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FESTIVAL EFFERVERSCENCE MÂCON 2019

CARTE BLANCHE AU FESTIVAL CINE PAUSE

BACARAU de Kleber Mendonça Filho, Juliano Dornelles °4568198_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

 

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Avec Sonia Braga, Udo Kier, Barbara Colen

Synopsis : Dans un futur proche…  Le village de Bacurau dans le sertão brésilien fait le deuil de sa matriarche Carmelita qui s’est éteinte à 94 ans. Quelques jours plus tard, les habitants remarquent que Bacurau a disparu de la carte.

Je me faisais une joie de découvrir ce film que la critique quasi unanime encense comme une grande dystopie politique brésilienne annoncée par ces quelques mots : "dans un futur peut-être pas si lointain".

Je trouve que ce film en jette mais n'a rien à dire. On nous vend un film politique, on se retrouve face à une boursouflure vaguement gore et en guise d'apothéose on nous assène que "le film a permis de créer 800 emplois". Ok. So what ?

Les trois premiers quart d'heure sont intéressants et intrigants. On découvre la vie de ce village à une seule rue qui vient de perdre sa doyenne, et de quelques personnages emblématiques jusqu'à ce qu'il disparaisse de Google map. Car même si le village semble vivre dans un autre âge, chacun est équipé de portables et ordinateurs. Lorsque surgissent les méchants, le film prend un virage inattendu et bascule dans une violence sanguinaire alimentée de part et d'autre des deux camps.

En quoi est-ce une critique du pouvoir actuel de Jair Bolsonaro ? Je connais évidemment très mal la situation politique brésilienne actuelle mais je ne pense pas que ce film soit un brûlot qui puisse faire trembler le pouvoir. Evidemment les plus pauvres sont laissés pour compte mais l'intervention des mercenaires armés emmenés par un allemand sans scrupules et vénal n'est pas assez explicitée. Eliminer tout un village est-il un but politique ?

C'est très long deux heures dans ce sertao asséché où l'on comprend bien que l'eau est un élément vital que les méchants veulent empêcher d'être acheminée mais on ne tremble et ne compatit jamais vraiment. Même les enfants sacrifiés ne font pas surgir l'émotion.

Le film pourrait être intéressant s'il n'était aussi prétentieux avec ses grands airs de vouloir nous parler de la situation du Brésil. Il est selon moi juste un prétexte à se laisser déchaîner une violence sans fin.

Commentaires

  • Je m'en suis bien gardée... la plupart des gens que j'ai rencontrés étaient éblouis par ce film. Pouzh.

  • M'étonne pas. J'ai entendu de ces bêtises de critiques qui louaient l'audace filmique et le mélange des genres... Ridicule.

  • Ce que jai entendu n'était absolument pas argumenté.
    "Ah si moi jai bien aimé"...
    Fin de la discussion.

    P.S. : j'ai l'honneur de t'annoncer que ton commentaire porte le numéro 47 000 sur ce blog ! Ça s'arrose non ?

  • Faut dire que les 46 999 précédents n'avaient que peu d'intérêt avant celui-ci. ;-)
    Un diabolo menthe pour moi, merci.

  • En fait c'est la 1ère fois que je vois ce chiffre et bim ça tombe sur le tien.
    Ça fait beaucoup quand même.
    3 481 par an, 290 par mois

    Un diabolo menthe ???? Comment trinquer avec un diabolo menthe ??? Un Saint-Amour pour moi.

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