mardi, 20 octobre 2009
CLINT
C'est très frustant...
mais c'est mieux que rien. Je croyais que mon appareil ne fonctionnait pas et tout et tout...
Filmé avec mes doigts, caméra à l'épaule :
Guest star à la fin : mon rire sans doublure ni trucage (et celui de Gaël)...
Tâtez lui le biceps en cliquant dessus.
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P.S. : VOTEZ POUR MON BLOG (CELUI Où IL Y A LE PLUS DE CLINT A L'INTERIEUR...) SINON Y'EN A D'AUTRES QUI VONT GAGNER ET VOUS VIENDREZ PAS PLEURER :
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C'EST SIMPLE ET çA ME REMONTERAIT LE MORAL CAR JE ME SENS SEULE SANS CLINT. MERCI.
22:31 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : lumière 2009, clint eastwood, cinéma, remise du prix lumière
dimanche, 18 octobre 2009
LUMIERE 2009 - Cérémonie de Clôture
Je n'aurais jamais pensé, lorsqu'il y a plus de trois ans j'ai décidé de "baptiser" ce blog "Sur la route du cinéma" qu'un jour je rencontrerai celui qui m'en a inspiré le titre, celui que je considère comme un géant, une légende vivante, acteur, réalisateur, musicien, idéal !
Clint Eastwood n'a pas fait que nous honorer de sa présence, il nous a fait ce cadeau inestimable de nous présenter trois minutes de son prochain film qui sortira bientôt aux Etats-Unis, et début 2011 en France "Invictus" avec Morgan Freeman et Matt Damon. Ces quelques minutes évidemment prometteuses donnent forcément envie...
Aujourd'hui, j'avais de nouveau (avec quelques 5 000 autres privilégiés) rendez-vous avec Clint et c'est, manifestement ému qu'il est venu nous remercier et nous redire son bonheur d'être en France où il se sent désormais chez lui, d'y tourner une partie de son nouveau film et son envie de revenir à ce merveilleux festival.
Avant cela, le maître de cérémonie, visiblement et tellement épuisé par cette semaine (et sans doute celles qui ont précédé) qu'il en avait oublié de se raser, a tenté, avec son désormais légendaire humour de contenir l'impatience de la salle. Il a remercié les 200 bénévoles dont je peux confirmer qu'ils étaient absolument tous adorables et les a faits monter sur scène.
Nous avons dû subir un discours sans intérêt du maire de Lyon... obligeant Bertrand Tavernier nettement plus intéressant et au fait de l'événement, à faire court.
Mais c'est de toute façon Clint et personne d'autre que tout le monde attendait. Il est apparu parfaitement décontracté, en ti-shirt blanc et blouson, de sa démarche chaloupée à nulle autre pareille et il est monté sur scène pour présenter le film qui allait suivre. Et c'est dans le plus grand cinéma et sur le plus grand écran du monde que nous avons pu redécouvrir en scope le sublime film de Sergio Leone "Le bon, la brute et le truand". Inutile de vous dire (mais je vous le dis quand même) que la mythique et grandiose scène finale au cimetière de Sad Hill a pris toute son ampleur dans cette grande halle où l'on sentait la ferveur décuplée par la géniale musique qui occupait tout l'espace.
Un tonnerre d'applaudissements a jailli sur les mots "The end", destiné à celui qui confiait qu'il avait été accueilli ici comme une rock star !
Aujourd'hui, j'espère que vous ne vous plaindrez pas de la "floutitude" de mes photos, j'étais à un mètre cinquante (on fait moins les malins à présent ???) : INRATABLE !!!
Voilà,
c'est fini,
depuis une semaine je suis comme déconnectée de la réalité, comme si Lyon et son Festival Lumière avaient été une rupture, un intermède hors du temps, une semaine comme un mirage qu'il va falloir que j'assimile pour réaliser que je n'ai pas rêvé. Mais me croirez-vous si je vous dis qu'après cette semaine que j'aurais tant aimé partager avec d'autres (Merci Gaël, Marianne et Patrick d'avoir été là hier), j'aime encore plus le cinéma, et Clint ???
