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MYSTERIOUS SKIN de Gregg Araki ****

Dans un bled paumé du fin fond des Etats-Unis profonds, deux petits garçons de 8 ans font partie de la même équipe de base-ball. L’une est la star-chouchou, l’autre est nul… mais tous deux auront droit ensemble ou séparément aux faveurs de leur coach, balèze moustachu qui aiment les petits garçons !!!

ARAKI n’élude pas les scènes de pédophilie. C’est terrifiant mais ni vulgaire ni voyeuriste, ce qui est un exploit.

10 ans plus tard, les séquelles indélébiles chez ces deux enfants qui ne se sont jamais revus sont radicalement opposées. Le premier qui ne se pardonne pas d’avoir aimé cet adulte qui l’a abandonné et lui a brisé le cœur ne peut plus aimer et se prostitue frénétiquement, l’autre occulte complètement cet « épisode » de sa vie et se persuade qu’il a été enlevé par des extra-terrestres…

Malgré ce thème lourd, violent et intolérable ce film incroyable est tout entier empreint de douceur et d’amour. Tout y est admirable et fort. Les mères sont aimantes et chaleureuses bien que complètement paumées et à côté de la plaque. Les pères sont définitivement absents. Les amis sont essentiels mais inefficaces.

Lorsque Neil passera à la vitesse supérieure de la prostitution en vivant à New-York, il sera confronté au sida dans une belle scène pleine de compassion mais aussi à une violence odieuse.

Les retrouvailles des deux jeunes gens dix ans plus tard est d’une beauté, d’une délicatesse et d’une intensité sidérantes. Quant au très prometteur jeune acteur Joseph Gordon-Levitt, au-delà de son indiscutable beauté, il émane de lui un mélange de rage et de douceur, de fragilité et de détermination : la grâce !

Applaudissons.

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