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MERCI D'ÊTRE VENU

d'Alain Cavalier ***

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FRANCE - Essai cinématographique

Dernier épisode du journal filmé d'Alain Cavalier.

Ravie d'avoir vu ce film que nous ne serons sans doute pas nombreux à voir. Alain Cavalier est un réalisateur atypique que j'adore et que j'ai eu le bonheur de croiser plusieurs fois lors de festivals et de rencontres. Il est original, passionné, drôle et passionnant. Son cinéma est inclassable et il termine sa carrière (car il a annoncé lui-même qu'on ne le verrait plus (il a 94 ans) et ce n'est pas le genre à faire de faux adieux) par une dernière pirouette, un dernière bricolage des images qu'il ne cesse de filmer, une errance sur les quinze dernières années qui viennent de s'écouler. Le tournage et l'après tournage de son film Pater (avec Vincent Lindon) mais aussi des bribes (très intimes) de sa vie avec sa compagne depuis une vingtaine d'années et quelques échanges avec notamment (feue) Emmanuelle Bernheim avec qui il avait travaillé, une petite fille qu'il invite sur le tournage et qui s'étonne de l'absence de scenario : "il faut bien qu'il y ait une histoire !". Il s'interroge aussi sur ce qu'il restera de lui après sa mort.

Voici comment il présente son film : « J'accuse Michel Seydoux, avec lequel je travaille depuis quarante ans, d'être responsable de la fabrication et de la diffusion de mon prochain film. Après m'avoir bousculé - et même ceinturé parce que plus jeune et plus costaud - il m'a contraint de terminer la mise en ordre cinématographique de mes ultimes envies de filmer. Parvenu dit-on à une douce sérénité, est-ce que je peux lui demander de ne pas me transmettre les avis éventuels sur le film ? Je vois déjà son sourire... »

Et toujours aussi facétieux, comme il avait terminé son film Le Paradis par "tout va bien", ses dernières paroles sont ici :

"vive la République et vive les frites"...

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