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8 °°° Touche le fond et creuse encore - Page 4

  • Phénomènes de M. Night Shyamalan °°°

    Phénomènes - Mark Wahlberg et Zooey Deschanel

    Je crée la rubrique °°° spécialement pour ce film et encore plus particulièrement pour et à cause de M. Shyamalan. Je n’arrive pas à croire que ce même réalisateur qui nous a scotché et mis KO en 2000 avec un « Sixième sens » ébouriffant puisse être à l’origine de cette chose niaise, laide, stupide, mal jouée, mal filmée, ennuyeuse à périr et souvent risible et ridicule. Armé de bonnes intentions écologiques, le scénario disparaît sous un salmigondis de préchi précha, d'invraisemblances et autres niaiseries à la mormoile.

    Je n’aurai donc que trois mots à vous dire : FUYEZ, PAUVRES FOUS !

    Ça commence par une série de morts aussi étranges que suspectes. Evidemment comme d’hab’, c’est New York qui morfle en plein Central Park. Rien ne sera jamais épargné ni pardonné aux New-Yorkais. C’est eux qui trinquent, point, c’est comme ça.

    Direct, c’est moche, filmé et joué avec les pieds. Les ouvriers qui voient leurs collègues se jeter du haut d’un building en construction sont complètement stoïques et impassibles… sauf celui qui est en gros plan qui déverse des jeysers de larmes ! Ce « phénomène » intrigue aussitôt les gens de Philadelphie (normal, ce doit être le syndrome aile de papillon ou un truc de ce genre…) qui ont sans doute des trucs à se reprocher comme les New-Yorkais. Les philadelphiens décident de faire leurs valises et de partir sur les routes, à pied, à cheval, en train. C’est l’exode. Elliott, une tronche en science (il en faudra bien un qui se creuse et donne des explications tous les quarts d’heure… c’est lui qui s’y colle, Mark Whalberg qui fait ce qu’il peut pour sauver le néant mais avec un prénom de klebs, il fait ce qu’il peut effectivement… peu) part avec sa femme (une espèce de poupée Chuckie qui roule des billes, a l’air d’avoir 12 ans, se gratte le bras en attendant les résultats de son test de grossesse etc… et j’apprends, ention et damnafère que cette quiche a tourné dans LE chef d’œuvre 2007 !!!), le meilleur pote et la fille dudit meilleur pote sont là aussi (consternants d’effarement l’un comme l’autre). La femme du pote est partie à Portland acheter une maison de poupée à la fille, parce qu’il n’y a pas de magasins de jouets à Philadelphie (sâchez-le), mais elle les rejoindra plus tard. Ben c’est ça, t’as qu’à croire ! La fille, c’est une pleureuse aux oreilles décollées qui chuchotent quand elle est émue. Moi, elle m’agace. Le père la confie à Elliott et madame et paf le chien, il meurt en route (pas le chien, y'a pas de chien dans le film (étonnant d'ailleurs ?), le père de chou-fleur... c'est lui qui meurt. Essaye de suivre sinon on va pas y arriver !

    En fait les morts suspectes sont des suicides. Donc, si un jour vous voyez votre meilleur pote marcher à reculons, tenir des propos incohérents « Dieu existe »… « Shyamalan est un génie »… « les plantes aiment la castagne »… « ET téléphone maison » etc.., abrégez ses souffrances car il est atteint d’une attaque terroriste irrémédiablement mortelle qui conjugue pollénisation et vitesse du vent (l’âge du capitaine n’est pas dit dans la chanson). Cet état de fait donne l’occasion à M. Night de laisser libre court à ses instincts gore. Nous assistons donc à diverses formes d’autolyses (suicidaires de tous pays prenez en de la graine, il y a 100 % de réussite dans ce film) : sauts dans le vide, plantage d’objets contondants dans l’œil ou la gorge, tranchement de veines, duel bagnole contre platane (c’est le platane qui gagne), défénestration, mort par balle (minable)… et pour le top du top, j’hésite entre ces deux délicieuses formules :

    1. mettez calmement en route une moissonneuse batteuse en plein champ (évidemment cette méthode exige quelques moyens matériels, mais il faut savoir ce qu'on veut dans la vie), allongez-vous tranquillement devant l’engin et attendez…,
    2. rendez-vous au zoo le plus proche, entrez dans la cage aux lions (affamés les lions je vous prie) et laissez-vous grignoter sans broncher !