Je terminerai par les mots de Thierry Frémaux qui, par ce festival souhaite "qu'on arrête de parler de “vieux films” et de dire que c'est passéiste d'aimer les films de John Ford, de Maurice Pialat ou les comédies de Woody Allen, Georges Lautner ou Ettore Scola...". Et qui justifie son choix incontestable de Clint Eastwood en tant que premier invité à recevoir le Prix Lumière pour "l'ensemble de son oeuvre mais aussi pour le lien qu'il entretient avec l'histoire du cinéma" parce que "Clint Eastwood a une oeuvre de cinéaste et d'acteur incomparable et qu'il est animé par un magnifique esprit d'admiration et de fidélité à ses aînés. En même temps, c'est un cinéaste actif, qui vient de terminer un film en Afrique du Sud et qui en commence un autre bientôt. Rien de passéiste, donc. On ne pouvait guère rêver mieux. Quand il a accepté, nous étions fous de joie. Je sais que nous ne sommes pas les seuls !"
Certes.
Etant donné qu'hier... enfin la nuit dernière, je n'étais pas dans un état émotionnel me permettant d'aligner trois mots écrits (je ne vous parle même pas des mots parlés !), je reviens ce soir pour une petite explication de texte concernant les photos de la soirée d'hier car manifestement vous vous êtes emmêlés les pinceaux !
La belle jeune femme blonde et frisée c'est bien Cécile de France (ce n'est pas un jeu, et il n'y a rien à gagner) et le beau jeune homme,,un peu plus bas un peu moins blond mais tout aussi talentueux c'est Kyle Eastwood, fils de. venu nous enchanter d'un mini-concert, il nous a ravi les oreilles (oui Fred, et les yeux aussi !) avec les musiques de certains films de papa et un morceau de jazz de sa composition. C'était une merveilleuse soirée suivie de la projection de "Sur la route de Madison"... Je n'oublierai jamais cette soirée, ces soirées et cette semaine toute entière.
21:51 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note | Tags : lumière 2009, clint eastwood, le bon, la brute et le truand
LUMIERE 2009 - Cérémonie de Clôture
PROGRAMME DU JOUR


11:03 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : lumière 2009, lyon festival, cinéma, clint eastwood, le bon la brute et le truand
CLINT
02:35 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : lumière 2009, lyon festival, cinéma, clint eastwood
samedi, 17 octobre 2009
LUMIERE 2009 GRAND LYON FESTIVAL - L'homme des Hautes Plaines - Les proies
On sait que Laurent Delmas sera à Cannes l'année prochaine mais bon, il a quand même boudé. Ou pas (je ne sais si c'est sa tête habituelle) :
Etait également présent Michael Henry Wilson dont le film "Clint Eastwood, le franc-tireur" dans lequel il convie le cinéaste à revisiter son œuvre à partir de son diptyque sur la bataille d’Iwo Jima est projeté à Lyon. Il travaille auprès de Clint Eastwood depuis de longues années et ses Entretiens avec Clint ont été publiés en novembre 2007.
No photo (floue... quand je suis émue, je tremble !) de ces deux là car ils étaient de dos. Ils ont un très joli dos mais je préfère remettre un peu du regard qui tue... :





![]() | Événement Remise du prix LumièreSamedi 17 octobre à 19h45 À L'Amphithéâtre du Centre de Congrès |
A demain !

12:30 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : lumière 2009, lyon festival, clint eastwood, cinéma, thierry frémaux, france inter, l'homme des hautes plaines, les proies, don siegel
vendredi, 16 octobre 2009
LUMIERE 2009 GRAND LYON FESTIVAL - L'évadé d'Alcatraz, A bout portant, Il était une fois en Amérique...
