mardi, 03 juin 2008

LES NUITS EN OR DU COURT METRAGE

les nuits en or du court m?trage

« Sans courts métrages vous n’auriez eu ni Chaplin, ni Keaton, ni Fellini, ni René Clément, personne, je vous le dis, personne ». Jacques Tati, lors de la cérémonie des César 1977.

Et cette année encore, les 8 films présentés qui tous ont reçu des prix à travers le monde sont absolument grandioses, sublimes, inoubliables… de ceux qui donnent envie de taper dans les mains, de sauter de joie ou de s’effondrer de tristesse… Et justement, comme lors de tout festival quel qu’il soit, après la projection le public s’en donne à cœur joie et peut manifester son bonheur en applaudissant. Et à l’applaudimètre on sent nettement les préférences.

Quel plaisir, pour moi qui entre toujours dans « mes » cinémas comme si c’était la première fois, de constater que la salle est comble ! Quel bonheur d’observer, à vue d’œil, qu’elle est aux trois quarts remplie de jeunes ou d’étudiants empressés et impatients de découvrir. Car évidemment, il n’y a ni star, ni noms connus (ou si peu) et c’est un vrai pari de se laisser porter par ce format du court métrage si peu visible en salle et qui recèle pourtant de vrais joyaux, des prodiges miraculeux !

La projection commence par la diffusion d’un petit film réalisé par le partenaire officiel de la Nuit des César : Renault… et je n’en parlerais pas si ce court métrage, complètement débile, volontairement ringard et raté n’était pas un petit phénomène surprenant qui se termine à peu près par cette phrase (lucide) : « plutôt que faire du cinéma on préfère le soutenir ». Tordant ! Mais évidemment c’est pour la suite qu’il FAUT vous rendre au plus vite à cette soirée si elle est prévue dans votre ville (voir les villes et les dates en bas de cette note).

L’ « étoilage » est comme vous vous en doutez mon goût personnel…

LE MOZART DES PICKPOCKETS de Philippe Pollet- Villard *****

France - César du meilleur Court Métrage – Oscar du Meilleur Court Métrage en fiction – Grand Prix du Festival du Court Métrage de Clermont Ferrand.

Et on comprend pourquoi tous ces prix ! Philippe et Richard sont deux voleurs à la tire dans les rues de Barbès qui se font arnaquer par leur chef. Lorsque ce dernier se fait arrêter ils n’ont d’autre choix que de se creuser la cervelle (qu’ils ont vraiment très très creuse) pour survivre. Mais les deux lascars ne sont pas bien malins. Un petit roumain sourd et muet s’impose au duo et ne les lâchera plus. Les deux compères l’utiliseront car l’enfant se révèle un génie de la rapine au sol… dans les cinémas !

Planquez vos sacs et vous verrez c’est difficile de résister à l’humour dévastateur de ces deux losers bas de plafond mais terriblement drôles et attachants.

BOY MEETS GIRL de Soren Frellesen ****

Danemark - Robert (et oui !) du Meilleur Court Métrage.

Kasper, scénariste se rend chez Katrine, productrice qui lui demande de lui présenter son dernier projet. Il s’agit d’un « road movie esthétique ! », un voyage en cinéphilie à travers différents « genres » cinématographiques. Et voilà que Kasper et Katrine deviennent les protagonistes de leur propre film qui re-visite l’amour au travers de Godard (nouvelle vague intello), du cinéma érotique allemand façon fin des années 70, de Bergman où des bourgeois en robe de chambre se torturent les méninges, de la comédie sentimentale américaine façon « Bridget Jones… »… Tout est filmé « à la manière de », les deux acteurs font des prouesses, lumière, décors, costumes, les dialogues sont savoureux. C’est beau, c’est drôle. Un film de cinéphile pour cinéphiles. Un régal.

AUF DER RECKE de Reto Caffi ****

Allemagne et Suisse - Swiss Film Prize du Meilleur Court Métrage – Grand Pris de la Compétition Internationale du Festival de Clermont Ferrand.

