LA FIN D'OAK STREET
de David Robert Mitchell **
ETATS-UNIS
Avec Anne Hathaway, Ewan McGregor
Alors que tout ne tourne plus très rond au sein du couple formé par Denise et Greg, une mystérieuse lumière très très éblouissante transporte la famille Platt (deux enfants, Audrey et Brian, sont nés de l'union) complétée par le chien-chien Starbuck et tout le quartier d'Oak Street, des millions d'années en arrière, au temps... des dinosaures. Oui msieurs dames.
Avant d'en arriver là le réalisateur nous présente laborieusement la vie chaotique de cette famille dans une banlieue pavillonnaire déprimante avec pique-nique communautaire inclus. Denise nourrit le doux rêve de devenir romancière et s'enferme dans la cave pour rédiger son roman autobiographique qui plus tard fera couiner Greg qui n'y est pas présenté à son avantage. Ce dernier a perdu son emploi et livre des pizzas à la grande honte de madame. Quant aux enfants... je n'ai déjà plus aucun souvenir de la particularité de la fille mais le garçon est harcelé par le frère d'un camarade qu'il a accidentellement blessé.
La voisine voit apparaître une plante mystérieuse au beau milieu de son jardin et comme nous sommes en 1982 il faut se rendre à la bibliothèque pour connaître l'origine du machin. Moi j'aurais dit qu'il s'agit d'un gros yucca. Mais je suis une bille en botanique alors que la bibliothécaire est un puits de science en la matière. Elle affirme que la plante a disparu depuis des millions d'années. Et moi je dis, chapeau bas madame la Marquise, il faut le faire pour savoir ça. Le voisin grincheux voit son jardin envahi d'une montagne d'excréments, il accuse ses gentils voisins Platt d'être à l'origine du dépôt de caca (ambiance) et la radio annonce une activité solaire intense !
Cette première partie est très très loooooooongue !
Et soudain... plus d'électricité, plus d'eau !
Les Platt partent à la recherche du chien-chien Starbuck qui a disparu mais lorsqu'ils tombent nez à nez avec de la végétation préhistorique et surtout des camarasaurus et autres allosaures ou pterosaures clairement pas animés des meilleures intentions, il rentrent se barricader chez eux.
Mais les enfants se sauvent pour retrouver Starbuck et forcément les parents partent à la recherche des enfants partis à la recherche de Starbuck. A chaque coin de rue, un dinosaure surgit. Les Platt se défendent à coups de marteau ou de flèches en plastique et heureusement ils courent plus vite que les bestioles.
Je vous laisse le soin de découvrir par vous mêmes la suite de l'aventure et sa conclusion.
Après l'épouvantable Under the silver lake (que certains tiennent pour un chef d'oeuvre), David Robert Mitchell a concocté ce petit machin inoffensif et vaguement distrayant pour nous permettre de nous mettre au frais sans risque d'échauffer nos neurones. Les trucages et les bestioles ne sont pas mal faits. Mais à part que ce film ne sert à rien, s'agit-il d'un hommage au Jurassic park de Steven Spielberg voire à son E.T. car la course poursuite à vélos (BMX Kuwahara) en est un copier/coller ? Je ne sais pas.
Quant aux acteurs... Ewan MacGregor très mal à l'aise dans son short so eigthies semble se demander ce qu'il fait là et Anne Hathaway fait ce qu'elle fait le mieux : chouiner, pleurnicher, sangloter... bref, chialer menton tremblotant à l'appui. Et courir vite vite vite.

Commentaires
Je pense que le réalisateur ne maîtrise pas tout à fait le mélange des genres. Le côté film hollywoodien (certes un peu vu et revu) tient la route, mais la partie ironique me plaît davantage, alors qu'elle est plutôt sous-jacente.
Je ne trouve pas que le personnage incarné par Anne Hathaway (dans ce film-ci) soit une pleureuse. Elle incarne une femme qui, dans sa jeunesse, a sans doute renoncé à ses aspirations pour devenir mère au foyer. Mais l'arrivée des dinosaures remet tout en question. On sent aussi que sa fille ne risque pas de suivre le même chemin. Quant à Anne, elle se sert plutôt bien du fusil et du couteau de cuisine.
Je pense que Anne t'a embrouillé la vue. Certes elle court, manie le couteau, le coup de pied et le fusil... mais tout cela menton tremblotant.
Quant à la fille qui écrit sans sa cave, mouarf !
Dans les maisons américaines, il n'est pas rare qu'une partie du soubassement (plutôt que cave) soit transformée en pièce supplémentaire : chambre d'ami, petit salon télé d'appoint, espace de travail... (C'est aussi possible dans les maisons françaises dont les pièces de vie se trouvent les étages, le garage et la "cave" étant en rez-de-chaussée).
Mais laissons-là ces considérations bassement architecturales, puisque le sens est sans doute métaphorique. Au début de l'histoire, la mère, qui a laissé de côté certaines aspirations de sa jeunesse, écrit en secret, dans le soubassement. On est quasiment dans le refoulé. En revanche, à la fin du film...
Attention, divulgâchage ! (Je pense à certains de tes lecteurs, que ta hathawayphobie n'aurait pas encore découragés.)
... on la voit écrire dans une pièce bien éclairée. L'activité est désormais assumée, au grand jour (et acceptée par la famille). Cela fait partie de l'évolution du personnage.
Dans les maisons américaines, il n'est pas rare qu'une partie du soubassement (plutôt que cave) soit transformée en pièce supplémentaire : chambre d'ami, petit salon télé d'appoint, espace de travail... (C'est aussi possible dans les maisons françaises dont les pièces de vie se trouvent les étages, le garage et la "cave" étant en rez-de-chaussée).