A ceux qui souhaitaient continuer la visite de Lyon je suis au regret d'annoncer que j'ai fait beaucoup moins de tourisme puisque j'ai passé environ 8 heures en salle et que c'était merveilleux. Je vais faire un bref commentaire sur les films que j'ai vus pour éviter d'accumuler encore du retard...
L'heure H du jour J approche... un seul nom est sur toutes les lèvres : CLINT. Tout le monde veut LE rencontrer. J'espère que la ferveur ne va pas l'impressionner et le forcer à faire demi-tour. Pour l'instant, je vous invite à déguster mon coktail de ce troisième jour de festival où manger, dormir deviennent des éléments accessoires, voire très secondaires de la vie ! Et n'hésitez pas à me laisser des commentaires sans vous laisser dérouter par l'étrangeté de ceux qui ont sévis il y a peu.
Je ne quitte donc plus les lunettes que Thierry m'a offert et qui me donnent bonne mine ! Lui, par contre, est toujours fringant comme un jeune homme et je lui ai trouvé une ressemblance inouïe avec Laurence Olivier, vous ne trouvez pas vous ? :

Je me suis ensuite rendue au cinéma Pathé Bellecour (vous le connaissez déjà, je vous l'ai montré hier)... et là j'étais trop émue (Thierry, arrête de me suivre...) pour prendre une photo correcte de cette belle salle. Regardez vous-mêmes :
Vous allez dire "non, encore ??? Pas lui ???".

13:40 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : lyon lumière 2009, cinéma, l'évadé d'alcatraz, the killers, don siegel, lee marvin, clint eastwood, john cassavetes, marjane satrapi, régis vargnier, thierry frémaux, il était une fois en amérique, sergio leone
jeudi, 15 octobre 2009
LUMIERE 2009 GRAND LYON FESTIVAL - SOLDAT BLEU de Ralph Nelson et L'ENFER d'Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea ***
Avant de vous parler des deux films (***) que j'ai vus hier, je ne résiste pas au plaisir de poursuivre avec vous ma petite visite de Lyon qui est une ville absolument sublime que je découvre. C'est à pieds que je me suis déplacée. Aujourd'hui je testerai sans doute les transports en commun car j'ai le machin derrière la cheville (celui qui connait le nom peut me le faire savoir s'il vous plaît, merci et bonne journée) tout déchiré, plein de sang et de croûtes... pouah !
J'ai oublié de vous montrer les nouvelles lunettes que m'a offert Thierry Frémaux (en échange de mon amour).
Comme c'est un garçon bien élevé (Thierry : je t'aime d'amour !) il n'a pas dit "fous ta cagoule", et a préféré un message plus délicat :
"tiens chérie, mets ça, c'est mieux !"

comment (me) trouvez-vous ?
Je pense qu'à Lyon les jeunes gens doivent réussir de brillantes études avec de bonnes notes dedans car leurs universités ressemblent à des chateaux de princesses et de princes :
A Lyon, ils ont un morceau de Tour Eiffel. La Tour entière, tu l'as que si t'es Capitale. Enfin, je suppose, j'avais pas pris l'audio guide non plus.
Les arbres sont encore en fleurs (et tant qu'on est là à parler chiffons, sachez (ça peut servir) que mes fleurs préférées sont les chrysanthèmes (oui, et jaunes), les pivoines, certaines orchidées et les pensées... j'aime bien les pois de senteur aussi mais c'est plus rare) :







12:00 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : festival lyon lumière 2009, soldat bleu, ralph nelson, l'enfer, henri-georges clouzot, serge bromberg, cinéma
mercredi, 14 octobre 2009
LUMIÈRE 2009 GRAND LYON FILM FESTIVAL– LA SOIRÉE D’OUVERTURE !
A peine le coup d’envoi donné de la première édition de ce tout nouveau festival consacré au cinéma et déjà je me dis que je serai là l’année prochaine et la suivante et celle d’après… non sans négliger la fierté de pouvoir clamer haut et fort qu’à la naissance de ce festival
« j’y étais ! ».
