentiments que Lisbeth feint de ne pas voir, ce qui le rend particulièrement odieux pour le reste de l'humanité, notamment ses collègues et chérie qu'il ne cesse d'exposer aux pires dangers.
Plus de rythme, une scène de tribunal au poil, une dernière demi-heure mouvementée permettent de clore en beauté la trilogie.
Evidemment, la Suède ne va sans doute pas remercier les réalisateurs car ces films ne sont pas vraiment une pub engageant au tourisme tant tout y est toujours froid, sinistre, pluvieux et gris. Le mythe de la belle et du beau suédois blonds, athétiques et bronzés en prend un sale coup aussi car ici tout le monde est moche et terne.
Sauf l'extraordinaire Noomi Rapace (brune corbeau...mais papa est hidalgo !), parfaite, irréprochable, solide quoique frêle interprète d'un rôle de composition monstrueux. Une révélation !

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mardi, 27 juillet 2010
YO, TAMBIEN de Álvaro Pastor y Antonio Naharro ***

08:00 Publié dans *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : yo tambien de Álvaro pastor y antonio naharro, cinéma, lola dueñas, pablo pineda
mercredi, 21 juillet 2010
LLUVIA de Paula Hernandez ***

D'ouïr à deux le chant joli
Que l'eau du ciel faisait entendre
Sur le toit de mon parapluie
J'aurais voulu, comme au déluge
Voir sans arrêt tomber la pluie
Pour la garder, sous mon refuge
Quarante jours, quarante nuits
Un p'tit coin d'parapluie
Contre un coin d'paradis
Elle avait quelque chos' d'un ange
Un p'tit coin d'paradis
Contre un coin d'parapluie
Je n'perdais pas au chang', pardi
Mais bêtement, même en orage
Les routes vont vers des pays
Bientôt le sien fit un barrage
A l'horizon de ma folie
Il a fallu qu'elle me quitte
Après m'avoir dit grand merci
Et je l'ai vue toute petite
Partir gaiement vers mon oubli".
10:07 Publié dans *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lluvia de paula hernandez, valeria bertucelli, ernesto alterio, cinéma
mardi, 20 juillet 2010
COPACABANA de Marc Fitoussi ***

14:54 Publié dans *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : copacabana de marc fitoussi, isabelle huppert, lolita chamah, cinéma, noémie llvosky, aure atika
QUESTIONE DI CUORE de Francesca Archibugi ***

08:00 Publié dans *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : questioni di cuore de francesca archibugi, kim rossi stuart, antonio albanase, cinéma
lundi, 12 juillet 2010
LE BRAQUEUR de Benjamin Heisenberg*** - PARIS CINEMA
FILM EN COMPETITION - Autriche-Allemagne



Johann Retterberger court sans cesse. Dans la cour de la prison et dans sa cellule où un tapis de course lui a été installé, vraisemblablement pour aider à sa reconversion à sa sortie. Mais Retterberger n'est pas très coopératif avec son agent de probation qui lui demande, inquiet, ce qu'il compte faire lorsqu'il sera de nouveau libre. L'inquiétude est d'ailleurs tout à fait justifiée puisque dès sa sortie Retterberger se remet à braquer des banques. Il porte sur le visage un masque mi effrayant mi ridicule et échappe toujours à ses poursuivants grâce à ses talents de coureur . Entre deux hold-up il participe à des marathons qu'il remporte. Aucune de ces deux activités ne semblent lui apporter la moindre satisfaction. Une improbable histoire d'amour viendra un temps l'humaniser et l'ouvrir à des sentiments qu'il découvre...
Totalement dépouillé de toute psychologie ce film est un choc brutal qui met le spectateur en tension croissante. Ce que j'aime. J'aime les courses effrenées où la musique percutante accélère le rythme cardiaque. J'aime ce personnage froid, totalement individualiste qui emplit des sacs de billets de banque manifestement sans but, sans qu'en tout cas on ait la moindre explication. Il avance, conditionné par un instinct de survie hors du commun ou une addiction irrépressible.
Beaucoup moins convaincante et réussie est l'histoire d'amour. Néanmoins ce film est littéralement porté par un acteur génial, impassible et glacial, Andreas Lust, dont les comportements sont parfois traversés d'éclats de violence insensés, et qui m'a entraînée dans sa course.
17:04 Publié dans *** NECESSAIRE, FESTIVAL PARIS CINEMA 2010 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le braqueur de benjamin heisenberg, paris cinema
















































































