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  • A casa nostra di Francesca Comencini *

    Un homme d’affaires véreux, une mannequin éconduite qui sombre dans la drogue, un couple de retraités qui se chamaille, une prostituée ukrainienne, un ex-taulard repenti et amoureux, un commandant de police (femme) qui enquête… Qu’est-ce qui relie ces personnages ? L’argent.

    Constat implacable sur une Italie peu reluisante, corruption, trahison… on sent que la réalisatrice est en colère et son film politico-financier est d’une froideur bienvenue dans Milan en hiver mais les personnages désincarnés et les multiples intrigues alambiquées laissent souvent de marbre.

    Le fric pue, il est sale… parfois gagné honnêtement ! Bon, et alors ?

  • Tout ira bien de Robert Talheim ***

    Chômeur, divorcé, un peu alcoolo et très seul… Marcel voit son fils Sebastian, ado qu’il n’a pas vu depuis deux ans, débarquer chez lui et lui demander de l’héberger. D’abord choqué et déçu par la façon de vivre de son père, Sebastian va s’efforcer par son enthousiasme, son énergie, son optimisme, son amour, et en inversant les rôles, de rendre dignité et volonté à son père…

    Que peut-on attendre d’un film au si beau titre ? Un très beau film, tout simplement. Et pourtant, le manque de moyens transpire dans chaque plan. Manifestement tourné avec trois euros/six sous, (il s’agit d’un film de fin d’études tourné en deux semaines pour un budget de 3 000 euros) c’est finalement la sincérité et l’émotion qui l’emportent dans cette histoire d’un ex allemand de l’est qui se bagarre, parfois mollement, contre l’adversité.

    La complicité qui s’installe entre les deux acteurs, le père (Milan Peschel) et le fils (Sebastian Butz, tout jeune et fabuleux) est confondante, et la part qui semble être laissée à l’improvisation offre des moments intenses de pur bonheur. En outre, dans ce film, les personnages se parlent, s’écoutent, cherchent à se comprendre. C'est rare.

    Une bien belle et bonne surprise !