16/05/2012
11 JOURS
de strass, de paillettes, de glamour, de tapis rouge...

mais surtout 11 jours de rêve à attendre les films qui éclaireront nos écrans noirs demain.
Et pour TOUT savoir durant ces 11 jours, ne vous égarez pas n'importe où, c'est chez
Sandra -IN THE MOOD FOR CANNES-
qu'il faut vous rendre, car elle sait comme personne parler des films, nous donner envie de les découvrir et recréer l'ambiance comme si nous y étions.
Et pour patienter et vous distraire, vous pouvez aussi aller jouer à cache-cache ici :
A bientôt...
08:35 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : festival de cannes 2012
28/03/2012
ENQUÊTE EN COURS...
13:06 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : festival international du film policier beaune, cinéma
11/10/2011
REMISE DU GRAND PRIX CINEMA DES LECTRICES DE ELLE : POLISSE de Maïwenn
C'était donc hier soir qu'avait lieu la remise du Prix amplement mérité à Maïwenn pour son film plébiscité : "POLISSE". Et comme je vous sais avides de détails glamours croustillants, j'espère ne pas vous décevoir.
Sur l'invitation (très jolie et originale) ci-dessous, j'ai dissimulé un détail avec une cuillère en argent car j'imaginais que simplicité pouvait rimer avec chic et style d'autant que le magazine Elle n'est quand même pas ce qu'il y a de plus loqueteux...
Mais non, il n'y avait que ce genre d'outils :

et le champagne (que je n'ai pas bu car je n'aime pas) donnait des brûlures d'estomac et j'ai dû sortir ma boîte de maalox avant la fin de la soirée pour secourir des malheureux. Oui, je suis une pharmacie ambulante (un coup de pompe, une allergie, un vertige ? Tapez SOS Pascale sur votre clavier (appel non surtaxé) !).
Avec beaucoup de discernement et surtout grâce à à cause d'elle, nous sommes arrivés avec une demi-heure de retard sur l'heure prévue sur le bristol, et nous avons bien fait car c'était loooooooooooong comme un jour sans pain cette attente avant de pouvoir revoir le film.
Ceux qui me connaissent ou suivent ce blog depuis des années ou moins, connaissent mon enthousiasme, mon euphorie et mon exaltation dès lors qu'il s'agit de vivre puis de relater des événements à haute teneur cinématographique (voir mes Festivals d'Annonay, de Cabourg, de Paris Cinéma, de Lyon (que j'ai raté bêtement cette année... je vous raconterai peut-être quand la plaie sera cicatrisée...) etc. Cette fois, au plaisir de croiser en vrai des personnalités telles que toute l'équipe féminine du film Polisse et surtout de pouvoir revoir le film se mêlent la déception et l'étonnement d'avoir vécu une soirée sans charme, froide (malgré le plaisir de rencontrer Jane et de retrouver Charlotte, des élues parmi les plus de mille qui avaient postulé) un peu comme si elle avait été improvisée à la dernière minute. Je n'avais pas d'attente particulière. Le ressenti est que c'était froid et parfois même un peu bricolé et amateur !
Là où nous avions été 50 pendant le week end de septembre où nous avions vu les films, nous étions sans doute plus de trois cents venus par un prompt renfort et par le fait que nous pouvions inviter une personne de notre choix ! J'avais choisi "qui vous savez" qui (et personne ne peut s'en douter car il arbore une chevelure quasi onctueuse de nouveau-né) souffre toujours de quelques problèmes et effets secondairement indésirables aux multiples chimios. Lorsqu'il a demandé un verre d'eau, un charmant garçon terrorisé lui a dit "je n'ai pas le droit mais je vous le donne discrètement". C'est là que le chef du pauvre garçon lui est tombé dessus à bras raccourcis pour le sermonner vertement et sans doute le faire brûler en Place de Grève dès la fin de la soirée... "Qui vous savez" s'est donc senti obligé (pour venir au secours du gentil) d'expliquer la raison de sa demande (UN VERRE D'EAU). Malades et handicapés du monde : faites en sorte que votre maladie se voit bien pour attirer la compassion !
Ensuite, les "filles" du film étant toutes arrivées, elles ont dû subir le passage obligé du "photo call" et comme j'avais mon appareil photo je me suis jointe aux photographes!!! Je crois que je n'ai jamais entendu autant d'âneries en un aussi court laps de temps. Déjà, lorsque je me suis pointée avec mon minable Olympus, j'ai tout de suite été avisée que je dérangeais...

