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L'ENNUI

au cinéma, c'est mortel !

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DOUBLE VIE d'Olivier Assayas *

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Avec Guillaume Canet, Juliette Binoche, Vincent Macaigne, Nora Hamzawi, Christa Théret

Synopsis : Alain, la quarantaine, dirige une célèbre maison d’édition, où son ami Léonard, écrivain bohème publie ses romans. La femme d’Alain, Séléna, est la star d’une série télé populaire et Valérie, compagne de Leonard, assiste vaillamment un homme politique. Bien qu’ils soient amis de longue date, Alain s’apprête à refuser le nouveau manuscrit de Léonard… Les relations entre les deux couples, plus entrelacées qu’il n’y paraît, vont se compliquer. 

Est-ce qu'il arrive à Olivier Assayas et sa bande de potes d'acteurs de sortir de leur petit entre-soi germanopratin ? J'ai l'impression que strictement personne ne parle comme ces personnages. Au début j'ai cru qu'il y avait du second degré, qu'ils se moquaient d'eux-mêmes mais absolument pas. Ce petit monde puant, hautain, convaincu de sa supériorité se réunit pour des soirées à bâiller d'ennui au cours desquelles ils ne cessent de gigoter un verre à la main en débitant non stop des banalités plates, des généralités ramassées au coin de la rue dans le plus grand sérieux. Ils ont constamment l'air de s'engueuler quand ils ne s'envoient pas des petits fours à la figure (la seule chose qui les fassent rire). Lorsqu'ils ne sont plus ensemble ils bavassent les uns sur les autres. Le thème du film est : Est-ce que le livre numérique va supplanter le livre papier ? Il y a les pour, les contre, les sûrs que oui, les j'espère que non, les ceux qui savent tout des réseaux et des connexions et ceux qui se complaisent dans le "oh ben moi j'y connais rien"... et on s'en fiche comme des Chevaliers de l'an Mille au Lac de Paladru. Inutile de préciser, le titre est explicite, que chacun couche avec chacune (il faut bien mettre les filles à poil) et tente misérablement de le cacher à son conjoint. L'humour est absolument absent, c'est prétentieux et sans intérêt. Seule une vague plaisanterie m'a permis d'esquisser un quart de sourire, 1 mn 30 avant la fin : un personnage demande au personnage qu'incarne Juliette Binoche, l'adresse mail de... Juliette Binoche. Ah ah ah ce qu'on rit dans ce milieu !!!
Etrangement les acteurs sont très bien. En tête Juliette Binoche et Nora Hamzaoui.

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COLETTE de Wash Wesmoreland *

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Avec Keyra Knithley, Dominic West

Synopsis : 1893. Malgré leurs quatorze ans d’écart, Gabrielle Sidonie Colette, jeune fille à l’esprit rebelle, épouse Willy, écrivain aussi égocentrique que séducteur. Grâce à ses relations, elle découvre le milieu artistique parisien qui stimule sa propre créativité. Sachant repérer les talents mieux que quiconque, Willy autorise Colette à écrire – à condition qu’il signe ses romans à sa place. Suite au triomphe de la série des Claudine, il ne tarde d’ailleurs pas à devenir célèbre. Pourtant, tandis que les infidélités de Willy pèsent sur le couple, Colette souffre de plus en plus de ne pas être reconnue pour son œuvre… 

Un Biopic sur les premières années, je dirais les Années Claudine de Colette, pourquoi pas et même franchement oui car je ne fais pas partie de ces gens qui crient à la catastrophe ou à l'hérésie dès que surgit un Biopic. Au contraire, j'ai découvert plein de personnages, artistes ou autres, très intéressants grâce à ce genre. Comme vous, j'ai lu Colette, j'ai aimé. Mais la Colette proposée par le réalisateur et son actrice est beaucoup trop sage et mignonne. Ben sûr elle finira par claquer la porte lorsqu'elle trouvera enfin que son négrier de mari use et abuse de son talent tout en la trompant copieusement ce dont elle ne se prive pas non plus. Mais avec des filles c'est pas pareil. C'est en tout cas ce dont est persuadé son lourdingue de mari. Plus que de littérature, il est ici davantage question des amours adultères de l'un et de l'autre (il faut bien mettre les filles à poil) et de longues scènes insistantes sur les relations homosexuelles de Colette sont d'un ridicule achevé. Comme parfois dans ce genre de film, la créativité de l'auteure s'exprime dès lors qu'elle ouvre un cahier vierge. Sa plume se met alors miraculeusement à courir. C'est d'une simplicité ! Quant au côté excentrique, rebelle voire révolutionnaire de la jeune femme, on le ressent à peine. Tout est ici d'une platitude sans nom sauf lors de l'émeute que provoque un baiser lesbien au cours d'une représentation théâtrale. Et puis Keyra Knightley est trop mignonne, Colette faisait tout le temps la gueule !

