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FESTIVAL EFFERVERSCENCE MÂCON 2019

 SELECTION : PLEIN LES YEUX

de Phuttiphong Aroonpheng *


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Dans un village en bord de mer, un jeune pêcheur trouve un homme blessé inconscient dans la forêt. Il sauve l’étranger, qui ne parle pas un mot, et le nomme Thongchai. Les deux hommes commencent à vivre ensemble et à développer une relation complice.

Un jour, le pêcheur sort de nuit sur son bateau de pêche pour ne jamais revenir, laissant Thongchai seul dans sa maison. Peu à peu, Thongchai commence à faire sienne la vie de son ami – prenant pour lui sa maison, son travail et son ancienne épouse.

Lent et sans beaucoup de paroles, on se laisse happer par le film, ses personnages, le dépaysement qu'il procure. On observe la vie dure que les deux hommes mènent sans une plainte. L'un soigne l'autre et peu à peu ils s'apprécient. On admire la beauté des paysages malgré la rudesse du climat qui semble constamment humide, poisseux auquel doit s'ajouter l'odeur permanente des poissons. Mais chaque jour ils découvrent des pierres (précieuses ?)  qui surgissent du sol et l'illuminent… Puis ils se rendent dans la mer et attirent les raies mantas géantes en sifflotant. C'est beau mais complètement abscons pour nos esprits occidentaux (le mien en tout cas).

Lorsque la femme retrouve le "foyer", elle n'est pas bien regardante sur l'homme qui l'occupe désormais et partage sa vie, lui masse le dos, lui chante des chansons.

Puis, je me suis lassée. Pourquoi cet homme, même s'il est muet (mais pas sourd) ne fait-il jamais le moindre signe de tête pour montrer qu'il comprend ce qu'on lui dit ? Pourquoi avoir choisir un acteur aussi peu expressif ? Par ailleurs, il faut sans doute être extra-lucide pour comprendre qu'il s'agit sans doute d'un rohingyas qui a fui son pays à cause de la répression dont ce peuple fait l'objet en Birmanie ! Il y a une inscription, qui semble justifier le but de ce film… : "pour les Rohingyas". Seule cette indication nous le suggère ainsi qu'une sinistre découverte dont on se serait bien passé.

Quant à la fin, intermiiiiiiiinaaaaaaaaaaable ! Il faut sans doute pénétrer les méandres d'un esprit perché pour la comprendre. Moi j'ai lâché en route...

Même le réalisateur lors de la rencontre (à Annonay) ne semblait pas trop savoir ce qu'il avait voulu raconter et tout surpris que son film puisse être apprécié en France. Tout comme celui de son compatriote Apichatpong Weerasethakul équipé d'une Palme d'Or s'il vous plaît, ce cinéma m'est complètement hermétique.

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