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HORIZON : une saga américaine Chapitre 1

de Kevin Kostner ***(*)

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Avec Kevin Costner, Sienna Miller, Sam Worthington, Jamie Campbell Bower, Luke Wilson, Isabelle Fuhrman, Jena Malone, Will Patton...

Avec cette fresque monumentale d'une dizaine d'heures en trois films/chapitres (ou quatre, je n'ai toujours pas compris), Kevin Costner évoque une quinzaine d'années de l'histoire de son Amérique, avant, pendant et après la Guerre de Sécession.

Ce premier volet démarre en 1859, époque d'une rare violence au cours de laquelle les migrants-colons traversent le pays d'Est en Ouest et s'opposent aux indigènes occupant des terres de longue date qu'ils convoitent et dont ils veulent les expulser.

Ce premier film n'est sans doute pas destiné à devenir un modèle ou un classique du genre mais il ne manque pas de souffle, de sincérité et sans doute aussi d'objectivité et enfin surtout il est d'une grande beauté dans la reconstitution d'époque (costumes, décors) et l'utilisation des paysages forcément grandioses comme si l'homme n'y avait pas encore mis les pieds.

Il manque sans doute au film la puissance et la beauté d'une partition inoubliable telle que John Barry l'avait composée pour Danse avec les loups (34 ans déjà) et des personnages aussi forts et attachants que John Dunbar, Dressée avec le poing, Cheveux au vent, Oiseau bondissant ou Dix ours. Ce film n'est donc pas parfait, sans doute critiquable mais jamais ennuyeux (comme j'ai pu le lire) et il démontre une belle maîtrise de la réalisation, de l'utilisation des grands espaces, de la lumière et de l'obscurité et c'est magnifique. Forcément on attend plus et le maximum d'une fresque d'une telle envergure, d'une telle ambition. Mon indulgence va au fait que ce premier chapitre nous permet de faire connaissance avec les nombreux personnages qui illustrent chacun un pan de l'histoire sans forcément se rencontrer et comme Kevin Costner, je m'engage à prendre mon temps pour apprendre à les connaître, les découvrir et pourquoi pas les aimer.

Ces réserves étant faites, malgré un montage qui complexifie parfois les intrigues, je peux affirmer que je me suis laissé emporter par la progression lente mais haletante des différentes histoires dans des grands espaces où se croisent des indiens, certains encore pacifistes, d'autres déjà belliqueux, des colons qui cherchent leur Eldorado et la cavalerie bientôt réquisitionnée pour combattre ses frères et pour l'instant chargée de défendre et accompagner les longues caravanes de migrants (ah ces chariots !!! sans doute très inconfortables, mais qu'ils sont beaux !). J'ai très envie de savoir la suite et de connaître la destinée de chacun.

Le film a l'intelligence de montrer la rudesse de la vie des pionniers mais aussi celle des autochtones qui auraient pu cohabiter si... mais l'homme est ainsi fait qu'il veut parfois s'accaparer  ce qui ne lui appartient pas, comme des territoires déjà occupés. L'histoire se répète parfois hélas mais elle donne de beaux films. Celui-ci n'a pas le romantisme et (pour l'instant) la force émotionnelle de Danse avec les loups ou du magnifique Open range mais reconnaissons à Kevin Costner son savoir faire en matière de réalisation et son incessant besoin de nous conter l'histoire passionnante mais violente et cruelle de son pays, lui qui est en partie d'origine Cherokee.

A la lenteur, que je n'ai jamais associée à l'ennui tant le dépaysement en terres pourtant connues du western est  prenant, il faut opposer la force et la puissance de certaines scènes dont celle, nocturne, très longue, de l'attaque surprise et du massacre d'un village et de la survie sous terre de deux femmes. On suffoque avec elles. On tremble et on sursaute avec une famille qui choisit de ne pas tomber aux mains des indiens. Lors de cette séquence d'une longueur assez remarquable, le réalisateur n'élude rien de la cruauté et de la violence. Rien que pour cette scène, le film me semble plus que recommandable.

Quant au brillant casting dont une partie est composée d'acteurs issus de tribus indiennes (où brillent Tatanka Means et Owen Crow Shoe), qu'il s'agisse des bons, des méchants, des hommes, des femmes... il est éblouissant. Et Kevin Costner (cavalier émérite) n'apparaît qu'au bout d'une heure.

