Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

PROJET DERNIÈRE CHANCE

de Phil Lord et Christopher Miller ***(*)

projet derniere chance,cinéma,phil lord et christopher miller,ryan gosling,sandra hüller,james ortiz,lionel boyce

ETATS-UNIS

Avec Ryan Gosling, Sandra Hüller, James Ortiz, Lionel Boyce

Seul dans l'espace Ryland Grace (Ryan Gosling pratiquement seul à l'écran) doit rallumer le soleil qui commence à s'éteindre menaçant notre jolie Terre de voir sa température baisser de 10 à 15 degrés.

Comment va-t-il s'y prendre et surtout est-il vraiment seul dans l'espace là où personne ne l'entendra hurler ?

Le réveil de Ryland, Grace pour les intimes, est brutal. Il sort d'un long coma provoqué, complètement hirsute avec une barbe de père Noël. Sa panique démontre qu'il n'a pas la moindre idée de l'endroit où il se trouve. Le spectateur sait. Il est dans un vaisseau spatial à des années-lumière (environ une bonne centaine d'années de notre calendrier grégorien) de chez lui et nous saurons tardivement comment ce prof de collège un peu atypique mais pas astronaute pour deux sous s'est retrouvé embarqué dans cette aventure spatiale. C'est hallucinant et je dirais que ce ne sont pas des façons ! Rapidement Grace découvre que le reste de l'équipage est DCD, qu'il est seul à bord et que sa mission puisqu'il semble l'avoir acceptée est de ramener et étudier la substance qui cause l'affaiblissement du Soleil. Comme disait élégamment Mark Watney (alias Matt Damon dans Seul sur Mars), il va devoir "en chier de la science" pour parvenir à résoudre l'énigme. Pour la partie scientifique, je vous recommande de vous renseigner ailleurs. Je n'ai pas toujours bien compris de quoi il était question mais cela ne m'a absolument pas gênée pour suivre le périple mouvementé et incertain.

Grace est le genre de gars qui vomit en ascenseur. Ce à quoi on lui rétorque que "ça tombe bien il n'y a pas d'ascenseur dans le vaisseau". Humour de scientifique sans doute ! Lorsqu'il reprend peu à peu ses esprits et chausse ses lunettes de premier de la classe (la légende raconte que la fille de l'acteur aurait trouvé que ces lunettes lui donnaient l'air intelligent et que désormais il ne les quitte plus), la mémoire lui revient progressivement et nous découvrons en flash-backs comment ce petit prof presque ordinaire a été contacté par la NASA. Il aurait écrit un ouvrage qui évoquait le refroidissement possible de la Terre et des pistes pour éviter la catastrophe. Ok.

Dans le vaisseau, tout fonctionne admirablement et Grace se met à discuter avec l'ordinateur de bord (qui ne se prénomme pas Hal mais Mary) pour bidouiller des hypothèses, sans aucun contact avec Houston (we have a problem). Et un jour... on frappe au carreau. Après un sursaut et quelques hésitations de part et d'autre, il est évident que Grace n'est pas seul dans l'espace. La rencontre du troisième type avec un alien dont je vous laisse découvrir l'apparence, se fait assez rapidement et la confiance mutuelle s'installe bien que l'un et l'autre viennent d'une planète différente, ne parlent pas le même langage, ne respirent pas la même atmosphère... Mais entre scientifiques rien n'est impossible !

Encore une fois je suis surprise de la traduction du titre alors que certains films sortent avec leur titre original. Ce Projet dernière chance est moche et d'une bêtise à pleurer. Le titre original est Hail Mary que l'on peut traduire par Je vous salue Marie. Est-ce la connotation religieuse qui a fait reculer ? En tout cas, ça avait plus de gueule que ce Projet dernière chance. Bref, fermons la parenthèse.

Revenons en au film. Un pur spectacle opératique, une pure joie stimulante. Entre 2001, l'Odyssée de l'espace et Sunshine, les réalisateurs prouvent que le cinéma de science-fiction n'est pas mort, qu'il peut encore se renouveler, tout en assumant des références écrasantes telles que celles citées mais aussi s'en amuser en pianotant les cinq notes mythiques de Rencontre du troisième type. Rappelez-vous, la rencontre du troisième type signifie qu'il y a un contact entre un humain et un extra-terrestre. Ici, il sera surnommé Rocky parce que... vous comprendrez pourquoi et ce qui va unir les deux scientifiques ira bien au-delà de leur collaboration pour sauver leur planète réciproque. Forcément, s'unir pour sauver le monde cela crée des liens mais les deux énergumènes sont des sentimentaux et leur alliance se mue rapidement en une profonde amitié qui conduira à un épilogue époustouflant de nouveauté et émouvant si on se laisse bien aller.

Visuellement, c'est un tourbillon de couleurs, de mouvements. Auditivement... il y a de quoi s'exalter. Entre la play-list, l'ambiance musicale, la BO magistrale signée Daniel Pemberton, on assiste à un véritable opéra spatial. Sur moi, cela fonctionne à 200 %.

Quant aux deux protagonistes. Pourvus d'une même sensibilité, ils nous parlent d'amitié sincère et profonde, de sacrifice, d'empathie, de dévouement. C'est beau les gars !

Et puis, il y a Ryan Gosling dont le pouvoir comique n'est plus à démontrer (oui, ce film est DRÔLE). Ses mimiques, ses chutes, sa façon de se laisser tornicoter à cause de la pesanteur (ou l'apesanteur ?), tout cela est impayable.

La fin est TROP belle. Mais ce titre, quelle naserie !

Écrire un commentaire

Optionnel