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GLASS de M. Night Shyamalan *

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Avec Bruce Willis, James McAvoy, Samuel L. Jackson

Synopsis : Peu de temps après les événements relatés dans Split, David Dunn - l’homme incassable - poursuit sa traque de La Bête, surnom donné à Kevin Crumb depuis qu’on le sait capable d’endosser 23 personnalités différentes. De son côté, le mystérieux homme souffrant du syndrome des os de verre Elijah Price suscite à nouveau l’intérêt des forces de l’ordre en affirmant détenir des informations capitales sur les deux hommes.

Je ne m'éterniserai pas. De ce film, je n'ai aimé que la toute dernière scène (comme souvent chez ce réalisateur), le générique de fin, la musique et Bruce Willis qui a toujours une classe folle et produit le maximum avec le minimum d'effets. Impossible d'en dire autant de James McAvoy qui endosse les soi-disant 23 personnalités de Crumb (qui ne sont en fait que 5 ou 6). Il s'époumone à changer de voix, d'intonation et d'allure, mais ça ne marche pas du tout. Il est assommant et ridicule. Quant à Elijah Price, toujours aussi machiavélique, je ne le trouve pas très intéressant. Bruce/David essaie comme d'habitude de sauver le monde, c'est son Karma. Heureusement qu'il est là dans ce salmigondis psy. Car cela se passe dans un établissement psychiatrique où une psychiatre moche avec un trèfle à quatre feuilles tatoué sur le poignet est spécialiste des cas où les gens se prennent pour des super héros ! Au secours.
Je m'obstine encore et toujours à aller voir les films de Shyamalan. Je pense que j'ai besoin d'une thérapie pour arrêter. C'est rasoir ce prêchi prêcha sur la Bête et sur ce qu'aurait fait un super héros si...
Bon, bonne nouvelle, cette fois, c'est vraiment la fin.

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LA DERNIERE FOLIE DE CLAIRE DARLING *

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Avec Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni, Samir Guesmi

Synopsis : À Verderonne, petit village de l'Oise, c'est le premier jour de l'été et Claire Darling se réveille persuadée de vivre son dernier jour... Elle décide alors de vider sa maison et brade tout sans distinction, des lampes Tiffany à la pendule de collection. Les objets tant aimés se font l’écho de sa vie tragique et flamboyante. Cette dernière folie fait revenir Marie, sa fille, qu’elle n’a pas vue depuis 20 ans. 

Là encore, je n'irai pas par quatre chemins. Ce film n'a aucun sens et pas grand intérêt. Dans une même journée, décréter qu'on va mourir, vendre des œuvres d'art ou des meubles centenaires 20 €uros parce qu'on a perdu la carte, faire des malaises, s'échapper de l'hôpital, retrouver sa fille, faire un tour d'auto-tamponneuse et j'en passe... Et au milieu de tout ça une foultitude de personnages passés et présents, des hallucinations, des visions,  n'en jetez plus la cour est pleine. De quoi ce film a-t-il voulu parler ? De la terrible et terrifiante maladie d'Alzheimer sans jamais oser la nommer ? De la famille ? De la vieillesse ? De la fin de vie ? Franchement, il est tellement brouillon et d'une tristesse !!! que je n'en sais rien.
Heureusement il y a Catherine toujours digne, mais le film...
(Ne le cherchez pas  encore en salle, il ne sort qu'en février. C'était une avant-première).

