31.12.2006
The fountain de Darren Aronofsky*****

Izzy est mourante. Tommy, son mari scientifique, décide que la mort est une maladie dont on peut guérir et choisit désespérément de chercher le traitement qui pourrait la guérir plutôt que de passer le temps qu’il lui reste à ses côtés.
A partir de ce synopsis simple et terrible, Darren Aronofsky nous embarque dans un trip sous acide absolument hallucinant encore jamais vu au cinéma. Evidemment si on n’entre pas instantanément et consentant dans ce parti pris alambiqué, dans cette esthétique saisissante qui brouillent les pistes à travers trois époques aussi éloignées que possible, on risque de rester sur le carreau. Dommage de passer à côté de ce voyage qui aboutit à une constatation d’une beauté et d’une sagesse inouïes : il faut laisser partir les gens qu’on aime pour parvenir à la sérénité.
Laissez-vous emporter vous ne regretterez pas cette aventure entre rêve, cauchemar et réalité où même la musique vous soulèvera de votre siège, où vous découvrirez un arbre de vie d’une beauté ensorcelante, où vous serez aveuglé par la splendeur volontairement démesurée du moindre décor. Ici tout est excessif, le cœur palpite, les yeux sont écarquillés et pourtant tout est apaisant.
Quant aux deux acteurs (très beaux : Rachel Weisz et Hugh Jackmann), seuls au monde, seuls à l’écran car ils éclipsent tous les autres, ils ont ce qu’il faut de romantisme échevelé pour nous faire adhérer à leur histoire d’amour éternel et nous emporter dans leurs torrents de larmes.
Terminer l’année par un film aussi merveilleux est un cadeau, cadeau et poème d'amour aussi d'un réalisateur à sa femme ! Un choc : sublime !
Il m’évoque cette phrase de L.F. Céline : « Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force ».

00:35 Publié dans 1 *****VERTIGINEUX | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : the fountain -
