MAUVAISE SÉRIE OU MAUVAIS CHOIX ?
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Quelques mots sur ces films avant qu'ils ne disparaissent à tout jamais de ma mémoire et vous permettre de faire quelques économies.
DIE MY LOVE de Lynne Ramsay °°
ETATS-UNIS
Avec Jennifer Lawrence, Robert Pattinson, Sissy Spacek, Nick Nolte
Grace et Jackson s'installent dans la maison délabrée d'un parent récemment décédé, baisent comme des lapins dans toutes les pièces et c'est à peu près tout. Je ne me souviens plus quel métier exerce monsieur mais cela n'a pas grand intérêt. En tout cas, il s'absente toute la journée pendant que madame est censée écrire un bouquin mais se retrouve rapidement enceinte et en panne d'inspiration.
Est-ce que lorsque l'enfant paraît le cercle de famille applaudit à grands cris ?
Pas du tout. Dès la naissance, madame tombe quasiment en catalepsie tout en développant des besoins sexuels de plus en plus pressants tandis que monsieur se désintéresse totalement d'elle. Rien ne va plus dans le Montana.
Il est rare de ressentir dès la première scène qu'un film va être mauvais. C'est l'impression que j'ai eu dès ce moment interminable où les deux tourtereaux découvrent et visitent la maison. Sans pouvoir l'expliquer réellement j'ai senti que Grace n'était pas ravie d'intégrer les lieux et qu'elle était déjà bien fêlée des pâtes (comme disait Lustucru dans les eighties). En outre, le couple ne m'a pas particulièrement paru amoureux (mais je suis très exigeante en la matière). Bref Bébé est là et maman s'en occupe plutôt bien. Elle ne l'oublie jamais même dans ses moments d'intense déprime exacerbée par sa grande solitude. Papa aussi est plutôt un chouette papounet sauf qu'il n'a plus un regard pour maman. Alors que fait maman ? Elle se masturbe beaucoup dans les pâquerettes, se cogne la tête dans le miroir de la salle de bains, saute à travers une vitre (fermée), saccage la salle de bains (la meuf a un problème avec les salles de bains manifestement), s'écorche les ongles jusqu'au sang en raclant les murs, lorgne sur un motard qui passe régulièrement au bout du jardin, se déshabille pendant une garden party chez des amis, hurle, court, se roule par terre, marche à quatre pattes (et j'ai dû en oublier des plus vertes et des plus mûres)... On peut dire que Jennifer Lawrence (dans son pire rôle) ne s'économise pas et donne de sa personne (budget costume très réduit). Le pauvre Pattinson quant à lui se contente d'observer sans jamais se préoccuper le moins du monde de l'état très inquiétant de sa femme. Il l'enfermera bien un petit moment dans un HP mais la récupèrera (toujours bonne pour le cabanon) très rapidement et achètera un petit toutou... en fait, un infernal cabot qui aboie H24. Robert a en outre la lourde tache de repousser Jennifer Lawrence même lorsqu'elle se met à califourchon sur lui.
Ce film censé parler de la dépression post partum n'aborde jamais le sujet. Grace s'occupe bien de son bébé et regrette d'être repoussée par son mari. Point.
Les deux acteurs étant producteurs du film, j'imagine qu'il le trouve très chouette. Ben non. C'est l'hystérie complète, l'ennui total dans la cacophonie d'une bande son assourdissante. Affligeant.
De cette réalisatrice j'avais beaucoup aimé le très dérangeant We need to talk about Kevin et un peu moins A beautiful day (sauvé par Joaquin Phoenix). Il faut croire qu'elle s'affaiblit de film en film.
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LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA 2 de David Frankel *
MERYL STREEP *****
ETATS-UNIS
avec Meryl Streep, Anne Hataway, Emily Blunt, Stanley Tucci, Kenneth Brannagh, Justin Theroux
Synopsis : Miranda, Andy, Emily et Nigel replongent dans l’univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises où l’élégance est une arme redoutable.
Imaginez un peu : la presse papier est mise à mal par l'univers impitoyable des réseaux. Quel scoop ! Que faire ? Trouver quelqu'un capable de relancer le magazine indispensable Runway par ses articles pertinents pardi. Le big boss de Runway porte son dévolu sur Miranda qui l'a impressionné par un discours qu'elle a prononcé, l'oeil humide, en recevant un prix. C'est ainsi que Andy qui avait quitté le journal après même pas un an de bons et loyaux services (voir épisode 1) se retrouve face à l'impitoyable Miranda qui feint de ne pas la reconnaître. Andy renie une nouvelle fois ses beaux principes d'un journalisme utile et éthique pour servir de larbin à Miranda. Emily quant à elle travaille dans une boutique de luxe (occasion de faire du placement de produits sans honte). Par moult artifices de scenario les trois mégères vont se retrouver en présence.