Commentaires

  • Bonjour Pascale, moi qui avait l'intention de voir l'Assayas, je n'irai pas. Pour les trois, je n'avais pas envie d'aller les voir. Merci pour ces "non conseils". Bon dimanche.

  • Bonjour dasola. Je suppose qu'il aura son public... ce film m'a assommée. Bavard et prétentieux. Les autres : inintéressants.

  • Je me méfiais d'emblée du Assayas, voilà, c'est réglé .. Colette, je me méfiais encore plus, c'est réglé aussi. J'adore tes "il faut bien mettre les filles à poil". Me too ou pas me too, rien ne change.

  • C'est comme pour Shyamalan, je m'obstine à voir les Assayas et je n'aime jamais.
    Franchement la vie sexuelle de Colette, sans intérêt. On sait ce qui se passe au lit et dans une chambre. Il faudrait que j'observe si les réalisatrices déshabillent autant les filles... Mais je suis de mauvaise foi, on voit les fesses NUES de Guillaume Canet.
    J'adore aussi comme ces gens se lèvent, s'habillent et vont au boulot... la douche : connais pas.

  • Seul Le glass m'aurait intéressé...
    Parce que c'est Bruce, et que Bruce à lui tout seul est capable de me dépasser, mais aussi parce que j'avais beaucoup aimé Split...

  • Ce que tu avales comme péloches en ce moment !
    Chaque affiche qui me file sous les yeux me met un coup supplémentaire au moral (je n'avais même pas entendu parler du film avec Deneuve !), heureusement soulagé par la sanction étoilée qui met du baume sur mes regrets. J'avoue qu'ici, seul le Assayas me tentait, je ne sais pourquoi d'ailleurs car je n'aime pas trop le cinéma d'Assayas précisément pour tout ce que tu lui reproches dans ton article. Un Assayas comme les autres, donc je passe.

  • En ce moment ? C'est plutôt tranquille... et vu l'abondance de médiocrités... Je lâche l'affaire en attendant Clint...
    Assayas... Je me suis encore laissé tenter par la promo radio mais quel pensum. Ces gens (personnages) sont vraiment supérieurs c'est INSUPPORTABLE. Entendre leurs conversations serait drôle si ça ne se prenait tant au sérieux on dirait qu'ils recitent des notices pour IPhone. J'avais presqu'envie qu'il lâche un prout bite caca zob !
    Le Catherine fera sans doute parler de lui en février...

  • Parfait, je n'avais prévu aucun des 4, les bandes annonce ne m'ayant pas alléchée. Colette aurait peut être pu me tenter, mais pas les autres. On zappe !

  • Personnellement j'ai adoré Glass, en même temps j'ai adoré Incassable et Split, même si l'oeuvre est imparfaite (la mise en place me semble longue dans le but de connecter tous les films, certains personnages sont survolés). Mais j'aime énormément la manière de remettre en perspective sa propre oeuvre, de se dire que tout est une question de croyance et de perception. La dimension méta fonctionne totalement, laissant place même à une réelle double lecture en fonction de ce qu'on a vu et de ce qu'on veut également croire sur ces personnages ordinaires, en souffrance, qui veulent juste être reconnus malgré leur différence. Ca va au-delà de la simple relecture des comics, c'est même une oeuvre qui parle de cinéma.

  • Et ben... Shyamalan devrait te recruter pour le dossier de presse.
    Moi je me limite à dire que Mc Avoy joue comme une patate, Jackson n'en parlons pas... l'ennui abyssal dans lequel j'ai sombré est sans fond...
    mais Bruce est CANON !

  • tout ça pour finir noyé dans une flaque d'eau mon vieux bruce ?

  • Je penche plutôt du côté de l'avis de la Killeuse. J'ai bien aimé le film, même s'il n'est pas sans défaut. Shyamalan a réussi à intégrer à une histoire assez formatée quelques éléments de réflexion sur le cinéma et ses illusions. Quant à la toute dernière partie (où les jeunes agissent avec la mère de Glass), elle m'est apparue très "spielbergienne".

  • J'ai tendance (par paresse) à ne pas creuser profond quand je vois un film.
    Ici l'ennui a emporté le reste. Même si les réminiscences de Incassable (le train, le stade) sont plaisantes.

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