Je ne vois pas en quoi et j'ai donc continué à prendre des photos alors qu'un photographe hyper intelligent se déplaçait délibérément pour être devant mon objectif !
Je vous livre quelques bribes de... comment peut-on appeler cela... conversations ?
Un photographe : "c'est qui celle-là ?
- un autre : Naidra Ayadi.
- 'tain t'as bien appris ta leçon toi !"
Naidra Ayadi
Emmanuelle Bercot, Sandrine Kiberlain, Karine Viard, Naidra Ayadi, Marina Foïs.
- Un photographe : "oh les filles ! vous êtes bonnes !!!
- les autres : ah ah ah !
- encore un autre : ah, vous êtes bonnes, t'es drôle toi !"
Marina Foïs.
Un photographe : et maintenant on fait quoi ?
- un autre : ben on attend Maïwenn !!!
- Maïwenn Leroy ? La chanteuse ???
- ah ah ah ah !!!
- nan, Maïwenn, la réalisatrice*, celle qui a fait le film.
- euh, elle s'appelle pas Arwen la chanteuse ?
- Et c'est sûr qu'elle va venir ?"
*une réalisatrice est une personne qui fait des films.
Karine Viard, Maïwenne, Valérie Toranian (directrice de la rédaction de ELLE), un petit bout de Sandrine Kiberlain.
Un photographe : "et maintenant, i s'passe quoi ?
- ben c'est open bar !!!"
Ensuite s'en est suivi le fameux "cocktail dînatoire" qui a été rincé en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire par les incontournables "professionnels" qui ne quittent pas la table où sont étalés les amuse-bouche et l'ont donc toujours pleine (la bouche). C'était inabordable à moins de priser particulièrement les bousculades et grâce à "qui vous savez" et Jane qui a bravé la foule j'ai pu déguster un morceau de tranche de jambon enroulé sur un biscuit apéro et un toast avec un truc qui était bon à l'intérieur ! J'ai bu un verre de rouge aussi, parce qu'on ne se refait pas et que bizarrement les boissons sont toujours plus accessibles.
Mais le plus beau restait à venir et bien que je sois la première à savoir, craindre et dire que les talents d'orateur ne sont ni innés ni évidents (j'évite donc de prendre un micro), je peux assurer que les deux discours ou présentations qui ont été faits étaient assez pauvres, consternants et involontairement risibles.
J'en ai quand même conclu que les lectrices de Elle de Lyon et Nantes n'étaient pas plus bêtasses que celles de Paris puisqu'elles avaient choisi le même film. D'ailleurs, il semblerait que quelle que soit la ville, les mêmes films ont été classés dans le même ordre (si j'ai bien compris). Pourtant bien que très surprenant tant il est évident qu'on ne peut apprécier et parler d'un film que si on est professionnel... il avait été choisi aussi des films légers ou des comédies pour les 150 cinéphiles présentes au cas où certains films seraient trop difficiles !!! N'étant ni de Paris, ni de Lyon, ni de Nantes, je me sens encore plus exclue vous pensez ! Mais que suis-je ? Provinciale, c'est certain.
Enfin, le prix a été remis... ou plutôt le non prix, puisqu'il n'y avait ni trophée, ni morceau de papier... ni rien ! Et Maïwenn a enfin pu monter sur scène avec toute son équipe (féminine puisqu'hélas aucun garçon n'avait fait le déplacement !) et parler de son film. Il a été remis à chacune des actrices et à la réalisatrice un bouquet de roses blanches (qui m'a rappelé Berthe Sylva) emballé dans un papier kraft. Bouquet qui leur a été ôté quasi immédiatement tant il devait faire moche sur la photo !
Je pense qu'il est heureux que Maïwenn vive une grande et sincère histoire de fidélité depuis 10 ans avec ELLE qui l'a soutenue et encouragée dès ses débuts car cette soirée manquait totalement de la moindre ferveur.
Emmanuelle Bercot, Naidra Ayadi, Maïwenn, Valérie Toranina, Karine Viard, Sandrine Kiberlain, Marina Foïs, Florence Ben Sadoun.
Ensuite nous avons revu le film, certains l'ont découvert. Et à la deuxième vision cela reste le grand film fort, drôle et très émouvant que j'avais vu. Et c'est bien cela l'essentiel.
Dès le 19 octobre, vous pourrez à votre tour le découvrir sur les écrans, et c'est évident vous lui ferez un triomphe.

