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  • Casino Royale de Martin Campbel***

    God Saves The Queen, God Saves « M » !!! Bond, James Bond is born et ce sont des femmes qui l’ont inventé. Enfin !!!

    J’avoue que les Sean, Roger, Georges and Pierce m’avait toujours laissée de marbre. Là, je vous présente Daniel Craig/James… un homme, un vrai qui ne passe pas son temps en toxédo à arpenter les pince-fesses un verre de cocktail à la main, qui ne gâche pas son énergie à rouler des pelles à des filles humides qui sortent de l’onde, qui n’a pas un stupide sourire ironique et la main droite dans la poche pendant que la gauche tripote le gadget… Daniel Craig EST James Bond, il le ressuscite mais aussi et surtout il le fait naître. Enfin !

    C’est un dur, un bad boy qui sue dans ses chemises sales et déchirées, et comme OSS 117 il aime se battre et quand il se bat, c’est à mains nues, il se blesse et il fout du sang partout. C’est un rebelle qui envoie péter la hiérarchie et donne bien du fil à retordre à « M ». Il n’est pas politiquement correct, il n’est pas né avec une cuiller d’argent dans la bouche… Bref, c’est un bon, et moi je dis sans hésiter : c’est le meilleur..

    Quant au film, on peut dire que Martin Campbel ne le renouvelle pas, il l’invente. Accrochez vos ceintures car vous allez être bousculés pendant deux heures. Le coup de génie c’est aussi qu’avec un nouvel acteur (moi je signe pour 10 épisodes tout de suite) on nous replonge dans l’origine du mythe lorsque James n’était pas encore un double zéro et comment il le devient en obtenant la fameuse « licence to kill ». Cela ne se fait pas dans la dentelle mais c’est beaucoup plus réaliste que toutes les visions pyrotechniques révélées jusqu’ici. Quand on tue, on se salit les mains, c’est pas plus difficile que ça…

    Ce film est le meilleur de la saga James Bond et les morceaux de bravoure se succèdent frénétiquement. La course poursuite du début est un exploit mais toutes les scènes d’action sont de grands moments… ajoutons à cela une scène de crise cardiaque hallucinante, une autre de torture bien moyen-âgeuse… « couillue » et qui finit en éclat de rire etc...

    Le méchant s’appelle « Le Chiffre », il est bien sadique, pourri jusqu’à la moelle et pleure des larmes de sang. C’est Mads Mikkelsen, magnifique acteur danois.

    Pas de gadget ni de James Bond Girl dans cet opus inaugural mais une femme, une vraie elle aussi. Je devrais plutôt dire LA femme, celle par qui l’Amour foudroie, celle qui fait qu’on n’en aimera jamais qu’une. C’est Vesper… Eva Green, une splendeur, troublante et touchante. Contre toute attente, ce « Casino Royale » est également une belle histoire d’amour avec des scènes d’une ferveur et d’une délicatesse (celle de la douche… vous verrez, vous serez surpris !) qui surprennent d’autant plus qu’elles arrivent au milieu de tant d’agitation !

     Hé les filles, entre nous, courez-y… voir Daniel Craig sortir de l’eau (deux fois… merci M’sieur Campbel), ça renvoie vraiment les Ursula et autres Hally dans leur cour de récré.

    James Bond will return ! (C'est écrit au générique).