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FESTIVAL EFFERVERSCENCE MÂCON

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PUPILLE de Jeanne Hery ***

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Avec Sandrine Kiberlain, Elodie Bouchez, Miou Miou,Gilles Lellouche, Olivia Côte

Synopsis : Théo est remis à l'adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. C'est un accouchement sous X. La mère à deux mois pour revenir sur sa décision...ou pas. Les services de l'aide sociale à l'enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s'occuper du bébé, le porter (au sens plein du terme) dans ce temps suspendu, cette phase d'incertitude. Les autres doivent trouver celle qui deviendra sa mère adoptante. Elle s'appelle Alice et cela fait dix ans qu'elle se bat pour avoir un enfant. PUPILLE est l'histoire de la rencontre entre Alice, 41 ans, et Théo, trois mois. 

Mais avant d'aboutir à la rencontre bouleversante entre Théo et sa maman, nous suivrons tout ce qui constitue le début de vie de ce bébé merveilleux qui entre dans la vie rejeté par sa maman touchante mais déterminée et entouré de mille soins par les différents intervenants des services de la maternité puis sociaux.

Bouleversant. Ce mot, on pourrait l'employer mille fois pour ce film. Personnellement j'ai terminé comme une flaque dans mon fauteuil et pourtant le film est lumineux, volontairement et farouchement positif, sans (évidemment) le moindre jugement à l'encontre de qui que ce soit. Parfaitement documenté tout en gardant un aspect romanesque évident, il nous éclaire sur les différentes étapes pour réussir à adopter, sur le parcours difficile d'un bébé qui passe d'abord de bras en bras, semble se laisser mourir de manquer de ce lien d'attachement privilégié et urgent avec SA maman.

Si vous parvenez à retenir vos larmes, vous êtes des champions toute catégorie. Cela dit la réalisation est subtile, délicate et ne fait pas de chantage à l'émotion. Jeanne Herry reste factuelle mais on tremble pour le bébé, on aimerait que la maman candidate à l'adoption soit retenue et on fond littéralement devant les liens que les différents intervenants sociaux nouent avec un bébé.

On trouve ici des acteurs fabuleux, impliqués, vibrants. On redécouvre Elodie Bouchez, merveilleuse. Et surtout on découvre et on apprécie Gilles Lellouche dans un rôle magnifique qu'il aurait été tellement simple, selon des critères et des a priori, de confier à une femme. Il l'endosse avec beaucoup de féminité. Il est touchant, bouleversant, crédible. Meilleur comme il l'a jamais été.

Un film d'amour !

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LOLA ET SES FRERES de Jean Paul Rouve ***

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Avec Jean-Paul Rouve, José Garcia, Ludivine Sagnier, Ramzi Bedia, Pauline Clément, John Séhil

Synopsis : Lola a deux frères : Benoit, qui se marie pour la 3ème fois, et Pierre, qui débarque en retard au mariage… Excuses, reproches, engueulades, brouilles, chacun essaye de vivre sa vie de son côté. Benoit va devenir père sans y être prêt. Lola fait la rencontre de Zoher alors qu’elle s'occupe de son divorce. Quant à Pierre, ses problèmes professionnels s'enveniment. Tout dans leur vie devrait les éloigner, mais ces trois-là sont inséparables.

Jean-Paul Rouve nous fait observer une jolie fratrie qui se réunit chaque jeudi devant la tombe de leurs parents. C'est là qu'ils trouvent l'audace de révéler aux autres les étapes de leur vie qu'ils ne parviennent pas toujours à exprimer.

Tout sonne juste. La vie c'est ça, des amours, des séparations, des emmerdes qui assombrissent tout, le bout du tunnel qui tarde parfois à apparaître, des hasards, des coïncidences, des contre-temps, des malentendus… Ici la petite sœur protège et materne et les grands frères sont toujours là quand il faut. Le réalisateur choisit la vraisemblance sans forcer ni sur la comédie ni sur le pathos et le mélange des deux fonctionne admirablement. Les trois personnages principaux ont un métier "normal" et font ce qu'ils peuvent pour aller bien.

Les acteurs nous embarquent totalement. Ludivine Sagnier affiche une belle maturité, un grand naturel et la caméra amoureuse du réalisateur la met très en valeur. Jean-Paul Rouve acteur et réalisateur se donne le rôle du grand frère immature. Il excelle. Et José Garcia est absolument formidable dans le rôle de ce père attentif et de cet ouvrier que l'on tient pour responsable d'un accident. En colère, amoureux éconduit, père un peu dépassé par son ado, il est infiniment touchant.

Des seconds rôles formidables complètent le tableau. Notamment Ramzi qui ne m'avait jamais convaincue, voire même plutôt régulièrement agacée par le peu de variété de ces rôles, est très séduisant, rassurant. On a envie de lui confier sa vie. J'aime les réalisateurs qui savent voir au-delà de l'image que renvoient parfois certains acteurs et nous les faire découvrir.