A présent, nous profitons de notre super appart., si calme qu'on se croirait à la campagne, avec vue sur les toits de Paris.
14:24 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : grand prix cinéma elle, maïwenn, polisse, cinéma
09/10/2011
A LA DEMANDE GÉNÉRALE
d'une seule personne, je vous révèle en avant première mondiale que c'est, sans surprise car ce film s'impose sans restriction mais de façon totalement justifiée, le film de Maïwenn




qui a remporé le GRAND PRIX CINÉMA de ELLE.
C'est donc sans aucun remords que je vous abandonne à nouveau pour me rendre au pince fesses à la soirée de remise de ce Grand Prix, accompagné d'un cocktail dînatoire je vais encore crever la dalle, en présence du tout-Paris, de l'équipe du film et de personnalités du cinéma parlant, et qui sera suivi de la projection du film que j'ai très très hâte de revoir.
12:04 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : grand prix cinéma elle, maïwenn, polisse, cinéma
25/09/2011
CHERCHEZ CHARLIE !
21:56 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : grand prix cinema elle
23/09/2011
GRAND PRIX CINEMA "ELLE" : LES FILMS
Je vais dans un premier temps vous parler succinctement des 8 films que j'ai vus ce week end grâce à ma participation au Grand Prix Cinéma des lectrices de Elle. Ces films vont tous sortir sur les écrans d'ici la fin de l'année. Il y en a quatre que je reverrai sans hésitation ce qui prouve la grande qualité de la sélection. Elle était en effet diverse et variée.
POLISSE DE MAÏWENN ****

C'est à la manière d'un reportage que Maïwenn nous plonge dans le quotidien douloureux de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) au travers du regard de son personnage, photographe chargée par le Ministère de l'Intérieur de réaliser un livre de photos. A la fois fiction (tous les personnages, même les enfants sont des acteurs) et chronique d'une réalité, ce film percutant mais jamais manipulateur saisit les tripes et le coeur. Pleurer, rire, s'émouvoir, s'indigner, être surpris, choqué... voilà à quoi Maïwenn nous invite. Et on y va franco. Découvrir ces enfants mal-traités, plonger dans les mystères de la pédophilie "ordinaire", écouter les adultes et les petits raconter leurs "mésaventures", c'est bouleversant mais, miracle du regard de la réalisatrice, drôle souvent. Pénétrer l'intimité et le quotidien de cette brigade qui se sent véritablement investie d'une mission malgré le regard méprisant des autres collègues flics qui les considèrent comme des "figurants" (ben oui s'occuper et sauver des enfants c'est secondaire n'est-il pas ?) mais aussi découvrir leurs problèmes personnels, de couples, d'amitié, leur rivalité, leur complicité... est de bout en bout passionnant.
Maïwenn s'entoure d'un casting luxueux et en grande forme qui prouve en plus de ses grandes qualités de réalisatrice, celles de directrice d'acteurs. Ce qu'elle leur fait faire à tous est absolument prodigieux. Karin Viard devient sous nos yeux un flic. Et SA scène de colère, de rage, inattendue, excessive et tellement justifiée est un des GRANDS moments de ce film. Mais il y a aussi dans ce film une bête sensuelle, enragée et touchante, un acteur avec un A majuscule : Joey Starr. Pour sa scène de danse, la façon dont il invite Maïwenn à danser, celle qu'il a de lui caresser la joue, sa manière de consoler un petit garçon en grande détresse, de calmer une ado "wesh-wesh" qui veut jouer les caïds mais aussi de faire rire franchement en une réplique "qu'est-ce que tu fais pour un ordinateur ?" (seuls ceux qui ont vu le film peuvent comprendre...) le rendent irrésistible.
Pour vous faire saliver encore davantage je vous dirai qu'il y a aussi dans ce film : Marina Foïs, Nicolas Duvauchelle, Karole Rocher, Emmanuelle Bercot, Frédéric Pierrot, Jérémie Elkaïm, Riccardo Scarmarcio, Sandrine Kiberlain, Wladimir Yordanoff, Louis-Do de Lencquesaing, Carole Franck, Audrey Lamy, Riton Liebman, Martial Di Fonzo Bo, Lou Doillon, Arnaud Henriet, Naidra Ayadi ET Anthony Delon...
qu'ils sont tous sans exception exceptionnels ! Ce grand film va vous faire rire et pleurer. En ce qui me concerne c'est en partie ce que je demande au cinéma.