Rolf est agent de sécurité dans un grand magasin. Devant ses multiples écrans de contrôle il observe surtout Sarah, sa jolie collègue du rayon librairie, sans qu’elle le sache. Il prend le même métro qu’elle pour l’observer encore. Un soir, Sarah est accompagnée et se dispute avec son ami. Rolf est dépité mais Sarah quitte le wagon à l’arrêt suivant. Persuadé de pouvoir se débarrasser d’un rival, Rolf laisse le jeune homme se faire agresser par trois garçons sans intervenir. Il apprend qu’il s’agissait en fait du frère de Sarah. Un sujet très fort qui parle des conneries qu’on fait, du poids de la culpabilité, des regrets, des mensonges mais aussi de cette société nouvelle qui est la nôtre où chacun de nos gestes peut être observé par des caméras… Un des films les plus sombres, les plus dérangeants de la soirée.

ISABELLE AU BOIS DORMANT de Claude Cloutier ****

Canada - Jutra du meilleur film d’animation

Les parents de la belle, désespérés par son sommeil prolongé que rien ne vient troubler, pas plus le barouf de toute la famille réunie, que la sorcière ou différentes bestioles et même un extra terrestre… font appel à SOS Prince Inc. pour venir la réveiller. Le prince, (moche comme une armée de poux) doit affronter mille dangers pour rejoindre la belle.

A l’applaudimètre, aucun doute, c’est ce film de 9 minutes qui remportent tous les suffrages. Il faut dire qu’un éclat de rire toutes les 3 secondes, une idée nouvelle par plan, c’est rare ! Ce film est complètement… dément. Et reprend de façon loufoque et granguignolesque le conte de Perrault en y ajoutant une pincée de Monty Python ou de Plympton avec des couleurs rappelant les illustrations « à l’ancienne ».

Un ovni salutaire !

RUN de Mark Albiston ***

Nouvelle-Zélande - New Zealand Screen Award du Meilleur Court Métrage

Depuis la mort de leur mère, Tom et Georgie vivent avec leur père, autoritaire, exigeant et inconsolable de la mort de sa femme. Il exige de Georgie, douée pour le piano qu’elle répète inlassablement « La lettre à Elise » pour participer à un concours, alors que la petite fille compose des œuvres très personnelles en cachette. Il oblige également ses enfants à courir chaque jour des kilomètres. Si Tom, docile et sportif s’en sort bien, Georgie, plutôt boulotte, est toujours au comble de l’effort et l’objet de la moquerie d’un jeune livreur de lait. Comment ces enfants vont-ils réussir à montrer leurs aptitudes et se venger ?

Encore une fois c’est de l’enfance confisquée par l’aveuglement d’un adulte buté dont il est question.

SALVADOR de Abdelatif Hwidar ***

Espagne - Goya du Meilleur Court Métrage de fiction

Comme chaque matin à travers le monde, des millions de citoyens se rendent au travail en métro. Le wagon est plein. Un petit garçon « Salvador » joue à cache cache avec son père. Petit à petit les voyageurs deviennent acteurs du jeu en le cachant « vous n’avez pas vu Salvador ? » répète le père. Et tout le monde s’amuse complice.

C’est un matin comme un autre en Espagne… on s’en souvient… et la magie du cinéma peut faire ou défaire le destin de Salvador. Sera-t-il une nouvelle victime de l’aveuglement des hommes ? Cela dépend si le film avance ou s’il revient en arrière !

Simple et glaçant. En plein dans le mille.

DOG ALTOGETHER de Paddy Considine **

Grande Bretagne - Bafta du Meilleur Court Métrage de fiction

Joseph est violent et raciste. Il frappe son chien au point de devoir l’achever, il agresse verbalement le guichetier de la poste d’origine pakistanaise et cherche querelle à tout être humain qu’il rencontre ! Il rend visite à un ami grabataire, parle à une tombe « tout le monde meurt autour de moi », se réfugie pour pleurer !