Et sinon ? Sinon, rien. Ce milieu puant et inutile, vulgaire et clinquant, inintéressant au possible brille de mille feux et je me suis rapidement prise à penser : mais que diable (mouarf) suis-je allée faire dans cette galère ? Qu'attendais-je en allant voir ce film alors que je n'avais pas aimé le premier ? Pourquoi m'infligé-je tout ce mal ? Les personnages sont pris comme des hamsters dans une espèce de roue infernale qui tourne à vide et n'aboutit à pas grand chose.
Que reste-t'il ? Une réplique qui pourrait figurer comme étant la meilleure de l'année. Elle est proférée par un personnage de deuxième voire de troisième zone qui lance à Andy alors qu'elle se jette une nouvelle fois dans la gueule du diable pour se faire houspiller, bousculer, engueuler, malmener, maltraiter... non stop :
"Stockholm est en ligne et réclame son syndrome".
Moi, J'ADORE.
On peut également s'occuper à contempler les acteurs. J'ai eu envie d'étrangler Anne Hattaway pratiquement non stop, l'oeil humide et le rimmel coulant une scène sur deux, elle est INSUPPORTABLE et ne joue vraiment pas bien. Emily Blunt est 100 000 fois meilleure et reste la vacharde qu'on a connue. Kenneth Branagh est craquant. Stanley Tucci aussi et hérite de deux petits moments émouvants.
La reine incontestable, c'est Meryl Streep. Elle illumine ce film déjà bien clinquant de sa beauté, de sa classe. Heureusement qu'elle est là et surtout vivement un vrai rôle dans un vrai film.
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VIVALDI ET MOI de Daminao Michialetti **
ITALIE
Avec Tecla Insolia, Michaele Riondino, Fabrizia Sacchi, Stefano Accorsi
A Venise au début du XVIIIème siècle l'Ospedale della Pieta est une sorte d'orphelinat qui accueille des bébés abandonnés par leur mère dès la naissance. Ces dernières avaient la possibilité de laisser dans les langes du bébé la moitié d'une image dont elles présentaient l'autre moitié en venant éventuellement rechercher l'enfant. Cet endroit est à la fois un refuge et une prison. Les filles y reçoivent une éducation poussée et notamment en matière de musique. Elles deviennent des virtuoses de leur instrument. Cela vous rappelle quelque chose ? Effectivement, le sujet a déjà été traité (et bien mieux) dans le film Gloria sorti en 2024
Cecilia est passionnée de musique mais ne cesse d'écrire en cachette, des lettres destinées à sa mère. Lorsqu'une mère se présente pour récupérer son enfant, Cecilia se jette dans ses bras. Hélas personne ne vient pour elle. Elle fait donc partie d'un orchestre de musiciennes hors pair qui se produisent devant les nobles de la ville mais doivent rester cachées et masquées derrière des grilles. Seul un mariage avec un homme beaucoup plus âgé qu'elles pourra les faire sortir de l'endroit à condition qu'elles soient vierges (l'examen est pratiqué par un médecin) et qu'elles renoncent à jamais à la musique. Cecilia ne peut renoncer à son art même si un prétendant lui est déjà destiné dès qu'il reviendra de la guerre.
C'est alors qu'Antonio Vivaldi fait son apparition. Malade et dans le besoin il accepte le poste de maestro et compositeur à l'Ospedale (il y restera presque quarante ans). Il voit en Cecilia une virtuose et la nomme première violoniste.
Le film évoque sans grande passion la relation (platonique évidemment) faite de respect, de compréhension réciproque et d'admiration entre les deux.
Les décors, les costumes et la musique sont sublimes, la musique surtout. Quelques vues de Venise m'ont donné des envies de Mostra. Le titre original (tellement plus joli) est Primavera (printemps) et le maestro ne cessera de siffloter quelques notes de l'oeuvre comme si elles lui trottaient constamment dans la tête (ce que j'ai trouvé particulièrement crétin). On pourra l'entendre pendant le générique final. Parfois il y a des gros plans insistants sur les dents pourris des personnages masculins alors que les filles ont des dents éclatantes. Je ne sais ce qu'il faut en déduire.
Les acteurs ne font vraiment pas d'étincelles et il me semble qu'il aurait été intéressant d'apprendre à l'actrice à tenir un violon.
Fermez le ban.
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Je devrais aussi vous parler de mes meilleurs choix :
- Nous l'orchestre ***
- Mon grand-frère et moi ***(*)
- Sorda ***(*)
- The world of love ***
mais... flemme !