A première vue Brandon, trentenaire Bo-Bo new-yorkais semble atteint d'une addiction particulière : le sexe. Il ne peut regarder une femme sans l'envisager dans son lit. Et pourtant lorsqu'il sort le soir avec ses amis, il a honte de leur façon lourdaude de draguer. Il est plutôt du genre à leur ouvrir la porte et à s'effacer devant les dames. Il semblerait finalement qu'il ne peut véritablement avoir de rapports que s'ils sont tarifés. Lorsque l'ordinateur qu'il utilise au travail est envoyé en réparation suite à un virus, il flippe un peu Brandon. Et puis sa soeur débarque et Brandon n'est pas ravi. Il faut dire qu'elle a pas mal de problèmes Sissy...
Finalement, on découvre que Brandon est malade, très, et ça en devient déchirant.
Dans une ambiance froide et grise, au son d'une musique exceptionnelle où l'angoisse s'insinue peu à peu Steve Mc Queen démontre que la chair est triste et il creuse jusqu'à l'os la douleur de Brandon. MON Michael Fassbender n'y va pas de main morte pour exprimer les tourments et la détresse de son personnage. Il ne s'économise pas et, je suis d'accord, parfois le cinéma c'est vraiment faire faire de vilaines choses à de très jolis garçons...
Si l'acteur et le réalisateur m'avaient déjà convaincue, je peux affirmer qu'avec ce film difficile, dérangeant mais solide et envoûtant deux stars sont nées.
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LES NEIGES DU KILIMANDJARO de Robert Guédiguian ***

Guédiguian revient à ses premières amours et c'est ainsi que je l'aime. Lorsqu'il parle de presque rien mais de tout en fait. De la vie qui va, des petits soucis quotidiens et des grands malheurs qui surprennent en plein bonheur. Il s'entoure sans la changer de son équipe qui gagne : Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan mais ajoute à ce trio des nouveaux venus qui trouvent leur place : Grégoire Leprince-Ringuet, Anaïs Demoustier, Marilyne Canto, Robinson Stévenin et Adrien Jolivet.
Ancrée dans la réalité brutale qui voit Michel perdre son travail à quelques années de la retraite, le réalisateur bifurque brusquement pour transformer sa chronique en fait divers sordide qui fait encore plus mal que cette perte d'emploi. Il revient finalement à ce qui constitue ses personnages : l'engagement politique, l'honnêteté, la loyauté.
Alors, évidemment il y a de bons sentiments, mais pas seulement. Tout le monde n'est pas si bon sous le soleil de Marseille. Et quand bien même. J'aime ces personnages souvent lumineux, qui vacillent parfois mais qui gardent cette espèce de pureté, cette simplicité, cette naïveté même qui moi, me font rêver...
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L'EXERCICE DE L'ETAT ***

Quelques jours dans la vie du Ministre des Transports (Olivier Gourmet, très ministre des transports...) et de son directeur de cabinet, homme de l'ombre indispensable et insaisissable (Michel Blanc : plus que parfait). Le sujet n'a rien de glamour et cependant ce film est passionnant de bout en bout. Je crois que jamais je n'avais vu si bien, si intelligemment et si précisément relaté le mystère que dissimule nos hommes politiques. Pas de grandes révélations ici mais la surprise de découvrir le "travail" au quotidien. Les traîtrises, les manipulations et surtout la frénésie d'avoir à traiter mille "dossiers". Pour la première fois, j'ai ressenti réellement de la sympathie vis-à-vis de ces hommes qui sacrifient leur vie souvent pour le goût du pouvoir, parfois pour une cause. Passionnant vraiment.
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POULET AUX PRUNES de Marjane Satrapi ***

Puisque je l'avais déjà vu à Venise, j'en parlais ici !
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TOUTES NOS ENVIES de Philippe Lioret *