On voit bien que tout va mal pour Joseph (le grand Peter Mullan) mais on a du mal à s’apitoyer…

BAEDRABYLTA de Grimur Hakonarson *

Islande - Edda Award du Meilleur Court Métrage

La lutte islandaise traditionnelle est un rituel étrange où les hommes commencent par s’enlacer comme pour une danse langoureuse. Einar et Denni sont lutteurs mais aussi amants… mais Einar est marié et Denni s’occupe de sa vieille mère grabataire. Vont-ils oser révéler leur amour et pouvoir vivre ensemble ?

Est-ce le fait que l’Islande soit un pays si énigmatique, que la lutte islandaise soit aussi ridicule qu’étrange à regarder qui font que je n’ai pas réussi à «entrer » dans ce film triste et glacial ?

Mercredi 4 :                  STRASBOURG –          UGC Ciné Cité Etoile

Vendredi 6 :                 GENÈVE -                      Cinéma Titanium

Lundi 9 :                       LYON -                            UGC Ciné Cité

mercredi 11 :               CLERMONT FERRAND  Ciné Capitole

Vendredi 13 :               GRENOBLE –               Pathé Chavant

Dimanche 15 :            NICE –                            Pathé Paris

Mardi 17 :                     AIX EN PROVENCE –   Le Renoir

Jeudi 19 :                     MONTPELLIER –          Gaumont Multiplexe

Lundi 23 :                    TOULOUSE –                Gaumont Wilson

Mercredi 25 :                BIARRITZ –                    Le Royal

Vendredi 27 :               BORDEAUX –                UGC Ciné Cité

JUILLET

Mercredi 2 :                  NANTES –                      Gaumont

Vendredi 4 :                 RENNES –                     Gaumont

Dimanche 6 :              BREST –                         Multiplexe Liberté

Mardi 8 :                       ROUEN –                        UGC Ciné Cité

Vendredi :                    PARIS –                          MK2 Bibliothèque 

lundi, 26 mai 2008

PALMARES FESTIVAL DE CANNES 2008

Je sais que je ne vais vous faire aucune révélation, mais je tiens à vous donner mon opinion en quelques lignes quand même ! Ce palmarès est à la fois surprenant, enthousiasmant et un tantinet gâché (mais pas diminué) par une, voire deux, fautes impardonnables qui me laissent un arrière goût dont je ne parviens pas à me débarrasser. Mais au fond, être dérangée par Sean Penn, je ne pouvais que m’y attendre !

Avant toute chose, je suis ravie, enchantée que la Palme d’Or revienne à Laurent Cantet pour son film « Entre les murs » qui, hélas pour nous pauvres mortels non accrédités, ne sera visible que le 15 octobre. Le thème, l’apprentissage de la démocratie par des élèves de quatrième d’un collège parisien réputé « difficile » et qui répondent aux doux prénoms d’Esméralda, Souleymane ou Khoumba, promet en effet de belles surprises.

L’enthousiasme, la sincérité, la fraîcheur et l’émotion de l’équipe à monter les marches mythiques une première fois, puis une seconde, pour enfin venir chercher la Palme, récompense suprême, la plus respectée dans le monde entier, étaient vraiment très sympathiques à vivre.

Par ailleurs, les films de Laurent Cantet « Ressources humaines » (un vrai choc, voyez le si vous ne l’avez jamais fait) et « L’emploi du temps » sont d’un tel niveau que je ne doute pas que « Entre les murs » les surpassera encore !

La Photo du jour© AFP 

Grand Prix du jury - GOMORRA de Matteo Garrone

Ou le parcours de 6 personnages confrontés à la criminalité dans les villes de Naples, Scampia, Castelvolturno et Terzignon… promet sans aucun doute d’être passionnant. Sortie prévue le 13 août.

