Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Mary et Max

de Adam Elliot ****

mary et max,adam elliot,cinéma,animation

Mary vit en Australie. C’est une petite fille de 8 ans assez moche ce qu'on ne manque de lui rappeler, triste et seule aux yeux couleur "gadouille". Elle a une tâche de naissance couleur "caca" sur le front. A l’école elle est le souffre-douleur des autres enfants. Son père ne s’intéresse pas à elle et sa mère, kleptomane mal dans sa peau, qui lui a révélé qu’elle était "un accident" noie son mal de vivre dans l’alcool et le tabac. Un jour, Mary arrache la page d’un annuaire américain et écrit au hasard à un New-Yorkais dont le nom l’amuse, elle lui demande d’être son correspondant.

 

C’est Max Horowitz qui reçoit la lettre. Il a 44 ans, il est juif, obèse et il souffre d’une forme d’autisme : le syndrome d’Asperger. Sa maladie qu’il refuse de considérer comme un handicap lui provoque, à la moindre contrariété, au moindre évènement qui dérègle l’harmonie symétrique de son quotidien, d’incontrôlables crises d’angoisse. Sa vie sociale est fortement affectée par cette maladie qui l’a déjà conduit et le ramènera encore en hôpital psychiatrique.

 

Les deux vont forcément s'entendre et surtout se comprendre.

 

Il s’agit de mon premier film en pâte à modeler. Il n’est donc jamais trop tard… Et j’ai été bouleversée.

 

Dès les premières images, sublimes, un New-York pré-11-septembre-2001 avec twins de guingois, une banlieue melbournienne de traviole et des personnages tout grisouilles et pas jobards dont le moindre défaut physique est accentué, j’ai oublié la technique pour être littéralement happée par l’histoire délicieuse et douloureuse de Mary et de Max.

 

Avant toute chose, sachez que je crois qu’il me semble raisonnable d’éloigner les enfants de ce film. Cette relation épistolaire dépressive et poignante est parfois très éprouvante tant Mary et Max accumulent les chagrins inconsolables et les imprévus négatifs. En dehors de leur amitié solide mais parfois mise à l’épreuve du temps et de la distance sur plus de 20 ans, ils vont connaître bien des déboires, déconvenues, moqueries et trahisons.

 

Un film avec de vrais acteurs humains vivants aurait sans doute été un mélo insoutenable… Ici, on assiste à un spectacle de pure poésie animée, ce qui ne retire rien à la force des émotions ressenties.

 

L’amitié, l’obésité, la maladie, la sexualité, l’homosexualité, la religion, la difficulté de vieillir, la différence, le passage à l’âge adulte… tout est évoqué avec humour souvent, délicatesse et tendresse toujours, mais à la fin « on » pleure.

Commentaires

  • on pleurE ! Corrigt moi vite ça :-D !

  • rrrrrrrrrrrrrraaaaaaaaaaaaaaahhhh ! j'y arriverai jamais. Je fais toujours la confuse entre Il pleut et Il pleurt !!!

  • Trève de galéjades, j'ai TRES envie d'aller le voir !

    Quant à mes mioches, victimes du rabachage médiatique, ils me proposent le petit nicolas. Or j'ai tant aimé le petit nicolas en bouquin (j'en ai toute la collec') que je suis très tièdement enthousiasmée à l'idée d'aller voir le film... qu'en dirais-tu, ô toi ma spécialiste ?

  • Maestro : j'avoue que j'avais jamais entendu parler du Petit Nicolas (sauf à l'élection de l'idôle des jeunes l'autre fois...) et que comme je regarde autant la télé que j'écoute Energie... j'ai rien comme info sur la chose sauf l'affiche ! Donc, j'irai le voir, mais t'as vu, je me suis pas précipitée... Moi j'dis, une rétro Satanas comme toi DOIT y aller... pis si les moutards veulent alors, tout le monde sera content.

    Mary et Max : SANS les enfants !!! ou peut-être la grande mais c'est tout. Et des kleenex, pour le rimmel non water plouf.

  • c'est joli, j'ai aimé et j'ai pleuré ma race, à la fin. (un peu)
    Chez nous aussi, ils mettent ce film dans les séances "pour enfants"... c'est con de ne pas regarder le film avant de faire une connerie pareille....bref !

  • J'ai même connu (qu'il crève dans les pires souffrances...) un exploitant de salles qui déteste le cinéma alors forcément...

    Deux options pour les moutards :

    - ils comprennent rien,
    - ils se flinguent pour cause de "no future" !!!

  • Ce film est terriblement dur.. j'ai adoré mais j'ai vraiment été surpris... :) C'est sur que ca n'a rien à voir avec un Walt Disney. Le realisateur, Adam Eliott, nous a dit qu'il s'est battu bec et ongles pour ne pas changer la fin...

  • Ben la fin... je me disais "non, non, noooooooooooooooon, nOOOOOOOOOOOOONNNNNN !!!"
    et puis si !

  • Encore un film que je ne raterai pas !

  • Sacré Dada, tu voulais dire : ENFIN un film que tu ne rateras pas. Heureusement que je suis attentive !

  • Mamma mia que c'est bien.

  • Mais que c'est triste !!!

  • Elliott l'a affirmé, avec des vrais z'acteurs c'était pas possible Roman est occupé à redresser ses comptes en Suisse... une histoire de guingois itou si j'ai bien compris...
    Signé : Henry le 15ème... euh non le 16, enfin chais plus

  • Mary est trop jeune pour Roman t'façon !!!
    Ah le pauvre Henry (t'as vu le fond de la cuvette des chiottes ??? y'avait de la matière non ???).

  • Trop jeune ? Tu plaisantes ? Avec sa manière de voir les choses, ouh la, elle a au moins... euh... 22 ans et demie...
    J'adore la scène avec le grille-pain... hum l'odeur du poisson cramé au petit déjeuner...

  • Mouarf, je voulais dire trop vieille avec sa manière de...

    Et l'Henry que la vieille met sur la plaque de cuisson !!! Poisson bouillu, poisson foutu.

  • C'est tout faux ! Les films d'animation, j'en rate pas un, même ceux qui passent pas dans ton ciné !
    Voir : http://whatamistilldoinghere.hautetfort.com/archive/2009/07/08/le-sens-de-la-vie-pour-9-99.html

  • Y'est passé... mais j'avais craint la pâte à modeler...
    Je le ferai plus.

  • Moralité : on ne choisit ni sa famille, ni son héritage génétique. Acceptons nous tels que nous sommes, cela nous aidera à nous accepter les uns, les autres.
    Ou encore : on ne choisit pas sa famille et il n'est pas facile de se faire des amis ...
    Après le bipolaire mythomane de The informant, après l'alcoolique du Dernier verre, le cinéma de la rentrée a mal à la tête ...

  • Ici, il est même carrément dépressif ! mais tant que c'est du bon cinoche, c'est bon à prendre.

  • Très envie de voir ce film (suis fan de Toni Collette, la voix V.O. de Mary, depuis des lustres)! J'avais déjà repéré le trailer US il y a quelques mois.
    Mais faut qu'je me dépêche, je doute qu'il reste très longtemps à l'affiche...

Les commentaires sont fermés.