Mais laissons-là ces considérations bassement architecturales, puisque le sens est sans doute métaphorique. Au début de l'histoire, la mère, qui a laissé de côté certaines aspirations de sa jeunesse, écrit en secret, dans le soubassement. On est quasiment dans le refoulé. En revanche, à la fin du film...
Attention, divulgâchage ! (Je pense à certains de tes lecteurs, que ta hathawayphobie n'aurait pas encore découragés.)
... on la voit écrire dans une pièce bien éclairée. L'activité est désormais assumée, au grand jour (et acceptée par la famille). Cela fait partie de l'évolution du personnage.
Je ne voulais pas parler de l'endroit où elle écrit mais du propos bien lourdaud de la pauvre ménagère qui n'a pas pu faire carrière. Si elle s'était isolée dans le grenier ou dans un bureau j'aurais eu le même ressenti. Mais elle est transformée en lanceuse d'alerte. Le film est donc féministe. Une femme pour sauver le monde. Et en plus c'est Anne Hataway qui s'y colle en tremblant du menton.
Il y a tant d'actrices que J'ADORE que quand j'en vois jouer comme des patates, je m'interroge. Je précise qu'ici Ewan MacGregor joue aussi comme une patate (qui s'ennuie et qui s'en fout). Et le couple ne fonctionne pas du tout.
Peut-être qu'Ewan McGregor est une erreur de casting pour ce rôle. On est habitué à le voir interpréter des personnages habiles, puissants, ou débrouillards, alors qu'ici il est prié d'incarner un père de famille des années 1980 certes sympathique, courageux et aimant, mais qui n'est pas à la hauteur : il a du mal à assumer le rôle de l'actif dont le travail nourrit la famille et, quand l'occasion (exceptionnelle) se présente de redorer son blason, il a beau faire ce qu'il peut, ce n'est pas lui sauve ses proches, alors que c'est ce qui est censé arriver dans les fictions familiales de ce genre. C'est voulu de la part du réalisateur, qui traite le personnage du père un peu comme celui du fils, à rebours de la vision traditionnelle.
Tu as raison c'est peut-être le réalisateur qui lui a imposé cette façon de jouer dans ce cas c'est parfait. Il a le rôle d'un pauvre plouc et il joue comme un pauvre plouc.
J'ai déjà oublié ce film dispensable, mais il m'avait offert un bon moment. Et je le conseillerai volontiers pour un divertissement. C'est mieux que rester affalé dans son canapé pour regarder un match de foot.
Comme Henri, j'ai plutôt trouvé qu'Anne Hathaway s'en sortait correctement (même si sans éclat). En revanche, Ewan McGregor ne m'a franchement intéressé. Mais bon... le talent des acteurs ne me semble pas en cause, mais je pense que le film n'a pas grand-chose pour les mettre en valeur. C'est un blockbuster : tout pour l'improbable scénario et les effets.
Oula je ne me risquerai pas à juger les gens qui s'affalent.
Et je n'aime pas aller au cinéma le soir.
Les acteurs pourraient avoir plus concernés (Ewan) et cesser de pleurnicher (on sait qui).
Alors, je rentre dans le rang... POUR MOI, c'est mieux que de rester affalé dans un canapé devant un match de foot. Aucun jugement dans mon propos, pour le coup, à l'égard de ceux qui pensent le contraire.
Les acteurs ne sont de toute façon pas les meilleurs de leur génération. MAIS il ne faut pas oublier qu'ils ont un metteur en scène censés les diriger. Et donc... je pense qu'ils font ce qu'on leur demande de faire, sans s'investir particulièrement. Cela reste un job.
Mouais.
Tu m'as donné envie de revoir under the silver lake...
Pour ce Oak Street, ben voilà, un film d'été pour profiter de l'ombre et d'une salle climatisée quand il faisait trop chaud dehors pour des activités de vacances... Bref, un passe-temps, un peu divertissant, plutôt bien fait comme tu dis pour les effets spéciaux, un retour aux années 80, ça fait pas de mal... mais maintenant qu'il fait relativement bon, je me prépare à d'autres sorties et donc films, genre regarder les constellations dans le ciel...
Pour rien au monde je ne reverrais cette m....
Je ne me suis pas ennuyée à Oak street. C'est déjà ça.
Je te recommande plus que très vivement Oklahoma honey avant qu'il ne disparaisse. Il me semble condamné d'avance ce merveilleux film !
"Oklahoma Honey", un film pour toi Bison, c'est sûr ! Un film un peu barjot mais surtout très banjo !
Je n'ai toujours pas compris comment un quartier pavillonnaire se retrouve planté dans le crétacé. Faudrait sans doute que j'aille voir le film pour comprendre mais franchement, je ne me sens pas de faire l'effort. Tout ce que tu décris m'a l'air d'être tiré par les cheveux. Manquerait plus que la Terre soit Platt par-dessus le marché.
Seul intérêt peut-être, celui de retrouve la FORMIDABLE Anne dont le menton ne tremblote jamais (ça doit être l'écran qui te joue des tours).
Tu n'as pas compris ou tu n'as pas lu ??? C'est pourtant clairement exposé : "une mystérieuse lumière très très éblouissante transporte la famille Platt... et tout le quartier d'Oak Street, des millions d'années en arrière, au temps... des dinosaures". Bon je ne dis pas qu'il y a une faille ou une bulle... enfin un machin temporel qui aide.
Ce n'est absolument pas tiré par les cheveux : c'est une fiction SF, anticipation ! Du cinéma quoi.
Et tu aurais la joie de retrouver ton Hataway dont tu verrais le menton trembloter et les yeux larmoyer si tu prends le temps de passer chez l'ophtalmo.
D'un ennui poli, sans grand intérêt, et ô surprise, le film me sort de ma torpeur à la toute fin, malheureusement c'est un peu tard