Un film qui me réconcilie avec les comédies françaises. Il faut dire que celle-ci se garde bien d'être franchouillarde et de déclencher l'hilarité à tout crin.

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TAZZEKA de Jean-Philippe Gaud ***

Sélection à s'en lécher les bobines

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Avec Madi Belem, Ouidad Elma, Abbes Zahmani, Olivier Sitruk, Adama Diop

Synopsis : Élevé par sa grand-mère qui lui transmet le goût et les secrets de la cuisine traditionnelle, Elias grandit au cœur d’un village marocain, Tazzeka. Quelques années plus tard, la rencontre avec un grand chef cuisinier parisien et l’irruption de la belle Salma dans son quotidien vont bouleverser sa vie et le décider à partir pour la France… À Paris, Elias fait l’expérience de la pauvreté et du travail précaire des immigrés clandestins. Il découvre aussi les saveurs de l’amitié grâce à Souleymane, qui saura raviver sa passion pour la cuisine.

Comme je vous le disais récemment, ce "petit" film fragile et délicat est à défendre d'urgence car c'est typiquement le genre de production qui n'a qu'une visibilité confidentielle et risque de sortir des écrans. Ce serait dommage que vous passiez à côté. Il est formidable et très dépaysant dans sa première partie au Maroc. La seconde partie est totalement différente mais donne à voir une autre vision de la fraternité et du partage dans l'adversité.

Au Maroc Elias fait des miracles dans le petit restaurant où il travaille grâce à tout ce que sa grand-mère qui l'a élevé lui a appris. Il est passionné par les recettes de Joël Rebuchon qu'il apprend par cœur dans un livre et suit régulièrement les émissions télévisées d'un grand chef. Cette partie est lumineuse mais l'avenir d'Elias dans son petit village est bouché. Il se laisse séduire et influencer par la belle et libre Selma qui est fascinée par la vie à Paris.

Les difficultés des migrants et sans papiers en France, leur peur permanente d'être expulsés, leur recherche de travail pour survivre est réaliste sans tomber dans le misérabilisme. Les deux acteurs alors en présence, le jeune Madi Belem et Adama Diop sont impressionnants de naturel.

A noter la présence dans la partie marocaine d'Abbes Zahmani, déjà épicier dans La vie est un long fleuve tranquille, tout de faconde bienveillante. 

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FAUX SEMBLANTS de David Cronenberg ***

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Avec Jeremy Irons (deux fois), Genevière Bujold

Synopsis : Deux vrais jumeaux, Beverly et Elliot Mantle, gynécologues de renom, partagent le même appartement, la même clinique, les mêmes idees et les mêmes femmes. Un jour, une actrice célèbre vient les consulter pour stérilité. Les deux frères en tombent amoureux mais si pour Elliot elle reste une femme parmi tant d'autres, pour Beverly elle devient la femme. Pour la première fois les frères Mantle vont penser, sentir et agir différemment.

Je n'avais jamais vu ce film quasi culte si j'en juge l'extase des personnes présentes qui l'ont revu. J'avoue que je redoutais les scènes gores ou trop sanglantes. Franchement, Cronenberg laisse plutôt libre court à notre imagination sur ce plan et le film est plutôt teinté de gris et de beige que de rouge sang.

Je n'ai donc pas regretté de voir enfin ce film gynécologique. Je n'ai pas retenu le nom de la particularité que présente l'actrice qui vient consulter les frangins mais elle semble les fasciner par sa rareté et son originalité.

La jeune femme ne sait pas qu'elle a affaire à des jumeaux mais elle finit par se rendre compte de ce qu'elle croit être la schizophrénie de celui dont elle tombe amoureuse. Dès lors qu'elle découvre le subterfuge, elle n'entend pas poursuivre plus avant cette relation perverse. C'est à partir de là que la relation fusionnelle des jumeaux se transforme, évolue, se détériore.

Et c'est fascinant surtout de voir Jeremy Irons absolument exceptionnel dans ce double rôle. Si au début on a vraiment de la difficulté à distinguer les deux jumeaux, il parvient progressivement à nous faire admettre qu'ils sont bien deux. J'aurais bien remis un double Oscar à Jeremy Irons.

Ma seule réserve vient du miscasting total (selon moi) concernant l'actrice principale. Geneviève Bujold ne sème aucun trouble. Sa petite bouille de petite fille et son jeu pas très nuancé ne conviennent pas du tout au rôle de celle qui vient tout chambouler.

Néanmoins, ce film parle d'amour, du lien étrange et étourdissant qui peut unir deux jumeaux, d'addictions, de folie. La fin est terrible et magnifique.

Commentaires

  • J'en reparlerai. TROP Beau ce film.

  • Tu m'as donné l envie de revoir le cronenberg que j avais déjà beaucoup apprécié à l' époque....enfin vu en cassette vhs parce que j'étais trop jeune à l époque pour que la caissière me délivre un ticket

  • Pas de faux-semblant avec ce Cronenberg magistral. Pas mon préféré mais néanmoins un grand souvenir en salle.

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