21.07.2010
TOY STORY de Lee Unkrich **

Andy l'heureux propriétaire des jouets Buzz et Woody (on ne présente plus je suppose) a beaucoup grandi et part dans quelques jours pour l'université. L'heure arrive donc où Andy doit débarrasser sa chambre des encombrants. Trois solutions pour faire sont tri : le carton pour l'université, le carton pour le grenier ou le sac poubelle. A la suite d'une fausse manip, le sac de jouets se retrouve à la benne à ordures puis dans une garderie "SunnySunshine". Si la plupart des jouets, abandonnés depuis des années par Andy devenu trop grand, sont ravis de découvrir qu'ils vont de nouveau retrouver leur raison d'être : jouer, Woody toujours fidèle à Andy ne veut absolument pas l'abandonner. D'abord seul, ses autres compagnons le rejoindront rapidement dans ses aventures pour regagner la maison, dès qu'ils se seront aperçus que les moutards de la garderie sont d'affreux morveux qui hurlent, bavent, détruisent et qui les maltraitent. Ajoutons à cela que les jouets de la garderie sont dirigés par Lotso un nounours rose qui sent la fraise qui se montre d'abord accueillant et révèle rapidement sa véritable nature de despote.
Plein d'aventures donc, et de nouveaux personnages dont Barbie et Ken, respectivement doublés en français par Frédérique Bel et Benoît Magimel, un régal. Tout est parfait, un scenario bourré de rebondissements et d'imprévus, de la rigolade, de l'émotion à revendre, des personnages aux expressions plus qu'humaine. Le seul reproche est la durée du film qui gagnerait à être raccourci d'un bon quart d'heure... quelques "démontages" de Monsieur Patate auraient fait l'affaire. Difficile de bouder son plaisir quand même.
Je ne l'ai su qu'après avoir vu le film, mais si vous ne l'avez pas encore vu, vous pouvez toujours vous amuser à retrouver ceci :
Dans le film se cachent :
- 3 voitures de Cars (Flash McQueen, un tracteur, un camion de pompier),
- une nouvelle voiture de Cars 2,
- Sid, le méchant de Toy Story,
- le logo de Newt, un projet Pixar abandonné
- 1 carte postale de Carl et Ellie, le couple star de Là Haut,
- un camion Pizza-Planet,
- la raie du Monde de Nemo,
- des piles Buyn N Large (la société au centre de Wall E),
- Boo de Monstres et Cie,
- un Totoro.
08:00 Publié dans 4 ** INTERESSANT | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : toy story de lee unkrich, cinéma, animation
16.06.2010
SUMMER WARS de Mamoru Hosoda ???

08:00 Publié dans 6 ° Que suis-je allée faire dans cette galère ? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : summer wars de mamoru hosoda, cinéma, animation, manga
07.06.2010
5 x 2 PLACES A GAGNER POUR L'ILLUSIONNISTE






















Synopsis : Des touristes américaines ont opté pour une formule de voyage grâce à laquelle elles visitent une capitale par jour. Mais arrivées à Orly, elles se rendent compte que l'aéroport est identique à tous ceux qu'elles ont déjà fréquentés. En se rendant à Paris, elles constatent également que le décor est le même que celui des autres capitales...
08:04 Publié dans LE LUNDI C'EST JEU | Lien permanent | Commentaires (60) | Envoyer cette note | Tags : l'illusionniste, sylvain chomet, playtime, jacques tati, cinéma, animation, jeu cinéma
03.10.2009
Mary et Max de Adam Elliot ***


Mary vit en Australie. C’est une petite fille de 8 ans assez moche, triste et seule aux yeux couleur "gadouille". Elle a une tâche de naissance couleur "caca" sur le front. A l’école elle est le souffre-douleur des autres enfants. Son père ne s’intéresse pas à elle et sa mère, kleptomane mal dans sa peau, qui lui a révélé qu’elle était "un accident" noie son mal de vivre dans l’alcool et le tabac. Un jour, Mary arrache la page d’un annuaire américain et écrit au hasard à un New-Yorkais dont le nom l’amuse, elle lui demande d’être son correspondant.
C’est Max Horowitz qui reçoit la lettre. Il a 44 ans, il est juif, obèse et il souffre d’une forme d’autisme : le syndrome d’Asperger. Sa maladie qu’il refuse de considérer comme un handicap lui provoque, à la moindre contrariété, au moindre évènement qui dérègle l’harmonie symétrique de son quotidien, d’incontrôlables crises d’angoisse. Sa vie sociale est fortement affectée par cette maladie qui l’a déjà conduit et le ramènera encore en hôpital psychiatrique.
Les deux vont forcément s'entendre et surtout se comprendre.
Il s’agit de mon premier film en pâte à modeler. Il n’est donc jamais trop tard… Et j’ai été bouleversée.
Dès les premières images, sublimes, un New-York pré-11-septembre-2001 avec twins de guingois, une banlieue melbournienne de traviole et des personnages tout grisouilles et pas jobards dont le moindre défaut physique est accentué, j’ai oublié la technique pour être littéralement happée par l’histoire délicieuse et douloureuse de Mary et de Max.
Avant toute chose, sachez que je crois qu’il me semble raisonnable d’éloigner les enfants de ce film. Cette relation épistolaire dépressive et poignante est parfois très éprouvante tant Mary et Max accumulent les chagrins inconsolables et les imprévus négatifs. En dehors de leur amitié solide mais parfois mise à l’épreuve du temps et de la distance sur plus de 20 ans, ils vont connaître bien des déboires, déconvenues, moqueries et trahisons.
Un film avec de vrais acteurs humains vivants aurait sans doute été un mélo insoutenable… Ici, on assiste à un spectacle de pure poésie animée, ce qui ne retire rien à la force des émotions ressenties.
L’amitié, l’obésité, la maladie, la sexualité, l’homosexualité, la religion, la difficulté de vieillir, la différence, le passage à l’âge adulte… tout est évoqué avec humour souvent, délicatesse et tendresse toujours, mais à la fin « on » pleure.
10:24 Publié dans 3 *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : mary et max, adam elliot, cinéma, animation
