jeudi, 02 octobre 2008
Vinyan de Fabrice Du Welz °°°

Jeanne et Paul ont perdu leur fils Joshua lors du tsunami de 2005. Le couple est néanmoins resté en Thaïlande, persuadé de l’avoir aperçu sur une vidéo et de pouvoir le retrouver vivant. Jeanne et Paul s’enfoncent dans la jungle et nous avec…
Si un jour j’ai envie de voir un film d’horreur, je me renseignerai mieux. Ce film est un cauchemar, une épreuve alors que bizarremment à aucun moment, je n’ai ressenti la tension ou l’angoisse censée étreindre le spectateur comme les personnages. Malgré tous les efforts du réalisateur, la laideur des images, la violence de la pluie, la grisaille permanente, la puissance des sons, il ne se passe rien qu’un profond ennui qui s’installe rapidement devant ce ratage total, vide et prétentieux. Devant l’incapacité à faire ressentir la moindre émotion, le moindre malaise, le moindre suspens, on est littéralement assommé par des images d’une touffeur embrumée, une musique et des bruits assourdissants qui jamais ne nous placent en empathie avec les personnages et la monstruosité de ce qu’ils endurent. Si cela reflète une effroyable réalité, des enfants abandonnés en pleine jungle et rendus à l’état de bêtes sauvages criminelles, des adultes qui sont tous devenus menteurs, tricheurs, voleurs, tueurs, mendiants par la violence du drame qu’ils ont vécu, ce film ne leur fait pas honneur et ne rend pas hommage à la catastrophe humanitaire qui s’est déroulée là-bas.
Quant aux acteurs, je dirais que Rufus Sewell s’en tire miraculeusement bien et reste digne (sauf peut-être quand il force sa femme à faire l’amour… mais cela va bien avec l’ensemble du film et on n’a pas tous des besoins identiques même face au drame !). Emmanuelle Béart par contre fait peine à voir, roulant des billes pour mimer la folie, chaque plan semble être une ode à sa beauté (Emmanuelle en maillot de bain, Emmanuelle nue sous la moustiquaire, Emmanuelle et son décolleté…Je précise que j'adore cette actrice, mais là vraiment, quelle galère !). Après plusieurs nuits en pleine jungle tropicale, elle a toujours le cheveu propre et luisant et un savant coiffé/décoiffé. Vraiment hors sujet.
Les deux scènes finales forgeant le destin des deux personnages achèvent de plonger le film dans une surenchère grand-guignolesque hideuse et ridicule.
Pouah !
P.S. : ah oui, au fait Vinyan signifie : "âme errante qui tourmente les vivants" si ça intéresse quelqu'un.
16:40 Publié dans 8 °°° Touche le fond et creuse encore | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : vinyan, cinéma
Commentaires
Écrit par : pascale m. | mardi, 07 octobre 2008
Répondre à ce commentairePour "Entre les murs", c'est vrai qu'ils sont épuisants ces petits !
Écrit par : de Pascale @ pascale m. | mardi, 07 octobre 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Guimauve | mercredi, 08 octobre 2008
Répondre à ce commentaireMais j'ai toujours un problème : je n'arrive pas à sortir d'une salle avant d'avoir vu la fin du film, ce que j'ai aussi eu envie de faire trois fois au moins pendant le film de Bonello...
Écrit par : de Pascale @ Guimauve | mercredi, 08 octobre 2008
Répondre à ce commentaireJe viens de le revoir en DVD et c'est vraiment un film que j'aime beaucoup et qui mérite bien mieux que toutes les volées de bois vert qu'il a du se manger en deux ans...
Les années passant devrait permettre de le ré-évaluer à la hausse, j'espère...
Écrit par : Foxart | samedi, 27 février 2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : @Foxart | samedi, 27 février 2010
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