lundi, 30 août 2010

ALAIN CORNEAU

 7 août 1943 - 29 août 2010

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Je regarde son étonnante filmographie et je m'aperçois qu'à part le premier, j'ai vu tous ses films et même si ceux de 2005 et (hélas !) 2010 ont été pour moi les moins réussis, il aura été l'un de ceux qui marquent à jamais une vie de cinéphile.

Et s'il fallait n'en choisir et n'en retenir qu'un, ce serait, sans aucune hésitation celui-ci, pour son sujet audacieux, sa musique éblouissante, sa réalisation étourdissante et Guillaume... pour toujours.

samedi, 29 mai 2010

DENNIS HOPPER

17 mai 1936 - 29 mai 2010

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Plus vraiment jeune, mais pas vraiment vieux non plus (et le portrait craché de mon beau-père pour ne rien vous cacher...), si je devais le résumer d'un mot, je dirais peut-être "excessif" tant il semble que sa vie ait été marquée par tous les abus, de tabac, d'alcool, de drogues, de femmes mais c'était aussi et surtout un artiste : acteur, réalisateur, poète, peintre et photographe.

5 mariages, 4 enfants et 150 films... sa carrière commence avec Nicholas Ray et "Johnny Guitar", vous vous rendez compte ? Puis il rencontre son idole James Dean et partage deux fois l'affiche avec lui dans "La fureur de vivre" et "Géant". Il croise aussi la route de John Wayne.

Mais c'est en devenant réalisateur du désormais cultissime "Easy Rider" en 1969 au côté de Peter Fonda et Jack Nicholson qu'il va marquer à tout jamais Hollywood et le cinéma mondial. Ce film différent tant sur le plan de la narration que de l'esthétique, libre et atypique, un symbole pour la génération hippie, va permettre aux réalisateurs de rompre avec les diktats des studios hollywoodiens.

Je ne sais pas faire les oraisons funèbres tant il est difficile d'évoquer quelqu'un en quelques mots. Alors je ferai simple, c'était un grand acteur, différent, un peu fou... Bien sûr il fut Billy, l'Ami américain, Frank Booth  le psychopathe mais j'avoue que le photographe halluciné d'Apocalypse now m'avait particulièrement impressionnée.

lundi, 16 novembre 2009

Jocelyn Quivrin

14.02.1979 - 15.11.2009

30 ans, une carrière débutée à 13 ans, des choix très éclectiques et une façon tellement particulière de se fondre dans ses personnages qu'il en était méconnaissable d'un rôle à l'autre.

C'est triste. Une pensée pour Alice Tagioni et leur petit garçon.

Plus de détails ici.

mardi, 15 septembre 2009

Patrick Swayze

18 août 1952 - 14 septembre 2009

 Demi Moore, Patrick Swayze, Jerry Zucker dans  Patrick Swayze, Jerry Zucker dans

Vous savez quoi ? J'ai pleuré des rivières en 1990 quand Patrick/Sam a dit à Molly/Demi : 

"l'amour qu'on porte en soi, on l'emporte avec soi"...

C'est pas d'aujourd'hui que je suis une midinette au coeur d'artichaud et c'est pas demain que ça va s'arrêter et c'est tant mieux.

Mais la mort, je ne l'aime pas. Et encore moins quand des personnes (encore) jeunes meurent dans d'atroces souffrances.

Je n'ai pas vu "Dirty dancing" (shame on me), mais j'avais aimé "Point break" et je l'ai trouvé plutôt bon dans "La cité de la joie" et dans son rôle difficile de personnage immonde dans "Donny Darko".

La mort ne va à personne. Pouah. Idem...

lundi, 30 mars 2009

Maurice Jarre

13 septembre 1924 - 29 mars 2009

Au temps du cinéma muet les films étaient souvent accompagnés par un orchestre ou un piano, parfois même dans le seul but de couvrir le bruit du projecteur. Cela a bien évolué et il y a une éternité que la musique de films a dépassé sa simple condition d'accompagnement sonore. Elle parvient même à aller bien au-delà que contribuer à illustrer un propos ou à n'être qu'esthétique. Elle apporte une profondeur supplémentaire chargée de sens jusqu'à s'impliquer dans le récit pour devenir indissociable du film, des images, d'un personnage.

Maurice Jarre, récompensé trois fois au Oscars et très récemment d'un Ours d'Or à Berlin pour l'ensemble de sa carrière, est l'auteur de bien des thèmes mythiques qui accompagnent un parcours cinéphile. Je ne citerai que quelques titres qui s'imposent : Lawrence d'Arabie, le Docteur Jivago, Paris brûle-t'il, le Cercle des Poètes disparus, Ghost, Witness, Soleil rouge, Shogun...

Personnellement, je n'ai pas réussi à trancher : 

Evidemment, j'étais amoureuse de...

Tom Courtenay (raté vous pensiez Omar !!!)

dimanche, 15 mars 2009

Alain Bashung

1er décembre 1947 - 14 mars 2009

"Un jour je t'aimerai moins

Jusqu'au jour où je ne t'aimerai plus

Un jour je sourirai moins

Jusqu'au jour où je ne sourirai plus

Un jour je parlerai moins

Jusqu'au jour où je ne parlerai plus

Un jour je "courrirai" moins

Jusqu'au jour où je ne "courrirai" plus"...

