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BACKROOMS

de Kane Parsons °

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ETATS UNIS

avec Chiwetel Eijiofor, Renate Reinsve, Mark Duplass

En 1990, des chercheurs de l'entreprise Async visionnent une cassette VHS filmée par un membre d'une expédition perdu dans les Backrooms (labyrinthe composé de couloirs et d'espaces vides d'un jaune pisseux ).

Le pauvre gars ne parvient pas à s'échapper et se fait trucider par un machin.

Scène suivante Clark, architecte raté recyclé en vendeur de meubles moches et pas chers fait la gueule en tentant de filmer une pub déguisé en pirate pour vanter les mérites de son magasin (qui  n'accueille même pas l'ombre d'un client). Le gars, pas bien aimable est divorcé (tout est la faute de madame, une feignasse qui lui a fait gâcher sa carrière... ben voyons) et pas plus agréable avec ses deux employés Kate et Bobby.

Il vit dans son magasin, régulièrement sujet aux pannes d'électricité : ça clignote grave du néon dans les sous-sols jaune caca. Quant à la psy qu'il consulte (marquée par un trauma d'enfance, faut bien corser le bousin), elle lui propose une séance bas de gamme où elle serait l'ex épouse. Ce jeu de rôles démontre que le gars n'était pas bien patient avec madame (toujours au bord de l'insulte, de l'humiliation ou de la baffe).

Autant dire que Clark est immédiatement sympathique.

Toujours très énervé par les coupures de courant, il découvre des disjoncteurs sur le tableau électrique. Evidemment il chipote les interrupteurs ce qui provoque des phénomènes zarbis. C'est à ce moment qu'il trouve un passage qui le transforme en passe-murailles et le mène droit dans les Backrooms.

Dès lors nous franchissons à sa suite des couloirs jaune guano qui donnent sur des pièces vides jaune pisse ou garnies d'assemblage et d'accumulation de trucs (souvent des meubles) dignes d'une expo d'art contemporain. Il passe par des tunnels, des trappes et encore des couloirs. Il est rejoint par Kate et Bobby qui passent un sale quart d'heure. Puis par sa psy (vous avez remarqué comme les psys des films s'inquiètent du sort de leur patient s'ils n'ont plus de nouvelles) et patati et patata...

Bon, il va falloir que je cesse de me laisser (manipuler) influencer par les critiques unanimement emballées qui me font aller voir des bidules moches et ennuyeux, sous prétexte qu'un petit génie d'à peine 20 ans réalise un film qui fait courir les ados (et les faibles femmes telles que moi) parce qu'il a, depuis ses 16 ans, bidouiller dans sa chambre et publier sur you tube un court-métrage horrifique de type found footage (de gueule) réalisé sur Blender (et n'allez pas imaginer que je comprends un mot de ce que je raconte là) ! Ou alors il faut que je consulte.

Evidemment le petit génie a sans doute été biberonné aux films d'horreurs façon Blair witch project ou à psychologie torturée. Et alors ? Ce n'est pas parce qu'on filme des couloirs ou des pièces monochromes avec un fauteuil au milieu qu'on devient Lynch ou Kubrick. Et puis j'ai vu Cube en des temps anciens (1998) dans lequel sévissait notamment un coupe frites géant qui était autrement plus flippant que ce truc répétitif qui nous fait espérer qu'il va se passer quelque chose ou que le franchissement d'une porte ou d'un couloir va nous amener vers autre chose.

Pour terminer je dirais de la profondeur psychologique des personnages qu'elle est plutôt lourdaude. Quant à l'interprétation... oooopsss je m'étrangle. Renate Reinsve peut obtenir le triple Oscar de l'ouverture de bouche, yeux écarquillés et front plissé. Il faut dire que les pauvres acteurs n'ont pas grand chose à défendre.

La résolution ? Elle reste en suspens. Démerdez-vous !

Moi je dis, c'est le Capitaine Crochet qui a fait le coup.

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