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  • ULRICH MÜHE

     

     

    20 juin 1953 – 22 juillet 2007

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    Voyez ou revoyez l’extraordinaire La vie des autres de Florian Henkel Von Donnersmark l’un des plus beaux et grands films de cette année dans lequel Ulrich Mühe était fascinant. Il y incarnait un agent de la Stasi qui s'humanise en surveillant un couple d'intellectuels. Pour ce rôle il remporta le Prix du Meilleur Acteur aux European Film Awards et le Prix du meilleur Acteur aux German Awards (l'équivalent de nos César).

    C'est par ce film acclamé par le public et la critique, qu'il connaît une consécration internationale.

    Hélas, c'est son dernier film.

     

  • Le fille coupée en deux de Claude Chabrol **

    La Fille coupée en deux - Benoît Magimel

    Gabrielle présente la météo à la télé. Elle rencontre Charles, écrivain à succès, très séducteur et très marié, de plus de 30 ans son aîné, et Paul, jeune oisif très perturbé, rentier de la fortune familiale. Elle va tomber amoureuse de Charles qui le lui rendra (peut-être !) un temps, et repousser Paul qui lui, est fou d’elle. Elle l’épousera, par dépit et tout se compliquera.

    L’évocation de ce fait divers réel est pour Chabrol l’occasion de dépeindre et d’épingler une nouvelle fois les travers de la bourgeoisie, d’y ajouter une petite prolo partie de rien pour arriver pas bien haut (quoique… la télé tout de même !!!). C’est brillant forcément, plein de mensonges, de faux-semblants, de tromperies et d’apparences. On y visite de grandes et improbables demeures, des voitures sans prix, des restaurants incroyables (le bourgeois a plein de sous et souhaite que ça se voit), des pince fesses mondains et puants, des boîtes à partouzes qui se donnent l’illusion d’être chics (le bourgeois est libidineux, érotomanes et pervers). Le bourgeois est aussi méprisant mais frétille quand il apprend que Marc Lavoine participera à une soirée de bienfaisance… C’est donc drôle, pathétique et écoeurant à la fois. Si l’ensemble n’est pas passionnant, il se regarde néanmoins sans ennui et vaut surtout pour son défilé d’acteurs, dont certains sont vraiment trop rares sur les écrans.

    Ludivine Sagnier dodeline gentiment sa jolie petite tête (c’est léger-léger…). Mais, Berléand endosse le rôle de l’écrivain à qui tout réussit mais qui redoute la vieillesse avec élégance. Mathilda May, Caroline Sihol, Jean-Marie Winling, Etienne Chicot et Marie Bunel (ce sont eux, les trop rares) sont parfaits. Mais le plus surprenant est bien Benoît Magimel, encore une fois et singulièrement incroyable dans un rôle plutôt antipathique schizophrène et imprévisible jusque dans ses tenues et ses coiffures… C’est lui le véritable et seul mystère du film !

     

    La Fille coupée en deux - Benoît Magimel