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FESTIVAL EFFERVERSCENCE MÂCON 2021 (2)

FESTIVAL EFFERVERSCENCE MÂCON 2021, cinéma,

FESTIVAL EFFERVERSCENCE MÂCON 2021, cinéma,

LA DÉESSE DES MOUCHES À FEU d'Anaïs Barbeau Lavalette ***

FESTIVAL EFFERVERSCENCE MÂCON 2021, cinéma,

Séance Quintessence - Film en compétition - Québec - Sortie 10 novembre 2021

Avec Kelly Depeault, Caroline Neron, Normand d’Amour, Éléonore Loiselle, Robin L’Houmeau
Interdit aux moins de 12 ans

Synopsis : Le jour de ses 16 ans, Catherine fait face à la séparation de ses parents. C’est l’année des premières fois et dans l’ambiance grunge des 90’s, la jeune fille repousse chaque jour ses propres limites. Rebelle, affranchie et éclatante, elle ne quitte plus ses santiags fétiches… Mais cela sera-t-il suffisant pour la protéger ?

Il ne faudra pas vous fier au synopsis lors de la sortie prochaine de ce film, si comme moi les histoires d'ados vous gonflent un peu. Adaptation du livre éponyme de Geneviève Pettersen sorti en 2014, il a également été adapté pour la scène et on a aucun mal à imaginer qu'il doit être autobiographique.

Les parents de Catherine se disputent violemment le jour de ses 16 ans et décident de se séparer. Ils seront dès lors bien trop préoccupés par leurs propres problèmes et rancoeurs pour voir la dérive progressive de leur fille qui semblait bien sage et innocente sous sa jolie frange brune.

La rencontre avec le beau gosse du lycée et son intégration dans un groupe tellement cool qu'elle observait de loin avec envie vont amorcer sa descente dans l'enfer de la drogue. Elle va rapidement devenir une consommatrice acharnée, totalement dépendante. Mess, crack, joints, alcools forts, rien ne lui résiste, rien ne lui fait peur. Elle fera même le coup de poing lorsqu'une fille s'approchera un peu trop de son mec. Puis en choisira un autre, doux et tendre mais fragile... Lorsque ses parents réaliseront enfin où en est leur fille, il sera bien tard mais peut-être pas trop tard.

Je n'ai hélas pas eu l'explication du titre. Est-ce qu'une "mouche à feu" en langage québécois serait une luciole ? A un moment Catherine observe l'insecte se balader sur son bras. Est-ce une piste ? Peu importe. C'est ici le portrait quotidien d'une bande de minis adultes en fin d'adolescence qui plongent sans discernement dans le sexe, la drogue et le rock and roll (David Bowie, Portishead, The Cramps et... Offenbach). Catherine subit le divorce de ses parents avec violence. Son père réapparaît régulièrement pour lui glisser des chèques aux montants astronomiques alors qu'il refuse de payer la pension alimentaire. Lui non plus n'accepte pas le divorce (TRES belle scène où il revient, ivre, hurler une chanson d'amour sous les fenêtres de son ex femme).

La déchéance de Catherine saute aux yeux mais c'est auprès de ses nouveaux amis et des paradis artificiels qu'elle s'imagine trouver la sécurité. La réalisatrice ne fait pas l'apologie de la drogue. Au contraire elle en démontre les dangers et la descente inexorable avec la santé mentale qui en prend un coup, les overdoses et ses conséquences ne sont pas éludées. Cela donne lieu à des scènes difficiles portées par de jeunes acteurs éblouissants, emmenés par l'exceptionnelle Kelly Depeault qu'on a envie de secouer pour qu'elle s'en sorte.

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LES HÉROÏQUES de Maxime Roy ***

FESTIVAL EFFERVERSCENCE MÂCON 2021, cinéma,

Séance Quintessence - Film en compétition - France - Sortie 20 octobre 2021


Avec François Creton, Richard Bohringer, Ariane Ascaride, Roméo Creton, Patrick d’Assumçao

Michel est un éternel gamin qui ne rêve que de motos et traine avec son grand fils Léo et ses copains. À cinquante ans, il doit gérer le bébé qu’il vient d’avoir avec son ex, et se bat pour ne pas répéter les mêmes erreurs.

Michel se bat surtout contre ses addictions, drogues et alcools. Sans diplôme, sans travail, soutenu par son fils aîné, son ex lui confie parfois la garde de leur bébé dans son logement insalubre. On se demande comment elle peut lui laisser cet enfant de 10 mois, même s'il s'en occupe avec tendresse. Il fréquente les alcooliques anonymes où il évoque ses profondes difficultés et sa fierté de tenir chaque jour 24 heures de plus sans retomber dans ses consommations. Parallèlement, son père, en phase terminale de cancer lui demande de l'aider à mourir...

Oui, je vous entends, tout cela semble bien plombant. Evidemment je ne vais pas dire que c'est une promenade bucolique mais l'intensité de l'interprétation de François Creton épaulé par des valeurs sûres telles que Richard Bohringer, Ariane Ascaride et  Patrick d’Assumçao rend la fréquentation de ces cabossés très poignante.

Deux beaux moments de respiration musicale bienvenus viennent alléger l'atmosphère. Deux scènes, toutes deux en camionnette, une avec Eddy de Pretto, une avec Eddy Mitchell mettent le sourire et démontrent qu'au fond du désespoir une lumière peut être accessible.

La rencontre avec le réalisateur et l'acteur principal à l'issue de la séance était un beau moment de partage où l'on a pu saisir toute la force de leur implication, de leur complicité et l'aspect autobiographique de l'aventure.

Commentaires

  • C'est parti pour le marathon des films !
    Des punks à chien pour commencer, tu n'as pas peur. Visiblement, de bonne compagnie.

  • Euh, le festival est fini... mais vu mon rythme de visionnage, l'écriture n'a pas suivi :-)

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