Prix de la mise en scène - Nuri Bilge Ceylan pour LES TROIS SINGES

L’acteur réalisateur turc m’avait subjuguée avec son récent « Les climats ». j’attends donc avec impatience « Les trois singes », histoire d’une famille disloquée à force de petits secrets devenus de gros mensonges et qui tente désespérément de rester unie en refusant d’affronter la vérité… Sortie prévue : prochainement

Prix du jury - IL DIVO de Paolo Sorrentino

On apprend que le réalisateur vit sous haute protection depuis ce film qui évoque la vie du Premier Ministre italien Guilio Andreotti et de ses liens avec la mafia. Sujet brûlant et passionnant donc. Sortie prévue : 10 décembre 2008

Prix d'interprétation masculine - Benicio Del Toro pour CHE

Le dyptique dont jusqu’ici je n’entends pratiquement parler que de la durée… 4 h 28 mn qui ne me font nullement peur. Le Che, Benicio et Soderbergh… j’y serai ! (Dommage que Benicio n’ait pas compris l’humour dévastateur de Valérie Lemercier…).

Sortie : octobre et novembre 2008 (le spectateur hors de Cannes n’étant sans doute pas capable d’absorber la totalité du film, grrrrrrrrrrr !)

 

La Photo du jour

Prix d'interprétation féminine - Sandra Corveloni pour LINHA DE PASSE

Ou l’histoire d’une femme de ménage dans la ville en transe qu’est Sao Polo qui élève seule ses quatre enfants alors qu’elle est enceinte du 5ème. Je ne connais que « Central do Brasil » et « Carnets de voyage » de ce réalisateur. J’ai adoré les deux. J’attends donc de découvrir celui-ci. Sortie : prochainement

Prix du scénario - Luc Dardenne et Jean-Pierre Dardenne pour LE SILENCE DE LORNA

Les incontournables frères du Festival… Je suis inconditionnelle de leur cinéma depuis « La promesse ». Sortie : 10 septembre.

Caméra d'Or - HUNGER de Steve McQueen (II)

Avec un tel patronyme et un sujet aussi fort : les prisons d’Irlande du Nord en 1981, nul doute qu’on peut s’attendre à un choc. Sortie : 19 novembre

Mention spéciale Caméra d'Or - ILS MOURRONT TOUS SAUF MOI de Valeria Gaia Germanica

Ou la révolte de jeunes adolescentes russes contre leurs parents. Un joli titre et un thème prometteur. Sortie : prochainement.

Palme d'or du court métrage - MEGATRON de Marian Crisan

Espérons qu’on pourra le voir…

***********************************************

Et voilà où le grand Sean et son magnifique jury se sont plantés, vautrés, affalés, ratatinés… En remettant un :

Prix spécial pour l'ensemble de leur carrière à :

 Catherine Deneuve à l’affiche de « Un conte de Noël » et

Clint Eastwood réalisateur de « l’Echange » (sortie 4 février 2009, grrrrrrrrrrrrr !).

Qu’est-ce que c’est que ce prix de consolation, cet accessit de deuxième catégorie pour… « l’ensemble de leur carrière » à ces deux géants ? Nul doute que Sean et sa bande aient été envoûtés par les deux films, mais bon… il y a des tas d’autres films qui repartent bredouille, c’est le « jeu » de la compétition. La seule bonne chose aurait été de les revoir ensemble puisqu’ils avaient été co-présidents du Jury de Cannes en 1994, pour qu’ils essaient ensemble de plaisanter de cette curieuse farce. C’était gênant de voir Catherine Deneuve à l’appel de son nom se dire peut-être « c’est pour ça qu’on m’a fait revenir ? ». Non pas dans le sens « JE mérite mieux que ça », mais « le film « Un conte de Noël » mérite mieux que ça »… Elle a d’ailleurs avec classe et néanmoins beaucoup d’émotion remis les pendules à l’heure en n’évoquant QUE le film d’Arnaud Desplechin, réalisateur qui lui permet de pouvoir encore « tourner des histoires profondes, sensibles et intelligentes » et ses merveilleux et étonnants partenaires Mathieu Amalric et Jean-Paul Roussillon.

