Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

UNDER THE SKIN de Jonathan Glazer **

238222_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Une extraterrestre débarque sur Terre. Nul besoin de fonds d'écran bleu (ou vert) pour ça. Au volant de son van elle parcourt les rue de Glasgow et attire des hommes qu'elle choisit plus ou moins au hasard, puis les fait disparaître dans une ultime érection.

Merci infiniment aux réalisateurs tel Jonathan Glazer qui font confiance à leur public en ne leur imposant aucune voix off expliquant ce qui se passe à l'écran ou musique intrusive et lourdement illustrative leur intimant l'ordre de s'émouvoir, de rire ou de trembler... Quoiqu'ici, on ne rit pas mais alors pas du tout, du tout. De là à lui laisser l'entière responsabilité de l'écriture du scenario faut peut-être pas pousser mémère dans les orties...

 

Et oui, ce film "alien" comme disent les encartés m'est un peu tombé des yeux à force de redites et de répétitions. Jusqu'à un dénouement noir, funeste qui nous rappelle une nouvelle fois que l'espèce humaine, irrécupérable, face à une créature de rêve ne peut céder qu'à ses plus bas instincts...

 

Pour ce rôle d'extra-terrestre, il fallait bien une actrice extra-terrestre. Et Scarlett, sublime, enfantine, naturelle, sensuelle, souriante et mystérieuse mérite mille fois tous les éloges dont elle fait l'objet.

 

Mais sans avoir accès au dossier de presse, comment comprendre ou interpréter les intentions du réalisateur et de son personnage ? Je suis la première à déclarer qu'il n'est pas indispensable de tout comprendre d'un film. Mais de là à oublier le spectateur en chemin et le laisser sur le bord de la route... Complexe et souvent opaque, ce film ne nous livre rien de son personnage principal dont on ne sait d'où elle vient ni pourquoi elle fait ce qu'elle fait. Tente t'elle à elle seule d'effacer l'espèce humaine de la planète Terre en s'en prenant exclusivement à la gent masculine, protégée de plus ou moins près par un obscur motard qui lui fera découvrir son entre-jambes (à elle !) ?

 

En l'absence du dossier de presse aussi, comment savoir que certaines scènes sont filmées en caméra cachée sans que les interlocuteurs de Scarlett sachent qu'ils sont filmés ? Comment savoir que la chute en pleine rue de Scarlett n'était pas prévue et que personne ne l'a reconnue ? Et d'ailleurs, quel intérêt ? Qu'est-ce que cela apporte au film de le savoir (après coup) ?

 

Nier l'attraction quasi hypnotique et désespérante du film et de sa musique céleste serait faire preuve de mauvaise foi mais l'exercice finit malgré tout par paraître un peu vain autant qu'abscons.

Commentaires

  • Donc tu as eu accès au dossier de presse P !

  • Nan même pas... c'est pour ça que j'ai pas l'air malin.
    J'ai lu des trucs de ci de là dans la presse.

  • du coup je me rends compte que j'ai pas eu le dossier de presse! ça ne m'a pas empêché d'écrire. Comme on n'a pas les réponses à nos questions, le film m'a fait cogiter. Mais une fois que j'ai (un peu) compris, je l'ai trouvé long et répétitif, et oui, un peu vain aussi...

  • ça m'a pas fait cogiter.
    Je trouve que l'humanité est triste, basta !

Les commentaires sont fermés.