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LE RÊVE AMÉRICAIN

de Anthony Marciano ***

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FRANCE

Avec Raphaël Quenard, Jean-Pascal Zadi

Quelques mots sur ce gentil petit film qui met en joie.

Il raconte l'histoire improbable et pourtant réelle de deux gars qui démarre à la fin du siècle dernier. Jérémy travaille dans un club vidéo et Bouna lave les avions à Orly. Leur passion commune pour le basket les met en présence de façon tout à fait fortuite sur un terrain de basket comme on en trouve un peu partout dans les villes. Ils sympathisent et à l'initiative de Bouna s'attellent au projet fou de devenir agents de joueurs de la NBA (National basketball association), la principale ligue de basket au monde.

Pourquoi le projet est-il complètement dingue ? Parce que les deux gars n'ont pas l'amorce d'un contact dans la profession, pas le moindre argent et baragouinent un anglais de CM1.

Dans la réalité ce parcours du combattant a duré une vingtaine d'années et si aujourd'hui les deux hommes sont les agents de la star des stars actuelles par exemple (Victor Wembanyama, 2 m 24, 109 kgs et français s'il vous plaît) et roulent sur l'or, leur chemin a été semé d'embûches. Personne ne les prenait au sérieux, ils ont rencontré des types louches voire malhonnêtes, ont vu leur petite entreprise débutante mise en liquidation (cette affaire a duré quatre ans et n'occupe que deux scènes du film). Bref, il leur a fallu bien du courage, de la persévérance et pas mal d'inconscience pour parvenir à leur fin. Mais aussi l'appui sans faille de l'exemplaire et admirable femme de Bouna, Fatoumata, qui l'a toujours soutenu, accompagné et laissé croire en son rêve alors qu'elle assurait les charges et l'entretien de la famille.

Pas besoin de s'y connaître en sport et particulièrement en basket. On constate que ce sport comme un autre avec un gros ballon dur brasse des sommes stratosphériques. Et puisqu'il en est vaguement question dans le film je signale que mon fils a été un temps le kiné de Nicolas Batum et T.J. Parker (frère de Tony qui lui rendait visite aussi). Je pense que cela peut faire avancer la science de le savoir et c'est à peu près tout ce que j'y connais en basket.

Le "couple" formé par les deux acteurs aussi complices à la ville qu'à l'écran est l'atout majeur du film. Leur complicité, leur enthousiasme et leur indéniable capital sympathie en font la force. Ils ont également l'intelligence de sortir de leurs "travers". Ils ne se contentent et évitent même de faire du Raphaël Quenard et du Jean-Pascal Zadi (ce qui serait déjà bien agréable). Ils ont ainsi la capacité d'alterner humour, émotion et de donner une grande humanité à leurs personnages.

C'est donc une success story très agréable à suivre qui célèbre l'endurance mais surtout l'amitié. C'est bien beau.

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