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LES PAS BONS DE FÉVRIER 2026

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FRANCE

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MAIGRET ET LE MORT AMOUREUX de Pascal Bonitzer *

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Avec Denis Podalydes, Anne Alvaro, Manuel Guillot, Laurent Poitrenaux, Micha Lescot, Julia Faure, Dominique Reymond, Olivier Rabourdin

Synopsis : Le commissaire Maigret est appelé en urgence au Quai d’Orsay. Monsieur Berthier-Lagès, ancien ambassadeur renommé, a été assassiné. Maigret découvre qu’il entretenait depuis cinquante ans une correspondance amoureuse avec la princesse de Vuynes, dont le mari, étrange coïncidence, vient de décéder. En se confrontant aux membres des deux familles et au mutisme suspect de la domestique du diplomate, Maigret va aller de surprise en surprise...

Mais qu'est-ce que c'est que ce film vieillot qui sent la naphtaline, tellement démodé, poussiéreux que j'avais envie de sortir mon swiffer anti redéposition ? Mais nous sommes dans le monde des diplomates, des princes et des princesses (c'est dire si on se sent concerné) et donc les meubles brillent et les parquets craquent sans l'ombre d'une aspérité.

Où se situe la volonté de ce film plan plan qui enchaîne les conversations et autres face à face entre des acteurs venus faire un petit coucou pendant que le commissaire fait claquer l'embout de sa pipe sur ses dents (ça M'AGACE !!!) et se réjouit de ne pas avoir de portable ? Car oui, l'enquête a été transposée dans les années 2 000 (on voit des ordinateurs) sans que ça ne donne pour autant un petit coup de jeune à l'entreprise.

Face à Denis Podalydès manifestement ravi d'endosser l'iconique par-dessus et de faire bonne chère, Anne Alvaro raide comme un passe-lacets est toujours à une réplique de nous balancer une tirade de Corneille ou de Shakespeare, Irène Jacob virevolte en tablier dans sa petite cuisine de femme de fonctionnaire enchantée d'avoir mis le Muscadet au frais, Micha Lescot... euh, rien (libérez-nous de Micha Lescot, merci), Dominique Reymond plus froide que la banquise et d'autres viennent panouiller en attendant la résolution de l'affaire. Pour tenter d'abolir la monotonie ambiante, Maigret ne parvient pas à prononcer le nom d'un personnage... ce comique de répétition (pas drôle) revient trois ou quatre fois !

De l'autre côté de l'écran je me suis bien ennuyée et ai été très surprise de réaliser que le film ne durait qu'1 heure 20 (ressenti 3). C'est ce qu'on appelle je crois le cinéma de papa ou cinéma à la française...

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COUTURES d'Alice Winocour *

(***** pour Angelina Jolie)

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Avec Angelina Jolie, Ella Rumpf, Anuyer Anei, Garance Marillier, Vincent Lindon, Aurore Clément, Grégoire Colin 

Maxine, une réalisatrice américaine chargée de réaliser un court film pour un célèbre évènement annuel apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein. ça bouleverse un peu le cours des choses. Ada, toute jeune fille soudanaise élevée au Kenya débarque à Paris pour devenir mannequin. Angèle une maquilleuse française rêve de devenir une écrivaine, hélas elle semble n'avoir guère de talent. Et Christine, "petite main" d'un grand atelier de couture réalise seule sa première création.

Quel est le lien entre ces quatre personnages ? Elles participent toutes d'une manière ou d'une autre à la fashion week parisienne et préparent le prochain défilé. Qu'en fait la réalisatrice ? A peu près rien. Elle essaie de nous faire croire aux liens qui pourraient unir ces quatre femmes tellement différentes et évoluant dans un milieu manifestement très dur voire parfois inhumain. Malheureusement, elles ne les rassemblent pas, ne les fait pas se rencontrer ou à peine se croiser. Ce qui n'aboutit à aucune sensation de... lâchons le mot, sororité !

La seule "chose" qui impressionne et marque durablement ici c'est Angelina Jolie. J'ai entendu qu'elle n'avait jamais été aussi spectrale. C'est FAUX. Elle n'a jamais été aussi belle et surtout excellente actrice, souriante, affable, énergique (et elle parle français). Effondrée d'apprendre sa maladie de façon relativement brutale (par Vincent Lindon ici médecin). Elle glisse et traverse le film avec une grâce et un naturel admirables. Elle trouve en Louis Garrel une oreille attentive et une épaule rassurante et ce sont les seuls jolis moments du film. Lorsqu'elle est à l'écran et lorsqu'ils y sont ensemble. Naturels et vrais.

L'histoire d'Ada, l'apprentie mannequin s'inspire de la vie réelle de l'actrice Anuyer Anei elle aussi devenue mannequin célèbre. Mais son histoire est noyée dans les autres et la réalisatrice ne fait que passer d'un personnage à l'autre alors que chacun aurait sans doute mérité un film. On ne voit d'ailleurs pas ce que cette affaire de cancer vient faire ici. Hors sujet par rapport au reste. Saluons néanmoins le fait qu'Angelina a subi à sa demande une double mastectomie il y a quelques années pour échapper au cancer du sein. Elle incarne ici avec force et justesse ce qu'on peut ressentir à la peur de mourir ou d'être malade. Et cette vie qui bascule d'un instant à l'autre juste à l'annonce d'un diagnostic.

Un autre film aurait pu être consacré aux mannequins qui débarquent si jeunes et dont certaines fuient des conditions de vie épouvantables comme cette ukrainienne dont le personnage est à peine effleuré.

C'est le film avec Angelina Jolie en rôle et personnage principaux (mais pas forcément atteinte d'un cancer) qui aurait à coup sûr donné plus de sens et de profondeur.

Ici les fils qui se tendent et se nouent ressemblent à de grosses ficelles qui ne s'assemblent jamais. Et le final apocalyptique est à la limite du risible.

Mais il reste Angelina Jolie qui mérite pourtant tellement mieux.

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