Clint était rentré chez lui. Il a bien fait !

Autant on peut remettre un prix à Manoel de Oliveira, centenaire et sans doute doyen du cinéma mondial, pour l’ensemble de sa merveilleuse carrière, autant on n’enterre pas Catherine et Clint avec un rouleau de parchemin !!!

Pourquoi pas une oraison funèbre et une rubrique nécrologique comme aux César tant qu’on y était, avec violons et ralentis évidemment ?

Et pourquoi une standing ovation à Robert de Niro (devant qui je me prosterne... mais qu'a t'il fait de marquant depuis "Casino" ou peut-être "Jackie Brown", en... 1998 ???) et rien pour Catherine Deneuve qui se renouvelle encore et toujours, "prend des risques" comme aiment à le dire les professionnels de la profession ?

 

Bon, je suis en colère, mais...

P.S. : Edouard Baer est très, très drôle !

mardi, 20 mai 2008

C'est un peu comme si j'y étais, non ?

Non... pas vraiment, mais c'est mieux que rien !

914265806.JPG
1967573337.JPG

Photos prises hier soir par Sandra M. dont vous pouvez retrouver les tribulations journalières festivalières et cannoises en lui cliquant dessus : un régal !

dimanche, 18 mai 2008

LES NUITS EN OR DU COURT METRAGE

Pour la deuxième année consécutive, l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma - Les César organise cette opération itinérante qui se propose de présenter au public un programme qui rassemble les meilleurs courts métrages de l’année ayant reçu des récompenses à travers le monde. Les occasions de voir les courts métrages en salle en dehors des festivals est absolument rarissime, ce qui est pour moi est scandaleux compte tenu de la qualité et de la diversité de ces films.

« Sans court métrage, vous n’auriez eu ni Chaplin, ni Keaton, ni Fellini, ni René Clément, personne, je vous le dis, personne ! » tempêtait Jacques Tati.

Si le court métrage est d’abord une œuvre à part entière, il n’en est pas moins aussi le terrain privilégié d’expression et d’expérimentation de débutants dont certains, immanquablement deviennent ensuite les grands noms du cinéma.En ce qui me concerne j’apprécie énormément ce format et l’année dernière j’étais à à cette nuit du court métrage et y ai découvert des merveilles.

Prenez date dès à présent et courez découvrir les 10 meilleurs courts métrages du monde et notamment celui qui a reçu le César et l’Oscar du meilleur court cette année, un français s’il vous plaît, « Le Mozart des Pickpockets » de Philippe Pollet-Villard.

          MAI :

  • Mardi 27 :                     ANGERS –                  Les 400 coups
  • Jeudi 29 :                     LILLE –                        UGC Ciné Cité
  • Vendredi 30 :                BRUXELLES –             Cinéma Arenberg

    JUIN :

  • Lundi 2 :                       NANCY –                     Caméo St Sébastien
  • Mercredi 4 :                  STRASBOURG –          UGC Ciné Cité Etoile
  • Vendredi 6 :                  GENÈVE -                    Cinéma Titanium
  • Lundi 9 :                       LYON -                         GC Ciné Cité
  • Mercredi 11 :                CLERMONT FERRAND  Ciné Capitole
  • Vendredi 13 :                GRENOBLE –               Pathé Chavant
  • Dimanche 15 :              NICE –                          Pathé Paris
  • Mardi 17 :                     AIX EN PROVENCE –   Le Renoir
  • Jeudi 19 :                     MONTPELLIER –          Gaumont Multiplexe
  • Lundi 23 :                     TOULOUSE –               Gaumont Wilson
  • Mercredi 25 :                BIARRITZ –                   Le Royal
  • Vendredi 27 :                BORDEAUX –               UGC Ciné Cité

          JUILLET

  • Mercredi 2 :                  NANTES –                   Gaumont
  • Vendredi 4 :                  RENNES –                  Gaumont
  • Dimanche 6 :                BREST –                     Multiplexe Liberté
  • Mardi 8 :                      ROUEN –                     UGC Ciné Cité
  • Vendredi :                    PARIS –                       MK2 Bibliothèque

 Pour tout savoir : CLIC !

jeudi, 15 mai 2008

C’est reparti pour onze jours...