Mais je vais un peu vite, ou pas assez. C’est que je reporte le moment de vous raconter cette soirée tant je crains que les mots me manquent pour vous retranscrire mon enthousiasme et la fébrilité ressentie tout au long de cette journée en attendant que les festivités commencent.
Dès l’arrivée au Village du Cinéma :
(700 m2 dédiés aux festivaliers et aux curieux : un café, une DVDthèque avec des centaines de titres du cinéma classique, une librairie du cinéma avec tous les livres des invités du festival et l’exposition inédite de photographies de Lyon par le cinéaste Jerry Schatzberg, la possibilité d’assister à des conférences et signatures d’auteurs), on sent qu’il sera un Festival différent, un festival sans compétition ,simple mais d’une richesse inouïe, convivial, sans strass, sans paillettes, un festival comme je les aime, placé sous le signe de la cinéphilie, de l’amour inconditionnel et du partage du cinéma.
Un festival à l’image de ses prestigieux créateurs Bertrand Tavernier et Thierry Frémaux, respectivement Président et Directeur de l’Institut Lumière et de ce Lumière 2009, passionné, passionnant, admiratif, reconnaissant, chaleureux.
Un festival populaire comme le souhaite plus que tout Thierry Frémaux et dont il est l’âme, la voix, l’énergie, la silhouette, le sourire et l’émotion. J’y reviendrai, mais vous l’avez compris, c’est officiel :
THIERRY FRÉMAUX, JE T’AIME D’AMOUR !!!
La soirée d’ouverture, c’était donc hier et elle s’appelait en tout simplicité :
« SOIRÉE EXCEPTIONNELLE ».
Et elle le fut.
Rassurez-vous, consolez-vous, vous tous qui ne pouviez y être, je l’ai vécue, au centuple, au milluple, pour chacun d’entre vous, le cœur battant d’être au cœur même d’un événement lié à la passion qui bouleverse souvent ma vie, attentive, comblée, le regard émerveillé…
Vous le savez car vous ne cessez évidemment de vous rendre sur le merveilleux site consacré au Festival, cette première édition se présente sous différents axes :
- Il était une fois Sergio Leone : à l’occasion des 20 ans de sa disparition, une rétrospective intégrale avec copies neuves et restaurées de ses films,
- Re-découvrir Don Siegel : à la demande de Clint Eastwood (qui ???),
- Re-découverte du cinéaste coréen Shin Sang-Ok dont la vie est paraît-il aussi romanesque que l’œuvre,
- Présentation par Eddie Muller de 7 films « noirs » oubliés,
- Sublimes moments du muets : 3 films à découvrir dans des lieux singuliers du Grand Lyon avec accompagnement musical en direct…
Et cerise sur le clafoutis, remise du Prix Lumière 2009 à Clint Eastwood, parrain des deux rétrospectives Leone et Siegel, pour l’ensemble de son œuvre et pour le lien qu’il entretient avec l’histoire du cinéma. Ce sera samedi soir et mon cœur manque parfois un battement quand je pense à cette cérémonie…
Hier soir, nous étions donc 5 000 à suivre cette exceptionnelle soirée d’ouverture, la plus rock and roll qu’il m’ait été donné de vivre si j’en juge par ce que je connais des cérémonies guindées et pompeuses retransmises à la télévision.
A 20 h 38, la Halle Tony Garnier (ancienne halle à bestiaux transformée en salle de spectacles et ce soir en une immense salle de cinéma) s’éteint et les notes mémorables, inoubliables et envoûtantes d’ « Il était une fois dans l’Ouest » s’élèvent dans le noir. Je suis électrisée alors que le visage de Sergio Leone se précise sur l’écran géant. Pendant quelques minutes, rien d’autre que la musique somptueuse, insensée, excessive qui éveille aussitôt en moi un flot d’images indissociablement liées à Claudia Cardinale (présente dans la salle, charmante et disponible) l’un des rares et mémorables personnages féminins forts d’un western.
