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  • 28 semaines plus tard de Juan Carlos Fernadillo °°

     

    28 semaines plus tard - Robert Carlyle

    Une épidémie qui rend les gens zombies en deux coups de morsure à pot a ravagé l’Angleterre. Le pays est mis en quarantaine et les zombies finissent par crever de faim. Ensuite, y’a la cavalerie à la bannière étoilée qui vient sécuriser le périmètre, coller des snipers sur les toits et placer les survivants dans des camps : l’ordinaire…

    Déjà faire un remake ou une suite ou je ne sais quoi du « 28 jours après » de Danny Boyle est assez incompréhensible mais nous servir une horreur qui fait sursauter mais qui ne fait pas peur (vous la sentez ma grosse nuance ???), je n’ai pas compris. Mais quand le général tasunien décrète : « tirez sans sommation sur tout ce qui bouge »… entendez les contaminés et les pas contaminés, la coupe est pleine et met le feu aux poudres. Quand Londres est arrosée au Napalm… là… c’est la goutte d’eau !

    A vomir.

    A fuir.

    P.S. : pourquoi j’y suis allée ???

    Pour Robert Carlyle… pauvre et faible femme que je suis !!!

    …………………………………………………………………………………………..

    Voyez plutôt la très très jolie « Face cachée » de Bernard Campan que j’avais vue en avant-première et que je vous recommandais déjà ici.

    La Face cachée

     

  • Shoot em up de Michaël Davis ***

    Shoot'Em Up - Affiche teaser française

    Monsieur Smith mange tranquillement une carotte dans la rue, comme tout le monde. Une femme enceinte jusqu’aux dents du fond qui baignent passe en courant devant lui, en criant, en se tenant le ventre. Un pas beau méchant la poursuit avec un gun en faisant des grimaces et hurlant des trucs pas gentils, style noms d’oiseau de toutes les couleurs ! Smith jette sa carotte, dit « merde », se lève et part faire le justicier dans la ville. Il accouche la dame en pleine fusillade (il s’en fout, il sait faire ça, c’est Clive Owen, il l’a déjà fait dans « Les fils de l’homme »). La dame se prend quand même une bastos en plein front. Smith se retrouve avec le bébé sur le bras (au sens propre… le nourrisson est quasiment greffé à son bras pendant tout le film… ce qui ne va l’empêcher de décimer toute la ville en faisant les cascades les plus spectaculaires jamais vues !!!). Le bébé (accro au Heavy Metal… j’invente rien) est poursuivi par une horde de meurtriers d’une puissance très mystérieuse (ça, on s’en fout un peu) alors Smith le protège. Smith est un gentil, la preuve il est végétarien (j’en sais quelque chose, je ne mange pas de viande…) mais faut pas l’énerver, c’est tout, c’est normal, sinon, sa carotte (c’est une arme la carotte, méfiez-vous) il vous la plante dans l’œil, dans l’oreille, en plein front, dans le… non, pas là!

    Que dire ? Si le 72 412ème degré existe au cinéma, c’est ici qu’on le trouve et il est recommandé de laisser son cerveau au vestiaire avant d’entrer en salle. C’est d’une violence et d’un mauvais goût absolus mais c’est tellement too much que c’est drôle bien qu’il y ait plus de cadavres en deux temps trois mouvements que sur la plage d’Omaha, on s’en cogne, les méchants sur-armés ne savent pas tirer un coup, c’est connu. Alors que Monsieur Smith, même avec tous les doigts cassés, il arrive encore à tirer et nous, on continue de piétiner les tapis de cadavres. Quel homme ! Bon, sinon, il y a Monica qui Bellucise presque pathétiquement (et inutilement) en vociférant plein de gros mots en italien "vaï a fan culo... bastardo... stronzo..."... ça doit faire "cool" j'imagine et Paul Giamatti qui se régale à être un vrai taré avec cerveau et gilet pare-balles.

    Quant à Clive Owen (que je préfère bien sûr en sauveur du monde « Fils de l’homme » ou casseur cassé très « Inside man » chez Spike Lee ou en Dwight protecteur de filles à « Sin City »… et plus sans affinités), minéral, sidéral, végétal, animal… il nous (me ?) fait un grand numéro à la Clint (oui m’sieurs/dames, vous avez bien lu) vengeur solitaire, défenseur sans sourire de la veuve et de l’orphelin…

    Poulala !