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DE BATTRE MON CŒUR S’EST ARRETE

de Jacques Audiard ***

de battre mon coeur s'est arrêté -

Avec un titre sublime et obsédant, ce film admirable et borderline fait palpiter le cœur. C’est dur, cruel, violent et parfois drôle (les leçons de piano où les deux acteurs ne parlent pas la même langue). Tout est admirable et abouti. Quelle énergie, quelle lumière, quelle fluidité, quelle musique et quelles idées !

Faire d’un personnage pas très sympathique et même plutôt détestable un héros dont on suit le parcours et l’évolution, c’est remarquable. Quelle interprétation ! Romain Duris est fascinant, tendu à l’extrême, nerveux, inattendu. La violence qu’il n’arrive pas à canaliser est présente et visible dans tout son corps mais se lit également sur son visage, contracté, crispé où chaque sourire se transforme en rictus, peu habitué qu’il est à se détendre, à respirer.


Sa confrontation avec le piano est une lutte, c’est magnifique. Sa solitude est impressionnante, effrayante. Ses rapports avec son père (géantissime Niels Arestrup) sont déchirants, émouvants. C’est le moment catastrophique où les parents vieillissent et où les enfants deviennent les parents de leurs parents… C’est inconcevable et Niels Arestrup, fauve indomptable s’y prête avec génie.


L’histoire d’amour qui s’amorce sans une parole intelligible par l’un et l’autre des protagonistes est sublime. La seule issue pour cet handicapé de la vie et du sentiment était se mettre littéralement au service d’une femme exceptionnelle et aimée.
Magique.

Inconcevable néanmoins que les "CESAR" récompensent ce film comme étant le meilleur film ainsi que le réalisateur et oublie l'acteur, Romain Duris qui le porte pratiquement seul sur ses épaules.

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