Le silence se fait et la voix tellement particulière et reconnaissable entre mille de Thierry Frémaux s’élève, d’abord légèrement frémissante d’émotion puis rapidement assurée tant il semble que ce soit toujours la passion qui l’emporte dès lors qu’il peut évoquer l’art auquel il consacre sa vie : le cinéma.
Pour un festival différent, il fallait donc une séance d’ouverture différente. Ce fut le cas, car Thierry Frémaux, maître de cérémonie impeccable laisse comme toujours libre cours au lyrisme passionné et passionnant de son discours d’amoureux grisé par la magie dont il semble ne jamais se lasser et au contraire s’en émerveiller comme au premier jour. Il ne cessera de rappeler en parfait gone du pays que c’est à Lyon et nulle part ailleurs que se trouve la Rue du Premier film.
Ce n’est pas rien. Le cinéma n’est ni américain ni parisien, il est lyonnais et c’est Joseph Mankiewicz qui a eu les mots les plus simples et les plus percutants lorsqu’en 1992, à peine après son arrivée, il voulut connaître l’emplacement exact où Louis Lumière posa sa caméra pour la première fois. Il ferma les yeux et dit :
« Merci Lumière ».
C’est aujourd’hui Thierry Frémaux qu’il convient de remercier qui s’évertue (avec de nombreux autres évidemment !) à faire que la magie perdure et que les générations futures découvrent et redécouvrent à l’infini le cinéma. Les partenaires « sans qui ce festival n'aurait pu voir le jour" et qui permettent de restaurer, réhabiliter, redonner leur éclat aux films à l’heure du numérique, il les remercie, et nous fait ce cadeau inestimable, il demande au public de les remercier chaleureusement pour les discours qu’ILS NE VONT PAS PRONONCER !
Et effectivement, aucun discours lénifiant, condescendant et interminable ne sera prononcé. Merci Thierry !
Par contre, il demandera à tous les invités présents dans la salle de monter sur scène, et là je ne peux résister au plaisir de vous en nommer quelques uns (et non des moindres…) : Claude Lelouch, Claudia Cardinale,, Jacques Bral, Emir Kusturica, Jean-Pierre et Luc Dardenne (applaudissements très très nourris), Marjane Satrapi, Xavier Giannoli, Souleymane Cissé, Tonie Marshal, Serge Toubiana, Michel Ciment, Laurent Gerra, Eddie Muller, Robert Guédiguian (ovation), Christian Carion, Asia Argento, Marco Tullio Giordana, Serge Bromberg, Gaspar Noé, Thierry Lhermitte, Walter Salles, Nicolas Saada, Adderrahmane Sissako, Régis Wargnier, Cristian Mungiu, Agnès Varda, Alfonso Cuaron, Jean-Michel Jarre, Benoît Jacquot… (Bertrand Tarvernier, en tournage, sera là ce week-end).
Thierry Frémaux leur remet un texte qu’ils lisent tous ensemble… puis c’est à la salle tout entière de lire le même texte qui s’affiche à l’écran. Et c’est ainsi que 5000 voix s’élèvent :
Il nous invite ensuite à un petit quizz des musiques qui illustrent les 10 clips qui seront présentés avant chaque projection de film. Retentissent alors à la suite les musiques immortelles de Psychose, Jeux Interdits, Les choses de la vie, Un homme et une femme, Le Docteur Jivago etc … Tout le monde peut fredonner ces bandes originales, et même retrouver sans problème le titre du film qu’elles accompagnent mais qui est capable de nommer le compositeur de la musique de In the mood for love ??? Thierry Frémaux se moque : « vous faites moins les malins maintenant ? ».