Claire est juge et s'implique un peu trop émotivement dans les affaires de surendettement dont elle s'occupe. Lorsque la mère d'un copain de classe de son fils comparaît devant elle, elle dépasse les limites de sa fonction et se fait rappeler à l'ordre. Elle rencontre alors Stéphane, de plus de 20 ans son aîné qui connaît ce genre d'affaires. Entre eux, naît un lien père/fille mais aussi l'impression de livrer le même combat contre les plus démunis...
Alors qu'on s'attend à une histoire qui traiterait du thème du surendettement et des sociétés de crédits qui vendent malhonnêtement aux insolvables... brusquement le film bifurque. Claire est atteinte d'une tumeur au cerveau inopérable, elle va mourir dans les 3 mois. Et là, ça ne va plus du tout. En voulant traiter deux sujets et deux thèmes, Philippe Lioret n'en traite finalement aucun et s'embourbe dans un pathos qui fait pitié.
Son histoire cousue de fil blanc enchaîne les incohérences. En premier lieu, Marie Gillain dans son costume de juge, dans son habit de mère de deux enfants n'est à aucun moment crédible. Elle n'est pas responsable évidemment et elle a même bien de la chance d'avoir 36 ans et d'en paraître 15, mais avec son habit de juge, avec ses deux enfants, elle n'est jamais crédible.
Et ce film enchaîne les absurdités et les incohérences : pourquoi Claire (alors qu'elle est soudée comme personne à son mari) ne lui parle t'elle pas de sa maladie ? Peut-on sortir et entrer d'un hôpital comme d'un moulin ? La scène du match de rugby a t'elle une signification ? Pourquoi n'y a t'il aucune complicité entre Claire et ses enfants ? Elle sait qu'elle va mourir et n'a aucun geste particulier vers eux ! Par contre, elle n'est que douceur et gentillesse envers la femme qu'elle décide de mettre à sa place auprès de son mari.
Ce film, c'est n'importe quoi XXL !
Mais, il y a Vincent Lindon, l'Acteur avec un grand A.
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MON PIRE CAUCHEMAR d'Anne Fontaine °
J'aime Benoît Poelvoorde, et Isabelle Hupppert que j'ai cessé d'aimer il y a quelques années me semble plutôt pas mal ici. Mais faire de Benoît un belge, alcoolique, beauf, vulgaire et d'Isabelle une bourgeoise coincée, méprisante, insupportable ne mène nulle part dans cette histoire où la Belgique d'en bas rencontre la France d'en haut et qu'on essaie de nous faire croire à une histoire d'amour en empilant les clichés et les situations pas drôles. Non !
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OH MY GOD ! de Tanya Wexler °

Apprécions dans un premier temps et comme il se doit la subtilité de la traduction française puisque ce film s'appelle en VO "Hysteria" !!! Ajouter un "e" n'aurait pas nui à la finesse de l'entreprise. Songez qu'à la fin du XIXème siècle, un médecin traitait l'hystérie féminine en introduisant ses doigts au plus profond de l'intimité de ces dames qu'il faisait jouir bruyamment dans son cabinet qui ne désemplissait pas. Un jeunot idéaliste à ses heures, venu lui prêter "main" forte a finalement inventé le vibromasseur. Ah ah ah !
Mais non ! Répétitif (je n'ai plus compté le nombre de femmes venues se faire soigner et chanter la Traviata les quatres fers en l'air... pas plus que je n'aie souri à la tendinite contractée par le pauvre toubib...), prévisible, daté et profondément ennuyeux malgré les tentatives de diversions (la pauvre Maggie Gyllenhaal incarne une suffragette toute dévouée aux indigents), ce film est une caricature de ce que je déteste et Hugh Dancy est d'une fadeur à pleurer. Next.
00:51 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : grand prix cinema "elle" : les films, polisse de maïwenn, shame de steve mcqueen, les neiges du kilimandjaro de robert guédiguian, poulet aux prunes de marjane satrapi, l'exercice de l'état de pierre schoeller, mon pire cauchemar d'anne fontaine, oh my god de tanya wesler.
20/09/2011
GRAND PRIX CINEMA "ELLE"
Je sais, bande de petits curieux impatients, que vous ne vivez plus que dans l'attente du compte-rendu de mon week-end capitalesque. Voici comment tout a commencé !
En juin j'ai trouvé une annonce dans le magazine Elle qui lançait un concours pour être jury du Premier Grand Prix Cinéma des lectrices de Elle ! Depuis 42 ans existe le prix des lectrices de Elle concernant la littérature et les spécialistes cinéma du magazine rêvaient depuis longtemps d'avoir elles aussi leur Grand Prix.
Pour participer, il suffisait d'être cinéphile et de rédiger une critique d'un film particulièrement apprécié dans l'année. J'ai choisi "Incendies" de Denis Villeneuve et j'ai été sélectionnée. Joie.

