Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Truands de Frédéric Schoendoerffer

     

     

    Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !

    N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

    Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers

    Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?

    Dans la série « je me ferais bien un petit trip d’ultra violence », oubliez « Bad times » (c’est Blanche-Neige), oubliez « Apocalypto » (c’est « Alice au pays des Merveilles »), c’est ici que ça se passe, et je pense que cette fois tous les critiques vont pouvoir déployer leur talent et leur mauvaise humeur.

    Plusieurs bandes de truands, tous très cons (français, arabes, gitans) dont la place vacante laissée par le cerveau est désormais occupée par une bite et un calibre font régner l’ordre sur Paris : trafic de drogues, de cartes grises, rackets et meurtres en tout genre. J'oubliais l'une des dernières répliques : "la livraison d'uranium va bientôt arriver...". 

    De scènes de torture en crises de nerfs, Claude Corti semble régner un peu plus sur tout ça. Il faut dire qu’il vaut mieux ne pas l’énerver car il règle ses problèmes à la perceuse, à la petite cuillère, au flingue ou à la batte de base-ball (petit détail pour ce dernier instrument, il ne frappe pas avec, il l’introduit…). S’il n’est pas armé de ces divers instruments, il n’est jamais à bout d’argument, il encule une fille avec son petit gadget, ça soulage !

    Les hommes sont effrayants, minables et pitoyables, les femmes sont de la barbaque !

    L’histoire, vous me demandez l’histoire ???

    Mais quelle histoire ???

    Face à la sobriété de Benoît Magimel (plus que bienvenue dans ce truc de tordus), Philippe Caubère hurlant, vociférant, grimaçant anéantit devant nos yeux de fan consterné, tout ce qu’il avait porté au génie sur scène.

    Ah oui, j'oubliais, un dernier conseil :

    "Pour pas être dans la ligne de mire ; faut tenir le flingue !"

    On oublie ?

  • Piccolo, Saxo et compagnie de Marco Villamizar**

     

    Ceux qui comme moi ont reçu un jour un skeud… à l’époque ça s’appelait des 33 Tours (c’est tout dire…) nommé « Piccolo, Saxo et compagnie » comprendront la raison de ce bain d’enfance en compagnie d’une maternelle néodomienne !!!

    Sur la Planète Musique, l’orchestre philarmonique vit et s’exprime en parfaite harmonie sur le Volcan rouge. Un jour funeste, les clés Sol, Fa et Ut disparaissent mystérieusement. Dès lors, c’est la cacophonie, les bois accusent du vol les cuivres et réciproquement, quant aux notes, livrées à elles-mêmes, elles redeviennent sauvages. Par hasard, et contre l’avis de leur famille respective, un bois, Piccolo et un cuivre, Saxo deviennent amis et partent à la recherche des clés.

    Voilà un film à l’idée assez géniale qui fait du bruit et met de l’animation en salle : ça rigole et ça tape des mains en rythme. Le cimetière des vieux instruments est gardé par le Métronome : Gardien du Temps, le Saxo lâche des vents, les cordes sont menées par sa Seigneurie La Contrebassitude, le Saxo et le Picolo sont « frères de vent », les percussions font un barouf d’enfer et n’écoutent jamais la caisse claire… C’est coloré (très), vivant et les dialogues sont drôles et bien écrits bien dans l’air du temps.

    Deux petites réserves : les instruments pour ceux qui ne les connaissent pas ne sont pas immédiatement reconnaissables, par ailleurs ce film est déconseillé aux plus de 10 ans !