    ATTENTION ! WARNING ! HARTUNG ! AMES SENSIBLES NE LISEZ PAS LA SUITE.

    En effet, ici interviennent deux extraits de dialogues que je vous livre in extenso :

    1er dialogue :

    -          Elliott, faut que je te parle !

    -          Oui !

    -          Tu sais, les coups de fil que je reçois que je te dis toujours c’est personne quand tu me demandes c’est kiki t’appelle !

    -          Oui !

    -          C’est quelqu’un

    -           !!!

    -          C’est un collègue !

    -           ???

    -          C’est Joey !

    -          J’ai mangé un tiramisu avec Joey l’autre jour !

    2ème dialogue :

    -          Machine ? Faut que je te parle !

    -          Oui !

    -          Tu sais l’autre jour, je suis allé à la pharmacie et la pharmacienne était drôlement jolie !

    -          Oui !

    -          Je lui ai demandé du sirop alors que j’avais pas mal à la gorge, et même pas je toussais !

    -           !!!

    -          Ben tu vois, j’ai failli acheter une bouteille de sirop alors que j’étais même pas malade !

    -           ???

    -          Le sirop !!!

    - Oui ?

    - Il coûtait 6 dollars !    

    AMES SENSIBLES, VOUS POUVEZ REPRENDRE VOTRE LECTURE.

    Ce film est donc, vous l’avez compris, un film route (un road movie si vous préférez) et grâce soit quand même rendue à Shyamalan, les fuyards n’ont pas décidé de se rendre en Californie mais juste de Philadelphie à la banlieue de Philadelphie… c’est vous dire le niveau de gamberge des philadelphiens, mais au moins, on a qu’une heure et demie à souffrir. Imaginez qu’ils aient traversé les Tas Unis tiens, on était beaux ? En route, à un carrefour providentiel au milieu de nulle part, ils croisent plein de gens qui se sauvent : un couple barge qui aime les hot-dogs avec de la moutarde, un bleubite deuxième classe obligé de se prendre pour un général et donner des instructions, des jeunes, des enfants, des gens quoi ! Tout le monde crève, même une pauvre vieille qu’en a rien à foutre du monde qui le lui rend bien et qui brusquement se met à marcher à reculons etc… mais pas notre couple vedette et la gamine à tête de choux (rapport aux oreilles !). Eux ils continuent à marcher droit devant, tête haute, « tant qu’à crever, crevons debout ! ».

    Un premier épilogue s’envase dans la guimauve la plus sirupeusement écoeurante… et puis notre Shyamalan a finalement retrouvé une bobine. « Tiens si je tournais un autre épilogue avec ma bobine que j’ai retrouvée ? » qu’il s’est dit, et là, il règle son compte à la France.

    Shyamalan, t’es con ou quoi ??? Y’avait plus qu’en France qu’il te restait quelques fans ! T’es grillé mon gars. De toute façon, envisage une reconversion, vends ton matos, t’es vraiment plus digne de toucher une caméra !

     

    Moralité : choisissez bien vos partenaires de Tiramisu.

  • 99 F de Jan Kounen °°°

    Vie et mort et/ou rédemption de Victor, publicitaire « crétin irresponsable » (c’est lui qui le dit) autoproclamé artiste créatif qui porte des costumes à 5 000 Francs et roule en voiture impossible en méprisant tout ce qui remue autour de lui.

    Qu’y a-t-il à sauver de ce produit (je n’invente rien c’est écrit dessus) ? RIEN. Car ce produit est très laid, bête, pas drôle. Il ne dénonce rien, il crache dans la soupe, pas plus. Cela baigne dans la coke, le vomis, la merde et le sperme et ça se prend à de nombreuses reprises pour Jésus Christ. Deux fins sont proposées, l’une très conne et l’autre très très conne. On ne croit ni à l’une ni à l’autre. Enfin, comme le spectateur est aussi pris pour un con, une voix off lui explique de façon ininterrompue ce qui se passe sur l’écran. Cerise sur le clafoutis, on reçoit une jolie leçon de morale finale nous expliquant qu’avec 10 % du budget annuel de la pub, la moitié de la faim dans le monde serait éradiquée… Pourquoi pas 20 % du budget qui supprimerait la totalité de la faim ??? Le premier pas vers cette belle action humanitaire qui semble tarauder la conscience de Kounen et/ou Beigbeder (apparitions ridicules) : ne pas faire ce film qui a dû engloutir un sacré budget pub.

    Beurcke !