 

et une fois de plus, une fois encore, une fois de trop, je n’y suis pas. Vous savez, vous ne pouvez ignorer de quoi je parle… au fond ce n’est pas bien grave (que je n’y sois pas, même si « LUI » y sera…). L’essentiel sera toujours pour moi de découvrir le plus vite possible, isolée dans le cocon douillet de mes salles préférées, ce que le monde entier m’envoie de nouvelles via les caméras de ses plus grands réalisateurs, connus ou inconnus. Les paillettes, le glamour, le grand cinéma se déroule aussi sur le tapis rouge, je pourrai m’en délecter sur le petit écran, ersatz forcément frustrant mais mon cœur de midinette frissonnera quand même.

Si je trouve l’affiche de cette année

 

particulièrement hideuse, cafardeuse et maussade, quoique très « lynchienne » et à l’image du film d’ouverture « Blindness », aux antipodes de celle de l’an dernier tellement généreuse, stimulante et bondissante… j’avoue que la sélection des films tout simplement exaltante me fait frémir d’impatience et de bonheur anticipé. Si Thierry Frémeaux (qui est un génie ne l’oublions pas J) va de nouveau nous surprendre avec de parfaits, talentueux et lumineux inconnus, la liste des réalisateurs en compétition qui hantent, subjuguent, émerveillent et forgent ma cinéphilie est prodigieusement impressionnante : Jean-Pierre et Luc Dardenne, Arnaud Desplechin, Atom Egoyan, Philippe Garrel, Chalie Kaufmann, Walter Salles, Steven Soderbergh, Win Wenders, Laurent Cantet, James Gray et… « LUI »…

Clint Eastwood - Sur la route de Madison

Sans parler des sections parallèles « Quinzaine des réalisateurs », « Semaine de la critique », « Un certain regard » et des films hors compétition qui verront défiler les noms qui scintillent au fronton de mon panthéon Michel Gondry, Woody Allen, Roman Polanski, Wong Kaï Waï, Emir Kusturica, Steven Spielberg…

J’attendrai, je n’ai pas le choix, que tout ce tintamarre, ce charivari, ce tumulte (responsable du silence assourdissant des sorties actuelles…) se calme et cesse pour enfin découvrir ce que le plus grand festival mondial de cinéma aura proclamé, m’invitant ainsi à m’en délecter et vibrer encore et encore. 

Le Festival de Cannes entre dans une nouvelle décennie, la septième déjà et son Président, idéal, troublant, sauvage, glamour, réservé, engagé… à la carrière faite d’exemplarité et de surprises nous promet un festival et un palmarès forcément politiques et engagés : "Le tremblement de terre va influencer mon jugement sur presque tous les films… De même pour ce qui se passe en Birmanie. Ces choses qui arrivent font partie des émotions et de la vie que nous partageons tous, cela nous rend plus âpres.. Lorsque ce genre de choses se produit, tous les gouvernements, y compris le mien, contrôlent les gens et les empêchent d’accéder à l’aide dont ils ont besoin. Il faut que les gens les mettent dehors. Quelle que soit la façon dont on choisira la Palme d’Or, je crois que nous sommes tous d’accord là-dessus : il faudra que le réalisateur ou la réalisatrice de ce film se soit révélé très conscient du monde qui l’entoure ».

samedi, 29 mars 2008

12èmes Rencontres du cinéma de Gérardmer

 

1895147114.2.JPG
76433737.JPG
 
971923705.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Belle moisson de films pour ces 12èmes rencontres. Comme il ne s’agit que de films en avant-première qui devraient tous bénéficier d’une sortie plus ou moins conséquente dans les semaines ou mois à venir, je vous en parlerai plus en détails lors de leur sortie officielle. D’ores et déjà, sachez que j’ai pu découvrir :

- EZRA de Newton I.Aduaka ***, film nigérian qui raconte l’histoire d’un ex enfant soldat sierra léonais qui tente de se réinsérer sous l’égide d’un « tribunal de réconciliation nationale ».