L'écran s’allume à nouveau et un personnage désopilant (que j’espère retrouver) à l’accent merveilleux va entreprendre de faire chanter toute la salle en un canon à trois voix absolument absurde mais hilarant. Je vous livre les paroles de la chanson très intellectuelle et hautement à propos... :
« Le coq est mort (bis)
Il ne dira plus cocodi cocoda (bis)
Cococodi cocodi cocoda ».
Cette séquence farfelue et un tantinet surréaliste a duré au moins un quart d’heure et c’était vraiment tordant, mais bon, vous savez que je suis bon public. J’espère que tout le monde s’est amusé autant que moi !
C’est ensuite qu’est arrivé le véritable et inestimable cadeau de cette soirée, la projection de « Lumière ! », un montage de films des frères Lumière composé de nombreux inédits et de films restaurés au moyen des technologies numériques. Il est difficile d’évoquer avec des mots la profondeur des émotions ressenties en regardant ce film composé de plein de films, les tout premiers de l’histoire du cinéma et justifiant ce dont Thierry Frémaux nous parlait un peu avant :
« Les vieux films n’existent que dès lors qu’on les fait aimer aux autres ».
Et il va réussir à nous les faire aimer au-delà de tout, car assis dans un coin de la scène impressionnant de décontraction, d’humour, partageant avec nous ses connaissances encyclopédiques il va commenter, décortiquer ces films muets, les admirer encore et encore et nous les faire admirer en les redécouvrant avec nous.
Nous verrons donc les trois versions de l’incontournable premier film « La sortie des usines Lumière » qui métaphoriquement, symboliquement est le film qui ouvre les portes sur l’histoire du cinéma. Nous n’échapperons pas à « L’entrée du train en gare de la Ciotat » et au comique « Arroseur arrosé » dont on ne se lasse pas mais tous les autres sont absolument inédits et Thierry Frémaux semblera soupirer d’aise et de bonheur en affirmant que « peu de gens ont vu ça ! ».
Commentés par Thierry Frémaux, parfois agrémentés des accords diatoniques de l’accordéon de Marc Perronne présent sur la scène, tous ces films de 50 secondes, pas une de plus, prennent vraiment leur dimension. On peut en observer les défauts venant la plupart du temps des acteurs qui déjà avaient tendance à cabotiner devant la caméra, ou au manque de naturel de certaines situations comme ce forgeron en chemise blanche, mais surtout en contempler les incomparables qualités et parfois même la perfection.
Oui, le cinéma était déjà là dans ces 1 425 films tournés entre 1895 et 1900, car Louis Lumière n'était pas uniquement un inventeur, c'était déjà un cinéaste qui avait intégré ce qui fait l’essence, la qualité, la justification du cinéma et nous découvrons émerveillés : le premier travelling sur un train, un sens inouï ou inné du cadre (l’endroit où la caméra est posée étant primordiale), le comique des situations, la précision d’un scénario, la façon de différencier le cinéma et la photo (en intégrant de la fumée en mouvement dans un plan fixe), le pouvoir bouleversant de créer de l’émotion et du suspens en prenant le temps… Notre facétieux maître de cérémonie ironisera même en présentant un film qui réussit en l’espace de 50 secondes à paraître long : « Lumière a même inventé l’ennui au cinéma ».
Grâce à ce film souvent drôle, souvent fort, souvent bouleversant, « le patrimoine du patrimoine », on entre dans l’histoire du cinéma
Lorsque je suis sortie de la salle, mon amour pour le cinéma avait encore grandi et, éblouie, j’ai eu « Un frisson dans la nuit »...
"Le cinéma amuse le monde entier,il rend les gens heureux.
Que pourrions-nous faire de mieux, et qui nous donne plus de fierté ?"
Louis Lumière
C’est un Festival de cinéma,
il s’appelle Lumière et il est né parce « partout, des voix s’élèvent pour refuser de laisser l’histoire du cinéma devenir un champ de ruines », et J'Y SUIS...
Photos de moi par moi, alors : silenzio...
