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LE MAGE DU KREMLIN

d'Olivier Assayas **

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FRANCE 

Avec Paul Dano, Jude Law, Alicia Vikander, Jeffrey Wright, Tom Sturridge

Dans les années 1990, après la chute du mur de Berlin, l'Empire soviétique s'effondre et la Russie tente de se reconstruire.

Un jeune homme ambitieux, Vadim Baranov, producteur de télé-réalité entre en relation avec celui qui n'est encore "qu'un" officier du KGB (Comité pour la sécurité de l'Etat). Rapidement il devient officieusement l'éminence grise de Vladimir Poutine (Volodia pour les intimes). Le personnage de Baranov est fictif mais serait largement inspiré de Vladislav Sourkov un homme de l'ombre à l'origine des concepts de démocratie souveraine et de verticale du pouvoir, fondateur du parti Russie unie qui a mené Vladimir Poutine au pouvoir. Ne le remercions pas

Le film démarre quinze ans plus tard lorsque Baranov retiré dans sa magnifique datcha reçoit un journaliste américain. Il lui raconte ses années auprès de Poutine en de longs flash-backs très bavards illustrés par des images d'archives qui égrainent quelques horreurs ou évènements marquants de ces deux dernières décennies : accident dramatiquement mortel du sous-marin nucléaire Koursk (Poutine indifférent faisait cuire des saucisses au bord de la mer), exhibition scandaleuse et profanatoire des Pussy Riot, les manifestations de la Place Maïdan, les diverses et successives cérémonies d'investiture de celui que Baranov a surnommé le Tsar (Président depuis 1999), le Donbass, la Crimée... et j'en passe.

Accrochez-vous au pinceau je retire l'échelle.

Il s'agit ici d'un film réalisé par un français, adapté d'un roman italien qui porte le même titre, tourné en Lettonie en anglais avec pour trois acteurs principaux un américain, un anglais et une suédoise. Tout le monde parle un anglais impeccable. Nous pourrons même apercevoir Emmanuel Carrère (co-scénariste) dans une petite scène où il promulgue des conseils à des étudiants.

800 000 lecteurs se sont précipités sur le roman. Le film fera t-il mieux ?  La salle dans laquelle je me trouvais était quasiment comble. Je ne m'étendrai pas plus que cela à essayer de vous croire que cela m'a passionnée. Je suis une tanche en politique (encore plus aujourd'hui où il faudrait bac + 12 pour comprendre ce qui se passe sur notre Planète, mais je compte sur ma Poupée qui semble être une tronche en géo-politique) et je reconnais avoir dû somnoler au cours de ces doctes et interminables conversations qui apportent peu de souffle et d'énergie à un film très long qui se prend très au sérieux.

Ici le peuple russe est totalement absent et l'unique personnage féminin, velléitaire ou opportuniste, est très décoratif (normal c'est la choupinette Alicia Vikander).

Reste Paul Dano imperturbablement calme et doux et Jude Law fermé et froid. Tous les deux sont parfaits.

La dernière image m'a fait sursauter.

Voilà.

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