- PENELOPE de Mark Palansky **, comédie fantastico romantique avec la délicieuse Christina Ricci victime d’un sort et qui ne pourra y échapper que grâce à la rencontre du prince charmant (le très très joli James McAvoy).

1844831583.JPG

- RETOUR À GORÉE de Pierre-Yves Borgeaud **, road movie musical qui explore le périple de Youssou N’Dour à travers les Etats-Unis et l’Europe sur les traces des esclaves noirs et de leur musique.

1301647322.JPG

- LA CITÉ DES JARRES de Baltasar Kormatur *** polar islandais glacial et déroutant qui brasse maladie génétique et enquête sur un meurtre.

- LES CITRONNIERS D’Eran Riklis *** comédie dramatique israëlienne où une femme palestinienne entre en lutte contre les autorités israëliennes pour tenter de sauver sa plantation de citronniers qui se trouve sur la Ligne Verte, frontière entre Israël et les territoires occupés.

Diversité, qualité, surprises étaient au rendez-vous de mes rêves de cinéphiles…

Gérardmer, c'est aussi, ça :

334766287.JPG
1681101627.JPG
1085821197.JPG
439821604.JPG
1027409763.JPG
619401281.JPG

 

mercredi, 26 mars 2008

Les 12èmes Rencontres du cinéma de Gérardmer

« Devenu un évènement aussi incontournable dans les Vosges que Fantastic’Arts, les Rencontres du Cinéma de Gérardmer se tiendront cette année du 26 au 29 mars. Pour sa douzième édition, 17 films seront présentés en avant-première. Du polar à la comédie en passant par le documentaire, bien des genres seront représentés et comme ces Rencontres sont aussi un panorama du cinéma actuel, ces films viendront d’horizons divers, de la France aux Etats-Unis, en passant par l’Islande et le Québec. Cerise sur le gâteau, beaucoup d’équipes feront le déplacement pour être au rendez-vous et parler de cinéma avec le public. Vous pourrez donc croiser entre deux séances Albert Dupontel et Jean Becker qui viendront présenter « Deux jours à tuer », mais aussi Antoine de Caunes et Catherine Castel pour « 48 h par jour », Miou Miou, Lambert Wilson et Pascal Bonitzer pour « Le grand alibi », Rob Stewart pour « Les seigneurs de la mer » et d’autres ». Trent.

A BIENTÔT.

lundi, 17 mars 2008

Les 12èmes rencontres du Cinéma de Gérardmer auront lieu au Casino du Lac du 26 au 29 mars 2008

Les Rencontres du Cinéma constituent un rendez-vous incontournable à Gérardmer pour les professionnels et le public. Durant quatre jours fin mars, une vingtaine de films sont projetés en avant-première nationale. Des films qui marqueront l’actualité cinématographique des prochains mois, qu’il s’agisse de films grand public attendus, de films Art & Essai ou de films à destination du jeune public.

Les Rencontres réunissent chaque année une centaine d’exploitants de salles de cinéma de tout l’Est de la France et d’autres régions, qui découvrent ainsi les prochaines sorties, échangent leurs expériences, rencontrent les équipes venues présenter leurs films ainsi que leurs partenaires : distributeurs, institutions et prestataires dans le domaine du cinéma.