 

 

Et comme la magie du cinéma et celle des génies de la musique font qu'ils sont (un peu) éternels, il n'est pas trop tard pour découvrir son dernier album, une apothéose de beauté et d'émotion "Bleu pétrole".

Et ce clip, une merveille :

 

http://www.youtube.com/watch?v=5St0LXpU0hY 

lundi, 26 janvier 2009

Patrick Mac Gohan

19 mars 1928 – 15 janvier 2009

L’info n’a pas dû faire grand bruit car je n’ai appris la mort de Patrick Mac Gohan qu’aujourd’hui. La série dont il fut le héros a donné lieu à un véritable culte et le film « Truman show » en est inspiré.

La scène d’ouverture est cultissime également. Pour les nostalgiques…

Qui est le numéro 1 ???

 

 – « Où suis-je ? (Where am I?)

– Au Village. (In the Village.)

– Qu'est ce que vous voulez ? (What do you want?)

– Des renseignements. (Information.)

– Dans quel camp êtes-vous ? (Whose side are you on?)

– Vous le saurez en temps utile... Nous voulons des renseignements, des renseignements, des renseignements. (That would be telling. We want Information, Information, Information!)

– Vous n'en aurez pas ! (You won't get it.)

– De gré ou de force, vous parlerez. (By hook or by crook, we will.)

– Qui êtes-vous ? (Who are you?)

– Je suis le nouveau Numéro 2. (The new Number 2.)

– Qui est le Numéro 1 ? (Who is Number 1?)

– Vous êtes le Numéro 6.. (You are Number 6)

– JE NE SUIS PAS UN NUMÉRO, JE SUIS UN HOMME LIBRE ! (I AM NOT A NUMBER, I AM A FREE MAN!) »

lundi, 12 janvier 2009

Claude Berri

1er juillet 1934 - 12 janvier 2009

Claude Berri - L'Un reste, l'autre part

Difficile de résumer et même de commenter une "carrière" de cette ampleur. Acteur, réalisateur, scénaristique, producteur... qui un jour dans le monde du cinéma n'a pas eu à remercier Claude Berri ?

Alors s'il ne faut en choisir qu'un, je dirai

Je vous aime

vendredi, 17 octobre 2008

A Guillaume,

..."il était soucieux...

Mais quelque chose le rassura...

Cette nuit-là je ne le vis pas se mettre en route. Il s'était évadé sans bruit. Quand je réussis à le rejoindre il marchait décidé, d'un pas rapide. Il me dit seulement :

- Ah! tu es là…

Et il me prit par la main.

Mais il se tourmenta encore..."

mardi, 14 octobre 2008

Une lettre oubliée…

 

Cher Guillaume,

Savoir que tu ne souffres plus n’est pas une consolation. Pour personne. Et ce matin, je pense à Gérard qui t’aimait, qui n’a jamais réussi à t’en convaincre, à Elisabeth si discrète, à Julie qui s’illuminait quand elle prononçait ces deux petits mots « mon frère ». Je pense à tes parents et à ta sœur, sans aucun doute terrassés.

Tu étais « programmé pour la guerre » disais-tu et au-delà de tout ce que tu lui as fait subir, alcool, drogue, prostitution, prison, accidents, multiples opérations… ton corps supplicié, couturé de partout criait sa souffrance, son désarroi et ses luttes. Et pourtant tu te relevais de tout, toujours. Aujourd’hui, on est un peu stupéfait d’apprendre qu’un jeune homme peut encore mourir d’une pneumonie… foudroyante.

Tu étais doué, surdoué pour la musique, le chant, tu composais aussi, tu allais réaliser ton premier film, tu avais écrit un opéra et chacune de tes apparitions au cinéma était un émerveillement. Mais pour la vie tu étais inadapté, mutilé à tout jamais. Tu ne sembles jamais avoir réussi à te relever vraiment de l’ombre du géant qui pesait sur tes larges épaules toujours un peu voûtées. Il émanait de toi beaucoup de rage, de colère et de fièvre mais aussi dans ta voix, dans ton regard une infinie douceur fascinante, ensorcelante. Beaucoup de tristesse aussi. Tu étais si beau, si ténébreux, si mystérieux.

Quand tu es apparu au cinéma, tu avais l’air d’un ange dans « Tous les matins du monde » à 20 ans. Tu as toujours gardé au-delà des épreuves, cet aspect et ce visage juvéniles et je t’ai toujours associé à l’image du Petit Prince.

Tu semblais pour mon plus grand bonheur, redonner un grand coup d’accélérateur à ta carrière cinématographique, et artistique en général ces derniers temps avec une foule de projets en cour. Tout s’interromp mais j’ai encore bien en tête l’un de tes derniers films que tu as littéralement embrasé de ta ténébreuse présence et pour lequel je t’avais « traité » d’acteur phénoménal, « Versailles » et ton rôle d’homme des bois solitaire. Douloureux toujours, mais vivant encore.

Mais non, savoir que tu ne souffres plus n’est pas une consolation, mais je te jure de ne jamais t’oublier.

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