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ANNONAY 2018 - MASTER CLASS CINEMA D'ANIMATION

Depuis neuf ans le Festival International du Premier Film d’Annonay s’associe au Conseil Départemental de l’Ardèche afin de proposer une journée spéciale à destination des collégiens et collégiennes. Pour cette édition 2018, le festival organise une journée autour du cinéma d’animation en France.

Après une projection le matin des Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet suivie d'une rencontre/discussion avec le réalisateur, nous avons pu assister à une rencontre sous forme d'un Panorama en images  autour du cinéma d'animation.

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Cette rencontre était animée de façon très dynamique et ludique par Gaël Labanti et agrémentée de nombreux extraits de films. Il était entouré de Laurent Valière (journaliste au service culture de France Info. Il est l’auteur de l’ouvrage Cinéma d’animation, la French Touch, paru en 2017 aux éditions de la Martinière. Ce livre, abondamment illustré avec de nombreux documents inédits dont des documents de travail venant des créateurs eux-mêmes, raconte 125 années d’une histoire passionnante, celle du cinéma d’animation en France),

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du réalisateur Sylvain Chomet et de François Lignier, directeur artistique chez Folimages.

Les trois garçons sont tour à tour intervenus pour évoquer  et nous transmettre leur passion contagieuse du cinéma d'animation.

Il fut notamment question de la spécificité du cinéma d'animation français qui fut une révélation pour Andrew Stanton, le réalisateur de Wall-E à la vision des Triplettes de Belleville justement. Le cinéma d'animation américain est rapidement identifiable avec ses princesses interchangeables et ses couleurs flashy, le cinéma d'animation japonais avec ses personnages aux grands yeux et aux bouches démesurées... mais le cinéma d'animation français issu d'une tradition de BD apporte un style à chaque film. Le cinéma d'animation français prouve que l'on peut faire de l'art avec des dessins animés.

Et nous découvrons le tout premier film d'animation, qui est justement français et date de 1907, bien avant même le cinéma parlant, Fantasmagorie d'Emile Cohl.

A l'issue des projections et des éclairages passionnants, les collégiens ont pu poser des questions. J'ai particulièrement aimé cet échange :

- "Pourquoi dans les Shadoks y'a-t-il un personnage qui se donne toujours des coups de marteau sur la tête ?

- (réponse de Sylvain Chomet) Parce qu'ils sont complètement cons."

Les collégions adorent les gros mots proférés par des adultes. Eclat de rire général.

J'ai particulièrement apprécié que les trois intervenants se mettent justement au niveau (ce n'est pas péjoratif) et à l'écoute des collégiens qui ont parfois du mal à maintenir leur attention et dès que Gaël sentait que la concentration échappait, envoyait un nouvel extrait.

J'ai grâce à eux découvert cette pépite que je vous recommande vivement :

 

 

Sylvain Chomet a également évoqué un appareil absolument génial, une petite caméra à intégrer à votre ordinateur et à destination des enfants. Ce dispositif très créatif a permis à sa fille de réaliser 40 films. Je n'ai pas fait plus de recherches, mais il s'agirait d'une caméra HUE.

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