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CIUDAD SIN SUENO

 de Guillermo Galoe **

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ESPAGNE

avec Fernandez Gabarre, Bilal Sedraoui, Ferndandez Silva

Toni et sa famille de la communauté Rom vivent dans un bidonville proche de Madrid.

A 15 ans il partage son temps entre les déambulations avec son meilleur ami Saïd, les courses de lévriers (il possède un affreux chien famélique auquel il est très attaché) et le travail de ferrailleur avec son grand-père de qui il est très proche. Illégal, ce quartier est menacé de démantèlement depuis de nombreuses années. Poussés par les promoteurs et les services sociaux, certains choisissent de partir vivre en ville, d'autres refusent de quitter l'endroit.

Il est des films dont on a presque honte de ne pas les aimer plus que ça... Face à la critique enflammée, à l'affiche (j'ai d'ailleurs eu bien du mal à trouver une affiche exempte de tout superlatif mais je vous laisse contempler ci-dessous) et au fait que le film est reparti de Cannes auréolé du Prix SACD de la Semaine de la Critique, je ne doutais pas de voir un film qui allait me foudroyer. Las !

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C'est une nouvelle fois grâce au cinéma que je découvre qu'un bidonville existe en Europe, qu'il est situé sur trois communes dans la banlieue de Madrid, qu'il est long de14 kilomètres et porte le doux nom de La Canada real. Le réalisateur nous immerge instantanément dans cette ville sans sommeil (le titre) où il a tourné son film et dont tous les protagonistes sont non professionnels puisque réellement des habitants de l'endroit. A la lisière du documentaire, il nous fait partager le quotidien de misère des habitants et notamment d'un ado dont il s'éloigne parfois et dont j'ai eu bien du mal à percevoir les désirs et les motivations. On est effaré par ce quotidien fait de débrouille mais aussi épouvanté de voir de tous jeunes enfants fumer à longueur de journée, surprendre des familles complètement défoncées, des aiguilles plantées dans les bras, cohabiter dans des logements insalubres faits de bric et de broc quand ce ne sont pas carrément sur des gravats. 

Le réalisateur ne juge pas, il observe, il connaît bien ce bidonville puisqu'il vivait à proximité. Et parfois alors que l'électricité a été coupée, tous se réunissent joyeusement autour d'un feu pour écouter les contes et histoires des grands-mères ou bien Toni s'essaie à des manipulations esthétiques avec son téléphone en observant les alentours au travers de filtres de couleurs. Tenter de faire du beau avec la misère humaine est plus dérangeant que plaisant je trouve.

J'ai trouvé ce film terriblement long et je n'ai pas décelé la lueur d'espoir que certains ont perçue...

Commentaires

  • Je n'ai lu que ta conclusion (et vu ton petit nombre d'étoiles). On en reparlera sûrement quand je serai allé le voir... sans doute ce week-end ou au début de la semaine prochaine.

  • Je parie que tu mettras le double d'étoiles.

  • Gagné !
    Mais je te rejoins pour dire que l'espoir représenté par ce film reste très ténu...

  • Ténu = inexistant. Comme je te le dis par ailleurs. Mise à part la découverte d'avoir l'eau qui coule miraculeusement d'un robinet... la vision d'horreur lorsque Toni regarde par la fenêtre est parlante !!! C'est pour moi l'image la plus objective et honnête du film. On va "les" parquer dans des barres d'immeubles en périphérie et basta. Où est l'espoir ?

  • L'espoir ?
    C'est d'être préservé des addictions mortifères qui règnent dans le bidonville.

    Ce matin, je réécoute Claude Nougaro...
    https://www.youtube.com/watch?v=5PYdjM4J5dY

  • Oui ils pourront dealer en bas des tours et barres d'immeubles où on va les parquer !
    Nougaro illustre bien cette absence totale d'espoir :
    "Me tailler d'ici, à quoi bon ?
    Pourquoi veux-tu que je me perde
    Dans tes cités? À quoi ça sert?
    Je verrais toujours de la merde
    Même dans le bleu de la mer."... et c'est ce que voit Toni en ouvrant la fenêtre de l'appartement...

  • L'aspect documentaire peut-être intéressant mais je ne vois pas en quoi cette observation du quart monde en Europe est "brûlant d'espoir".

  • Je ne savais pas qu'il avait le prix SACD. Son affiche m'avait attirée et j'ai hésité avec "En première ligne" et j'ai finalement opté pour ce dernier. Je pense que je ne pourrai pas rattraper celui-ci avec tout ce qui sort. D'après ton article, ce n'est peut-être pas si grave.

  • Je dois être la seule à ne pas être en extase.
    Il ne me reste déjà plus grand chose de ce film et les superlatifs de l'affiche me laissent perplexe.

    Par contre si tu veux bien te marrer, va voir Libre échange. C'est formidable et hilarant.

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