Vivement la suite ; en attendant je vous invite à vivre l'expérience.

P.S. : Horizon est le nom de la ville promise aux colons comme Eldorado.

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Horizon : une saga américaine Chapitre 1 : PhotoHorizon : une saga américaine Chapitre 1 : Photo

Commentaires

  • Une grande fresque comme on les aime, même si c'est un peu trop décousu et que la fin du film est un simple teaser qui en dit de surcroît beaucoup trop

  • Ah j'ai bien aimé cette fin moi qui me donne envie de connaître la suite.

  • Très tentant, forcément... 3 ou 4 films de 3 ou 4 heures chacun, tu te demandes forcément où tu vas aller, ennui ou plaisir...
    Je suis à jour côté Yellowstone, me reste les séries dérivées, 1883 et 1923...
    Mais cet horizon là, c'est bien le mien aussi...

  • Yellowstone m'est tombé des yeux et je le regrette car je suis Kevincostnerophile mais les histoires de familles qui se bouffent la rate : NON (juste derrière les séries hospitalieres). Le pire du pire dans le genre, Succession... je n'ai tenu que quelques épisodes.
    C'est long, c'est lent mais tu peux rejoindre cet horizon. Je te garantis de bons, grands et beaux moments dans la poussière (mais je ne suis pas sûre d'avoir vu un seul tatanka).

  • "Horizon", un film d'Edouard Phil ?... non, de Kevin Costner bien sûr ;-)
    Et ça se sent d'ailleurs. J'ai aimé cette pluralité des points de vue qui rappelle "Danse avec les Loups", et ce sens de la reconstitution rugueuse comme dans "Open range", comme cette bourgade à flanc de colline du Wyoming et son égout qui forme une saignée au cœur de l'artère principale, ou ce fortin de bric et de broc où le soldat bleu montre qu'il sait aussi cultiver le maïs (première fois que je vois ça dans un western). J'ai aimé beaucoup de choses mais j'ai aussi senti passer les trois heures faute à un scénario conçu comme un épisode de série (et c'est quoi ce loooooong teaser à la fin qui nous divulgâche toute la suite, il est dingo Kevin ?)
    Mais quand même, c'est à voir au ciné.

  • Entièrement d'accord, c'est un film fait pour le grand écran. Je pense qu'en série, cela m'aurait bien ennuyée. Je suis plus attentive au cinéma.
    Bravo pour tout sens de l'observation. Je n'avais pas vu ces détails.
    Le teaser m'a bien surprise mais pas dérangée. On sait que certain(e)s sont encore en vie...
    En tout cas, western, Kevin, il sait faire, et bien (coeur avec les mains, la tête et le coeur).

  • Bonsoir Pascale, il est prévu que j'aille voir le film avec Ta d loi du cine. Et un bon western, c'est toujours bon à prendre. Bonne soirée.

  • Bonsoir dasola.
    J'attends vos impressions.

  • Bonjour Pascale
    Pas encore vu (mais effectivement, je reviendrai après).
    En tout cas, on a revu très récemment Les raisins de la colère (la version John Ford, 1940)... et le camion des Joad m'y a très précisément fait songer aux chariots des migrats "Go West" du XIXe s. vus dans tant de westerns...

  • Ah bah ravie de lire une bonne critique, il me semble que le film s'était fait démonter à Cannes ! Tant mieux pour Kévin, parce qu'il a réalisé cette saga sur ses deniers personnels, donc j'espère qu'il rencontrera le succès !

  • Et encore je l'ai écrite un peu précipitamment. Le film mérite mieux que ces quelques lignes.
    C'est à voir et j'attends la suite.

  • Bonjour Pascale, j'ai adoré ce film pas trop long, j'en redemande. Vivement la suite. Et le teaser ne m'a pas dérangée du tout bien au contraire. Il y a de quoi voir encore plein de chose. Et je ne trouve pas qu'il divulgâche quoi que ce soit, bien au contraire. Dommage que le film ait été un bide au box-office américain (les Américains n'ont aucun goût à tout point de vue). Bonne journée.

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