Les rencontres de Gérardmer ont aussi la particularité de réunir des journalistes et critiques de cinéma.L’Office de Tourisme et la Ville de Gérardmer ont également souhaité associer le public de l’ensemble de la région à ces journées de cinéma non-stop, en offrant la possibilité au plus grand nombre d’assister aux séances avec une politique tarifaire volontariste. Les Rencontres du Cinéma sont organisées par : - l’Association des Cinémas Indépendants de l’Est, - les Distributeurs de films, - l’Office de Tourisme de Gérardmer, - la Ville de Gérardmer.

Pour en savoir plus et connaître le très alléchant programme, cliquez ici ! Moi j'y serai !

lundi, 25 février 2008

Palmarès Oscar 2008

Encore moins surprenant que celui des Cesar je trouve, mais néanmoins très intéressant.

Meilleur film

NO COUNTRY FOR OLD MEN de Joel et Ethan Coen

Etant donné que “L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » a été scandaleusement oublié, ce n’est que justice. Ce film est une « tuerie »…

Meilleur réalisateur

Joel et Ethan Coen pour NO COUNTRY FOR OLD MEN

Je n’ai jamais compris qu’on puisse (parfois) distinguer le meilleur film du meilleur réalisateur mais là aussi, il y a une justice chez les anges !

Meilleure actrice

Marion Cottillard dans LA MOME

Toute sa vie elle sera « celle » qui a obtenu un Oscar à Hollywood, gage de qualité, un peu comme l'estampille "vu à la télé" ! Et pendant des décennies sans doute, avant qu’une autre française remporte la statuette… ce film symbolisera le cinéma français aux Etats-Unis ! Grrrrrrrrr ! Ce qui m’amuse quand même, c’est que l’académie a également remis l’Oscar du Meilleur maquillage à ce film…

La Môme - Marion Cotillard

Meilleur acteur

Daniel Day Lewis dans THERE WILL BE BLOOD

Je le verrai bientôt mais ce que j’en ai vu me fait penser que l’académie a vu juste.

There Will Be Blood - Daniel Day-Lewis

Meilleur scénario original

Diablo Cody pour JUNO

QUOI ????????????????

Soit.

Meilleur scénario adapté

Joel et Ethan Coen pour NO COUNTRY FOR OLD MEN

Lisez le livre… avant ou après avoir vu le film. Vous verrez.

Meilleure actrice dans un second rôle

Tilda Swinton dans MICHAEL CLAYTON

Elle est toujours étonnante.

Tilda Swinton - Crime contre lHumanité

Meilleur acteur dans un second rôle

Javier Bardem pour NO COUNTRY FOR OLD MEN

Il est bien le seul dont je tolère qu’il prenne la place de Casey !!! Tout de même, obtenir un Oscar en étant coiffé comme Mireille Mathieu, c’est très très fort.

No Country for Old Men - Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme

Meilleur film d’animation

RATATOUILLE de Brad Bird

Bof…

Meilleur film étranger LES FAUSSAIRES de Stefan Ruzowitsky

BRAVO. Voyez le, il doit encore être à l’affiche.

dimanche, 24 février 2008

CÉSAR est juste…

Je dois vous l’avouer j’aime, j’adore et je ne raterais sous aucun prétexte cette remise de « hochets » annuels (comme dit Jean Rochefort) qui autocélèbre la grande famille du cinéma. J’adore les robes de princesses, les discours empêtrés, les autres plus élaborés. J’aime Antoine de Caunes qui présente la soirée comme personne. Il me fait rire même lorsque et peut-être encore plus il n’est pas fin-fin… parce que dans ce cas on entend comme un frisson qui parcourt la salle. Qu’il dise par exemple que le mime Marceau était mort depuis trois jours mais qu’on croyait qu’il répétait son nouveau spectacle… ça m’amuse et plus encore quand je vois les tronches de certains cakes qui semblent s’offusquer : « aucun respect pour les morts ! ». Donc, Antoine me fait mourir de rire et Jean Rochefort aussi, alors lors de cette soirée je m’amuse et je m’émerveille…et puis, quand les stars décachettent les enveloppes, je peux m’esclaffer « j’l’avais dit !!! », et là c’est le nirvana