Les projections avaient lieu les 16, 17 et 18 septembre à Paris, Lyon et Nantes. Ne résidant dans aucune de ces villes, j'ai choisi Paris sâchant que ni les frais de voyage ni les frais d'hébergement ne seraient pris en charge. C'est donc en connaissance de cause que j'ai accepté d'y participer. Je pense que ce sera la dernière fois car ce week end m'a coûté cher compte tenu du fait que les différents cocktails, pauses goûters et autres "déjeûners"... ont fait que j'ai dû également prendre mes repas à ma charge. Vendredi les séances ont commencé à 18 h et se sont terminées à 23 h (pas de repas), samedi : projection de 10 h à 19 h 30 (repas le midi pris debout ou sur les genoux dans des assiettes et gobelets en plastique... rien prévu pour le soir), dimanche projection de 9 h 30 à 14 h 30 (un brunch vers 11 h consistant en minis pains au chocolat et croissants !!!). Je ne sais si j'étais la seule à venir d'un peu loin, toujours est-il qu'à aucun moment on ne s'est inquiété de le savoir. Ce qui m'a le plus surprise voire choquée c'est que lorsque j'ai demandé si lors de la remise du Grand Prix (qui aura lieu le 10 octobre) je pourrais venir accompagnée de mon chéri, il m'a été précisé : "ah vous venez de Nancy ? C'est courageux ! Vous allez revenir ?". J'en ai conclu hâtivement sans doute, que le fait que je sois là ou pas importait peu et que la soirée était facultative. Déception !
Vous connaissez mon enthousiasme et ma passion dès lors qu'il s'agit de vivre puis de relater ce genre d'événements. J'aime y participer et j'aime vous les raconter, vous inonder de détails à mon retour, de photos floues aussi, vous parler de mes rencontres... Cette fois... pas de rencontre (l'handicapée de la communication que je suis a eu une fois de plus eu la confirmation que les groupes (nous étions 50 !) ne me convenaient pas et que j'étais infoutue de m'y intégrer), pas de photos non plus... si ce n'est celle-ci :
toutes les projections avaient lieu au Gaumont Champs Elysées,

la preuve :

et ça c'est pour vous prouver que je suis une grande fille qui voyage en solitaire MÊME DE NUIT dans le métrokipu, mais nulle ne m'oblige à me taire ... :

La partie stomacale étant réglée, j'en viens à la partie logistique. Le côté très pratique était que toutes les projections avaient lieu dans la même salle, très belle "toute tendue de damas rouge" comme aurait dit Victor Hugo. Par contre ce qui l'était beaucoup moins c'est que toutes les collations, pauses goûter, brunch et repas selon les critères qui m'échappent avaient également lieu dans le hall :

Cela signifie que pour boire, manger ou discuter, nous étions soit debout, soit assise sur les "chauffeuses" que vous pouvez admirer ci-dessus, et étant donné leur rotondité... pour éventuellement parler à votre voisine de gauche il fallait tourner le dos à votre voisine de droite, et réciproquement. Par ailleurs, comme lors de tout buffet qui connaît ses spécialistes... nous étions 50, il y en avait donc environ 25 assises gentiment MAIS également 25 debouts devant la table rendue plus ou moins (in)accessible, et je n'avais pas mon Warrior ou Flo pour aller me chercher du ravitaillement.
Pour en finir avec le côté négatif du séjour... moi qui ai plusieurs fois participé à des jurys de cinéma, j'aime particulièrement ce moment où il faut débattre et défendre son film et surtout entendre les autres qui ouvrent de nouvelles perspectives à des aspects qui parfois ont échappé. Cela donne toujours lieu à des échanges passionnés et passionnants. Rien de tel cette fois. Nous étions 50 réunies dans la même salle où nous avions visionné les films et un micro a circulé vers celles qui ont levé la main (ce que je n'ai pas fait) pour dire pourquoi elles avaient aimé ou pas tel ou tel film... En UNE HEURE, quelques unes (et les remarques m'ont TOUTES paru passionnantes que je sois d'accord ou pas) se sont ainsi exprimées... et je suis partie !
Je ne sais ce que je m'étais imaginée !!! "Elle", des paillettes, du glamour, de la convivialité... je n'ai trouvé que froideur et manque de chaleur (paraphrase !).
Ceci étant dit. Je reviendrai au plus vite vous parler de la partie nettement plus agréable du séjour : les films !!! 8 films absolument différents voire opposés, dont 2 sublimes, 3 formidables que je reverrai... et 3 que j'ai trouvés moins bons mais dont je vous parlerai également.
J'évoquerai aussi les rencontres et retrouvailles avec Fréd, Leo, Benoît, Sandra... ou pas...
Non, c'est mon secret.
A suivre...
15:20 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : grand prix elle cinéma, paris
10/09/2011
Coppa Volpi per la migliore interpretazione maschile
ça veut dire en gros PRIX D'INTERPRETATION MASCULINE.
Oui, je sais que le plus important dans un Festival est le Grand Prix, la Palme, l'Ours ou le Lion mais vous savez aussi que depuis 2008 (HUNGER, INGLORIOUS BASTERDS, FISH TANK, X MEN : LE COMMENCEMENT) ma nouvelle folie douce est le sublime MICHAEL FASSBENDER que j'ai vu de mes yeux vus IRLpas plus tard que cette semaine et que j'en ai été tant tourneboulée que PAS UNE PHOTO n'est exploitable ni même regardable. Nonostante, je vous annonce que c'est lui qui a obtenu la consécration suprême ce soir même à la MOSTRA DE VENISE pour le film de Steve McQueen "Shame" (il a encore dû montrer toutes ses dents de bonheur) :

