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angel -

  • Angel de François Ozon °°

    Angel, jeune anglaise fantasque du début du XXème siècle a très tôt des rêves de gloire littéraire. Elle écrit comme d’autres respirent avec sa seule imagination. Elle obtient très vite ce qu’elle espérait : le succès, la gloire, la richesse et même l’amour.

    J’ai lu les intentions de François Ozon à propos de ce film : « j'ai tout de suite senti que l'adaptation de ce livre était l'occasion de me confronter à un univers romanesque et que cela pouvait donner lieu à une grande épopée, dans la tradition des mélodrames des années 30-40, racontant la destinée d'un personnage flamboyant sous forme de "rise and fall" (grandeur et décadence) ».

    Effectivement, c’est beau à regarder mais rapidement c’est fatigant tous ces fastes, ces couleurs et ces robes tourbillonnantes. Le kitsch et le second degré m’ont totalement échappé et je ne retire de toute cette grandeur et cette décadence qu’un ennui aussi profond que le personnage est antipathique. Cette jeune personne à l'imagination impétueuse peut parler de pays ou de situations qu'elle n'a jamais connus et se montre incapable de vivre une vie autre que rêvée. Elle parvient à rendre amoureuse la moindre midinette grâce à ces romans à l'eau de rose qui dégoulinent d'amour et est elle-même inapte à l'amour en dehors d'une déplaisante domination et d'une autorité regrettable. Est-ce que l'ennui, le désintérêt qui laissent place à un profond agacement tiennent au personnage effectivement ou à l’actrice, aussi exécrables l’une que l’autre ? Romola Garaï semble en effet confondre 24 images et 24 grimaces/seconde. Angel est une peste, prétentieuse, insensible, méprisante, dure, jalouse, vulgaire, sans goût. Elle finit par ressembler à une véritable sorcière dont un peintre tirera un portrait (très Dorian Gray) tout à fait ressemblant en faisant ressortir toute la noirceur de ce très très déplaisant personnage.

    Pouah !

    Les années "Ozon" se suivent et ne ressemblent pas... l'un de mes films préférés de 2006 étant le merveilleux "Le temps qui reste"...