LA RECONQUISTA
de Jonas Trueba ***
ESPAGNE
Avec Itsaso Arana, Francesco Carril
A Madrid, Manuela et Olmo ont connu leur première histoire d'amour au lycée.
Quinze ans plus tard, ils se retrouvent. Manuela vit en Amérique du Sud et n'est là que pour quelques jours. Olmo partage la vie d'une psychiatre. Le temps d'une nuit ils vont tenter de vivre l'avenir qu'ils s'étaient promis de vivre ensemble.
Dès le générique de fin achevé, un homme (toujours le même dans mon cinéma Art et essai) s'est levé et comme d'habitude a donné son avis péremptoire sur le film. Il parle très fort et il est impossible de lui opposer le moindre argument. Je le trouve plutôt comique en général, même si évidemment il a absolument le droit d'avoir un avis. Cette fois, il s'est écrié : "c'est un véritable chef-d'oeuvre, c'est la quintessence du cinéma, j'en ai pleuré, ce type (le réalisateur) a tout compris à l'amour"... Rien que cela. Bon, faut peut-être pas exagérer. La reconquista est ce que j'appellerai un joli petit film très plaisant, d'une grande simplicité, très bavard où deux personnes (très agréables à regarder) évoquent ce qui fut, ce qui aurait pu être et ce qui sera peut-être.
Par un très joli tour de magie onirique, une deuxième partie effectue un retour quinze ans en arrière où les deux tourtereaux de quinze ans découvrent qu'ils sont faits l'un pour l'autre mais... "la vie souvent sépare ceux qui s'aiment, tout doucement sans faire de bruit".
C'est cela ce film, un film tout doux qui ne fait pas de bruit et permet de contempler la sublime Itsaso Arana (compagne du réalisateur) mais aussi Francesco Carril qui est aussi l'interprète principal de la série Los anos nuevos de Rodrigo Sorogoyen que je vous recommande ardemment (toujours en replay sur Arte). Je l'ai dévorée en deux soirées.