Accessoirement, sâchez que c'est le film "Faust" d'Alexander Sokurov qui a obtenu le LION D'OR

23:07 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : michael fassbender, mostra de venise, prix d'interprétation
06/07/2011
RENCONTRE AVEC Alain Cavalier
et à cette occasion évidemment je me suis fait une joie de revoir le dernier film du réalisateur de PATER que j'ai encore "goûté" davantage et dont vous pouvez retrouver mon avis en cliquant sur le titre.
Rencontrer le réalisateur d'un film est toujours une expérience. Si hélas le film n'a pas plu, cela peut faire varier d'un iota l'avis négatif et mener à l'indulgence. Quand à l'inverse comme c'est le cas ici, car je considère ce film comme l'un des meilleurs que j'ai vu cette année, c'est un bonheur démultiplié d'avoir la confirmation de ne pas m'être trompée et de découvir un homme aussi sympathique, séduisant et attachant que dans le film. Mais aussi, doux, charmant, poli, réfléchi, élégant, éduqué, drôle. Mais pas seulement car Alain Cavalier a une très haute idée du cinéma mais ne se présente pas comme poseur ou donneur de leçon ce qui le rendrait sans doute nettement moins sympathique. Il parle du cinéma qui l'intéresse, qui le passionne sans pour autant dénigrer ses confrères si différents. C'est un artiste, un auteur intransigeant et complètement à part dans le paysage cinématographique et son film ô combien hors normes mais foisonnant et excitant l'est tout autant.
Prenez le temps de consulter les vidéos ci-dessous qui donnent un léger aperçu de ce que peut être une "conversation" avec Alain Cavalier. Et précipitez-vous pour voir ce film si ce n'est encore fait. En ce qui me concerne je ne connaissais que les "blockbusters" du réalisateur "La chamade" et "Thérèse" mais je vais me précipiter sur toute sa filmographie.
Quant au film, il s'agit d'un "jeu". Loin de lui la volonté ou l'envie de réduire la politique à une seule idée à débattre comme dans le film (même si elle est infiniment séduisante) et donc de décrédibiliser ce qu'il reste de peu attirant dans la politique en général. Ici deux acteurs dont un qui ne l'est pas mais qui s'est pris au "jeu" et un autre (et quel autre !) qui l'est et qui s'est pris au "jeu" de filmer jouent à être un Président de la République et son Premier Ministre.
Enthousiasmant !
Et à part une question absolument débile et digne d'un journaliste (vous comprendrez plus tard.. dès que j'aurai fait mon article sur "Présumé Coupable) qui parlait de tabac et que personne n'a comprise, tout était parfait. Je pense, après y avoir réfléchi que, compte tenu du fait que Vincent Lindon allume quelques cigarettes durant le film, le "questionneur" souhaitait savoir quelle somme d'argent le film et plus précisément Alain Cavalier avait obtenu en échange de cette pub pour la Seita ! Assez consternant... mais marrant au fond.
13:55 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : pater, alain calvalier, vincent lindon, cinéma
23/05/2011
REUSSIR A DERIDER DE NIRO ROBERT...

faut le faire !
12:53 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : jean dujardin, festival de cannes, meilleur interprète masculin