13:00 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : lumière 2009 grand lyon film festival
mardi, 13 octobre 2009
GRAND LYON FILM FESTIVAL - LUMIERE 2009
Me voici donc en cette belle ville de Lyon qui a fait ou vu naître le cinéma sans quoi je ne serais rien (ou qu'un balbutiement)...

Je vais avoir un programme chargé mais exceptionnellement pour un de mes déplacements j'aurai un ordinateur sur place et je tacherai de vous donner des nouvelles au fur et à mesure.
Si vous êtes visiteur occasionnel ou fidèle de ce blog et que vous souhaitez me rencontrer vous pouvez me laisser un message à l'adresse ci-contre.
Evidemment, même si j'ai l'intention de voir une dizaine de films, les évènements qui me donnent des palpitations sont :
Invité d'honneur : Clint Eastwood

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| Remise du prix LumièreSamedi 17 octobre à 19h45 À L'Amphithéâtre du Centre de Congrès (Cité internationale). La remise du prix Lumière à Clint Eastwood suivie de la projection de Sur la route de Madison. |
![]() | Séance de Clôture du festivalDimanche 18 octobre à 15h À la Halle Tony Garnier. |
Pour tout connaître du programme, cliquez sur l'affiche :

Sauf erreur ou omission, je dois voir :
- Soldat Bleu de Ralph Nelson,
- L'enfer d'Henri Georges Clouzot,
- L'Evadé d'Alcatras de Don Siegel,
- A bout portant de Don Siegel,
- Il était une fois en Amérique de Sergio Leone,
- L'enfer est pour les héros de Don Siegel,
- L'homme des hautes plaines de Clint Eastwood,
- Les proies de Don Siegel,
- Sur la route de Madison, de Clint Eastwood,
- Le bon, la brute et le truand de Sergio Leone
- Clint Eastwood, le franc-tireur de Michael Henry Wilson...
07:59 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : grand lyon film festival, lumiere 2009
samedi, 10 octobre 2009
European Film Academy

Cette organisation créée en 1988 s'attache à promouvoir auprès du plus grand nombre la cinématographie européenne. Le vote du public dans le cadre du "People's Choice Award" récompense les talents du cinéma européen.
Vous aussi, donnez votre avis éclairé et votez pour votre film européen préféré.
Rendez-vous vite sur le site www.peopleschoiceaward.org et gagnez peut-être un séjour à la cérémonie de remise des prix, dans les villes d'Essen et de Bochum (capitales européennes de la culture en 2010), les 11 et 12 décembre 2009 !
Les votes sont clos le 31 octobre, ne tardez pas !
VOTEZ ICI
(et sans vouloir vous influencer), voici la liste des films en compétition cette année... :
En gras vert, les films que j'ai vus et dont vous pouvez retrouver ma critique en cliquant sur le titre.
(Oui je sais, je n'ai pas vu Morse...)
- DER BAADER MEINHOF KOMPLEX (The Baader Meinhof Complex)
directed by Uli Edel
- LOS ABRAZOS ROTOS (Broken Ebraces)
written & directed by Pedro Almodóvar
- COCO AVANT CHANEL (Coco Before Chanel)
directed by Anne Fontaine
- THE DUCHESS
directed by Saul Dibb
- FLY ME TO THE MOON
directed by Ben Stassen
- MÄN SOM HATAR KVINNOR (The Girl With The Dragon Tattoo)
directed by Niels Arden Oplev
- LÅT DEN RÄTTE KOMMA IN (Let The Right One In)
directed by Tomas Alfredson
- PRAZO DI FERRAGOSTO (Mid-August Lunch)
directed by Gianni di Gregorio
- SLUMDOG MILLIONAIRE
directed by Danny Boyle
- TRANSPORTER 3
directed by Olivier Megaton.
11:07 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : european film academy, cinema
























































































